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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 12:13


27 octobre 2010 - Le Télégramme


Favorable à une nouvelle baisse des quotas de prises de thon rouge, la Commission européenne s'est heurtée hier au refus de l'ensemble des pays européens concernés, dont la France.

 

Lors d'une réunion à Luxembourg des ministres de la Pêche de l'Union européenne, ceux des Etats méditerranéens, unanimes, ont rejeté la proposition de Bruxelles de faire passer de 13.500 tonnes en 2010 à 6.000 tonnes en 2011 le quota mondial de cette espèce très convoitée. Les Japonais notamment s'arrachent ce poisson à prix d'or pour en faire des sushis. Il y a urgence: l'UE doit définir sa position en vue de la prochaine réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Iccat), prévue du 17 au 27novembre à Paris. Les Européens avaient milité en vain au printemps pour une interdiction du commerce international du thon, échouant, notamment du fait des pressions japonaises, à le faire classer par l'ONU «espèce menacée».

Réduire de moitié

Désormais, un moratoire n'est plus à l'ordre du jour. La Commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki, propose de réduire de moitié le quota mondial de thon rouge, dont l'UE s'octroie chaque année plus de 50% (7.000 tonnes en 2010). Elle dit se fonder sur l'avis des scientifiques, selon lesquels une telle mesure permettrait d'ici à 2020 de porter le stock à un niveau de rendement maximum durable, avec une probabilité de 66%.

 

Les marges d'incertitudes des avis des scientifiques incitent à la prudence, souligne Maria Damanaki. Des ONG de défense de l'environnement jugent un tel quota insuffisant. «Si l'UE veut réellement sauver le thon rouge, elle devrait décréter un moratoire pour l'an prochain», affirme Saskia Richartz, de Greenpeace. Mais les Etats européens concernés ne l'entendent pas de cette oreille et l'ont sèchement fait savoir à Maria Damanaki.

 

Le Français Bruno Le Maire a plaidé pour un quota stable de 13.500 tonnes, arguant que les mêmes scientifiques estiment qu'il permettrait de porter le stock au même niveau de rendement maximum durable... seulement deux ans plus tard, en 2022.

 

L'Italie, l'Espagne, Chypre, la Grèce, Malte et le Portugal ont soutenu la position française, selon des sources diplomatiques. Seule la Grande-Bretagne a apporté son soutien à la commissaire Damanaki, l'Allemagne et la Suède prenant moins clairement position.

 

Un quota stable «préserve la ressource et en même temps garantit les emplois pour les pêcheurs», a affirmé Bruno Le Maire, selon lequel «toutes les autres solutions, notamment celles de quotas plus restrictifs, de 6.000 tonnes par exemple, entraîneraient la suppression de 500 emplois de pêcheurs en France». La France compte quelque 28 thoniers senneurs, ces bateaux de pêche industrielle qui capturent vivants les poissons pour les engraisser dans des cages à thon. Cette année, seuls 17 ont pu sortir en mer du fait du quota actuel.

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