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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 10:52

arton3820

26 février 2013 à 06h43 

 

Il n'y a pas lieu d'ordonner de complément d'expertise sur le sous-marin anglais HMS Turbulent le jour du naufrage du Bugaled Breizh mais il faut procéder à l'audition de l'expert Dominique Salles en qualité de témoin sur la responsabilité possible d'un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) américain dans le drame. Telles sont les conclusions des juges d'instruction nantais dans leur ordonnance rendue ce 19 février 2013.
 

Dans le cadre de l'enquête sur le naufrage du Bugaled-Breizh qui fît trois morts et deux disparus en Manche le 15 janvier 2004, une demande de complément d'expertise avait été déposée ce 6 février 2013 par Thierry Le Métayer et son avocat Me Tricaud pour continuer notamment d'enquêter sur l'hypothèse de l'implication du submersible britannique HMS Turbulent dans le drame.

La demande a donc été rejetée pour l'HMS Turbulent. Sa position officielle le 15 janvier 2004 reste aux yeux de l'enquête judiciaire française une position à quai, à son port d'attache de Devonport. Mais, comme Le Télégramme le relevait dans son édition du 26 janvier dernier, ceci ne signifie aucunement que l'enquête écarte la responsabilité d'un sous-marin dans le naufrage du chalutier bigouden. A preuve, les juges nantais souhaitent auditionner Dominique Salles, non plus en qualité d'expert mais en qualité de témoin. Car l'expert a continué ses recherches sur l'hypothèse de l'implication dans le naufrage d'un SNA américain espion

  • Pascal Bodéré

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/bugaled-breizh-l-expert-devra-temoigner-sur-la-piste-d-un-sna-americain-25-02-2013-2017765.php

 

Bugaled-Breizh. Le retour de l'hypothèse américaine

26 février 2013 


Dans le cadre de l'enquête sur le naufrage du Bugaled-Breizh, les juges d'instruction nantais s'intéressent à l'éventuelle présence d'un sous-marin. américain et non anglais.

« Il n'y a pas lieu d'ordonner de complément d'expertise sur le sous-marin anglais HMS Turbulent le jour du naufrage du Bugaled-Breizh mais il faut procéder à l'audition de l'expert Dominique Salles en qualité de témoin sur la responsabilité possible d'un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) américain dans le drame ». Telles sont les conclusions des juges d'instruction nantais dans leur ordonnance rendue le 19 février dernier. Dans le cadre de l'enquête sur le naufrage du Bugaled-Breizh, qui fît trois morts et deux disparus en Manche, le 15 janvier 2004, une demande de complément d'expertise avait été déposée, le 6 février, par Thierry Le Métayer et son avocat Me Tricaud. Pour eux, il faut continuer d'enquêter sur l'hypothèse de l'implication du submersible britannique HMS Turbulent dans le drame.

HMS Turbulent : demande rejetée

Comme d'autres parties civiles, le fils du mécanicien du Bugaled ne se satisfait pas des conclusions livrées, fin 2012, par l'expert. Des conclusions sur les positions et messages suspects du HMS Turbulent le jour du drame, qui écartent l'implication du sous-marin anglais. La position officielle du HMS Turbulent le 15 janvier 2004 reste donc aux yeux de l'enquête judiciaire française une position à quai, à son port d'attache de Devonport. Un point défendu par la Royal Navy depuis plusieurs années. Une défense appuyée, en décembre dernier, dans nos colonnes, par le commandant de l'époque du HMS Turbulent, Andy Coles. Au regard des analyses de l'expert, les juges d'instruction nantais Tchalian et Coulon rejoignent donc, dans leur note de ce 19 février, le communiqué livré le mois passé par le parquet de Nantes. Les familles et proches des victimes vivent cette étape judiciaire comme un coup dur dans leur quête de vérité. « C'est une tuile », indiquait récemment le réalisateur Jacques Losay. Lors de la récente projection de son film « The silent killer » au Sénat, à Paris, des parties civiles ont néanmoins pu redire leur conviction que le HMS Turbulent a pu crocher dans le câble du Bugaled en pêche alors qu'il prenait part, « avec le sous-marin français Le Rubis », aux exercices militaires de l'Aswex04 et du Thursday War. Sauf nouveau rebondissement, cette hypothèse aura désormais du mal à progresser sur le terrain judiciaire puisque les juges rejettent, dans leur dernière note, la demande de complément d'expertise souhaitée.

L'expert doute de la réponse des États-Unis

Mais, comme Le Télégramme le relevait dans son édition du 26 janvier dernier, ceci ne signifie aucunement que l'enquête écarte la responsabilité d'un sous-marin dans le naufrage du chalutier bigouden. Pour preuve, les juges nantais souhaitent auditionner Dominique Salles en qualité de témoin. Pourquoi ? Dans son rapport remis en septembre dernier, l'expert est allé au-delà de la mission qui lui avait été demandée. Il a remis en annexe à ses conclusions techniques sur le HMS Turbulent, un courrier daté du 5 septembre 2012 dans lequel il indique avoir continué ses recherches sur l'implication éventuelle d'un SNA américain espion dans le naufrage (lire ci-dessous). Et ce courrier retient l'attention des magistrats. Car Dominique Salles dit être « en mesure de mettre en doute la réponse qui aurait été faite à la commission rogatoire internationale du 10 mars 2011 transmise aux États-Unis ». Pour les juges, « il convient d'entendre M. Salles sur les "recherches" auxquelles il fait référence ». Des recherches dont on imagine qu'elles ont pu trouver source dans le réseau militaire important de cet ancien contre-amiral, ex-patron de la flotte sous-marine SNLE atlantique qui fût également chef de mission militaire française auprès de l'amiral de l'Otan Est Atlantique, de 2000 à 2003, et qui a travaillé plusieurs années au sein de l'Otan. Malgré l'avenir judiciaire compromis de la piste anglaise, l'enquête sur le naufrage du Bugaled Breizh n'est donc toujours pas finie.

  • Pascal Bodéré

Un sous-marin en mission d'espionnage ?

La possible responsabilité d'un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) américain espion dans le naufrage du Bugaled, l'expert Dominique Salles l'avait développée en 2010. La voici. Dans le cadre de l'accord de désarmement militaire nucléaire passé entre les États-Unis et la Russie en septembre 2000, les États-Unis devaient éliminer du plutonium de qualité militaire en excédent, en le transformant en combustible destiné aux centrales nucléaires. Une opération qui nécessitait, au préalable, la fabrication d'assemblages test qui ne pouvaient se faire qu'en France. En octobre 2004, les États-Unis et la France conclurent donc un accord pour un transport de ce plutonium au port de Cherbourg.

Une vérification discrète

Compte tenu des risques d'une telle opération, Dominique Salles soutient que les États-Unis ont pu vouloir contrôler, en amont, l'efficacité des moyens de protection de ce transport. Or la seule opération similaire avant la signature de l'accord, se tenait le 19 janvier 2004, jour où le Pacific Sandpiper quitte Cherbourg à destination du Japon, avec à son bord 132 conteneurs de déchets issus du centre de retraitement de La Hague. Selon l'expert, les États-Unis auraient donc amené un SNA pour espionner cette opération japonaise. Dominique Salles dit qu'il existe là « une raison objective justifiant la présence d'un SNA américain dans la partie ouest de la Manche, y compris la zone du naufrage du Bugaled-Breizh, le 15 janvier 2004 ». L'expert avance que le submersible américain serait effectivement entré en Manche le 15 janvier au matin, dans la zone du Cap Lizard, afin d'éviter d'être repéré par les bâtiments militaires de l'Otan qui devaient se mettre en transit ce jour-là vers la zone de l'exercice interallié Aswex 04.

Une réponse négative

En juillet 2010, la chambre d'appel de Rennes avait suivi cette piste et demandé que soit lancée une commission rogatoire internationale vers les États-Unis afin qu'ils indiquent s'ils avaient un SNA en Manche, le jour du drame. Les Américains avaient répondu que non. En septembre 2012, l'expert judiciaire a donc signifié aux juges d'instruction qu'il disposait d'éléments lui permettant de douter de la véracité de cette réponse. « L'ordonnance me laissant la latitude de "faire toutes observations utiles à la manifestation de la vérité", je suis en mesure d'apporter des éléments complémentaires appréciés comme utiles à la manifestation de la vérité. Ils sont relatifs à la teneur de l'écrit transmis par les autorités américaines (...) et sont tenus à la disposition des juges », écrivait l'expert. Il a été entendu et verra les juges prochainement.

  • P. B.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/bugaled-le-retour-de-l-hypothese-americaine-26-02-2013-2017944.php

*

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Bugaled-Breizh.-L-expert-sera-entendu-sur-la-piste-du-sous-marin-Americain_55257-2167700_actu.Htm

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