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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 11:27
algues

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PÉTITION pour Mr MORFOISSE, mort en transportant et déchargeant des algues vertes en décomposition.

Texte de la pétition :


Nous demandons que la justice rétablisse la vérité sur les circonstances de son décès

- pour que Mr Morfoisse puisse être reconnu en accident du travail ;

- pour que sa famille puisse restaurer sa dignité meurtrie ;

- pour qu’un tel accident ne se reproduise pas à l’avenir.

 

La pétition est à nouveau opérationnelle sur :

 

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/thierry-morfoisse-mort-transportant-dechargeant-algues-vertes-decomposition-780.html

 

 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 11:51

3Vadot

Les déchets devraient suivre

L'eau radioactive en provenance de la centrale nucléaire de Fukushima, est arrivée en février 2014 sur les côtes canadiennes, peu de jours avant la date anniversaire de la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011

   

Selon certains scientifiques, les eaux contaminées de Fukushima devaient  atteindre, en 2014, les côtes nord- américaines. Pour d'autres, c'est un véritable continent de déchets potentiellement radioactifs, issus du tsunami du 11 mars 2011, qui est attendu sur la côte ouest des Etats-Unis. 
  • Du césium-134 et du césium-137 au large du Canada

Deux isotopes radioactifs ont bien été découverts en février dernier au large de Vancouver, sur la côte Pacifique du Canada: du césium-134 et du césium-137 en provenance de Fukushima. Selon Radio-Canada, la côte Britanno-Colombienne baigne donc dans un océan qui affiche un faible niveau de radioactivité à la suite du désastre japonais. Pour l'océanographe et chimiste John Smith de l'Institut océanographique de Bedford en Nouvelle-Écosse, le césium-134 relevé au large du Canada, qui a une période de radioactivité d'environ deux ans, porte clairement la marque de la catastrophe de Fukushima. Le césium-137, lui, reste actif pendant une trentaine d'années.

  • Une carte interactive pour suivre les particules radioactives

Les particules radioactives issues de la pollution provoquée par la catastrophe nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011, devraient errer durant une dizaine d'années dans les océans du monde, selon les chercheurs américains du Centre of Excellence for Climate System Science (CECSS) qui ont publié sur internet une étude sur le sujet, en août 2013.

 

Les courants au large du Japon accélèrent la dilution des eaux radioactives, qui perdent donc en concentration radioactive et se dispersent, rapporte l'étude. "Les observateurs de la côte ouest des USA pourront mesurer une augmentation des matières radioactives trois ans après l'événement", estiment les scientifiques qui ont mis en place une carte interactive permettant de visualiser l'évolution d'un produit, quel qu'il soit, porté par les courants marins.

 

Ce graphique de la NOAA montre les concentrations en césium 137 à la surface des océans (entre 0 et - 200 mètres) en avril 2012 (a), avril 2014 (b), avril 2016 (c) et avril 2021 (d).© Photo NOAA

Selon leurs projections, les premières traces de la pollution radioactive de Fukushima présente dans les eaux de l'océan Pacifique devaient arriver en 2014 aux Etats-Unis. Elles ont donc atteint le nord du Canada. Des tests similaires effectués au large des côtes des Etats américains de Washington, de Californie et d'Hawaii n'auraient détecté à ce jour aucune contamination. Que deviendront les innombrables fuites d'eau contaminées qui s'échappent du site dans l'océan depuis la catastrophe (le 22 juillet dernier, l'opérateur Tepco parlait de 390 tonnes par jour) ? L'étude du CECSS n'aborde pas la question.

  • Y a-t-il un danger pour la population ?

Pas vraiment, d'après Erik van Sebille, co-auteur de l'étude américaine, qui précise : "Cependant, les habitants de ces côtes ne seront pas affectés par les concentration de matériaux radioactifs car elles resteront en dessous des normes de l'OMS une fois qu'elles quitteront les eaux japonaises". Les scientifiques canadiens confirment : les valeurs relevées, sont bien en dessous des seuils préconisés, ne constitueraient pas de danger pour la santé humaine.

  • Les déchets du tsunami japonais : le 51ème Etat américain

Selon un article publié par le site "Terra Eco" le 7 novembre 2013, la NOAA (administration américaine de protection des océans) s'attendait, elle, à voir un véritable continent de déchets venu du Japon aborder la côte ouest américaine à la fin de l'année 2013 ou au début 2014.

 

Surnommée le 51e État des Etats-Unis, la plaque de détritus de la taille du Texas, une énorme masse flottante qui ressemble à un amas de rouille, est constituée d'une quantité phénoménale de débris dus au tsunami : véhicules, maisons, pontons, quais entiers...

 

Avec, cadeau, des espèces animales invasives. Trois d'entre elles inquiètent plus particulièrement les chercheurs américains : la moule bleue, l'algue brune connue sous le nom de wakamé, et l'étoile de mer, "Asterias amurensis". Les deux dernières figurent sur la liste des cent espèces exotiques envahissantes parmi les plus néfastes au monde, établie en 2000 par l'Union internationale pour la conservation de la nature.

 

Les macrodéchets du Tsunami dans le Pacifique nord.© Photo ONG Robin des Bois
  • Appel à la population

La NOAA minimise auprès de la population américaine le risque de la radioactivité éventuellement présente dans les débris en provenance du Japon. Elle a néanmoins lancé un appel dès le mois de mai 2012, afin que les promeneurs préviennent les autorités dès qu'ils trouvent un objet rejeté par les flots sur la côte Ouest. Certes, s'il est radioactif, mieux vaut ne pas le prendre, même avec des pincettes. A moins d'être armé d'un compteur Geiger, pour faire auparavant ses propres relevés...


 

D'après les calculs des scientifiques, la contamination de la côte ouest de l'Amérique du nord, devrait atteindre son point culminant vers 2016, mais les prévisions varient considérablement concernant le degré de contamination.


Publié le 11/03/2014 à 07h00 par Cathy Lafon

 

http://www.sudouest.fr/2014/03/11/fukushima-l-eau-radioactive-est-arrivee-au-large-du-canada-les-dechets-devraient-suivre-1486500-5010.php

 

Et y aurait même des thons, "un tout petit peu contaminés" mais rien de grave, on nous le dirait!

 

http://www.leparisien.fr/environnement/fukushima-du-thon-radioactif-peche-au-large-des-etats-unis-01-05-2014-3808281.php

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 09:55
ports

Depuis le début de l'année, les marins de l'armement n'ont reçu aucun bulletin de salaire.

Une situation inadmissible pour la CGT qui lance un appel à la grève.

Samedi matin, à la criée de Concarneau, des marins et épouses de marins de l'armement Dhellemmes se sont retrouvés autour du secrétaire CGT des marins de Concarneau pour dire leur exaspération.

 

Depuis le début de l'année, les marins qui pêchent à l'année sur la dizaine de bateaux de l'armement (qui pourraient être rachetés prochainement) n'ont pas reçu de bulletins de salaire alors même qu'ils continuent d'être rémunérés.

 

La CGT des marins a saisi l'inspection du travail maritime et lance un appel à la grève le 23 juin si d'ici là rien n'est réglé. Pour Hervé Jeantet, le directeur de l'armement, joint au téléphone, ce retard serait dû « à un problème d'édition ». Un problème qui selon lui « devrait être réglé d'ici une quinzaine de jours ». Concarneau - 15 Juin

 

http://www.ouest-france.fr/concarneau-les-marins-de-larmement-dhellemmes-en-colere-2621326

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 09:04
premieres
(et tant mieux !)

Il y a un an, le 5 mai 2013, le "joyau" des armes nucléaires françaises, le missile M51, explosait en plein test au large du Finistère. Ce programme aussi nuisible que ruineux se poursuit néanmoins car en France un programme nucléaire doit toujours se poursuivre... surtout s'il échoue.

Un nouveau test serait donc en préparation : il faudrait quand même que la France soit prête pour la prochaine guerre nucléaire, ce serait ballot d'avoir dépensé autant de milliards et de ne pas être en mesure de participer au feu d'artifice final !

Il va d'ailleurs probablement falloir se passer de la tant attendue nouvelle génération de têtes nucléaires car sa mise au point, qui doit passer par la simulation atomique, va de mal en pis : le gigantesque Laser Mégajoule, en chantier depuis 15 ans au Barp (Gironde), se porte aussi mal que le missile M51.

Des rumeurs laissent même entendre que ce programme pourrait être abandonné mais, comme expliqué ci-dessus, c'est hélas très improbable. Vous avez donc de bonnes raisons de participer au Camp de la Paix prévu les 27 et 28 septembre prochain au Barp...

Missile M51 : « Secret défense » ou publicité !
Fédération anti-nucléaire Bretagne, 19 mai 2014 :
http://bit.ly/1nbeNX6  

Missiles M51 : un premier navire à l'Ile-Longue
Ouest-France, 17 mai 2014 :
http://bit.ly/RRdTR0  

M51 : Un nouveau tir de missile en vue
Ouest-France, 12 mai 2014 :
http://bit.ly/1hZRdVc  

Le Mégajoule visé par la crise ?
Sud-Ouest, 19 mai 2014 :
http://bit.ly/1lJdedm  

Mégastop au Mégajoule : Camp de la paix les 27/28 septembre 2014 en Gironde
Appel, 17 mai 2014 :
http://gironde.demosphere.eu/rv/3590
 

Observatoire du nucléaire - http://www.observatoire-du-nucleaire.org
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 14:25

poisson

 

Mais seulement pour la pêche industrielle

Dans les années 2000, le thon rouge de Méditerranée était surexploité. La mise en place de quotas a beaucoup amélioré la situation. Mais la surpêche menace toujours et les quotas font l’objet d’âpres luttes entre gros thoniers et petits pêcheurs. Plongée au coeur de la filière à Sète.

 

Sète, reportage 


La spacieuse cabine du bateau surplombe le port de Sète. Les bois vernis luisent au soleil, les cuivres semblent avoir été astiqués il y a peu de temps. Au poste de commandement, sept écrans permettent de conduire le bateau et d’afficher les cartes maritimes.


« Il y a un sonar, un sondeur et des jumelles, car le thon est un poisson de surface, il peut aussi être repéré à l’œil nu », explique Jean-Marie Avalonne. Dernier héritier d’une dynastie de pêcheurs, il porte le même nom que son grand-père, pêcheur thonier lui aussi, et que le bateau baptisé le Jean-Marie Christian VI.


Long d’une quarantaine de mètres, ce thonier senneur permet d’emmener quatorze marins en mer, pendant plusieurs mois. Dehors, la mer est calme, le ciel bleu immaculé : une météo idéale pour la pêche. Sur le pont, les marins s’activent à réparer les câbles, vérifier les moteurs et les zodiacs. Tout doit être parfaitement en marche car le bateau n’a qu’un mois pour pêcher son quota, entre le 26 mai et le 26 juin. Destination : le large des côtes maltaises.

Un poisson qui vaut de l’or au Japon


A l’arrière, un immense filet forme un tas de plus de deux mètres de haut : il s’agit de la senne, qui sert à encercler les bancs de thon. « Quand on repère un banc de thon, on le met à la mer, raconte Jean-Jacques, un des membres d’équipage. Il est tiré par le skiff, le canot, qui fait le tour des poissons. Puis on jette les mailles, on resserre et le poisson est à l’intérieur. »


Le poisson est ensuite transféré en pleine mer dans la cage d’un mareyeur, un grossiste de poissons. Il les engraisse pendant quelques mois, avant de les vendre à prix d’or sur le marché japonais, qui représente environ les trois quarts de la consommation mondiale de thon rouge. Là-bas, le prix peut atteindre des centaines d’euros au kilo. Un business juteux qui a bien failli provoquer la disparition de l’espèce en Méditerranée. « La pêcherie du thon rouge a commencé dans les années 80, puis a connu son essor dans les années 90 et 2000 », raconte Bertrand Wendling, directeur de la Sathoan, la coopérative des pêcheurs de Sète. Elle détient la moitié des quotas de pêche de thon rouge de l’hexagone, soit environ 1.300 tonnes sur les 2.400 attribuées à la France.

 


Le ton rouge menacé par la surpêche


« Avant, on ne faisait pas trop attention aux quotas », reconnaît Généreux Avalonne, père de Jean-Marie et propriétaire de quatre thoniers senneurs à Sète. L’Union Européenne, dans le cadre de sa politique commune de la pêche, subventionne l’équipement des pêcheurs. Ailleurs en Méditerranée, la pêche illégale se développe. Au milieu des années 2000, l’Iccat (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique) estime que la pêche illicite est équivalente à la pêche légale.


« Les scientifiques ont tiré la sonnette d’alarme, on risquait de se retrouver en situation de surexploitation, poursuit Bertrand Wendling. Donc en 2006, l’Iccat a décidé de restreindre la pêcherie en fixant des règles très strictes. Les quotas ont été divisés par trois et le nombre de bateaux par deux. »


Un plan de reconstitution de l’espèce est planifié jusqu’en 2022. Bon nombre de thoniers senneurs sont détruits, leur nombre passe de trente-deux en 2008 à dix-sept aujourd’hui. Le nombre de licences pour les « petits métiers », les pêcheurs de thons à la ligne, est limité à quatre-vingt-sept pour la Méditerranée française. La décision tombe comme un coup de massue pour les pêcheurs. A Sète, ils doivent encaisser « une diminution de 60 % du chiffre d’affaires », raconte Virginie Angevin, propriétaire d’un petit bateau. Certains doivent vendre la maison pour rembourser le crédit du navire.

Le climat est très tendu entre les pêcheurs et les ONGs qui ont dénoncé la surpêche et exercé une pression internationale. Encore en 2010, une action de Greenpeace pour « libérer » les thons capturés par le Jean-Marie Christian VI se termine mal : un militant est blessé par un harpon.


Une pêche « durable » ?


Mais désormais le discours est lissé. « On a été traités de bateaux ravageurs, industriels ou intensifs. Comment voulez-vous que l’on soit intensifs quand on pêche quinze jours par an ? » s’interroge Généreux Avallone. Il affirme pratiquer une pêche durable : « Cela fait trois, quatre générations que l’on pêche le thon à la senne et je veux que mes petits-enfants puissent encore le faire. »


Il vante les contrôles très resserrés mis en place par l’Iccat : « Le jour où l’on part en campagne, on embarque à bord un contrôleur européen, puis on est contrôlé en mer, des caméras vidéo permettent de mesurer le poisson et de donner le tonnage que l’on pêche. »


Pour lui, la pêche illégale a désormais quasiment disparue et la baisse des quotas a fait du bien. « Aujourd’hui on voit beaucoup, beaucoup de poissons », affirme-t-il. Autre raison pour les pêcheurs de se satisfaire de la baisse des quotas : le poisson se vend désormais trois à dix fois plus cher qu’avant.


Aux dernières nouvelles, l’IFREMER (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) confirme « une amélioration de l’état du stock ». Le nombre de poissons en âge de se reproduire augmente. Mais attention à ne pas crier victoire trop vite, « l’amplitude et la vitesse de cette reconstitution sont incertaines », précisent les scientifiques.

Chez Greenpeace, on reconnaît également une amélioration de la situation mais on reste prudent. « La pêche est ouverte pendant un mois, mais c’est la période de reproduction du thon », déplore François Chartier, chargé de campagne océans de l’ONG. Les poissons les plus prisés au Japon sont les plus gras, c’est-à-dire les femelles encore enceintes d’œufs qu’elles n’ont pas pondus.


Et puis, « il y a deux ans ils ont pêché leur quota en trois jours, c’est bien la preuve qu’il y a encore une surcapacité de pêche », poursuit le militant. Sans compter que selon lui, il existe encore de la pêche illégale : « La spécificité de cette pêche fait que l’on peut frauder à tous les niveaux, par exemple au moment de l’engraissement du thon rouge, on peut tricher sur le poids. » Cependant, il l’admet, « la pêche illégale a diminué de manière significative. »


Des quotas mais pas pour tout le monde


Alors désormais, tout va mieux pour le thon rouge ? Pas tout à fait. En sourdine, les pêcheurs se disputent âprement les quotas. La famille Avalonne, avec ses quatre thoniers senneurs concentre 600 tonnes de quotas, soit un quart des 2400 tonnes attribuées à la France en 2014. « Ils n’auraient pas dû conserver tous ces quotas », dénonce Frédéric Reste, Président du Syndicat professionnel des pêcheurs petits métiers du Languedoc Roussillon. Les pêcheurs à la ligne n’ont eux que 230 tonnes soit 10 % du quota, à répartir entre les 87 licences octroyées aux petits métiers.


Selon ce représentant des pêcheurs artisans, au moment de la réduction des quotas en 2007, la famille Avallone a racheté des thoniers senneurs destinés à la casse : « Ils ont eu les subventions pour les détruire, et au lieu de remettre les quotas correspondants dans le pot commun, comme c’était prévu, ils les ont reportés sur leurs autres bateaux ! » Un privilège dû au fait qu’ils ont « les moyens de défendre leur position à Bruxelles », confie Frédéric Reste. En effet, c’est l’Union Européenne qui définit la politique commune de la pêche et répartit les quotas entre pays.


Le Syndicat des petits métiers représente lui les marins pêcheurs qui travaillent seuls ou à deux sur des bateaux de moins de 12 mètres. Ils pêchent le thon rouge à la canne, et plus souvent à la palangre, une longue ligne de plusieurs kilomètres de long avec tous les vingt-cinq mètres un hameçon qui plonge dans la mer.


Une pêche considérée comme plus sélective, qui permet de mieux cibler l’espèce et de relâcher à la mer les autres espèces de poissons, ou les thons rouges trop petits. Plutôt que le Japon, elle approvisionne le marché français et se retrouve dans les restaurants de front de mer ou sur les étals des poissonniers.


Là aussi les contrôles sont étroits : chaque poisson doit faire au moins 115 cm de long ou 30 kg. Le pêcheur doit remplir une fiche pour chaque thon rouge capturé, qui est également bagué, une identification qui suit le poisson jusque sur son ultime point de vente.


La pêche spécialisée, une « grosse bêtise »


Mais surtout, l’avantage des petits métiers est qu’ils sont « polyvalents », insiste le syndicaliste. « On pêche la sole, la dorade, le rouget, le maquereau en fonction des saisons, détaille-t-il. C’est cela une pêche durable. » Elle permet aussi aux pêcheurs de vivre toute l’année, pas seulement un mois par an pendant la saison des thoniers senneurs, et crée plus d’emplois.

« C’est une grosse bêtise de vouloir spécialiser la pêche, poursuit-il. Cela pousse forcément à la surpêche. Regardez, les deux espèces qui font l’objet d’une pêche spécialisée en Méditerranée, le thon rouge et l’anguille, sont menacées. » C’est pourquoi le syndicat plaide pour non seulement donner plus de quotas aux petits métiers, mais surtout pour augmenter le nombre de licences de pêche au thon rouge qu’on leur attribue. « Au lieu de donner plus de quotas toujours aux mêmes, il faudrait donner un peu plus à tout le monde. Nous on pêche pour survivre, pas pour s’enrichir », réclame Frédéric Reste. Dans la famille Avalonne, on refuse d’opposer petits métiers et gros thoniers. « Il y a assez de thons pour que tous les métiers s’en sortent », répond Généreux Avallone.

 

Redorer l’image du thon rouge


Cette tranquille petite virée sous le soleil de Sète, cette impressionnante visite d’un senneur, cette belle sortie en mer, il faut préciser que tout cela a été organisé et financé par France Filière Pêche. L’association regroupe tous les acteurs de la pêche en France, des pêcheurs jusqu’aux poissonniers et aux supermarchés. Une filière qui souhaite aujourd’hui redorer l’image du thon rouge, décrié depuis l’alerte lancée en 2006.... Et convaincre la grande distribution de refaire une place au thon rouge sur ses étals. 

 

Source : Marie Astier pour Reporterre


Lire aussi : Claire Nouvian : « Il faut en finir avec la méthode de pêche la plus destructrice de l’histoire »


Cet article a été rédigé par une journaliste professionnelle et a entrainé des frais. Merci de soutenir Reporterre :

http://www.reporterre.net/spip.php?article5967
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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 12:57

mer

 

Derrière le développement des ports de plaisance et des activités nautiques en France se cache une empreinte écologique très importante.

 

Mais l’érosion du littoral et la pollution des milieux marins semblent être le prix à payer pour atteindre la croissance « bleue » promue par la Commission européenne...

 

En 2013, le ministère de l’Écologie recensait 470 ports de plaisance en France. Ces installations correspondent à environ 165 000 places ou anneaux. Les côtes de la Manche et de l’Atlantique en accueillent 52%, la Méditerranée 47 %. La région Côte d’Azur et la Bretagne sont les championnes dans ce domaine. Pourtant très marine, l’outre-mer ne possède que 1% des ports de plaisance recensés.


Les statistiques nous indiquent encore que 75 % des bateaux résidents sont à moteur pour seulement 25 % de voiliers. Enfin, 72,5 % des embarcations sont inférieures à 6 mètres de long.


Dans les années 1960, la France comptait seulement 66 ports de plaisance et 88 000 bateaux. La mission Racine en 1970 inaugurait un grand plan d’aménagement du littoral pour développer le tourisme de masse. Les ports de plaisance se construisirent en prolongement des stations balnéaires qui fleurissent le long de la côte méditerranéenne. La société du loisir des trente glorieuses a encouragé les classes aisées à acquérir des bateaux pour profiter de la mer pendant les mois d’été.

 


Aujourd’hui le nombre de plaisanciers est estimé à 4 millions et 800 000 bateaux sont immatriculés.Le profil type du plaisancier est un homme de plus de 50 ans gagnant au minimum quatre mille euros par mois.

 

Un port maritime entraîne l’érosion du littoral et la destruction de la faune et de la flore


« Tous les ports de la Mission Racine qui ont été construits dans les années 70, ont un impact énorme sur la dynamique sédimentaire car ils ont permis l’accumulation de sable d’un côté et l’érosion de l’autre. Les digues qui protègent le port bloquent le sable d’un côté et favorisent son départ de l’autre parce que le transit naturel ne peut plus s’effectuer. La barrière naturelle est réduite donc la côte résiste moins bien à la submersion » explique Frédéric Bouchette, chercheur au laboratoire Géosciences de Montpellier.


Sur la carte réalisée par le Système d’Observation Littoral-Trait de côte, SOLTC, on voit comment les digues du port central perturbent la forme et la taille des morphologies des plages de chaque côté. Ce problème est amplifié par la montée du niveau de la mer dû au réchauffement climatique, et par la vétusté des installations portuaires.

Dès 1990, l’IFREMER avait alerté les autorités sur la dégradation du littoral : « La plus grande partie du littoral français est, actuellement, en érosion. Tout aménagement modifiera le transit littoral et provoquera donc des phénomènes d’érosion et de sédimentation. L’implantation d’un port a comme conséquence immédiate et irréversible la destruction de la faune et de la flore dans la zone des travaux. »

 

Erosion du littoral mais aussi pollution du milieu marin


Outre leur impact physique sur la dynamique côtière, les ports perturbent aussi l‘écosystème marin. Jusque dans les années 2000, les bateaux déversaient leurs eaux usées directement dans la mer. Le projet « ports propres » a ralenti cette pollution des eaux sans résoudre le problème : le traitement des eaux usées à bord des navires régi par la convention internationale marine Marpol prévoit que seuls les navires transportant plus de 15 personnes ont l’obligation de traiter ou stocker leurs eaux usées.


Les bateaux de plaisance construits avant 2008 bénéficient d’une réglementation plus souple qui n’impose pas d’installation de traitement ou de réservoirs de stockage.


Mais la pollution la plus préoccupante vient des traitements antifouling à base de PCB, molécule très toxique, qui protège la coque des bateaux. Ces polluants utilisés pendant de nombreuses années se sont déposés au fond des ports et ressurgissent à la moindre opération de dragage. Leur retraitement, leur évacuation et leur stockage sont parmi les plus gros problèmes environnementaux actuels en zone littorale.


Si les produits antifouling contenant des PCB ont été interdits, les nouveaux produits autorisés sont tous à base de cuivre. Des études sérieuses commencent à évaluer leur impact sur l’eau. Tous les produits appliqués sur les coques des bateaux pour les protéger sont faits pour tuer les organismes marins.

Les peintures à base de cuivre utilisées actuellement génèrent une pollution très importante des ports. « A côté des zones techniques il n’y a plus rien qui pousse » témoigne Françoise Elbaz-Poulichet, directrice de recherche CNRS au laboratoire HydroSciences, de Montpellier.


Comme la voiture, le bateau à moteur pollue


L’empreinte écologique des activités de plaisance ne s’arrête pas là. Comme la voiture, le bateau de plaisance à moteur, construit en plastique, ne se recycle pas et consomme jusqu’à 25 litres de carburant pour 100 kms.

Mais il fait marcher une grosse industrie. La filière nautique avec ses composantes - production, distribution, services - regroupe 4 900 entreprises, génère un chiffre d’affaires de 4,16 milliards d’euros et comptait plus de 45 000 emplois en 2007.


Longtemps considérés comme de simples outils de gestion des places à quais, les ports sont devenus de véritables leviers de développement économique.


Malgré les lois strictes de protection du littoral, la demande pour des nouveaux emplacements dans les ports de plaisance reste forte pour les communes du bord de mer. Les perspectives de retombées économiques sont les principaux arguments des élus confrontés au chômage de leurs administrés et à la baisse des subventions de l’Etat. Pour ménager les consommateurs et la croissance du secteur nautique, la création de ports à sec semblent la solution privilégiée par les autorités. Le nombre de « parking à bateau » est en augmentation constante depuis quinze ans. Quand on sait que les bateaux de plaisance ne sortent en moyenne que 4 à 6 jours par an, cela en vaut-il vraiment la peine ?


Oui, répondent en cœur les élus et la Commission européenne qui n’ont que le concept d’Eco-cité portuaire à la bouche. Lors de la présentation de la stratégie 2014-2020 pour plus de croissance et d’emplois dans le tourisme côtier et maritime avec le modèle Odyssea, Mme Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré à ce propos :

« Le tourisme côtier et maritime a été défini dans notre stratégie en faveur de la “croissance bleue” comme l’un des moteurs essentiels pour créer de la croissance. »


La croissance bleue, pas la croissance verte


Cette nouvelle stratégie de la Commission européenne vise à promouvoir le tourisme côtier et maritime en Europe, en reconnaissant le potentiel de ce secteur en matière de croissance durable et de création d’emplois. La stratégie présente 14 mesures de l’Union Européenne (UE) destinées à aider les régions côtières et leurs entreprises et à renforcer la position du secteur.

 

Le label Odyssea est présenté comme un exemple à suivre. Extrait : « … Promouvoir une offre innovante, durable et de grande qualité… Le projet Odyssea qui valorise le potentiel économique du tourisme côtier, les itinéraires culturels maritimes et les activités originales relatives à la navigation de plaisance à travers un réseau d’infrastructures côtières novatrices et d’anciennes routes maritimes, en constitue un bon exemple… ».


Le tourisme côtier et maritime, qui inclut le tourisme balnéaire et nautique, le tourisme de croisière et de navigation, constitue un moteur essentiel pour l’économie de nombreuses régions côtières et îles en Europe. Il emploie près de 3,2 millions de personnes, génère un total de 183 milliards € en valeur ajoutée brute pour l’économie de l’UE et représente plus d’un tiers du produit brut de l’économie maritime.


Le tourisme est un secteur en plein essor : en 2013, le nombre de nuitées passées dans des hôtels ou établissements similaires a atteint un niveau record de 2,6 milliards dans l’UE, soit une augmentation de 1,6 % par rapport à 2012.


Mme Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré à ce propos : « Le tourisme côtier et maritime a été défini dans notre stratégie en faveur de la “croissance bleue” comme l’un des moteurs essentiels pour créer de la croissance et de nouveaux emplois, notamment dans nos régions côtières qui connaissent souvent un taux de chômage élevé. Ce secteur constituant la principale activité économique maritime et la base de l’économie d’un grand nombre de nos régions côtières, il est de notre responsabilité de l’aider à se développer et à prospérer. » Bénédicte Martin (Reporterre) Vendredi 6 juin 2014


 

Lire aussi : En Italie, un projet de port inutile dégrade la côte romaine

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article5894

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 13:01

caps

Sous les vivats de la presse et des politiques, deux nouveaux parcs éoliens en mer ont été attribués.

 

Problème : ce secteur n’est pas rentable, il représente un surcoût important qui se répercutera sur la facture des consommateurs. Mais l’opération se fait au bénéfice des grands industriels. Les questions énergétiques sont complexes, et on tient à les compliquer à l’infini, surtout quand on ne veut pas que le public sache et comprenne.


Il y a trois semaines, toute la presse française a été pleine des cris de joie des mondes politique et économique, à l’annonce de l’attribution par la ministre de l’écologie des deux parcs éoliens offshore, au large du Tréport, en Manche, et de Noirmoutier, face à la Vendée.


Sur ces deux parcs, d’une puissance de 500 MW (mégawatt) chacun, l’un n’avait pas été attribué lors du premier tour, en 2012, qui avait vu l’attribution de quatre autres parcs, de puissance similaire. Nous allons donc avoir, d’ici une dizaine d’année trois mille MW de puissance éolienne offshore installés le long de nos côtes.


Tout a été dit à cette occasion : les entreprises françaises, la technologie française (en fait allemande et espagnole, par le biais de rachat de sociétés), les énergies renouvelables françaises, sans oublier, bien sûr, l’emploi français qui va arroser tous nos pôles côtiers de la Manche et de l’Atlantique. « 10 000 emplois créés », a affirmé la ministre, madame Royal, une spécialiste de l’emploi « vert ».


Derrière la belle vitrine, des questions en suspens


Tout… ou presque : pas possible en effet de savoir combien vont nous rapporter toutes ces merveilles. Sur plusieurs dizaines d’articles, un seul abordait bien allusivement la question. Et pour cause : cette frénésie verte et française va, quand elle sera toute en activité, nous coûter, à nous consommateurs, 1,5 milliards d’euros par an.


Ceci va se retrouver sur l’énigmatique ligne CSPE de nos factures d’électricité, fourre-tout opaque, largement exploité par les contempteurs des énergies renouvelables, toutes mises dans le même sac, et bien d’autres choses encore.

Les contrats conclus dans le cadre du fameux appel d’offres « éolien offshore » attribuent un surcoût de 160 €/MWh (Mégawatt-heure) à cette production (0,16 €/kWh - kilowatt-heure -), toujours Hors Taxe, sur un prix de base de 40 à 60 €/MWh, soit un prix de rachat final obligatoire entre 200 et 220 €/MWh HT.


Pour comparer, l’éolien terrestre aujourd’hui est à un prix de rachat contractuel moyen de 70 €/MWh HT, soit un poids actuel sur la CSPE de 10 à 30 €/MWh, et bientôt plus rien, vu la vitesse à laquelle les autorités révisent les prix du nucléaire.


2 % de production pour un surcoût de 5 %

Globalement, ces parcs vont produire environ 10 TWh/an (térawatt-heure), soit autour de 2 % de la consommation française, mais leur surcoût va alourdir la facture globale (part production) de plus de 5 % : 1,5 Mrd €/an. On comprend pourquoi les autorités sont discrètes sur le sujet… Ce qui fera une subvention annuelle de 150 000 € par emploi créé : on peut vivre, avec ça. On a à faire, répétons-le, à des spécialistes !


Pendant ce temps, tout est fait pour décourager l’éolien terrestre, pourtant lui aussi créateur d’emplois, sans doute pas assez bien payés pour tout ce beau monde. Et pourtant, le potentiel inexploité reste immense sur terre, pourvu qu’on ne s’emploie pas à ériger sans cesse des barrières comme s’il en pleuvait, et que l’on favorise l’investissement participatif local, qui implique la population et lui donne un intérêt économique.


Silence radio dans les médias


Un autre aspect « étrange » de toute cette affaire est de savoir comment cela a pu échapper à tous ces fins limiers de la presse dite grande ? Bien sûr, nous n’imaginerons même pas qu’on ait pu les détourner de telles curiosités, ni que les rédactions aient pu se convaincre qu’il valait mieux s’abstenir d’en parler. Pourtant, aucun des médias que nous avons pu consulter suite à cette récente et tonitruante attribution n’a touché à cet aspect des choses qui, vous en conviendrez avec moi, mérite quelque attention.

 


Sauf une phrase dans un article en ligne du quotidien Les Échos, le 7 mai, qui se garde bien d’indiquer la dimension macroéconomique de ces prix pharaoniques.


Sans doute la CRE (Commission de régulation de l’énergie), maître d’œuvre de cet appel d’offres, n’a-t-elle pas encore eu le temps de donner les informations consolidées, comme elle l’avait fait plus promptement en 2012, sans beaucoup plus d’écho dans les médias.


Mais on retrouvait l’essentiel, dans une phrase de la délibération publiée au Journal Officiel du 28 avril 2012, et on avait alors pu lire par ailleurs que le parc du Tréport, infructueux en 2012 et attribué cette année, ne l’avait pas été alors parce que le candidat (GDF-Suez associé à Areva) avait poussé le bouchon un peu loin : il réclamait plus de 220 €/MWh. Il a fini par avoir le contrat ; à quelles conditions ?


 

L’histoire est loin d’être finie, comme pour les centrales nucléaires EPR où se retrouve déjà tout ce beau monde : il va falloir installer, et que tout ça tourne pendant vingt à trente ans. C’est sans doute une chance que la division énergie d’Alstom soit en voie de rachat par un grand de l’éolien (General Electric ou Siemens) qui apporteront toute leur expérience et leur technologie, comme ils ne s’en sont cachés ni l’un ni l’autre.


Mais on peut avoir bien des craintes pour Areva, qui a déjà connu, il y a quinze ans une cuisante expérience d’éolien « 100 % français », avec Jeumont Industrie (une centaine d’éoliennes de 750 kW, dont au moins quatre ont brûlé et les autres sont dans des états incertains). Expérience abandonnée, probablement sans capitalisation sur les erreurs.

Mais soyons sûrs que, comme pour les EPR, les consommateurs (nous) et les actionnaires (encore nous, à travers une armée de hauts fonctionnaires « très compétents », bien sûr) sauront être mis à contribution forcée autant que nécessaire. Que ne ferait-on pas pour « sauver » de l’emploi, par les temps qui courent ?

 

Marc Théry jeudi 5 juin 2014


 

Marc Théry anime le blog Territoires énergéthiques.

  

Lire aussi : DOSSIER : L’éolien est-il écologique ?

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article5951

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 13:38

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En Bretagne, la société TransOceanic Wind Transport expérimente le transport à la voile des marchandises. 

 

C’est à bord du  « Notre Dame De Rumengol », le plus gros bateau de charge traditionnel en activité de France, que TOWT – Transport à la voile s’apprête à effectuer à nouveau un transport autour de la Bretagne du 19 juin au 13 juillet 2014.


En fonction d’un cahier des charges précis, quelque 700 milles (soit 1 126 km) seront parcourus, en une quinzaine d’escales, pour livrer cent-cinquante références de produits locaux bretons à des partenaires distributeurs, de la Vendée au Trégor. Les derniers kilomètres des livraisons seront effectués avec un utilitaire électrique.


Brest, Camaret, Audierne, Concarneau, Lorient, Belle-Île, Yeu, Pornic, Noirmoutier, Nantes, le Crouesty, Lorient, Concarneau, Roscoff, Morlaix, l’Aber Wrac’h, Camaret, Brest, Plougastel et Landerneau, autant d’escales où seront chargées et livrées plus d’une vingtaine de tonnes de produits tels que des vins, du sel, des produits de la ferme, des conserves de légumes, de poissons, de fruits de mer, ou de porc, des cidres, du safran, du miel, des tisanes, des confitures, des algues, des bières, des pâtes ou des pommes de terre.


Il sera possible d’embarquer dans cette « expérience bretonne », pour une ou plusieurs escales, pour vivre, en compagnie du capitaine et de son équipage, entre chargements et déchargements, des moments de navigation exceptionnels.


Ce transport en cabotage permettra de réduire l’impact carbone d’une bouteille livrée dans le Finistère par cinq environ. L’ensemble de la navigation, en fonction des commandes et des conditions météorologiques, devrait permettre d’économiser en tout une à deux tonnes d’émissions de CO2.


Tous les produits livrés seront labellisés « Transporté à la voile – dans le respect de l’environnement », labels qui comporteront un code-suivi qui contiendra l’ensemble des informations afférentes au transport, afin que le consommateur final puisse s’informer sur la logistique du transport organisé par TOWT.


TOWT, la propulsion vélique pour le futur

L’objectif de TOWT – Transport à la voile est de multiplier les transports de marchandises à la voile en anticipant la transition énergétique, de prouver leur viabilité et de développer un label de transport maritime propre, afin de permettre la construction de cargos modernes à voiles à court terme. Transportant du temps de son activité de gabare : bois, oignons, fraises, sel et vin, Notre Dame de Rumengol, ce travailleur de la mer, est un témoin de sa mission première au 21e siècle.

 


Propriété de l’association An Test, le bateau transmet une culture, un patrimoine. Une souscription spéciale, pour la restauration du bateau est lancée auprès du grand public et des entreprises.


Enerzine mardi 3 juin 2014

 

Source : Enerzine

 

Lire aussi : En Bretagne, on transporte les marchandises en voilier

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article5950

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 15:52

caps

Quelles fondations ? Quelles machines ?

 

A quel prix de rachat de l’électricité ? Le projet d’une centrale éolienne dans la baie de Saint-Brieuc, en Bretagne, est rempli d’incertitudes et d’approximations. Les associations dénoncent un projet destructeur et les nombreuses irrégularités qui l’accompagnent.

 

Les articles récents du Télégramme (24 mai) et de Ouest-France (21 mai, 23 mai et 24 mai) viennent hélas confirmer ce que Gardez les Caps dit depuis maintenant trois ans.


Incertitudes et irrégularités


- Après deux ans d’études, le maître d’ouvrage du projet éolien en baie de Saint-Brieuc déclare ne toujours pas savoir quelles fondations choisir ! Après avoir annoncé des fondations « jackets » (treillis métallique), il parle désormais de fondations gravitaires, soit une emprise de béton sur les fonds marins de sept-cents m2 par éolienne (quinze fois plus large que prévu), au total des millions de tonnes de béton pour le bétonnage d’au moins 43 400 m2 de la baie de Saint-Brieuc.


Cet élément technique change dramatiquement la donne pour la préservation de l’écosystème de la baie, et pour les pêcheurs qui se sont prononcés sur des fondations « jackets ». C’était aussi la position du Conseil général des Côtes-d’Armor : Le Télégramme du 6 novembre 2013, et l’intervention du représentant du Conseil général lors de la réunion du suivi éolien à Saint-Brieuc le 28 février 2013.


- Les éoliennes changent de nature : elles seraient désormais des machines de huit MW, d’une hauteur d’environ deux-cent vingt mètres, avec des pales de quatre-vingt-dix mètres de long ! Rappelons que l’appel d’offres retenu par le Ministère de l’Environnement est sur la base de machines de cinq MW pour une hauteur de cent-soixante-quinze mètres.


- Nous ne savons toujours pas quel sera le prix de rachat de l’électricité par EDF, ni quelles sont les caractéristiques techniques retenues pour le choix de l’exploitant, alors que c’est une obligation légale !

Tout le Débat public s’est déroulé sans connaître ces données. A la suite du recours contentieux de Gardez les Caps, en dépit de l’avis de la Commission d’accès aux documents administratifs, aucun élément n’a été fourni. Nous avons déposé une demande d’injonction auprès du Tribunal Administratif de Paris en novembre 2012. Toujours aucune réponse alors que la Cour des comptes a épinglé le choix du lauréat pour irrégularité (Rapport de la Cour des comptes de juillet 2013).


Mais à qui profite ce projet ?


Les emplois locaux annoncés sont sous réserve. Et pour cause, on ne sait toujours pas ce qui va être implanté, comment, et à quel prix ? Dans quelle démocratie vivons-nous ?  Une Cour des comptes qui dénonce des irrégularités que personne ne prend en considération. Un Ministère qui refuse de transmettre des dossiers en toute illégalité. Des appels d’offres à géométrie variable sans contrôle des services de l’Etat. Du sponsoring qui achète … Et des politiques qui se taisent .

 

Que disent nos élus ? Rien ! Connaissent-ils vraiment le dossier ?

 

Une courte enquête réalisée avant les municipales, montre qu’ils sont globalement peu, ou mal informés.

Un citoyen peut-il accepter ces disfonctionnements ? Non ! Un lobbying bien rôdé et abondamment financé profite de la complexité technique du secteur de l’énergie pour fabriquer le consentement de l’opinion publique. Réagissons, inscrivons la baie de Saint-Brieuc dans une logique de développement cohérent, donc durable.

N’acceptons pas l’implantation d’une usine électrique qui produira une énergie subventionnée onéreuse, inefficace et polluante, dont les risques n’ont pas été évalués.


N’acceptons pas un projet qui remet en cause l’économie littorale des Côtes d’Armor.

 

Gardez les Caps samedi 31 mai 2014

 

 Gardez les Caps

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article5933

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 11:09
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Les agriculteurs de la FDSEA dénoncent « des méthodes d'intimidation de l'administration envers les paysans » dans la mise en place de la charte signée en 2010.

Dans un communiqué, le syndicat agricole indique qu'en 2010, « dans le cadre du plan de lutte contre les algues vertes, l'État a obtenu à marche forcée la signature d'une charte de territoire reposant notamment sur l'engagement volontaire des paysans. La FDSEA du Finistère avait alors dénoncé cette charte, qui avait été rédigée par les services de l'administration, avec l'appui des collectivités locales, au lieu d'être co-construite avec les acteurs de territoire que sont les paysans ».


Il ajoute : « La FDSEA du Finistère dénonce fermement les méthodes d'intimidation de l'administration. Comment peut-on encore parler d'engagement volontaire quand la signature se fait sous la contrainte ? C'est absolument inacceptable ! »

L'État a fixé comme objectif du plan anti-algues verte une baisse des teneurs en nitrates de 30 % d'ici à 2015 par rapport aux concentrations de 2007.


Aujourd'hui, environ 70 % du littoral breton concerné par les marées vertes. Quimper - 28 Mai

 

http://www.ouest-france.fr/algues-vertes-le-coup-de-gueule-de-la-fdsea-2576623

 

Commentaire: Le genre d'ultimatum: "Ou vous nous laissez polluer, ou on va tout casser"!

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