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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 12:30
 

Pour la première fois depuis l’accident à la centrale nucléaire de Fukushima en mars 2011, une fuite radioactive a été classée comme « accident grave » et, pour la première fois, Tepco a reconnu l’ampleur du désastre et admis avoir menti.


L’autorité de régulation nucléaire japonaise a classé « niveau 3 » sur l’échelle internationale des événements nucléaires (Ines), allant de 0 à 7. Un tel incident n’est pas arrivé au niveau mondial depuis 2008. La compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco), qui essaie de pomper l’eau radioactive répandue en flaques dans le sol de la centrale, a dû finalement paniquer en mesurant la radioactivité.

 


A environ 50 cm au-dessus de ces flaques, les mesures de radioactivité atteignaient environ 100 millisieverts par heure. « Ce qui équivaut à cinq ans d’exposition pour un travailleur du nucléaire », a reconnu le porte-parole de la firme, qui a présenté ses excuses. Et 100 ans d’exposition annuelle pour un citoyen lambda !


Ce sont quelque 300 tonnes d’eau radioactive qui ont donc dégouliné en flaques et que des murets auraient dû contenir. Mais des robinets pourraient avoir été laissés ouverts et aucun humain ne peut pénétrer la zone pour aller les fermer. Cela s’ajoute à l’eau qui continue de se déverser dans l’océan au rythme fou de 1 000 tonnes par jour en souterrain, chiffre officiellement avancé et relevé par Janick Magne qui a écrit début août pour Rue89 une tribune sur les « murs du Pacifique » dérisoires.

 

Elle y raconte les tentatives de réponse des autorités à une situation déjà catastrophique puisque 40% des poissons pêchés autour de Fukushima sont déjà impropres à la consommation :

 

« On nous assaille de détails sur la construction de “ murs du Pacifique ” d’un genre très particulier. Pour tenter de bloquer ces eaux encombrantes en solidifiant le sol, Tepco a construit un mur chimique souterrain étanche, sans succès pourtant puisque les eaux ont commencé à passer au-dessus. Tepco envisage maintenant la construction d’un mur de glace souterrain autour des bâtiments des réacteurs. Outre que ce type d’ouvrage n’a jamais été tenté pour le long terme, la construction pourrait prendre deux ans. En attendant, Tepco promet de recueillir l’eau contaminée dans des puits avant qu’elle n’atteigne l’océan, de la pomper et de la stocker dans de nouvelles citernes qu’il reste à installer. » Sophie Caillat | Journaliste

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