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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 08:25

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14 janvier 2011 - 

 

Neuf mois après le naufrage du Bugaled-Breizh, le journal de la Royal Navy indiquait que le sous-marin anglais Turbulent avait une mission en janvier2004: «Infiltrer un exercice militaire au large de la Cornouaillessans révéler sa présence».


L'Aswex 04 de l'Otan et le ThursdayWar de la Royal Navy. Voilà les deux exercices militaires placés sous contrôle britannique et incluant des sous-marins qui se préparaient ou se déroulaient en Manche le 15janvier 2004, jour du naufrage du Bugaled-Breizh face au Cap Lizard.

Mission: «Infiltrer» sans se faire repérer

Parmi les submersibles suspectés d'avoir envoyé le chalutier bigouden par le fond en crochant dans ses câbles de pêche, le britannique HMS Turbulent a été annoncé à divers temps de l'enquête «en mer», «aux alentours» de son port de Devonport et finalement «à quai», après examen par la justice française de documents des autorités britanniques en 2007. Alors, exit ou pas la piste du Turbulent, sept ans après les faits? L'enquête, désormais confiée aux juges d'instruction nantais, doit s'orienter vers la recherche difficile d'un sous-marin espion américain. Mais un article paru le 14septembre 2004 (*) dans le journal officiel de la Marine anglaise, le Navy News, jette à nouveau une suspicion sur le HMS Turbulent. «Infiltrer un exercice militaire au large de la Cornouaille sans révéler sa présence». Telle était, en effet, l'une «des missions données» au HMS Turbulent en janvier2004 par la Royal Navy, selon son journal officiel.

Exercice d'espionnage

Illustré d'une photo du commandant du submersible, Andy Coles, cet écrit informe qu'il y avait bien une mission concrète d'espionnage fixée au HMS Turbulent dans le cadre d'un exercice militaire au large de la Cornouailles anglaise en janvier2004: Aswex 04 selon toute probabilité. Et dans le Navy News, on traduit: «Quand le commandant du Turbulent a sorti le sous-marin du port de Devonport en janvier, il a renforcé la flotte d'attaque sous-marine de la Navy qui était en opération». Le journal officiel aborde aussi les dommages subis par le HMS Turbulent sur ces «arceaux d'amarrage» lors de ce déploiement. Ceci à cause de mauvaises conditions météo. Le sous-marin aurait alors «mis le cap au Sud où les réparations ont été effectuées dans les eaux plus calmes de Gibraltar par les ingénieurs de l'équipage». Dans leurs auditions, les autorités militaires britanniques ont reconnu des avaries sur le Turbulent. Version officielle: elles auraient été réparées à quai à Devonport entre le 15janvier et le 18janvier et non en mer à Gibraltar comme l'indique le Navy News. NavyNews qui ne fait, lui, aucune mention d'un retour à quai du HMS Turbulent.

Les parties civiles croient peu en la piste des USA

Où est la vérité? La suspicion pèse toujours sur ce sous-marin anglais que l'instruction judiciaire a, à ce jour, dédouané pour privilégier la piste des USA. Piste qui maintient l'enquête à flots mais dont plusieurs parties civiles estiment qu'elle éloigne la Justice de meilleures orientations d'enquête. Notamment vers l'Angleterre.

*www.navynews.co.uk/articles/2004/0409/0004091401.asp

 

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Le Turbulent. Plusieurs fois suspecté depuis 2004

Le Navy News est le journal officiel de la Royal Navy britannique depuis 1954. Il est rédigé depuis la base navale militaire de Portsmouth. En septembre2004, neuf mois après la perte du Bugaled-Breizh donc, Navy News expliquait la mission qui avait été donnée au Turbulent. Une explication qui jette un doute de plus sur l'hypothèse de l'implication de ce sous-marin dans le drame. En effet, le Turbulent a été suspecté à plusieurs reprises dans ce naufrage qui fît trois morts et deux disparus dans la Manche, le 15janvier 2004. En 2007, un document déclassifié de l'Otan avait ainsi permis aux journalistes Laurent Richard et Sébastien Turay d'indiquer dans leur livre «Secret d'États autour d'un naufrage» que le Turbulent faisait partie d'une liste de bâtiments qui ne devaient pas être à quai à Devonport le 15janvier 2004. Mais les autorités britanniques ont maintenu officiellement qu'il était à quai ce jour-là, comme en témoigne dans son audition de 2006 Andrew Lawrence Coles, capitaine de frégate. En 2007 toujours, une enquête portée au dossier d'instruction et réalisée par un officier de police judiciaire et deux sous-officiers mariniers de Brest soulignait pourtant qu'un message avait été édité à l'attention du HMS Turbulent le 15janvier 2004, en faisant référence à une activité du 18janvier. «Une anomalie», selon les enquêteurs à qui l'activité du Turbulent n'avait pas été communiquée, bien que le sous-marin anglais fût inscrit dans l'exercice Aswex 04.

  • P.B.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/bugaled-breizh-le-turbulent-devait-infiltrer-un-exercice-14-01-2011-1173996.php

 

 


Bugaled : des pistes, pas de réponse

vendredi 14 janvier 2011

Il y a sept ans, le Bugaled Breizh sombrait avec ses cinq hommes. Les familles des victimes espèrent toujours que la lumière soit faite.

L'espoir de connaître la vérité

Sept ans après le drame, les parties civiles ne se découragent pas. D'autant que la menace du non-lieu, qui planait encore il y a quelques mois sur le dossier, s'est éloignée. Dans sa plaidoirie à la chambre de l'instruction, Christian Bergot, avocat des familles, estimait qu'on était tout près de connaître les circonstances du naufrage. Michel Douce, le propriétaire du navire, reste tout aussi déterminé. « Ce que j'attends, c'est que les nouveaux juges d'instruction prennent l'affaire en main. »


La thèse de l'implication d'un sous-marin


C'est celle que défendaient les parties civiles depuis longtemps. Elles ont été entendues. Pour autant, il va être difficile de le vérifier. L'instruction s'appuie sur des données recueillies par un expert en sous-marins, Dominique Salles. Celui-ci se fonde sur les informations que lui ont fournies les marines engagés dans les exercices en cours ou prévus au moment du naufrage. Un témoin, comme celui qu'a cité notre confrère Le Marin, pourrait-il mettre en cause les militaires ?

 

Deux juges et une piste américaine


Deux juges d'instruction nantais ont hérité de ce dossier complexe. Les hypothèses concernant les exercices militaires en cours dans la zone du naufrage sont pour l'instant écartées par la justice. La Cour de cassation a en effet suivi la décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes. Celle-ci a écarté le non-lieu, mais a aussi refusé de nouvelles demandes d'investigations. Reste à explorer la dernière piste évoquée par l'expert en navires submersibles. Selon lui, un sous-marin américain aurait pu se trouver en Manche pour observer un transport de matières nucléaires. L'US Navy répondra-t-elle aux juges français ?

 

Renée-Laure EUZE

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Bugaled-des-pistes-pas-de-reponse-_40734-1654372------29232-aud_actu.Htm

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 08:53


Économie mercredi 12 janvier 2011

À l’appel de la CGT, un mouvement de grève reconductible a débuté, ce mercredi, au port de commerce de Brest. Il s’agit d’un mouvement national visant à obtenir un accord avec le gouvernement sur la pénibilité. Grutiers et dockers ont cessé le travail toute la journée. « La grève a été suivie à 100 % », affirme le responsable CGT des dockers, Gilles Lesoin. Ce mouvement affecte le chargement et le déchargement des navires, notamment un porte-conteneurs arrivé mardi soir et qui risque d’être bloqué jusqu’à lundi.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 08:18


13 janvier 2011 -

 

La pêche a perdu 4,7% de ses effectifs embarqués entre 2008 et 2009. La Bretagne ne perd «que» 3,2% de marins. Cela se confirme: la pêche a du mal à recruter les jeunes de moins de 25 ans. Etat des lieux.


23.722 marins: tel est l'effectif des marins à la pêche en activité en 2009, selon les chiffres publiés par le FAF, le Fonds d'assurance formation de la pêche et cultures marines, qui s'appuie sur les données de la Direction des Affaires maritimes. En 2008, ils étaient 24.887. Le secteur a perdu 4,7% de ses effectifs soit 1.165 marins. 1.265 marins étrangers communautaires, pour la plupart espagnols et portugais, sont enregistrés et 641 marins non communautaires. Si l'on regarde les effectifs, la région Pays-de-la-Loire connaît la baisse la plus forte: - 11,6%, suivie par l'Aquitaine: - 8,4%. La région Bretagne perd aussi des marins mais de façon moindre. Elle reste le poids lourd et la première région de France pour la pêche avec près de 6.700 marins, soit plus de 28% des troupes. Elle a perdu 214marins par rapport à 2008, soit une baisse de 3,2%, en dessous de la moyenne nationale. Globalement, c'est la petite pêche et la pêche côtière qui perdent le plus de marins.

Moyenne d'âge: 40 ans

Depuis 2002, la tendance se confirme: la pêche a du mal à attirer et à recruter des jeunes de moins de 25 ans, sortant de la formation initiale, ce qui va, à terme, poser des problèmes. Les jeunes ne représentent que 12% de l'effectif global. Les marins vieillissent: si la moyenne d'âge est de 40 ans, le nombre des 45-54 ans augmente régulièrement. La grande pêche n'emploie que 6% de jeunes de moins de 25 ans. Ils constituent 19% de l'effectif à la pêche côtière. Le FAF se penche aussi sur les fonctions occupées à bord: 46% des marins naviguent comme matelots ou hommes d'équipage et 54% occupent une fonction de commandement, pont, machine ou autre service. Dans le document du FAF, et de son observatoire prospectif des métiers, un chapitre intéressant sur les «nouveaux entrants», ceux qui arrivent en cours de carrière et qui permettent de compenser les difficultés de recrutement. Ils sont ainsi 2.250 marins inscrits pour la première fois dans le fichier en 2009. Ils viennent de la pêche, (46% dont 30% de marins étrangers), pour beaucoup du commerce (40% d'entre eux), ou de la plaisance. Les nouveaux entrants constituent environ 5% de l'effectif global des marins à la pêche, «ce qui est censé permettre le renouvellement des générations sur la base d'activité d'une durée moyenne de 20 ans dans le secteur», souligne le FAF.

«Électrochoc»

Un autre problème se profile: l'unique session de formation des capitaines de pêche proposée en 2010 a été annulée, faute de «combattants», ce qui crée une sorte «d'électrochoc». Le FAF s'interroge et s'inquiète sur le devenir de la flotte de pêche «sans formation de patrons ni de capitaines».

  • Catherine Magueur

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/peche-le-metier-peine-a-recruter-des-jeunes-13-01-2011-1172804.php

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 08:57

 


mercredi 12 janvier 2011

Derrière une stabilité globale de 2010, on note une progression du Guilvinec et de Penmarc'h, et le recul de Loctudy.

Le tonnage total débarqué dans les six ports de Cornouaille s'élève à 51 836 tonnes en 2010, soit une légère hausse de 0,96 % par rapport à 2009. En valeur, les débarquements représentent 129,7 millions d'euros (+2 %). Cette stabilité cache de grandes différences entre les ports, notamment en pays bigouden.

Le Guilvinec : 16 748 tonnes débarquées (+13,6 % par rapport à 2009). En valeur 58,8 millions d'euros (+7,9 %). Cours moyen 3,52 €/kg (-4,9 %).

 

Penmarc'h : 16 109 tonnes (+12,3 %), pour une valeur de 26,1 millions d'euros (+12,2 %). Cours moyen 1,62 €/kg (stable). La part du poisson bleu représente 60 % du tonnage et un peu plus de 20 % de la valeur.

 

Concarneau : La part du poisson bl 8 494 tonnes (+0,65 %), pour une valeur de 23,9 millions d'euros (+2,1 %). Cours moyen 2,81 €/kg (1,4 %). eu représente 20 % du tonnage et 5 % de la valeur.

 

Douarnenez : 6 111 tonnes débarquées en criée (-24,5 %), uniquement du poisson bleu, pour une valeur de 2,9 millions d'euros (-29,4 %). Cours moyen 0,48 € (-7,7 %). Les débarquements hors criée s'élèvent à 18 883 tonnes (-12,55 %), pour une valeur de 13 millions d'euros (+23,4 %). Cours moyen de 0,69 €/kg (+40,8 %).

 

Loctudy : 3 460 tonnes (- 28,5 %), pour une valeur de 12,5 millions d'euros (- 24,4 %). Cours moyen 3,64 €/kg (+5,8 %).

 

Audierne : 914 tonnes (+3,5 %), pour une valeur de 5,3 millions d'euros (+3,7 %). Cours moyen 5,79 €/kg (+0,2 %).

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 08:45

12 janvier 2011 - Le Télégramme

 

La CGT des ports et docks, ultra-majoritaire dans le secteur, appelle à 24 heures de grève aujourd'hui dans l'ensemble des ports, puis à des arrêts de travail ciblés jusqu'à la fin de la semaine, pour réclamer la validation d'un accord sur la pénibilité par le gouvernement. Lors d'une réunion lundi avec le patronat des ports, la CGT a constaté que «le gouvernement remet en cause les négociations précédentes et surtout l'accord acté» à l'automne dernier pour des départs anticipés à la retraite pour pénibilité, selon un communiqué diffusé hier.

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 09:45


8 janvier 2011 - 

 

Le cru 2010 est bon, pour les deux équipements principaux gérés par la CCI de Brest. Le trafic du port de commerce augmente de 5%, frôlant les trois millions de tonnes. Celui de l'aéroport progresse de 3,1% et franchit, pour la première fois, le cap des 900.000 passagers.


Port de commerce.

 

Le trafic a atteint, l'an passé, 2.944.039 tonnes, soit 5% de plus qu'en 2009, qui était déjà niveau record (2.815.821t). Pour la deuxième année consécutive, Brest est le premier port breton, devant Lorient. Cette progression est notamment portée par les vracs solides non agroalimentaires (+41%). Les hydrocarbures augmentent (+6%), les matières premières agricoles en vracs solides diminuent de 13%. Les huiles végétales (colza, soja) progressent de 9% à l'export quand les entrées de protéines liquides (huile de palme), destinées à l'alimentation animale, diminuent de 43%. Les marchandises diverses tirent leur épingle du jeu (+13%).

 

Paquebots. Comme déjà évoqué dans ces colonnes, l'année 2010 a été record pour les paquebots, avec 26 escales et 34.000 passagers.

 

Conteneurs. Le trafic conteneurs est en augmentation de 28% et dépasse, pour la première fois, les 40.000 EVP (équivalent 20 pieds). Les entrées de marchandises diverses augmentent et le poste «viandes et volailles congelées» progresse de 12,5%.

 

Réparation navale. Soixante-cinq navires ont été accueillis en 2010, contre 62 l'année précédente. L'année écoulée a été la première année pleine, en activité, de la forme de radoub nº1, remise en service en septembre 2009. Elle a accueilli dix navires. La CCI estime qu'elle a réussi son entrée sur le marché avec 75% de taux d'occupation.

 

Criée. Dans un contexte difficile pour la pêche, la criée de Brest, exploitée par Brest océan pêche, voit progresser la valeur débarquée (7,57M€ contre 6,53 en 2009). Le prix moyen est en légère baisse, 4,74€ le kilo contre 4,82. Les tonnages passant en criée progressent de 18% (1.596t. au total).

 

Ports du Nord-Finistère.

 

Le port de L'Aber-Wrac'h a accueilli 4.303 bateaux en escale (près de 29% venant de Grande-Bretagne) et 120bateaux saisonniers. Le nombre de bateaux visiteurs français et belges progresse.

 

À L'Aber-Ildut, 28.000 tonnes d'algues ont été récoltées. Au Conquet, 30 pêcheurs sont en activité. Il y existe 350 emplacements plaisance sur bouées.

 

Aéroport. L'an passé, le trafic a atteint 919.404 passagers (+3,1%). L'année a pourtant été marquée par des problèmes météorologiques, des mouvements sociaux et l'épisode du volcan islandais. Près de 800 vols ont été ainsi annulés. Air France et Brit Air génèrent environ 65% du trafic total. Chalair a ouvert une desserte en 2010 sur Lille. Près de 15.000. L'aéroport arecensé 14.851 mouvements d'avions, ce qui représente, en moyenne, une vingtaine de vols au départ chaque jour et autant à l'arrivée.

 

Low cost. La part du trafic low cost a atteint 25%, contre 7% en 2005. L'année écoulée a vu l'arrivée d'Easy Jet, avec l'ouverture de deux lignes vers Lyon et Paris. Ryanair va toutefois fermer sa ligne vers Marseille, lundi. Pour l'heure, elle n'est pas reprise. Si une solution n'est pas trouvée, l'impact ne sera pas négligeable.

 

Vols vacances. Les vols vacances représentent 10% du total du trafic, soit près de 100.000 passagers, ce qui met Brest au huitième rang des aéroports de province. Marmara et Fram sont les deux principaux affréteurs.

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/port-et-aeroport-progressions-en-2010-08-01-2011-1168234.php

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 09:33


8 janvier 2011 - Le Télégramme

 

La hausse du prix gazole revient sur le tapis. Dans une missive adressée au Président de la République, André Le Berre, président du Comité régional des pêches de Bretagne souligne que «ces variations incontrôlées empoisonnent la vie économique des pêches françaises qui ne peuvent répercuter les hausses sur le prix du poisson». A un moment de l'année où le marché se détériore, André Le Berre craint de nouvelles tensions sociales. Il demande à Nicolas Sarkozy de mettre en place une cellule dédiée à ce problème.

 

Pêche. Les pêcheurs doivent sortir leur carnet de chèques

24 décembre 2009 - 

 

Les pêcheurs vont devoir rembourser les aides perçues pour compenser le prix du gasoil. Le dispositif est lancé. La colère gronde sur les quais.


Le Père Noël n'est pas très sympa cette année avec les pêcheurs. L'État vient de signifier aux armements, par l'intermédiaire des préfets, l'obligation de rembourser dans les meilleurs délais, les aides perçues en 2004, 2005 et 2006, dans le cadre du Fonds de prévention des aléas à la pêche (FPAP).

Ce fonds d'assurance a été mis en place en 2004 par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche de l'époque, Michel Barnier, pour compenser l'envolée des prix du gasoil. Au niveau national, 2.200 bateaux ont touché quelque 83M € d'aides.
Au niveau départemental, une centaine de bateaux, pour la plupart des chalutiers plus gourmands en carburant que des fileyeurs ou des caseyeurs, en ont bénéficié. Sauf qu'en 2008, la commission européenne a mis son grain de sel dans le dispositif et a décrété le dispositif illégal.

31 bateaux lorientais

Dans une lettre datée du 14 décembre, le préfet demande aux entreprises de pêche concernées d'entrer en contact avec les services de la direction départementale des Affaires maritimes (DDAM), pour étudier les modalités de remboursement. «35 bateaux sont concernés dans le Morbihan,» explique le directeur de la DDAM, Jean-LucVeille. Dont 31 à Lorient. Nous demandons aux entreprises de venir avec leurs comptables, pour étudier au cas par cas les modalités.En moyenne, il s'agit d'aides qui avoisinent 30.000€.»

Seules les entreprises qui ont touché plus de 30.000 € d'aides diverses de l'État pendant trois ans sont dans l'obligation de rembourser. En deçà de 30.000 €, la réglementation européenne stipule que les États n'ont pas besoin de justifier les aides versées. C'est d'ailleurs sur cette spécificité que le gouvernement a accordé une deuxième série d'aides baptisée «De minimis» (1), au printemps 2008, pour répondre au vent de fronde sur les quais.

Commission départementale

«Dans certains cas les discussions pour étaler les remboursements sont bien engagées,» explique Jean-Luc Veille. «Unecommission départementale de suivi va être mise en place en janvier. Il s'agit de ne pas mettre les armements en péril.» Bien entendu, les professionnels ne sont pas aussi mesurés. Le ton commence à monter, par la voix de leur représentant et notamment par celle d'Olivier Le Nézet, président du comité local des pêches, qui tient à dénoncer «l'incohérence de cette mesure. Cefonds d'assurance avait été versé pour permettre aux professionnels de faire face à une augmentation conséquente du gasoil,» explique-t-il.

«La colère gronde»

«À l'époque, les différents ministères avaient garanti à la profession la validité de ce fonds à travers un document attestant que l'État ne procéderait pas à une demande de remboursement et garantissant l'eurocompatibilité. Ces remboursements ne seront pas sans conséquences sur l'avenir de certaines entreprises. La situation est grave. Cette annonce est prise comme un coup de fouet par la profession. Sur les quais, l'incompréhension règne, la colère gronde et la réponse des professionnels sera à la hauteur des conséquences,» conclut le président du comité local.

(1) «De minimis non courat praetor»: locution latine qui signifie: «Le prêteur ne s'occupe pas des petites affaires».

  • Sophie Paitier

http://lorient.letelegramme.com/local/morbihan/lorient/ville/peche-les-pecheurs-doivent-sortir-leur-carnet-de-cheques-24-12-2009-715340.php

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 09:49


7 janvier 2011 - Le Télégramme

 

Le Conseil général de Loire-Atlantique a officiellement délégué la gestion des activités de pêche et de plaisance de ses deux ports de pêche, Le Croisic et la Turballe, au sein d'une même société d'économie mixte afin de faire face à la crise du secteur en mutualisant leurs moyens.

Conséquences de la crise

La société d'économie mixte (SEM) «Loire-Atlantique, Pêche et Plaisance» est délégataire de ces activités pour les deux ports à compter du 1erjanvier 2011, pour une durée de douze ans. Le conseil général était redevenu gestionnaire direct de ces activités depuis 2009 lorsque la commune de la Turballe et la CCI de Nantes-Saint-Nazaire avaient renoncé de manière anticipée à leurs concessions. Depuis près de dix ans, les ports français sont touchés par une crise économique profonde.

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 12:55


6 janvier 2011 - 

 

Pour Jacques Loiseau, ancien capitaine au long cours, la théorie des lâchers discontinus ou seulement effectués de nuit ne tient pas la route. «C'est trop compliqué à mettre en oeuvre sur ces gros navires de commerce. L'opération de largage des eaux sales et des boues ne se fait pas en claquant des doigts. Vous ne faites pas descendre un gars en machine, en pleine nuit, pour effectuer cette opération et encore moins pour des dégazages discontinus qui impliqueraient des calculs et une programmation spécifique. Cela ne marche pas comme cela au long cours!».

Spectaculaire amélioration

Jacques Loiseau ne croit d'ailleurs pas au caractère volontaire de ces pollutions en mer («Elles sont plutôt le fait d'une erreur humaine ou d'une défaillance technique»). Il estime que les amendes et les dispositifs législatifs appliqués en France mais aussi dans les autres pays portent effectivement leurs fruits. «Les armateurs ont manifestement donné des ordres aux commandants». «D'ailleurs, ils ont pour consigne de ne plus utiliser les séparateurs des eaux mazouteuses en zone européenne, ce système étant à l'origine de trop nombreux dysfonctionnements». Pour l'ancien commandant, ce procédé de rejet d'eau théoriquement débarrassée d'hydrocarbures n'a jamais très bien marché. «Quasiment tous les ports acceptent aujourd'hui les boues et eaux usées, les armateurs préfèrent dépenser de l'argent pour ça que de payer une immobilisation de leur navire et une forte amende». Le capitaine à la retraite s'étonne cependant de la très rapide et pour le moins spectaculaire baisse des pollutions constatées en zone Atlantique. «Il faut reconnaître que c'est allé très vite en seulement quelques années».

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/pollution-en-mer-des-ordres-ont-ete-donnes-aux-commandants-06-01-2011-1166587.php

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 12:52

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6 janvier 2011 - 

 

Et si la France avait sciemment relâché sa vigilance en matière de chasse aux pollueurs? C'est la théorie défendue par Jean-Paul Hellequin au nom de l'association Mor-Glaz.


On l'entend parfois dans la Marine, les douanes et toutes les administrations concernées par ces pollutions en mer: les moyens auraient diminué pour la chasse aux pollueurs en mer. Moins de moyens, moins de contrôle et surtout un retentissant précédent sur les bras. Un cargo de 115m répondant audoux nom de Matterhorn, abandonné à Brest par son propriétaire après avoir été pris en action de pollution en mai 2008, au large de la Bretagne.

«Grand coup sur la tête de l'État»

«Cet abandon de navire a sérieusement ébranlé la politique engagée depuis le début de la lutte contre les pollueurs», estime Jean-Paul Hellequin. Cette affaire a montré qu'une caution trop forte pouvait mettre à mal l'ensemble du système, avec un armateur jamais condamné et surtout un navire-ventouse sur les bras. «En abandonnant son navire, cet armateur a donné un grand coup sur la tête de l'État français. Et je ne suis pas loin de penser qu'il s'agit d'une action concertée de la part des armateurs qui, lorsqu'il le faut, savent se serrer les coudes. Sans doute faudra-t-il aujourd'hui revoir à la baisse les montants de caution qui ont eu tendance à s'envoler ces dernières années».

Pas très motivant

Autre explication autour de cette diminution manifeste du nombre d'infractions constatées: les pollueurs volontaires agissent sans doute ailleurs, là où aucune patrouille n'est susceptible de les surprendre en flagrant délit. Plus au sud, plus au large, loin des yeux... «Doit-on se satisfaire de ce déplacement du problème?», appuie Jean-Paul Hellequin qui milite pour un contrôle accru des navires et un gros coup de ménage dans un milieu qui cultive l'opacité. La France n'aurait pas grand intérêt à aller courir derrière les éventuels pollueurs. L'activité coûte cher, est peu rémunératrice et, en ces temps de restriction budgétaire affichée, ne semble pas en tête des priorités gouvernementales. Surtout quand les pollueurs claquent la porte et laissent leur vieille coque en cadeau le long du quai.

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