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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 11:35

10 décembre 2010 - 

 

Repêchera-t-on un jour la coquille Saint-Jacques en baie de Douarnenez? Le gisement quasiment épuisé pourrait retrouver de la vigueur grâce à la production de l'écloseriedu Tinduff à Plougastel.


Ifremer, le parc marin et la profession étudient la possibilité de repeupler de Saint-Jacques le gisement naturel de la baie de Douarnenez. Actuellement, les pêcheurs qui s'y aventurent ne rapportent que quelques dizaines de kilos aux meilleurs endroits. Et surtout des tonnes d'algues vertes et d'étoiles de mer, principales prédatrices des coquilles. «Mais il existe des endroits plutôt favorables», rapporte André Le Gall, un patron pêcheur de Plougastel qui a participé à des tests de drague à différents endroits de la baie. «Nos essais ont prouvé que certaines zones n'étaient pas envahies par les algues et les étoiles de mer, notamment vers Morgat, et présentent des hauteurs d'eau et des conditions plutôt favorables». Mais les coquilles trouveront-elles suffisamment de nourriture dans ces secteurs moins brassés par les courants que la rade de Brest ?

 

On sait qu'il faudra plutôt privilégier les zones les plus proches du rivage, celles qui, par le ruissellement de la côte, garantissent suffisamment de nutriments. Les fonds peu profonds, qui laissent passer davantage de lumière, seront également à privilégier. «On voit que les coquilles pêchées au large, jusqu'à 100mètres de profondeur, ont une croissance beaucoup plus lente et qu'elles se développent sur des gisements apparemment plus fragiles», ajoute celui qui fait partie de la commission coquillages au sein du comité national. L'idée est séduisante, d'autant que la rade de Brest, avec ses 400tonnes de coquilles pêchées chaque année, augmente peu àpeu son nombre de licences de pêche (60 cette année). La pression de pêche est importante sur ce secteur réduit (6.000tonnes pêchées en baie de Saint-Brieuc) mais le stock se maintient grâce aux campagnes de repeuplement. Alors, pourquoi ne pas étendre le terrain de jeu à la baie de Douarnenez et ses grands espaces?

Pêche au ralenti

«Il y a du pain sur la planche», convenait, hier matin, en visite au Tinduff, le sénateur-maire UMP de Douarnenez Philippe Paul. «Il va falloir trouver les professionnels pour soutenir le dossier, à savoir qu'à Douarnenez le nombre de marins-pêcheurs professionnels a considérablement diminué. Le port vit aujourd'hui au ralenti». «Ce n'est pas un problème!», réagissait André Le Gall. «La plupart des bateaux qui pêchent la coquille en rade de Brest viennent d'ailleurs, du Nord-Finistère (goémoniers) pour une grande partie». Mais combien de temps faudra-t-il pour repeupler convenablement un secteur de la baie de Douarnenez? Et sur quels financement
s, Granville et LaRochelle ayant opté pour des fonds publics?


Le spectre de la toxine

Mais, surtout, la toxine amnésiante ASP qui a tendance à remonter du sud de la pointe bretonne, celle qui suspend régulièrement la commercialisation du coquillage, laissera-t-elle une chance àcette idée? Le secteur des Glénan est actuellement touché, la rade de Brest est pour le moment épargnée, et la baie de Douarnenez agit en fragile frontière.

  • Stéphane Jézéquel

La nurserie de dix millions de coquilles

L'écloserie du Tinduff produira, cette année, pas moins de dix millions de coquilles juvéniles, grâce à 250 géniteurs prélevés en rade de Brest. Trois à quatre millions de ces jeunes coquilles, soit 40% de la production annuelle, seront disséminés dans la rade. L'efficacité et le volume de production de l'écloserie lui permettent aujourd'hui de fournir d'autres sites entre Granville et LaRochelle. Pionnière en Europe, la structure portée par la profession a sauvé la coquille Saint-Jacques en rade. Après les années fastes où l'on pêchait jusqu'à 1.500tonnes par an, le gisement historique a frôlé l'extinction à la fin des années60. «On n'y pêchait plus qu'une cinquantaine de tonnes», explique Florian Breton, l'un des biologistes de l'écloserie. Deux cent cinquante coquilles âgées de 2 à 3 ans sont ainsi pêchées et sélectionnées chaque année. Ces géniteurs issus du gisement naturel sont placés dans des conditions optimales de reproduction. Un choc thermique permet l'expulsion des oeufs et de la semence, qui se mélangent sous surveillance. Aucun ajout, aucune manipulation scientifique. Tout est naturel. Le travail des biologistes de l'écloserie consiste à reconstituer les conditions de la reproduction en milieu naturel. Température, luminosité, plancton... Tout est organisé pour déclencher le cycle de reproduction comme dans le milieu naturel, aux beaux jours. Les larves qui se développent dans l'eau sont transférées dans des bacs où les coquilles commencent à être visibles à l'oeil nu. À quelques millimètres, elles continuent leur croissance en pleine mer, avant d'être semées sur les gisements à environ 3cm de diamètre.

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/coquilles-l-ecloserie-donne-des-idees-10-12-2010-1143048.php

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