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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 11:41

Suite à l'envahissement par la publicité

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 14:37

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 11:31

sahara2

*

Au large du Sahara occidental - territoire occupé par le Maroc depuis près de quarante ans -, Total et d’autres firmes internationales commencent à mener des activités de prospection pétrolière et gazière.

 

Le tout dans des conditions très contestables du point de vue de la consultation des populations locales et du partage équitable des bénéfices éventuels avec celles-ci. Les militants de la cause sahraouie dénoncent depuis des années le rôle de l’entreprise française dans la remise en cause de la souveraineté du territoire. Total est désormais aussi critiquée par certains investisseurs « éthiques », au premier rang desquels les fonds norvégiens.


Le fonds souverain norvégien, quatrième actionnaire de Total avec un peu plus de 2% des actions (pour une valeur d’environ 3 milliards d’euros), a annoncé qu’il allait se pencher sur les activités de Total au Sahara occidental afin de vérifier leur conformité avec son code éthique.


Total bénéficie d’une licence couvrant une zone offshore de plus de 100 000 kilomètres carrés (la surface du Portugal) au large du Sahara occidental, le « bloc Anzarane ». Originellement octroyée en 2002 par le gouvernement marocain, elle vient d’être renouvelée, pour des opérations de reconnaissance. L’entreprise française souligne n’avoir pas encore, à ce jour, déposé de demande de réalisation de forages exploratoires.


Selon les défenseurs des droits du peuple sahraoui - notamment l’Ong Western Sahara Resources Watch (Wsrw, « Veille sur les ressources naturelles du Sahara occidental ») -, les licences octroyées à Total et à d’autres firmes pétrolières et gazières sur le territoire sahraoui par le gouvernement marocain sont illégales du point de vue du droit international.


LES AFFAIRES SONT LES AFFAIRES


Ils estiment même que Total contribue dans les faits, en collaborant avec un « gouvernement d’occupation », à délégitimer la lutte pour l’autodétermination du peuple sahraoui : « L’industrie pétrolière devient un obstacle qui empêche de faire pression sur le Maroc pour qu’il accepte ce droit [à l’autodétermination] », déclare ainsi Erik Hagen, président de Wsrw.


L’Ong a publié l’année dernière un rapport très critique sur le rôle de Total au Sahara occidental, intitulé « Injustice totale ». « Total démontre un mépris complet des principes fondamentaux de la responsabilité sociale des entreprises. La compagnie refuse d’engager la moindre discussion sur les droits légitimes du peuple du territoire occupé », déclarait alors Erik Hagen. Selon Wrsw, Total refuse de clarifier ses projets au Sahara occidental et se défausse de toute responsabilité dans le conflit en arguant du fait qu’elle ne s’occupe pas de politique.


En réponse à l’annonce du fonds souverain norvégien, Total a déclaré à Reuters que ses « activités offshore au Sahara occidental, comme dans d’autres régions où [elle opère], sont en ligne avec le droit et les standards internationaux applicables figurant dans [son] Code de conduite, en particulier ceux liés aux droits humains ».

Comme le soulignait un récent article du Monde (à propos de l’engagement de Total dans le pétrole de schiste russe en pleine crise diplomatique sur l’Ukraine), « la politique de Total a toujours été de poursuivre ses activités dans des pays critiqués tant qu’une interdiction émanant du gouvernement français ou des Nations unies ne les interdisait pas, comme ce fut le cas en Irak et en Iran ».


DESINVESTISSEMENT


Le fonds souverain norvégien, qui gère un portefeuille de 600 milliards d’euros, a mis en place un certain nombre de critères éthiques, qui l’ont conduit dans le passé à se désinvestir de 63 entreprises au total - principalement du fait de leur implication dans le secteur du tabac, des armes nucléaires et des mines antipersonnel. Le fonds réfléchirait actuellement à une extension de ses critères d’exclusion, pour y inclure les compagnies pétrolières et gazières opérant dans des pays à fort risque de corruption, les firmes impliquées dans des atteintes aux droits des travailleurs dans le secteur textile, ou encore celles impliquées dans la surpêche ou la destruction des forêts. Il pourrait même renoncer à investir dans les énergies fossiles (un paradoxe dans la mesure où le fonds est issu des royalties pétrolières et gazières norvégiennes).


Le fonds norvégien s’était déjà désinvesti en 2005 d’une autre firme pétrolière alors active au Sahara occidental, Kerr-McGee En juin 2013, la firme norvégienne d’assurance-vie Klp avait, de son côté, également annoncé son désinvestissement de Total en raison de ses activités au Sahara occidental [1].


Une autre multinationale pétrolière bénéficie d’une licence d’exploration au Sahara occidental octroyée par le gouvernement marocain : la ’junior’ américaine Kosmos Energy. Celle-ci est spécialisée dans les opérations de prospection « pionnières », et s’est illustrée notamment dans la découverte et l’exploitation du champ Jubilee, au large du Ghana [2]. Kosmo a déjà des activités de prospection avec Bp au Maroc au large d’Agadir et d’Essaouira, et a annoncé son intention d’entamer des activités similaires en octobre dans la zone dite du Cap Boujdour, au large du Sahara occidental.


« INTERETS ET ASPIRATIONS DU PEUPLE SAHRAOUI »


Colonie espagnole jusqu’en 1976, le Sahara occidental a été ensuite occupé par le Maroc, qui en revendique la souveraineté. Des années de conflit s’en étaient suivies entre les forces armées marocaines et le Front Polisario indépendantiste (soutenu par l’Algérie). Un cessez-le-feu a été imposé par les Nations Unies en 1991, suite auquel devait se tenir un référendum d’autodétermination. Lequel n’a jamais eu lieu, les deux parties étant en désaccord sur le droit des colons marocains à y participer. Aucun pays ne reconnaît à ce jour la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.


Suite à l’octroi par le Maroc en 2002 de licences de prospection pétrolières au Sahara occidental, les Nations Unies ont publié un avis ambigu, dit « Opinion Corell », qui reconnaît l’autorité administrative de fait du Maroc et estime que les activités pétrolières ne seront légales que si elles ne contreviennent pas « aux intérêts et aux aspirations du peuple du Sahara occidental ».


Le Maroc et les compagnies pétrolières se sont empressés de mettre en avant les « retombées économiques positives » du pétrole pour légitimer leurs actes. Les autorités marocaines assurent souhaiter un « partage équitable des bénéfices » avec les Sahraouis - même si pour l’instant ils soulignent surtout la création d’emplois, sans qu’il soit question de retombées financières. En renouvelant, au début de l’année, les licences de Total et de Kosmos, le gouvernement du Maroc a aussi promis que « les populations locales et leurs représentants seront consultés et associés », sans autre précision. Depuis la publication de l’Opinion Corell en 2002, rien n’a jamais été fait en termes de consultation formelle.


Les organisations de soutien aux Sahraouis estiment que la population locale est opposée à l’arrivée des multinationales pétrolières, et que les licences sont donc illégales dans les termes mêmes de l’Opinion Corell.

Le territoire reste occupé par l’armée marocaine. Une grande partie de la population sahraouie vit en exil et dans des camps de réfugiés. Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture a confirmé, dans un rapport de 2013, l’usage généralisé de la torture et de la violence par les Marocains au Sahara occidental. Dans ses conditions, peut-on considérer que les Sahraouis sont libres de donner ou non leur consentement aux activités de Total et autres ?

 

Olivier Petitjean est en charge de l’Observatoire des multinationales (multinationales.org)

 

REFERENCES

 

- 1) http://www.wsrw.org/a111x2652
- 2) http://bit.ly/1fcOSZ9
- 3) http://bit.ly/MuTkaq

 

NOTES:


1] Source : http://reut.rs/1kz1EBj

2] Les activités de Kosmos au Ghana sont au centre du film documentaire Big Men. Les prochains rois du pétrole, de Rachel Boynton, qui sort en salles aux États-Unis ce mois-ci et a obtenu plusieurs prix, dont le Grand prix du Festival international du film d’environnement de Paris 2014. Voir le site du film : http://bigmenthemovie.com/

 

CE TEXTE VOUS A ETE PROPOSE PAR PAMBAZUKA NEWS

Source : http://www.pambazuka.org

 

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-du-nord/republique-sahraouie/article/petrole-que-fait-total-au-sahara

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 11:33

 

 

La guerre de Gaza cache-t-elle, derrière un alibi militaire, la volonté israélienne de reprendre une zone géographique permettant à l’Etat hébreu de revendiquer les gisements gaziers? Le débat avait été lancé dès la découverte des gisements sous-marins au début de ce siècle, mais la nouvelle offensive de Tsahal relance la polémique. Voici quelques jours, le ministre israélien de la Défense, Moshe Ya’alon, avait annoncé que l’opération militaire contre le Hamas s’étendrait "par tous les moyens à notre disposition…

 

Le prix payé par l’organisation –le Hamas- sera très lourd ". Mais, rapportait le Guardian du 9 juillet, dès 2007, juste avant l’opération militaire "Plomb Fondu" dirigée contre la bande de Gaza, le même Moshe Ya’alon s’inquiétait déjà d’une source de gaz naturel découverte en 2000 au large des côtes de Gaza. L’actuel ministre avait dit craindre, à l’épo- que, que cette source potentielle de revenus ne serve pas à aider à la construction d’un Etat palestinien, mais bien à financer des attaques terroristes contre Israël. Il avait alors évoqué la possibilité, pour le Hamas, d’utiliser ces fonds pour attaquer le Fatah: "Sans une opération militaire permettant de chasser le Hamas des postes de commande de Gaza, aucun forage ne peut débuter sans l’accord du mouvement islamistes radical ". L’opération Plomb Fondu n’avait, à l’époque, pas permis d’atteindre ses buts (éradiquer le Hamas), mais avait coûté la vie à près de 1400 Palestiniens dont 773 civil et 9 Israéliens (dont 3 civils).


Selon un spécialiste des enjeux énergétiques mondiaux que nous avons interrogé mais qui a voulu conserver l’anonymat, la découverte de champs gaziers au large de la bande de Gaza remonte à l’an 2000. Les campagnes de recherches assurées par British Gaz (BG) ont mené dans un premier temps à la découverte de gaz naturel au large de Gaza et, ensuite dans les zones offshore israélienne et chypriote.


A ce jour, à cause de la situation politique de la région, aucune des ressources de la zone de Gaza n’a pu être mise en exploitation. "Les conditions globale ne le permettent pas. BG a essayé de définir les règles d’exploitation, mais cela n’a jamais été possible et les tentatives ont été abandonnées il y a quelques années", nous a déclaré notre interlocuteur. En 2009, Jean-Michel Vernochet, journaliste et géopolitologue français déclarait dans une interview que "British Gaz s’est chargé des opérations et dispose d’un contrat d’exploitation de recherche de 25 ans." Ce contrat aurait été négocié avec les Palestiniens, puis renégocié avec l’Etat Israélien. Selon d’autres sources, des négociations auraient aussi eu lieu entre l’Autorité Palestinienne et le russe Gazprom pour développer le champ gazier de Gaza.


Du gaz pour renforcer la Palestine ou financer le Hamas ?


La seule certitude est que depuis la découverte en 2000 de ces ressources gazières, la guerre de l’énergie donne un nouveau visage au conflit dans un contexte où les besoins énergétiques d’Israël sont en croissance. On peut lire dans le Guardian que Mark Turner, fondateur de Research Journalism Initiative explique le siège de Gaza par l’ambition d’Israël d’éliminer la puissance du Hamas dans la bande de Gaza afin de "générer un climat politique permettant de mener à un accord sur le gaz". Cela passerait donc par la reprise du pouvoir du Fatah et de Abbas sur la bande de Gaza.


En 2012, le premier ministre Benjamin Netanyahu appelait aussi de ses vœux un accord sur le gaz de Gaza. Mais déjà à l’époque le Hamas, exclu des négociations, avait rejeté par avance la légitimité de cet éventuel accord qui n’est d’ailleurs jamais intervenu.


La position du ministre Ya'alon (du moins celle qu’il exprimait en 2007) est plus catégorique. Il craignait que, même dans la perspective d’une éradication du Hamas de la bande de Gaza, le contrôle par la Palestine de ses propres ressources de gaz n’augmente fondamentalement l’influence de l’Etat Palestinien.


Les gisements découverts constituent un élément géostratégique important. Et parmi eux les "Leviathan field” situés plus au nord, loin des côtes de Gaza. Les ressources sont estimées à près de 500 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Un tel volume pourrait transformer Israël en exportateur net vers l’Europe, la Jordanie et l’Egypte.

Le problème est que ces dizaines de milliards de mètres cubes de gaz et 1,6 milliard de barils de pétrole se trouvent dans une zone marine frontalière que plusieurs pays se disputent: Israël le Liban et Chypres.


Tamar : l’indépendance énergétique d’Israël


Depuis un an (mars 2013) Israël peut compter sur des ressources gazières propres grâce à la mise en œuvre du champ de Tamar, situé dans la zone israélienne. Outre la consommation nationale, cette poche de gaz naturel va permettra à Israël d’exporter une partie de la production vers la Jordanie.


Israël ne dispose pas encore de ressources pétrolières, mais une campagne de recherche a débuté cet été sous la poche de gaz de Tamar dans l’espoir d’y trouver des gisements pétroliers.


Après des débats politiques, Israël pourrait ainsi exporter jusqu’à 60% de ses réserves, le solde servant à assurer ses propres besoins en gaz, nous a déclaré un spécialiste du commerce gazier mondial. Mais comme rien n’est simple, des scientifiques israéliens ont mis le gouvernement en garde contre l’insuffisance de ces ressources pour supporter à la fois sa consommation interne et ses exportations. Durant les prochaines décennies “Nous pensons que la consommation domestique en gaz naturel augmentera d’ici 2020 et qu’il ne faudrait pas exporter" peut-on lire dans le Guardian. Dans le même sens, Gary Luft – un conseiller de l’US Energy Security Council a pour sa part écrit dans le journal of Energy Security qu’Israël pourrait être confronté à une crise énergétique d’ici quelques années. Il incite Israël à diversifier ses sources d’approvisionnement.


Entre la volonté d’Israël d’assurer son indépendance énergétique et le scénario d’une guerre de défense qui servirait en réalité à s’attribuer le gaz offshore de Gaza, les spéculations vont bon train. L’auteur Jean-Michel Vernochet établit un parallèle avec le Golan qui, selon lui, est moins un promontoire aux atouts militaires qu’une vaste réserve d’eau. Raison de son intérêt stratégique pour Israël. Plus que jamais, l’énergie (et son contrôle) reste un pion essentiel du jeu d’échec diplomatique et militaire qui se joue au Moyen-Orient.


Jean-Claude Verset Mis à jour le vendredi 25 juillet 2014 à 17h50

 

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_gisements-gaziers-au-large-de-gaza-la-face-cachee-d-une-guerre?id=8322286

 

Commentaire: Lutte contre le terrorisme par devant et accaparement des ressources par derrière, juste comme nous avec l'uranium du Niger! Ils sont des nôtres! On comprend pourquoi on est avec eux!

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 13:42

 

Un enjeu caché de l’opération militaire de l’Etat d’Israël contre Gaza est constitué par les réserves de gaz sous-marines dont disposent les Palestiniens.

 

Pour comprendre quelle est une des raisons de l’attaque israélienne contre Gaza il faut aller en profondeur, exactement à 600 mètres sous le niveau de la mer, à trente kilomètres au large de ses côtes. Là, dans les eaux territoriales palestiniennes, se trouve un gros gisement de gaz naturel, Gaza Marine, estimé à 30 milliards de mètres cubes d’une valeur de plusieurs milliards de dollars. D’autres gisements de gaz et pétrole, selon une carte établie par la U.S. Geological Survey (agence gouvernementale étasunienne), se trouvent en terre ferme à Gaza et en Cisjordanie.

En 1999, avec un accord signé par Yasser Arafat, l’Autorité palestinienne confie l’exploitation de Gaza Marine à un consortium formé de British Group et Consolidated Contractors (compagnie privée palestinienne), avec respectivement 60 % et 30 % des actions, et dont le Fonds d’investissement de l’Autorité palestinienne détient 10 %. Deux puits sont creusés, Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. Mais ils n’entrent jamais en fonction, car bloqués par Israël, qui veut tout le gaz à des prix cassés.


Par l’intermédiaire de l’ex Premier ministre Tony Blair, envoyé du « Quartet pour le Moyen Orient », est préparé un accord avec Israël qui enlève aux Palestiniens les trois quarts des futurs revenus du gaz, en versant la part qui leur revient sur un compte international contrôlé par Washington et Londres.


Mais, après avoir gagné les élections de 2006, le Hamas refuse l’accord, en le qualifiant de vol, et demande sa renégociation. En 2007, l’actuel ministre israélien de la Défense, Moshe Ya’alon indique que « le gaz ne peut pas être extrait sans une opération militaire qui éradique le contrôle du Hamas à Gaza ».

En 2008, Israël lance l’opération « Plomb durci » contre Gaza. En septembre 2012 l’Autorité palestinienne annonce que, malgré l’opposition du Hamas, elle a repris les négociations sur le gaz avec Israël.

Deux mois plus tard, l’admission de la Palestine à l’ONU en tant qu’« Etat observateur non membre » renforce la position de l’Autorité palestinienne dans les négociations. Gaza Marine reste cependant bloqué, empêchant les Palestiniens d’exploiter la richesse naturelle dont ils disposent.


A ce moment, l’Autorité palestinienne prend une autre voie. Le 23 janvier 2014, lors de la rencontre du président palestinien Abbas avec le président russe Poutine, est discutée la possibilité de confier au russe Gazprom l’exploitation du gisement de gaz dans les eaux de Gaza. C’est l’agence Itar-Tass qui l’annonce, en soulignant que Russie et Palestine entendent renforcer la coopération dans le secteur énergétique. Dans ce cadre, en plus de l’exploitation du gisement de gaz, on prévoit celle d’un gisement pétrolifère dans les environs de la ville palestinienne de Ramallah en Cisjordanie. Dans la même zone, la société russe Technopromexport est prête à participer à la construction d’un site thermoélectrique d’une puissance de 200 mégawatts.


La formation du nouveau gouvernement palestinien d’unité nationale, le 2 juin 2014, renforce la possibilité que l’accord entre Palestine et Russie parvienne à bon port. Dix jours après, le 12 juin, survient l’enlèvement des trois jeunes Israéliens, qui sont retrouvés tués le 30 juin : le ponctuel casus belli qui amorce l’actuelle opération « Barrière protectrice » contre Gaza.


Une opération qui entre dans la stratégie de Tel Aviv, visant à s’approprier les réserves énergétiques de l’ensemble du bassin du Levant, réserves palestiniennes, libanaises et syriennes comprises, et dans la stratégie de Washington qui, en soutenant Israël, vise le contrôle de tout le Moyen Orient, en empêchant que la Russie ne regagne une influence dans la région.


Un mélange explosif, dont les victimes sont une fois de plus les Palestiniens.

 

Manlio Dinucci

vendredi 25 juillet 2014


Source photo et carte : Mondialisation.ca.
Article originellement paru le 14 juillet 2014 dans Il Manifesto, et traduit de l’italien par Maie-Ange Patriziodition.

Lire aussi : Les ressources énergétiques sont au coeur des conflits internationaux

Lire aussi : Gaza, la vie en cage

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article6191

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 15:54

 

Dernier parc national en date, les calanques marseillaises sont connues pour leurs criques incomparables.

 

Mais les rejets d’eaux usées de la métropole voisine ou ceux de lourds déchets industriels en pleine mer restent le gros point noir de ce site exceptionnel. Au sommet du col de Sormiou, au cœur du parc national des Calanques créé en 2012, le contraste est saisissant. Dans le dos, au loin : Marseille, imposante. Volte-face : en contrebas se niche l’ancien petit village de pêcheurs de Sormiou et ses fameux cabanons. L’entoure une calanque homonyme, éblouissante, eau turquoise. Ambiance carte postale.

 


La face cachée de la carte postale


Pourtant, ce cadre exceptionnel (unique parc national périurbain français) dissimule une face cachée. Depuis des décennies, les calanques, qui s’étendent de Marseille à Cassis, subissent les assauts réguliers de la pollution humaine. Au début du XXe siècle déjà, de nombreuses industries polluantes s’installent à l’extrémité sud de Marseille et y laisseront d’importants stigmates. Aujourd’hui, les effluents de Marseille ainsi que ceux de seize autres communes (l’équivalent d’un million d’habitants), préalablement traités par une station d’épuration (STEP), sont rejetés en pleine mer dans la calanque de Cortiou. A peine à deux kilomètres à vol d’oiseau de Sormiou. S’ajoute à ces 200 000 m3 d’eaux douces rejetées tous les jours, le débit de l’Huveaune, une rivière qui prend sa source à cinquante kilomètres de là. Résultat, presque plus aucune espèce et la disparition des herbiers de posidonie (1). Un appel à projet pour « la restauration de la cuvette de Cortiou » a été lancé par le parc. Mais de l’aveu même de son président, François Bland, il se pourrait qu’aucune proposition ne soit finalement retenue. Trop cher.

Eaux usées directement dans la mer


Si la STEP respecte les normes européennes, une spécificité marseillaise vient ternir le tableau : lors de gros épiso- des pluvieux, environ trente jours par an, le réseau d’assainissement n’est plus capable de tout absorber. Si bien qu’ une partie des eaux usées est rejetée directement en mer : « Par temps de pluie, nous avons constaté la présence d’un panache de bactéries fécales sur environ 2,5 kilomètres », dit Marc Valmassoni chargé de mission à Marseille pour l’association de protection de la mer Surfrider.


Henry Augier, sommité scientifique dans la question de la pollution marine désormais à la retraite et président d’hon- neur de l’association Union calanques littoral, juge ces rejets, par tous temps, scandaleux : « Certes la station d’épu- ration respecte les normes mais elle reste en retard sur les technologies d’aujourd’hui. Les matières en suspension sont éliminées mais pas les détergents, les métaux lourds, ni les pesticides… »


Un plan de réduction de la pollution fastidieux à mettre en place


Il estime possible d’approcher le zéro rejet polluant en s’inspirant de stations d’épuration comme celles de Cannes ou de Barcelone. Mais ce n’est pas la priorité de Marseille Provence Métropole, la communauté urbaine en charge de l’as- sainissement, qui par le biais d’un « contrat d’agglomération » d’un montant de 180 millions va mettre le paquet sur la construction de bassins de rétention.

Avec l’objectif de limiter la pollution de plages lors des épisodes orageux : celle de l’Huveaune, où s’écoule de l’eau polluée lorsque la rivière retrouve son lit naturel, est menacée de fermeture par une directive européenne en 2015. Un contrat de rivière impliquant dix-sept communes est également en route avec l’objectif d’améliorer les équipements actuels et de contraindre, contre rétribution financière, les industries à devenir plus vertueuses. Plus largement, un contrat de baie qui englobe toute la rade marseillaise est au programme, mais sa mise en place est longue du fait du grand nombre d’acteurs concernés.

 


Les "boues rouges", l’autre scandale


Autre scandale environnemental, le rejet de « boues rouges » en pleine zone de parc, à trois cents mètres de pro- fondeur, dans la fosse de Cassidaigne, au large de Cassis, et qu’on retrouve jusqu’au large de Toulon ! Ex- Pechiney,  l’usine d’alumine Alteo de Gardanne se débarrasse grâce à un tuyau long de 47 kilomètres de ces « déchets solides », bourrés de fer, de zinc, d’arsenic, de plomb etc. En 2013, 180 000 tonnes de ces boues rouges ont été rejetées dans le parc. Et vingt millions de tonnes depuis 1966… « Les boues rouges, c’est ce qui nous a tués, affirme Marc Gasteaud, président de la prud’homie des pêcheurs et membre du conseil d’administration (CA) du parc des Calanques. Officiellement, ces boues rouges ne sont pas toxiques, mais elles étouffent clairement les espèces et recouvrent les fonds marins. »

Ces rejets doivent stopper sur demande de l’Etat au 31 décembre 2015. Alteo a déposé en préfecture un projet, en cours d’évaluation, qui prévoit l’arrêt des déchets solides. Mais resteront des rejets liquides dont on ne sait encore ce qu’ils contiendront… « Le parc des calanques est associé dans la procédure et une éventuelle autorisation préfectorale est soumise à l’avis conforme du CA, explique François Bland, le directeur du parc. Plus de boues rouges, c’est tout de même une avancée qualitative mais effectivement, il y aura toujours un rejet et nous ne pouvons pas nous en satisfaire pleinement. »


Un parc national pollué, à quoi bon ?


Retour à Sormiou. Au-dessus du petit port de pêche, Cathy prend le soleil en short et haut de maillot de bain. A 56 ans, et autant d’étés passés dans son cabanon, elle a vu les choses changer : « Je me souviens, gamine, quand les her- biers me chatouillaient le ventre… Il n’y en a plus aujourd’hui. Tout comme les arapèdes. Même si les choses se sont un peu améliorées, ça se voit quand l’eau est polluée, elle est trouble, trop chaude. Le parc ? Très bien, pourquoi pas, mais  il faut savoir ce qu’on veut. Un parc propre ? Alors qu’ils fassent leur travail ! Parce qu’on nous a interdit plein de choses, même plus le droit de faire une sardinade sur le port ! »


L’éternel débat. Fallait-il créer un parc naturel sans éradiquer les sources de pollution au préalable ? Le scientifique Henry Augier ne « comprend pas comment les autorités ont pu laisser faire cela. J’ai toujours été un ardent défenseur de la création du parc, mais dans de bonnes conditions ! Là, il renvoie vraiment une image criarde », s’énerve-t-il du haut de ses 82 ans.


Joseph Russo est le président de l’association des Amis de la rade et des Calanques. Créée en 2010 en réaction au manque de concertation depuis la création du groupement d’intérêt public (GIP) du parc en 1999, elle revendique environ mille membres. Pour lui, « il est clair qu’il fallait dépolluer avant de créer le parc. On nettoie avant de s’installer quelque part ».

Un levier de lutte ?


Pour d’autres, comme Didier Réault ou François Bland, le parc est un levier, un moyen de pression afin de lutter contre la pollution et aurait même été créé pour cela. « Il doit également être un acteur de la connaissance autour de cette problématique avec un accès libre aux données pour mieux comprendre d’où la pollution vient et comment la com- battre », affirme le président du parc. Leurs détracteurs se demandent pourquoi rien ne s’est passé en deux ans d’existence. « La structure est administrativement jeune et en plein recrutement », leur répond-on. Mais François Bland est d’accord avec eux : « Tout reste à faire ! »

 

Clément Chassot (Reporterre)

mercredi 23 juillet 2014


 

Note

1 - La posidonie est une plante aquatique menacée, qu’on peut qualifier de « poumon de la Méditerranée » et joue un rôle fondamental pour la survie de l’écosystème marin.

Pour aller plus loin, visionnez le très bon documentaire de Véronique Simonet sur la pollution dans les Calanques : Calanques, une histoire empoisonnée 

 

Lire aussi : L’aéroport Paris-Charles de Gaulle pollue l’eau que boivent les Franciliens


Cet entretien a été réalisé par un journaliste professionnel et a entrainé des frais. Merci de soutenir Reporterre :

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article6123

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 10:27
  marc'h al loc'h 

La responsabilité de l’état a été reconnue, après la mort d'un cheval, intoxiqué par l'hydrogène sulfuré produit par les algues vertes, à Saint-Michel-en-Grève (22).

Nouvel épisode dans le long feuilleton ouvert, en juillet 2009, par la mort d'un cheval enlisé dans une vasière sur la plage de Saint-Michel-en-Grève. Une mort attribuée, à l'époque, par son propriétaire et des associations de défense de l'environnement, à la présence d'hydrogène sulfuré produit par les algues vertes en décomposition.

La vase et non pas les algues...

La responsabilité de l'État avait été pointée pour son inaction dans la lutte contre la prolifération des algues vertes. Début juillet, le rapporteur public (ex-commissaire du gouvernement) de la cour administrative d'appel de Nantes est allé dans le même sens en indiquant qu'il « existe un lien direct entre la faute de l'État et la mort du cheval ».


Un rapporteur qui a pris le contre-pied de son homologue du tribunal administratif de Rennes saisi par Vincent Petit, le propriétaire du cheval, qui réclamait à l'État 31 600 € d'indemnisation. En juin 2012, le rapporteur public avait en effet expliqué que la responsabilité de l'État ne pouvait être engagée. Pour lui, ce n'était pas les algues mais la vase elle-même qui avait tué le cheval, car une vasière, où qu'elle soit, « produit du sulfure d'hydrogène et de l'anhydride sulfureux ».


Le tribunal l'avait suivi et débouté le cavalier en indiquant qu'il « ne résulte d'aucune des pièces que l'endroit de la chute du cheval, qui est une vasière, comportait des algues vertes en décomposition en quantité et en état de putréfaction suffisants pour provoquer à elles seules l'intoxication mortelle du cheval ». Pour le tribunal administratif « le décès rapide du cheval est dû, en premier lieu, à sa chute et à son immobilisation dans un trou de vase ».

... Ce sont bien les algues

Vincent Petit ayant fait appel, le dossier a, de nouveau été examiné, début juillet par la cour administrative d'appel. Et cette fois, le rapporteur public a estimé que les algues vertes avaient bien provoqué la mort du cheval et que la responsabilité de l'État était engagée.

 


Il a aussi considéré que le cavalier avait fait preuve d'imprudence en s'engageant sur la vasière.

Pour Me Corinne Lepage, l'avocate de Vincent Petit, « le rapporteur public nous a donné largement raison en reconnaissant le lien de causalité entre les algues vertes en décomposition et la mort du cheval, ainsi que l'intoxication de M. Petit ».


Elle conteste par ailleurs que le cavalier ait été imprudent en s'engageant sur la vasière alors qu'un arrêté municipal y réglemente le passage des chevaux. Pour elle, l'arrêté est destiné à la protection des baigneurs et non à la sécurité liée aux algues vertes. Saint-Michel-en-Grève - 21 Juillet

 

http://www.ouest-france.fr/algues-vertes-mort-dun-cheval-la-responsabilite-de-letat-reconnue-2714304

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 10:16

amiante

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Le mouvement a été initié il y a trois semaines, à l’initiative de la CGT : une banderole sur les phares. La CGT réclame la mise en route des dispositions amiante.

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Une banderole devant le phare du Creac’h à Ouessant, c’est la partie visible de la grogne qui monte aux Phares et balises. En cause, l’exposition à l’amiante des fonctionnaires. Les mesures de réparation ont été votées en 2010 par l’Assemblée nationale, mais leurs décrets d’application doivent être signés par plusieurs ministères.

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Les arrêtés «amiante» permettent notamment de faire valoir une retraite anticipée. Selon le secrétaire général du syndicat national CGT, basé à Martigues, «les personnels avec la CGT sont déterminés à obtenir l’application des mesures de cessation anticipée d’activité amiante (CAAA)». Le syndicat envisage un recours en justice au niveau européen pour obtenir gain de cause. Ouessant – 06h01

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http://www.ouest-france.fr/amiante-la-grogne-enfle-aux-phares-et-balises-2700868

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:37

“La France et l’Espagne sont en train d’entrer dans l’Histoire comme des nations voyous”
Claire Nouvian, fondatrice de Bloom

 

Huit ONG environnementales ont obtenu cette semaine la publication de données de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) concernant la pêche en eaux profondes à quelques jours d’une réunion du Conseil des ministres européens de la pêche.


Ces associations, dont Greenpeace, le WWF et Bloom ont dû recourir à la Commission d’accès aux documents administratifs pour obtenir les résultats de cette étude. En effet, leurs demandes précédentes étaient restées vaines depuis le Grenelle de la mer en 2009.

 

Autorisée par la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, la publication de ce document permet aux ONG d’appuyer les arguments qu’elles avancent depuis des années sur la pêche en eaux profondes à un moment clé du débat. Pour ces organisations, ces données prouvent « les contre-vérités des autorités françaises sur la pêche profonde et une position injustifiable de la France sur la réforme du règlement européen ».

Un poids économique contestable

Ces ONG s’opposent aux autorités espagnoles et françaises notamment qui avancent l’argument selon lequel l’arrêt de la pêche en eaux profondes menacerait l’emploi. En France, les autorités avancent le chiffre de 500 postes con- cernés. Les armateurs français parlent même de 3 000 emplois directs et indirects induits par cette technique de pêche. Les organisations environnementales soutiennent quant à elles, et cela depuis de nombreuses années, que cette pêche cause des dégâts considérables aux fonds marins et à des espèces menacées pour un poids économique dérisoire voire « déficitaire ».


Or, selon les données de l’Ifremer, seuls 12 chalutiers français ont opéré en 2012 plus de 10% de leur temps à plus de 600 mètres de profondeur et seulement 10 navires ont opéré à plus de 800 mètres plus de 10% de leur temps. Pour les ONG, cette faible fraction doit être mise à jour, de surcroît, avec la décision de la Scapêche (Intermarché), principal armateur français de pêche fraîche, de ne plus traîner ses filets en dessous de 800 mètres. Une éventuelle interdiction du chalutage profond au-delà de ce seuil concernerait donc « un seul navire français », basé à Boulogne. Pour Claire Nouvian, fondatrice de l’association Bloom, ces chiffres ne font que confirmer le parti-pris des deux pays sur ce sujet : « à force de petits arrangements toxiques sur les dossiers pêche en Europe, la France et l’Espagne sont en train d’entrer dans l’Histoire comme des nations voyous ».

Des espèces menacées d'extinction pêchées et rejetées

Pour l’aspect environnemental, les données de l’Ifremer concernant la zone marine dénommée Ouest Ecosse appuient indirectement les arguments des ONG montrant l’effet délétère d’une pêche aveugle.  Le rapport n’est pas directement accusateur et conclut même que si une centaine d’espèce est capturée par la pêche en chalutage profond, « il est du même ordre que celui estimé pour des pêcheries non profondes ».

 

Ces espèces, poursuit-il ne « sont capturées qu’occasionnellement et en très petites quantités » et enfin, « la fraction rejetée totale (de l’ordre de 20%) du chalutage profond est dans la fourchette basse de la moyenne des taux de rejets des métiers du chalutage de fond ».


Mais la conclusion du rapport reconnaît les limites de l’analyse, admettant « de très probables erreurs d’identification d’espèces mal connues des observateurs ». Les ONG s’appuient tout de même sur les relevés et leurs connaissances pour noter que des espèces en voie d’extinction figurent dans les prises accessoires et donc rejetées de ces pêches. Parmi les rejets figurent, par exemple, quelque 65 tonnes de squale chagrin de l’Atlantique, classé en danger d’extinction dans cette zone, ou 40 tonnes de squale savate, considéré « vulnérable ».Or, les animaux rejetés le sont soit morts soient blessés, et donc condamnés, dans la majorité des cas, comme le rappellent les ONG.

La conclusion du rapport rappelle aussi que « les informations recueillies dans le cadre d’Obsmer ne concernent aujourd’hui que les poissons et non les autres organismes (invertébrés, éponges…) susceptibles d’être ramenés lors des opérations de pêche. »

Or, l’un des arguments des ONG contre la pêche en eaux profondes est les dégâts que cause ce ratissage sur les fonds marins et les autres organismes que les poissons. Cet aspect avait été très visuellement mis en valeur par une bande dessinée réalisée par l’auteur Pénélope Bagieu à la demande de l’association Bloom en novembre 2013 pour soutenir sa pétition contre cette méthode de pêche. Pétition qui a recueilli à ce jour 858 556 signatures. Fortes de ces données, les ONG demandent à la France de revoir sa position sur la pêche profonde à la veille du Conseil des ministres européens de la pêche : « La France doit réviser sa position, elle n’a plus le choix » plaide Philippe Germa, directeur général du WWF.

Nouvelle journée d'action le 14 juillet

Bloom a décidé de lancer une nouvelle action le 14 juillet prochain et a convié six artistes de street-art à agir dans leur ville : POPAY à Bruxelles, JB ROCK à Rome, SP38 à Berlin, SPOK BRILLOR à Madrid, David ‘JAE’ Antunes à Lisbonne PANIK à Londres. Cette action sera relayée en direct sur les réseaux sociaux avec les hashtags #DeepStreetArt et #chalutageprofond.


L’an dernier, la Commission européenne avait proposé l’interdiction du chalutage profond, consistant à tracter des filets sur des fonds situés entre 400 et 1.500 mètres. Mais cette interdiction avait été repoussée de justesse en décembre par les eurodéputés, qui s’étaient contentés d’encadrer ce type de pêche.

 

Par Marie Jamet  11/07 13:12 CET


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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 15:15

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Ces algues qui prolifèrent dans le surplus d'azote gagnent désormais certains secteurs jusque-là peu touchés, comme la Normandie et le sud de la Loire.

COLONISATION. "On est début juillet et déjà, on a ramassé presque 1.000 tonnes", soit l'équivalent des quantités relevées en une année il y a dix ans, se désole Serge Bigot maire de Grandcamp-Maisy, une des deux communes les plus touchées dans le Calvados. Selon l'élu, qui fait remonter l'apparition du phénomène à 2004, et son accélération à 2008, Grandcamp se retrouve certaines années avec un mètre d'épaisseur d'algues par endroits et les odeurs d'œufs pourris qui vont avec.


Alors il faut ramasser. Avec 3.700 m3 environ l'an dernier, la commune normande est encore loin des 9.000 m3 de 2013 à Saint-Michel-en-grève (après 18.000 en 2012). Ce village breton est habituellement l'un des plus touchés de sa région.

 

 

Un cheval y a succombé en 2009 après s'être enfoncé jusqu'à l'encolure dans un amas d'algues vertes en décompo- sition.  Après plusieurs rebondissements judiciaires, la cour administrative d'appel de Nantes doit se prononcer le 25 juillet si l'hydrogène sulfuré toxique dégagé par les algues en putréfaction est bien responsable de la mort de l'animal.

  

Si la Normandie n'en est pas là, le Centre d'étude et de valorisation des algues (Ceva) confirme y avoir observé, en avion, des "dépôts importants" et précoces dès mai, alors qu'il n'y avait encore rien ailleurs en France. Sont surtout touchés l'ouest du Calvados (Grandcamp et autour) et des communes côtières de l'agglomération de Caen.

La Normandie sous "surveillance renforcée"

Au-delà, "depuis quelques années, les algues vertes sont de plus en plus nombreuses en Basse-Normandie, ainsi que sur les îles de Noirmoutier, Ré et Oléron", alors qu'elles auraient plutôt tendance à régresser en Bretagne, où elles commencèrent à proliférer il y a 40 ans, estime Sylvain Ballu du Ceva.


Le Centre d'études, basé en Bretagne, mais qui suit le phénomène au niveau national, vient même de placer la Normandie sous surveillance renforcée (avec cinq survols au lieu de trois par an). Un constat de prolifération à "de nouvelles plages" souligné également, en janvier, par le commissariat au développement durable rattaché au ministère de l'Ecologie.

L'algue en elle-même n'est pas toxique

En 2012, les algues vertes ont recouvert 815 hectares de plages en Bretagne, 280 en Normandie, et 240 en Loire-atlantique jusqu'à Oléron. Néanmoins, hors Bretagne et Grandcamp, les communes sont peu nombreuses à effectuer un ramassage, faute d'équipement et de budget. Si le danger de putréfaction existe en Normandie comme ailleurs, M. Ballu souligne toutefois qu'il faut beaucoup de gaz avant d'être intoxiqué. Et l'odeur est alors telle que l'idée ne viendrait à personne de poser sa serviette dans les environs. En revanche, avant de pourrir l'algue n'est pas toxique. Elle est même comestible.

L'intensification des élevages pointée du doigt

L'agence de l'eau Seine Normandie vient pour sa part de finaliser un document qui prévoit de demander aux usagers, (agriculteurs, collectivités) une baisse de 30% des apports en azote dans l'eau de mer d'ici fin 2018 sur le bassin de l'Orne. Cette orientation, une première dans la région, pourrait aboutir à un arrêté préfectoral fin 2015. Car "la cause de ce phénomène breton qui commence à apparaître en Normandie c'est l'azote (issu essentiellement de l’élevage intensif, précise l'AFP) qui y augmente actuellement", même si cette progression ralentit, explique à l'AFP André Berne, le directeur de l'Agence de l'eau.

Menaces de sanctions européennes

"Il y a un décalage entre la Bretagne, qui a pollué plus tôt avec des quantités plus importantes, et la Normandie, où l'intensification agricole a été plus tardive et moindre qu'en Bretagne", poursuit M. Berne."Le bassin de l'Orne est à 30 milligrammes de nitrate (composés d'azote) par litre. Il faut qu'on baisse à 20", souligne-t-il. En Bretagne, où des objectifs sont fixés depuis 2011, "il y a beaucoup de rivières où on a 10 mg de moins qu'il y a quelques années", assure M. Ballu. La France est même sous la menace d'une sanction de la cour de justice européenne en raison de la pollution, encore trop élevée, de ses eaux par les nitrates.

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Publié le 10-07-2014 à 10h30 

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Commentaire: C'est la faute de l'élevage intensif?  Le camarade socialiste breton, Le Foll vient d'autoriser TOUTES les extensions! Pas de bol!
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