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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 13:25

poisson

7 novembre 2012

 

La taille minimum de capture du bar est officiellement passée de 36 à 42cm pour les pêcheurs amateurs. Les pros restentà 36cm et les captures en masse continuent, au chalut ou à la bolinche.


C'est officiel, c'est acté! Interdiction de pêcher dorénavant sur nos côtes et au large un bar inférieur à 42cm! La mesure était attendue mais ne concerne que les pêcheurs de loisir qui, pour les plus exigeants d'entre eux, appliquaient déjà cette limite de taille, estimant qu'à 36cm, un bar ne s'est pas encore reproduit.

 

Les professionnels (chalut, bolinche) n'ont toujours pas accepté de rejoindre les plaisanciers sur la question. Les ligneurs professionnels ne sont pas concernés puisqu'ils travaillent dans des zones de poissons de belle taille, en général au-delà de 45cm. Pour les pêcheurs de loisir, il va falloir s'appliquer ou modifier ses lieux de pêche, au risque de rentrer encore plus souvent bredouilles à la maison. Finis les bars à peine au-dessus des 36cm ou dépassant de peu les 40. Il ne faudra garder que les plus de 42cm, une taille déjà respectable pour les pêcheurs de la côte, franchement impactés par la raréfaction de la ressource. D'après les estimations d'une enquête réalisée par Ifremer il y a quatre ans, la pêche de loisir représenterait 50% de la pression exercée sur le bar.

30 à 40% de pêche en moins

En épargnant les poissons entre 36 et 42cm, la pression de pêche pourrait ainsi diminuer de 30 à 40%, pour ce qui est de la part prélevée par les pêcheurs de loisir. Mais cette augmentation de la taille de capture suffira-t-elle àprotéger la ressource? Même Romain Verger, ligneur professionnel basé à Lanildut, habitué à travailler autour d'Ouessant, remarque, depuis six ans qu'il fait ce métier, une diminution évidente de la ressource et des tailles de poissons capturés. «Il y a six ans, nous pêchions régulièrement des bars de 2,5 à 3 kg, alors qu'aujourd'hui, les poids moyens de capture oscillent entre 2,2 et 2,3 kg». Si la diminution est manifeste au large, même son de cloche à la côte auprès des professionnels et des plaisanciers, qui peinent de plus en plus à débusquer leur poisson préféré.

 

«Cette augmentation de la taille de capture va dans le bon sens mais elle ne suffira sans doute pas à sauver une ressource qui necesse de diminuer». Romain Verger ne se dit pas très optimiste dans un horizon de quatre à cinq années. «Tant qu'on autorisera les captures à grande échelle au large (pélagiques) et à terre (bolincheurs), on peut être inquiet quant à la pérennité de la ressource en bar sur nos côtes», appuie Romain Verger, qui estime plutôt symbolique ce passage à 42cm.

Reproducteurs tapis au fond

Le ligneur professionnel évoque une autre conséquence de cette décision. «Certains plaisanciers vont changer de spots et modifier leurs techniques de pêche pourchercher un poisson toujours plus profond». C'est une tendance observée depuis quelques années. Traquer les gros reproducteurs et géniteurs qui sont tapis sur le fond, ces poissons matures qui participent activement au renouvellement du stock à la côte.

  • Stéphane Jézéquel

Vaches maigres pour les pêcheurs de loisir ?

Pas sûr que cette mesure enquiquine autant que cela les pêcheurs plaisanciers... Premièrement, en étant un poil cynique, parce que les contrôles ne devraient pas pour autant augmenter en mer et au retour de pêche. Deuxièmement, surtout, parce qu'une partie d'entre eux est déjà passée, depuis quelques années, à la maille de 42 cm. Pas de grand changement, donc, pour les pêcheurs de loisir les plus scrupuleux, qui ont appris avec le temps à débusquer les plus beaux spécimens. Les techniques de pêche s'affinent d'année en année, le niveau des pêcheurs, membres d'un club, continue de grimper.

Nouvelle génération

La nouvelle génération de pêcheurs de bar a grandi avec une raréfaction régulière de la ressource à la côte et semble avoir intégré l'importance d'une capture mesurée et respectueuse des rythmes biologiques (pas de pêche en hiver). Le développement des pratiques et des compétitions «nokill» (relâcher le poisson après l'avoir mesuré) illustre parfaitement la tendance. «Enfin, on peut annoncer et pratiquer épisodiquement le "no kill" et effectuer régulièrement des cartons sous taille», se plaignent certains pêcheurs professionnels, qui disent observer régulièrement des pratiques fluctuantes.

Quantité limitée à la «consommation familiale»

Les pêcheurs plaisanciers qui rapporteront un bar de moins de 42cm s'exposeront dorénavant à une amende, voire à d'autres complications (confiscation du matériel et du bateau) en cas de récidive. On le sait moins, mais on peut également se faire reprocher la quantité de poisson pêchée. Elle ne doit pas excéder la valeur admise pour une «consommation familiale». Il n'existe officiellement pas de limitation du nombre de bars à pêcher dans une journée, mais une jurisprudence existe concernant la notion plus ou moins élastique de «consommation familiale». Le pêcheur de loisir qui sera pris avec plusieurs dizaines de kilos de poisson à son bord (cela concerne aussi les autres espèces) pourra toujours prétexter devoir nourrir une très grande famille. Mais les agents chargés des contrôles savent très vite à quel pêcheur ils ont affaire... Le braconnage et la revente sous le manteau passent rarement inaperçus dans le milieu. Ce marché parallèle perdure et aurait tendance à augmenter avec la crise, à l'inverse des contrôles à l'étal ou en chute libre dans certaines zones oubliées du littoral.

Les pros n'ont pas suivi

*

Pour Antoine Pichon, secrétaire général du Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques qui a arbitré la question, la mesure est loin d'être symbolique.

Quelle est l'incidence réelle sur la ressource?


Elle sera difficile à mesurer mais on peut estimer qu'elle peut aider à la protection de la ressource, quand on sait que 50% des prises de bar sont réalisées par les pêcheurs de loisir. Ceux-ci devraient capturer entre 30 et 40% de poisson enmoins et, surtout, préserver desbars qui auront le temps de sereproduire au moins une fois.

Les pros suivront-ils un jour?


Le sujet est complexe, il est évidemment aussi économique. Nous n'avons pas réussi à convaincre les pêcheurs professionnels pour le moment. C'était un premier round de discussions. Il y aura peut-être, un jour, un effet d'entraînement.

Pendant que certains font des efforts, d'autres peuvent-ils continuent de taper dans les stocks sans chercher à valoriser ce poisson noble?


Il existe effectivement un problème sur la notion de repos biologique et sur la pêche au chalut lorsque le bar se rassemble pour se reproduire. La ou les deux semaines de repos qu'imposent les professionnels sont loin des deux ou trois mois qu'évoquent les scientifiques pour un véritable respect de ce repos biologique.

Et les professionnels «à la retraite» qui continuent leur activité...


C'est effectivement une problématique, que les services de l'Etat ont les moyens d'endiguer en connaissant ces «retraités» et leur matériel encore en activité.

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/bar-a-42-cm-les-amateurs-montrent-la-voie-07-11-2012-1898527.php

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