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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 13:44


9 décembre 2010 - LeTélégramme

 

La chambre syndicale des algues et des végétaux marins espérait un label bio cette année. Cela n'a pas été possible. Elle l'espère bien pour 2011. Questions à Christine Bodeau, sa présidente.

 

Un règlement de la commission européenne, d'août2009, permettrait d'attribuer un label bio aux méthodes de récolte et d'aquaculture d'algues, largement représentées en Bretagne. Vous l'espériez pour cette fin d'année. Pourquoi cela n'a-t-il pas été possible?


La transposition des textes européens en droit français pose des problèmes majeurs, ce qui explique le retard. Par exemple, nos contraintes, pour les algues, ne répondent pas à la culture des coquillages mais on nous demande d'être classés dans des zones conchylicoles. Or, la biochimie des algues est différente de celle des coquillages. Et notre récolte se fait en très grande partie là où il n'y en a pas. Autre exemple: l'Europe a défini des grandes masses d'eau et il suffit d'une mesure litigieuse, effectuée à un seul endroit, pour qu'une grande étendue d'eau soit du coup déclassée. Par ailleurs, dans certaines zones importantes du littoral, il n'y a pas eu d'analyses. De façon générale aussi, les courants et les marées laissent penser que les algues, produit naturel, vont bien. On n'est en situation de s'inquiéter que lorsqu'une pollution intervient.

Vous devez, d'une certaine façon, remonter le courant?


Nous sommes dans la position de justifier de la qualité de nos eaux sur des critères existant dans la législation française et qui soient reconnus par l'Europe. Également de montrer que le prélèvement d'algues ne décime pas les autres espèces. Sur ce second point, nous avons déjà beaucoup de données.

La chambre syndicale se sent-elle un peu seule à l'ouvrage?


Non. On travaille pour trouver des solutions avec l'institut national des appellations d'origine, la direction des pêches du ministère de l'Agriculture, la commission algues du comité régional des pêches et également InterBio Bretagne. Le Parc marin est prêt à collaborer pour fournir des mesures. Notre souhait, aussi, est qu'Ifremer rende ses expertises le plus rapidement possible.

Vous estimez que le retard intervenu pénalise les entreprises bretonnes?


C'est un grand préjudice. En effet, des algues d'importation sont déjà labellisées «bio» alors que nos récoltants et nos entreprises sont en ordre de marche pour produire des algues «bio» bretonnes. La filière «macroalgues» a, quand même, prouvé, ces vingt dernières années, qu'elle était novatrice et prometteuse, à partir d'une matière première tellement unique et tellement bretonne».

  • Propos recueillis par Vincent Durupt

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/algues-la-profession-espere-un-label-bio-en-2011-09-12-2010-1141610.php

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