Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 13:31

arretez-vos-salades

29 mai 2012 à 09h47 

 

Il faut " produire autrement et changer de modèle économique ". Telle est la conclusion d'un rapport de 150 pages rédigé par cinq scientifiques - validé par trois chercheurs internationalement reconnus - du Conseil général de l'Environnement et du Développement Durable et du Conseil général de l'Alimentation, de l'Agriculture et Des Espaces Ruraux à la demande des ministres du Développement Durable et de l'Agriculture.


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Présenté comme un "strict état des lieux des connaissances scientifiques", ce travail se veut une réponse au "déni" émanant de la profession agricole à l'égard des conclusions des scientifiques "retardant, ce de fait la mise en application du Plan de lutte contre les algues vertes".

Un nécessaire dialogue


D'un point de vue technique, ce travail de synthèse n'apporte aucune connaissance nouvelle, réaffirmant notamment la nécessité absolue de réduire l'apport massif de nitrates - d'origine agricole à 90 % - sur la bande littorale. Mais, soulignent les experts, le plus important est de rétablir le dialogue social entre agriculteurs, scientifiques et défenseurs de l'environnement.


A cet égard, les auteurs du rapport prônent l'ouverture du comité scientifique de suivi du Plan à des disciplines des sciences humaines et sociales (géographie, sociologie, communication..) : " au delà des solutions techniques il s'agit en effet de bâtir un nouveau modèle économique breton qui relie toutes les activités de la région (tourisme, agroalimentaire) et relaie une image positive connectée au milieu naturel...

Mais changer de modèle, produire autrement, ce sont des choix de société, des choix politiques par rapport aux usages des sols, des espaces et des ressources... Les agriculteurs ne peuvent changer seuls, ni rapidement, cela demandera du temps, de redonner du sens à leur métier et l'expression d'une solidarité... ".

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/algues-vertes-le-rapport-qui-plaide-pour-le-changement-du-modele-breton-29-05-2012-1715361.php

 

 

 

http://issuu.com/journalsudouest/docs/007942-01_rapport_cle2e3e51/1


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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 09:22

arretez-vos-salades 

 

Les stocks d'azote et de phosphore contribuent à produire les algues vertes.


Les nitrates d'origine agricole sont bien la première cause des marées vertes sur les côtes bretonnes. C'est ce qu'établi, de manière formelle, un bilan scientifique dressé à la demande de l'État.


Pourquoi ce rapport ?


En avril 2011, un plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes, appuyé par la Région, a été mis en place. Il vise à réduire les apports azotés dans les principales baies touchées, dont Lannion, Saint-Brieuc et Douarnenez. Problème : la mise en oeuvre de ce plan se heurte à une double contestation émanant de la profession agricole qui met en cause la validité des expertises scientifiques incriminant les nitrates et l'efficacité du plan proposé.


Les ministères de l'Agriculture et de l'Écologie du gouvernement Fillon ont donc commandé au conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux ainsi qu'au conseil général de l'environnement et du développement durable, de faire un bilan complet et une évaluation critique des connaissances scientifiques sur ce dossier. Objectif : offrir aux parties prenantes à ce débat et plus généralement à l'ensemble des citoyens, une base de réflexion sérieuse permettant de sortir des contre-vérités et de l'affrontement.


Les causes du phénomène


Très clairement, les experts de cette mission interministérielle, qui se sont entourés de l'avis de scientifiques étrangers, pointent une responsabilité première dans la prolifération des macro-algues vertes : l'azote, dont 90 % des quantités rejetées à la mer proviennent des activités agricoles. Les apports ont été multipliés par six depuis les années 1960. Ils ont encore doublé depuis la fin des années 1990, note le rapport, précisant que « des stocks importants » d'azote et nitrates se sont accumulés sur le littoral breton. Ironie de l'histoire, une partie non négligeable de ce stock provient de... la décomposition des ulves mortes sur les fonds marins !


De la même façon, les sédiments du littoral breton ont concentré, au fil des décennies, une charge énorme de phosphore. Ici, les responsabilités sont partagées à part presque égales entre agriculture et autres activités humaines.

 

Le pic de rejets a été atteint vers 1995, mais les quantités régressent du fait du moindre usage des polyphosphates (dans les lessives notamment), de la multiplication des stations d'épuration de plus en plus efficaces et d'une baisse de l'emploi d'engrais phosphatés par les agriculteurs. Le rapport relève, cependant, que si le phosphore a eu une part prépondérante dans l'eutrophisation des lacs d'eau douce, son rôle n'est pas majeur en milieu marin côtier.


Les remèdes


Pourquoi cibler prioritairement les effluents azotés agricoles ? Parce que, expliquent en substance les experts, on n'a pas d'autres solutions ! Certes, priver drastiquement les ulves de phosphore les ferait disparaître. Mais c'est impossible. Les sédiments marins et les terres agricoles bretonnes ont accumulé de telles quantités de phosphore (plusieurs tonnes excédentaires à l'hectare) que le milieu en relâchera, « durant des décennies », assez pour nourrir des montagnes d'algues vertes.


Ce rapport ministériel, récemment rendu public (1), estime qu'il n'y a pas lieu de remettre en cause les modèles scientifiques jusqu'à présent utilisés par l'Inra, Ifremer et le Ceva (Centre de valorisation des algues) pour analyser le problème et proposer des solutions. Il recommande cependant, comme le réclame la profession agricole, une poursuite des recherches. Sans, prévient-il, que cela puisse conduire à différer le plan d'action : « La distance entre la situation actuelle et les objectifs est telle qu'il sera toujours temps d'affiner les mesures en marchant. »


Pas question, non plus, de stigmatiser une profession agricole « inquiète », mais bien de rechercher « des modèles microéconomiques viables pour les exploitations ». Le rapport ne craint pas de reprendre l'expression « Nouveau modèle breton ».


Jean-Laurent BRAS

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Algues-vertes.-Un-rapport-met-en-cause-les-nitrates_3640-2080761_actu.Htm

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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 11:59

arretez-vos-salades

25 mai 2012 - 

 

Dans une lettre ouverte adressée au préfet de Région, aux présidents de la Région et du conseil général du Finistère ainsi qu'au directeur de l'Agence de l'Eau, quatre associations expriment leur désaccord avec le plan d'action contre les marées vertes dans la baie de Douarnenez, présenté le 5 mai dernier à la commission locale de l'eau.

 

Eau et Rivières, Bretagne Vivante, la CLCV et Baie de Douarnenez Environnement estiment, en effet, que ce projet ne répond aucunement aux préconisations du conseil scientifique pour éradiquer les algues vertes: à savoir «Une réduction drastique des flux de nitrates rejetés à la mer et donc, des changements profonds des systèmes de production et des pratiques agricoles».

 

Les associations affirment que, «contrairement à la demande de rééquilibrage des actions prévues au volet agricole, ce projet maintient et favorise la concentration du cheptel hors-sol. De fait, l'axe 1, qui repose pour l'essentiel sur le développement de la méthanisation et du traitement des lisiers de porcs, mobilise l'essentiel des crédits alors qu'il ne concerne qu'une minorité d'élevages industriels de porcs».

 

En second lieu, les associations soulignent que «l'évolution des systèmes de production est réduite à la portion congrue: seulement 5% de surfaces en agriculture biologique, soit un objectif inférieur à celui fixé par la loi du 12 juillet 2010.

 

Par ailleurs, le développement des surfaces en herbe, solution performante au plan économique et environnemental, est limité à plus 7%, ce qui maintiendra l'assolement actuel dominé par le maïs et les céréales, cultures à fortes fuites d'azote».

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/douarnenez-le-plan-algues-vertes-conteste-25-05-2012-1714327.php

 

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 08:32

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23 mai 2012 - 

 

À travers un plan de 6,8millions d'euros, le syndicat mixte du Trégor espère «diminuer la quantité d'azote de 21%» dans le Douron d'ici 2015. Destiné à lutter contre les algues vertes à Locquirec, il a fait l'objet d'un «bon consensus» avec le monde agricole.


Dans le Finistère, la baie de Douarnenez et celle de Concarneau ont déjà commencé à le mettre en oeuvre. Avant les bassins-versants de l'Horn-Guillec (Saint-Pol-de-Léon) et du Quillimadec (Lesneven), c'était hier, à Morlaix, au tour du syndicat mixte du Trégor de présenter son plan de lutte contre les algues vertes. Le tout après deux ans de travail entre les acteurs concernés par cette problématique très sensible. Qui, sur le bassin-versant du Douron (treizecommunes de Scrignac à Plestin-les-Grèves), touche l'anse de Locquirec et, notamment, la plage du fond de la baie.

 

«Mettre tout le monde autour d'une table n'a pas été facile. Mais on est arrivé à un bon consensus», souligne Stéphane Lozdowski, le président du Sage (schéma d'aménagement et de gestion des eaux) Léon-Trégor, à l'initiative de ce plan. Il prévoit une «diminution de 21% de la quantité d'azote dans le Douron d'ici 2015». Soit 100t sur les450t que transporte la rivière chaque année. «Dont 92% proviennent de l'activité agricole», renseigne Yann Binaut, animateur au syndicat.

«Répondre aux attentes»

Montant des fonds engagés pour atteindre les objectifs: 6,8M€. Dont 50% d'aides directes aux agriculteurs volontaires pour la réalisation de diagnostics, la fertilisation, l'optimisation technique... «L'idée est de mettre en place quelque chose de cohérent dans chaque exploitation, en respectant son équilibre économique», décrit AnthonyGérard, autre animateur. «Ça va dans la continuité de ce qu'on fait depuis 15 ans.

 

Mais c'est la première fois qu'on a un programme aussi conséquent, avec de tels moyens», apprécie Guy Pennec, le président du syndicat mixte du Trégor, d'autant plus satisfait que «c'est le premier plan breton qui reçoit l'aval du comité scientifique mandaté par l'État. Il a estimé que c'est celui qui est le plus à même de répondre aux attentes et de donner des résultats positifs».

«En confiance avec les agriculteurs»

Pour autant, Guy Pennec et les salariés du syndicat ne se bercent pas d'illusions. Impossible, malgré le plan exposé hier et qui doit être validé mi-juillet, d'envisager l'éradication totale des algues vertes dans l'anse de Locquirec d'ici trois ans.

 

«On amorce une tendance», décrit Guy Pennec, satisfait des efforts engagés par les agriculteurs. Et qui prend leur défense: «On a travaillé en confiance, dans un esprit constructif. Ils se sentent stigmatisés alors qu'ils sont engagés dans des actions qu'ils sont, en majorité, prêts à poursuivre lorsqu'elles ne sont pas démagos». Avant d'enfoncer le clou: «Si on est champion du monde en termes de résultats sur le bassin-versant du Douron, c'est dû aux efforts des agriculteurs».

  • Ronan Tanguy

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/locquirec-algues-vertes-diminuer-l-azote-de-21-23-05-2012-1712022.php

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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 08:57

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22 mai 2012 

 

L'association «Inter Bio Bretagne» aproposé, hier, àLanildut, unejournée professionnelle autour des algues marines bio. Objectif : structurerla filière danslarégion.


Hier, à Lanildut, la journée d'information et de découverte de l'association «Inter Bio Bretagne» (IBB) était orchestrée par Violaine Canevet, Esther Savina et Erwan Jestin, référent algue bio au sein de l'association. Trente-huit personnes (professionnels, chercheurs, récoltants, porteurs de projets,etc.), venant de Bretagne et de Normandie, ont pris part à cette journée qui avait pour axe le projet «Algmarbio», porté par IBB.

 

Un programme qui vise à structurer la filière algues marines bio enBretagne et fédérer les acteurs, afin de pérenniser cette nouvelle filière, via, notamment, le développement et l'organisation de l'offre ou encore l'adaptation des méthodes de production et de transformation. La matinée a permis à tous de découvrir, sur la grève d'Argenton, en Landunvez, les différentes algues récoltées en Bretagne: laminaires, fucus, dulce, nori, laitue, haricot,etc. Une visite de site animée par André Berthou, président du syndicat desrécoltants, et Jean-Marc Héliès, récoltant. L'après-midi, legroupe s'est retrouvé à la maison de l'Algue, à Lanildut. Plusieurs intervenants ont présenté différents aspects de la filière des algues bio.

Des zones de récolte à élargir

À quand le classement bio de la mer d'Iroise? À ce jour, seules les algues récoltées, à pied, dans les zones classées conchylicoles, peuvent être certifiées bio, ce qui représente environ 150tonnes en Bretagne. Des démarches sont en cours afin d'élargir ces zones. Une procédure de classement bio en ce qui concerne la mer d'Iroise est actuellement initiée par Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer).

 

Au cours de l'après-midi, l'organisme de certification bio EcocerT est intervenu pour présenter les différentes réglementations àtous les niveaux: eaux, récoltants, gestion durable, transformateurs,etc. Par ailleurs, le guide des bonnes pratiques a également été développé en détail, tant pour la filière générale de récolte du goémon que pour celle des algues bio. Enfin, l'étude sur les zones non classées, actuellement, a été présentée, suivie d'un point, d'une part, sur les récoltes d'algues au niveau européen et, d'autre part, sur les recherches portant sur l'impact de la récolte, la biomasse.

 

L'ensemble des participants avait pour principal objectif de mieux valoriser leurs productions et, ainsi, de se différencier par rapport aux importations.

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/algues-quand-le-bio-gagne-la-mer-22-05-2012-1711127.php

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