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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 11:15

Le Grenelle de la mer est-il seulement « un grenelle de plus » ? Pas forcément, au vu de l'implication collective des ONG. Rassemblées, elles « rament à contre sens » pour promouvoir une approche éco-systémique des mers et océans, et une gouvernance plus rigoureuse.

La première phase du Grenelle de la mer, lancé début avril dernier par Jean-Louis Borloo, est terminée. Les quatre groupes de travail (sur le littoral, les ressources halieutiques, la sensibilisation du grand public et la gouvernance) remettent leur synthèses au ministère de l’Environnement mardi 9 juin. Fruits de longues concertations entre représentants de l’Etat, des syndicats, du patronat, des élus et des ONG, ces recommandations seront soumises à consultation publique tout au long du mois de juin, avant d’atterrir sur la table ronde finale, qui devrait déboucher, selon le ministère, « sur une série d’engagements précis, quantifiés et partagés. » Des engagements d’autant plus attendus par les ONG qu’elles ont fait preuve d’une coopération organisée dans un exercice difficile, compte-tenu des enjeux écologiques et économiques, et des positions parfois très divergentes des différents acteurs.


Une coopération en amont des concertations nationales


Premier élément de leur engagement commun : la création d’une plateforme de propositions, mise en place avant les rencontres du Grenelle. « Cette  bonne concertation entre les associations environnementales est à la fois positive et nouvelle. Elle a permis de défendre une position commune, ce qui n’était pas forcément gagné, puisque les problématiques de la mer sont très sectorielles.», précise Emmanuel Buovolo, de Greenpeace. Au sortir de cette plateforme, la fondation Nicolas Hulot, l’UICN, et les associations  Bloom, Greenpeace et WWF ont donc établi leur revendications communes en matière de pêche, de protection de la biodiversité, ou encore de gestion intégrée des aires marines, qu’elles ont défendues lors des rencontres nationales. « Cette plateforme est sans doute perfectible, ajoute Jacky Bonnemains, président de l’association Robin des Bois, nous sommes surement passés à côté de sujets importants. Mais elle a le mérite de valoriser nos complémentarités. » Seul bémol néanmoins, l’absence de France Nature Environnement (FNE) au sein de la plateforme. Une absence que Christian Garnier, vice-président de FNE justifie par un calendrier trop serré. « Nous avons fait un choix. Celui de consulter toutes nos fédérations du littoral pour recueillir les informations qu’elles souhaitaient faire remonter. Notre participation à la plateforme était donc matériellement impossible. Si nous avions eu six mois de plus, nous aurions surement agit différemment. » Toutefois, l’association a marqué son empreinte sur ce Grenelle en co-signant avec les syndicats CGT, CFDT et CFE- CGC un accord « pour une pêche écologiquement et socialement responsable ».


Un contrepoids à l'exploitation des ressources


Cette coopération a surtout permis aux associations d’impulser une véritable discussion sur de nombreux sujets. Selon Emmanuel Buovolo, « sans les ONG, certains enjeux n’auraient pas été mis en avant, notamment la pêche. » Propos confirmés par Bernard Cressens, directeur des programmes WWF-France : « à la première réunion du Grenelle, on a souligné que les mots "environnement", "biodiversité" et "pêche" étaient absents du débat, ce à quoi on nous a rétorqué "on ne va pas refaire le Grenelle de l’environnement".  Il n’y avait pas de réflexion globale ! Les débats étaient surtout axés autour du développement des activités marines et maritimes. Du coup, nous avons menacé d’alerter la presse ou de nous retirer des discussions. » Un bras de fer efficace puisque l’approche éco-systémique a finalement été abordée dans chacun des groupes de travail. « Les syndicats et nous-mêmes avions l’expérience du Grenelle de l’environnement. Du coup, nous avons pu mettre les points sur les "i" aux moments voulus. » Pour Christian Garnier, les leçons tirées du Grenelle de l’Environnement auront permis une meilleure opérationnalité des associations. Avis que partagent ces homologues de Greenpeace, WWF et Robin des Bois.


Bémol sur la participation ultra-marine


Pourtant mise en avant par le gouvernement comme centrale dans ce Grenelle de la mer, la participation de l’Outre-mer aux réunions de concertation s’est avérée un peu tiède. Emmanuel Buovolo regrette la présence minoritaire de représentants ultra-marins dans son groupe de travail (sur le thème du littoral). « D’un point de vue logistique, l’intégration des ultra-marins aux réunions parisiennes était délicate. » Et pour cause, les dates des réunions, souvent espacées de plus d’une semaine, supposaient de nombreux allers-retours entre les territoires d’Outre-mer et la métropole. Mais pour Christian Garnier, « le plus important est que des rencontres aient lieu sur place, qu’il existe une réflexion locale. » FNE projette d’ailleurs de réunir ces fédérations ultra-marines, « puisqu’elles ont souvent les mêmes problématiques, et des propositions intéressantes à partager. »

 

Anne Farthouat


Mis en ligne le : 09/06/2009
© 2009 Novethic - Tous droits réservés

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