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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 10:22

oiseau mazoute

15 novembre 2012 à 17h24 

 

BP devra payer 4,5 milliards de dollars (3,5 milliards d'euros), "la plus grosse amende pénale de l'histoire américaine", dans le cadre de l'accord à l'amiable passé avec les autorités américaines pour régler une partie du dossier de la marée noire de la plateforme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique.


"Faute professionnelle"


le groupe BP a d'ores et déjà annoncé qu'il plaidait coupable des accusations de faute professionnelle ou de négligences liées aux onze morts lors de l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique en avril 2010, une catastrophe écologique qui a failli lui coûter son existence. "Nous tous chez BP regrettons profondément la perte tragique de vies causée par l'accident de Deepwater Horizon ainsi que l'impact de la marée noire sur la région côtière du Golfe", a déclaré le directeur général de BP, Bob Dudley.


Dans le détail, BP va payer 4 milliards de dollars au ministère américain de la justice (DOJ) en échange de l'abandon des poursuites pénales fédérales et 525 millions de dollars à l'autorité boursière américaine (SEC). Cette amende record dépasse les 1,3 milliard de dollars versés en 2009 par le laboratoire pharmaceutique Pfizer pour solder des litiges sur ses pratiques commerciales concernant un anti-inflammatoire. 


D'autres poursuites à venir


BP, qui a déjà provisionné 38,1 milliards de dollars dans cette affaire, va passer une provision supplémentaire de 3,85 milliards pour couvrir le paiement de cette amende. Le groupe a déjà vendu pour plus de 35 milliards de dollars d'actifs à ce jour, sur un objectif de 38 milliards, pour faire face à ces conséquences financières, ce qui signifie qu'il pourra absorber sans trop de difficultés cette nouvelle provision.


Cet accord ne concerne toutefois pas certaines poursuites civiles fédérales, privées ou émanant de certains Etats contre lesquelles BP indique qu'il va "continuer à se défendre vigoureusement". 


Des centaines de millions de litres de brut 


L'explosion le 20 avril 2010 de Deepwater Horizon, à 80 kilomètres au large de La Nouvelle-Orléans dans le sud des Etats-Unis, avait fait onze morts et répandu des centaines de millions de litres de brut dans le golfe du Mexique jusqu'à la fermeture du puits quatre mois plus tard.


Déjà 7,8 milliards à verser aux victimes


BP avait déjà conclu un accord à l'amiable de 7,8 milliards de dollars avec des victimes de la marée noire mais n'avait pour l'instant pas encore réglé ses comptes avec les autorités américaines. Le groupe s'était engagé dans une course contre la montre pour trouver un accord dans ce dossier hautement politique aux Etats-Unis avant l'ouverture de son procès, prévue pour la fin février 2013.


Le propriétaire de la plateforme, le suisse Transocean, tente pour sa part de négocier un accord amiable distinct de 1,5 milliard de dollars pour solder des poursuites aux Etats-Unis. La catastrophe a durablement terni l'image de BP aux Etats-Unis. Mais BP, qui a annoncé fin octobre un relèvement du dividende versé à ses actionnaires, semble avoir retrouvé la confiance deux ans et demi après l'explosion.


Le 26 septembre, la Cour de Cassation avait confirmé la condamnation de Total pour une autre marée noire, celle de l'Erika. Montant des dommages et intérêts ? 200 millions d'euros, dont 171 réglés par Total.

 

Lire également :


 Deux ans après, toujours un désastre dans le Golfe du Mexique
Les oubliés des marées noires

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/maree-noire-la-plus-grosse-amende-de-l-histoire-pour-bp-15-11-2012-1908024.php

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 17:37

Huit pays reçoivent un "carton jaune" de la Commission européenne pour ne pas lutter contre la pêche...


publié le 15 novembre 2012 à 17:15
Huit pays reçoivent un "carton jaune" de la Commission européenne pour ne pas lutter contre la pêche pirate...

Afin de lutter contre la pêche pirate, la Commission européenne vient de rendre public, jeudi 15 novembre, comme elle s'y était engagée, le nom des huit Etats qu'elle accuse de tolérer ces pratiques condamnables.


Belize, Cambodge, Fidji, Guinée, Panama, Sri Lanka, Togo, Vanuatu sont donc officiellement "avertis qu'ils risquent d'être considérés comme des pays non coopératifs." Cela signifie qu'à terme, les pêches en provenance de ces pays pourraient se voir interdire l'accès au marché européen.


Ce rappel à l'ordre est une première internationale. Il suit une longue période de dialogue informel entre Bruxelles et les huit pays en question.


 Lire : "Pêche : Bruxelles empêtrée dans les filets des listes noires"


Encore ne s'agit-il que d'une première étape. Ce n'est pas une liste noire, mais un carton jaune qui leur est adressé, précise Maria Damanaki, commissaire chargée de ces dossiers. Bruxelles leur laisse en effet "un temps raisonnable" pour qu'ils redressent la situation, tout en proposant ses services à chacun d'eux.


Reste que l'Union européenne leur demande expressément de renforcer leur arsenal législatif et de fournir des efforts de contrôle à l'encontre des pêches illégales et clandestines.


 DONNER LE NOM DES BATEAUX


Du côté des parlementaires européens, le député écologiste Jean-Paul Besset s'est félicité de cette publication, mais a appelé la Commission à élargir ses remontrances à de nombreux autres pays, complices ou acteurs, de la pêche pirate, ainsi qu'à compléter sa liste par les noms des bateaux impliqués. En outre, "des compagnies de pêche européennes battant pavillon dans les pays identifiés dans cette liste noire ou qui exploitent les eaux de ces mêmes pays échappent à la réglementation européenne", note Jean-Paul Besset.


Lire la suite sur LeMonde.fr
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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 09:57

ocean j

Faits divers mardi 13 novembre 2012

À dix minutes du début du procès de l’abordage entre le caseyeur de Roscoff, le Sokalique, et le cargo Ocean Jasper, l’avocat de l’armateur turc, Me Bertrand Labat, va demander le renvoi du procès.


Il conteste la compétence du tribunal correctionnel de Brest. Selon l’avocat, l’abordage entre les deux navires, le 17 août 2007, au large des côtes du Finistère, a eu lieu dans les eaux internationales.

 

Il estime donc, contrairement à ce qu’a jugé pour l’instant la justice française, que le procès aurait dû avoir lieu dans l’état du pavillon de l’Ocean Jasper, c’est-à-dire, les îles Kiribati. « Le pouvoir politique continue à se moquer de la justice », a lancé l’avocat face aux médias, allusion à l’insistance du président de la République de l’époque, Nicolas Sarkozy, pour que le procès ait lieu en France.


De son côté, Me Gilbert Collard, avocat d’Yvette Jobard, la veuve patron du Sokalique mort noyé après la collision, a estimé que « ce procès est l’occasion tragique de rappeler qu’il y a une justice sur la mer ».


Le commandant et le second de l’Ocean Jasper, deux marins d’Azerbaïdjan, poursuivis pour homicide involontaire, non-assistance à personne en danger et délit de fuite, sont absents. Ce qui devrait réduire la durée du procès prévu jusqu’à vendredi. En revanche, l’armateur truc, Mehmet Gomüç, poursuivi pour délit de fuite et non-assistance à personne en danger, en tant que personne morale, est présent.

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Sokalique.-La-defense-de-l-armateur-turc-va-demander-le-renvoi-du-proces_40779-2132381_actu.Htm

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Sokalique.-Le-tribunal-delibere-sur-la-demande-de-renvoi_40779-2132387------29019-aud_actu.Htm

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 12:06

ocean j

Justice lundi 12 novembre 2012

Le tribunal de Brest va juger, à partir de mardi, deux marins et l'armateur de l'Ocean Jasper. En août 2007, ce cargo avait abordé un caseyeur de Roscoff, le Sokalique, causant la mort du patron pêcheur.


Yvette Jobard, la veuve du patron du Sokalique, a attendu cinq ans ce procès. Un interminable marathon juridique. Mais mardi, il est peu probable qu'elle voie les deux marins d'Azerbaïdjan renvoyés devant le tribunal correctionnel de Brest pour avoir causé la mort de son mari.


Rafik Agaëv, 62 ans, et Aziz Mirzoyev, 41 ans, le capitaine et le second de l'Ocean Jasper, sont poursuivis pour homicide involontaire par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité, délit de fuite et non-assistance à personne en danger. La justice française a lancé un mandat d'arrêt contre eux. Sans grand espoir. Ils encourent cinq ans de prison.


Instruction accablante pour l'Ocean Jasper


Sur le banc des prévenus, il y aura quand même l'armement turc du cargo, la société Onurhan Shipping, poursuivie aussi pour homicide involontaire en tant que personne morale. Yvette Jobard retrouvera le représentant de cette société, Mehmet Gömüç. En 2008, il lui avait proposé 500 000 dollars (393 000 €) de dédommagement. Il voulait récupérer son cargo, toujours bloqué dans le port de Brest depuis l'abordage. Yvette Jobard, indignée, avait refusé cette offre. « Ces gens-là ne pensent qu'au business », dit-elle encore aujourd'hui.


L'instruction est accablante pour le capitaine et le second de l'Ocean Jasper. Le 17 août 2007, en pleine nuit, à 3 h, à environ 110 km au nord de l'île d'Ouessant, le cargo a éperonné le Sokalique.


Le caseyeur de Roscoff était doublement prioritaire : il était en action de pêche, donc peu manoeuvrant, et était à tribord (droite) par rapport à l'Ocean Jasper. Les six marins pêcheurs ont pu se réfugier sur un canot de survie. Mais le patron, Bernard Jobard, 58 ans, ne sachant pas nager, s'est noyé. Il avait quitté le bord le dernier, pour lancer un appel de détresse sur la radio VHF.


Alarme débranchée


Sur le cargo, l'alarme radar signalant la proximité d'autres navires avait été débranchée... Et contrairement à toutes les règles maritimes - et à la morale -, le cargo s'est éloigné, sans porter secours à l'équipage ni même signaler l'abordage au Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de Corsen-Ouessant. L'armateur a reconnu avoir donné pour consigne au capitaine de poursuivre sa route.


Le déroutement du cargo par les autorités françaises va être contesté lors du procès. L'abordage s'est produit dans les eaux internationales. Le procès aurait dû avoir lieu dans l'État du pavillon du navire impliqué, les Îles Kiribati, un micro-État du Pacifique. Nicolas Sarkozy, tout juste élu président de la République, avait jeté tout son poids dans l'affaire. Venu aux obsèques de Bernard Jobard, à Plouescat (Finistère), il avait promis de « tout faire » pour que le procès ait lieu en France. Cela supposait que l'État de Kiribati renonce à exercer les poursuites. Ce qu'il a fait en janvier 2008.


Le procès est prévu jusqu'au vendredi 16.


Yannick GUÉRIN.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Sokalique-le-proces-d-un-abordage-mortel-s-ouvre mardi_39382-2132028_actu.Htm


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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 08:51

injures

10 novembre 2012 

 

Hier matin, leBillabong, chalutier lorientais, a évité le pire de peu, après avoir «frotté» avec uncargo de 169m au large de Belle-Ile. Pour lepatron pêcheur, Franck Routy, cet incident est emblématique d'une impunité des gros cargos.


Joint hier après-midi par téléphone, le patron pêcheur ne décolère pas. «C'est toujours pareil: on est en mer et ils ne font pas attention à nous. Comme ils sont beaucoup plus gros, ils tracent leur route et s'en foutent». Peu avant 6h, hier, le chalutier lorientais Le Billabong (16m) et le chimiquier Purha (169m, 21personnes à bord), battant pavillon finlandais, sont entrés en collision àquelque huit miles nautiques (douze kilomètres) de Belle-Ile-en-Mer.

 

Le patron du chalutier (quatre hommes à bord), Franck Routy, raconte la scène: «On était en pêche, un cargo est arrivé en face de nous. On ne pouvait pas manoeuvrer car notre train de pêche était à l'eau. Plus on mettait de la barre, plus il venait sur nous. Il n'a pas cherché à dévier de sa route».

«Traînés pendant deux ou trois minutes»

La collision est inévitable. «Le bateau était devant nous: j'ai stoppé, battu en arrière mais trop tard. On a percuté un tiers de l'arrière du cargo et il nous a traînés comme ça pendant deux, trois minutes». Aucun blessé n'est à déplorer. L'étrave du chalutier est enfoncée mais, après un rapide passage en revue des compartiments du bateau, l'équipage constate qu'aucune voie d'eau n'est à déplorer. Le Billabong peut donc reprendre sa pêche, qu'il devait débarquer, la nuit dernière, au port de Lorient. Une banale fortune de mer, sans gravité? Pas pour Franck Routy, patron du chalutier. Ni pour lacommunauté des pêcheurs lorientais, qui avaient dénoncé l'imprudence des cargos après le drame du Père Milo, en avril dernier (*).

«Ils se croient tout permis»

Hier matin, la météo affichait «belle mer, temps clair. Rien qui justifie une collision, si ce n'est un nouveau défaut de veille de la part de ces cargos qui se croient tout permis», accuse Franck Routy. L'homme déplore également l'attitude du cargo après l'accident: «Il ne s'est pas arrêté du tout. Je l'ai appelé mais il n'a pas répondu. Ensuite, j'ai appelé leCrossa Etel, qui a mis quelques minutes avant de l'avoir.

 

Et le capitaine du chimiquier leur a affirmé qu'il n'y avait pas eu de collision! Vu le bruit que cela a fait, vu l'impact à notre bord, j'imagine qu'ils ont entendu quelque chose quand même!». Choqués après l'accident, les hommes du Billabong pensent inévitablement au pire: «On aurait aussi bien pu commencer à sombrer et là, personne ne s'inquiète, vu qu'il continue sa route comme si de rien n'était». Pour Franck Routy, cet accident est, une nouvelle fois, le signe d'un défaut de veille à bord d'un cargo. «C'est impossible autrement. Nous, on avait nos feux de pêche, il devait nous voir». Une enquête de gendarmerie a été ouverte hier, afin de déterminer précisément les circonstances de l'accident.

* Le 29 avril dernier, le chalutier avait sombré après avoir été percuté par un chimiquier turc, emportant dans son naufrage le patron pêcheur.

  • Pierre Chapin

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/collision-en-mer-le-patron-pecheur-accuse-10-11-2012-1901426.php

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 13:25

poisson

7 novembre 2012

 

La taille minimum de capture du bar est officiellement passée de 36 à 42cm pour les pêcheurs amateurs. Les pros restentà 36cm et les captures en masse continuent, au chalut ou à la bolinche.


C'est officiel, c'est acté! Interdiction de pêcher dorénavant sur nos côtes et au large un bar inférieur à 42cm! La mesure était attendue mais ne concerne que les pêcheurs de loisir qui, pour les plus exigeants d'entre eux, appliquaient déjà cette limite de taille, estimant qu'à 36cm, un bar ne s'est pas encore reproduit.

 

Les professionnels (chalut, bolinche) n'ont toujours pas accepté de rejoindre les plaisanciers sur la question. Les ligneurs professionnels ne sont pas concernés puisqu'ils travaillent dans des zones de poissons de belle taille, en général au-delà de 45cm. Pour les pêcheurs de loisir, il va falloir s'appliquer ou modifier ses lieux de pêche, au risque de rentrer encore plus souvent bredouilles à la maison. Finis les bars à peine au-dessus des 36cm ou dépassant de peu les 40. Il ne faudra garder que les plus de 42cm, une taille déjà respectable pour les pêcheurs de la côte, franchement impactés par la raréfaction de la ressource. D'après les estimations d'une enquête réalisée par Ifremer il y a quatre ans, la pêche de loisir représenterait 50% de la pression exercée sur le bar.

30 à 40% de pêche en moins

En épargnant les poissons entre 36 et 42cm, la pression de pêche pourrait ainsi diminuer de 30 à 40%, pour ce qui est de la part prélevée par les pêcheurs de loisir. Mais cette augmentation de la taille de capture suffira-t-elle àprotéger la ressource? Même Romain Verger, ligneur professionnel basé à Lanildut, habitué à travailler autour d'Ouessant, remarque, depuis six ans qu'il fait ce métier, une diminution évidente de la ressource et des tailles de poissons capturés. «Il y a six ans, nous pêchions régulièrement des bars de 2,5 à 3 kg, alors qu'aujourd'hui, les poids moyens de capture oscillent entre 2,2 et 2,3 kg». Si la diminution est manifeste au large, même son de cloche à la côte auprès des professionnels et des plaisanciers, qui peinent de plus en plus à débusquer leur poisson préféré.

 

«Cette augmentation de la taille de capture va dans le bon sens mais elle ne suffira sans doute pas à sauver une ressource qui necesse de diminuer». Romain Verger ne se dit pas très optimiste dans un horizon de quatre à cinq années. «Tant qu'on autorisera les captures à grande échelle au large (pélagiques) et à terre (bolincheurs), on peut être inquiet quant à la pérennité de la ressource en bar sur nos côtes», appuie Romain Verger, qui estime plutôt symbolique ce passage à 42cm.

Reproducteurs tapis au fond

Le ligneur professionnel évoque une autre conséquence de cette décision. «Certains plaisanciers vont changer de spots et modifier leurs techniques de pêche pourchercher un poisson toujours plus profond». C'est une tendance observée depuis quelques années. Traquer les gros reproducteurs et géniteurs qui sont tapis sur le fond, ces poissons matures qui participent activement au renouvellement du stock à la côte.

  • Stéphane Jézéquel

Vaches maigres pour les pêcheurs de loisir ?

Pas sûr que cette mesure enquiquine autant que cela les pêcheurs plaisanciers... Premièrement, en étant un poil cynique, parce que les contrôles ne devraient pas pour autant augmenter en mer et au retour de pêche. Deuxièmement, surtout, parce qu'une partie d'entre eux est déjà passée, depuis quelques années, à la maille de 42 cm. Pas de grand changement, donc, pour les pêcheurs de loisir les plus scrupuleux, qui ont appris avec le temps à débusquer les plus beaux spécimens. Les techniques de pêche s'affinent d'année en année, le niveau des pêcheurs, membres d'un club, continue de grimper.

Nouvelle génération

La nouvelle génération de pêcheurs de bar a grandi avec une raréfaction régulière de la ressource à la côte et semble avoir intégré l'importance d'une capture mesurée et respectueuse des rythmes biologiques (pas de pêche en hiver). Le développement des pratiques et des compétitions «nokill» (relâcher le poisson après l'avoir mesuré) illustre parfaitement la tendance. «Enfin, on peut annoncer et pratiquer épisodiquement le "no kill" et effectuer régulièrement des cartons sous taille», se plaignent certains pêcheurs professionnels, qui disent observer régulièrement des pratiques fluctuantes.

Quantité limitée à la «consommation familiale»

Les pêcheurs plaisanciers qui rapporteront un bar de moins de 42cm s'exposeront dorénavant à une amende, voire à d'autres complications (confiscation du matériel et du bateau) en cas de récidive. On le sait moins, mais on peut également se faire reprocher la quantité de poisson pêchée. Elle ne doit pas excéder la valeur admise pour une «consommation familiale». Il n'existe officiellement pas de limitation du nombre de bars à pêcher dans une journée, mais une jurisprudence existe concernant la notion plus ou moins élastique de «consommation familiale». Le pêcheur de loisir qui sera pris avec plusieurs dizaines de kilos de poisson à son bord (cela concerne aussi les autres espèces) pourra toujours prétexter devoir nourrir une très grande famille. Mais les agents chargés des contrôles savent très vite à quel pêcheur ils ont affaire... Le braconnage et la revente sous le manteau passent rarement inaperçus dans le milieu. Ce marché parallèle perdure et aurait tendance à augmenter avec la crise, à l'inverse des contrôles à l'étal ou en chute libre dans certaines zones oubliées du littoral.

Les pros n'ont pas suivi

*

Pour Antoine Pichon, secrétaire général du Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques qui a arbitré la question, la mesure est loin d'être symbolique.

Quelle est l'incidence réelle sur la ressource?


Elle sera difficile à mesurer mais on peut estimer qu'elle peut aider à la protection de la ressource, quand on sait que 50% des prises de bar sont réalisées par les pêcheurs de loisir. Ceux-ci devraient capturer entre 30 et 40% de poisson enmoins et, surtout, préserver desbars qui auront le temps de sereproduire au moins une fois.

Les pros suivront-ils un jour?


Le sujet est complexe, il est évidemment aussi économique. Nous n'avons pas réussi à convaincre les pêcheurs professionnels pour le moment. C'était un premier round de discussions. Il y aura peut-être, un jour, un effet d'entraînement.

Pendant que certains font des efforts, d'autres peuvent-ils continuent de taper dans les stocks sans chercher à valoriser ce poisson noble?


Il existe effectivement un problème sur la notion de repos biologique et sur la pêche au chalut lorsque le bar se rassemble pour se reproduire. La ou les deux semaines de repos qu'imposent les professionnels sont loin des deux ou trois mois qu'évoquent les scientifiques pour un véritable respect de ce repos biologique.

Et les professionnels «à la retraite» qui continuent leur activité...


C'est effectivement une problématique, que les services de l'Etat ont les moyens d'endiguer en connaissant ces «retraités» et leur matériel encore en activité.

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/bar-a-42-cm-les-amateurs-montrent-la-voie-07-11-2012-1898527.php

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 12:30

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 11:09

Gwenaël “Gwen” Pennarun est un pêcheur artisan de Sainte Marine, en Bretagne. On ne saurait dire s’il a choisi ce métier, ou si le métier l’a choisi. Petit, il accompagnait son père en mer, et cela fait maintenant 30 ans qu’il pêche le bar à la ligne, en sud Finistère.

 

Être pêcheur artisan, pour lui, c’est synonyme de liberté… enfin, ça , c’était avant. Parce qu’aujourd’hui “il faut travailler quand le poisson est là” nous dit Gwen.

 

Pour valoriser son travail et celui des autres pêcheurs artisans de la région, Gwen est président de l’association des ligneurs de la pointe de Bretagne, qui consacre son activité à mettre en avant les valeurs des ligneurs : authenticité, passion, conviction que l’on peut et que l’on doit exercer son activité professionnelle dans une logique durable et respectable.

 

Les pêcheurs ligneurs ont fait le choix d’un mode de vie en harmonie avec une nature préservée. Soutenons les!

Pêcher moins pour pêcher mieux :  aux côtés des pêcheurs artisans !

 

Pourquoi la petite pêche a-t-elle un grand avenir ?


Parce qu’aujourd’hui on pêche trop par rapport au poisson disponible, et que si l’on continue à ce rythme, d’ici 35 ans nos océans seront vides. Outre la sélectivité, la pêche artisanale se caractérise par le fait que le pêcheur est propriétaire d’un bateau et travaille dessus, il n’investit pas dans une flotte où il placerait des pêcheurs pour obtenir le meilleur rendement.


Enfin, le pêcheur artisan respecte certaines mesures de gestion de la ressource en poisson : temps d’arrêt de la pêche sur certaines zones, déclarées réserves marines, pas de pêche pendant les périodes de reproduction du poisson.

 

http://oceans.greenpeace.fr/petite-peche-a-la-rencontre-de-gwen

 


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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 11:07

 

Océans : un métier, une passion, des rencontres

Ils s’appellent Julian, Anne-Marie, Gwenn, Kirk, Guy, Luis et Mariscadora. Ils viennent de toute l’Europe. Ils ne se connaissent pas, mais ils ont pourtant un lien puissant qui les unit : une même passion, une même histoire.

 

 

Nous voulions vous les présenter. Ils sont tous pêcheurs artisans. Petits pêcheurs comme on dit.


La pêche artisanale est une pêche de petite échelle, le plus souvent côtière, aux techniques de pêche pour la plupart basées sur des engins de type dormant (casiers, palangres) et surtout à dimension humaine avec un ancrage territorial fort.


En Europe, la majorité des pêcheurs pratique cette pêche artisanale, respectueuse de l’environnement, au cœur de leur région, de leur culture.


Malheureusement, la Politique Commune de la Pêche européenne, qui réglemente leur quotidien, ne reflète pas leur méthode de pêche. Car elle est conçue avant tout pour faciliter la gestion des pêcheries industrielles.


Nous pensons qu’il est temps de rencontrer ces hommes et ces femmes. Temps de leur donner la parole, pour qu’ils nous parlent de respect et de passion.


Il est temps d’entendre les premiers concernés !

 

Sur toutes les façades maritimes d’Europe, des pêcheurs artisans pratiquent cette pêche durable.
Ils veulent aujourd’hui témoigner de leur souhait pour l’avenir des océans et pour l’avenir de leur profession aujourd’hui menacée : pêcher moins mais pêcher mieux. Pour l’avenir des océans et de leur profession.


  A très bientôt, donc, pour les portraits complets de ces petits pêcheurs, qui ont dans leurs mains un grand avenir.

 

http://oceans.greenpeace.fr/oceans-un-metier-une-passion-des-rencontres

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 11:04

 

Rendez-vous avec Guy, pêcheur par passion

Sète. Hérault, Méditerranée. Nous avons rencontré Guy Vaudo, pêcheur artisan, plongeur. Devenu pêcheur “par décision et par passion” parce que c’est plus sa vie qu’un métier comme il le dit lui même.


Dans ce portrait, Guy donne sa vision de la pêche artisanale, un “petit métier”, dont le mot-clé, pour lui, est “sélective”.

 

 

Son souhait ? Que la politique commune des pêches prenne en compte les gens qui travaillent de façon durable. Parce que pour lui, et pour de plus en plus d’autres pêcheurs, l’avenir du secteur passe par le développement et la pérennité des petits métiers, et pas de la grande pêche industrielle.


En moins d’un demi siècle, la pêche industrielle a réussi à surexploiter des populations de poissons qui étaient présentes depuis des millénaires


Sur toutes les façades maritimes d’Europe, des pêcheurs artisans pratiquent une pêche durable. Ils témoignent de leur souhait pour l’avenir des océans et pour l’avenir de leur profession aujourd’hui menacée : pêcher moins mais pêcher mieux. Pour l’avenir des océans et de leur profession.


Un vote décisif pour la Politique Commune des Pêches, au niveau européen, va se tenir dans les prochaines semaines. Cette politique a échoué à protéger les poissons, et donc les pêcheurs, ces dernières années.


Les citoyens qui ont conscience de la réalité de la pêche, doivent se mobiliser maintenant pour interpeller les députés qui les représentent, notamment pour :


- Réduire la pression de pêche pour la mettre en adéquation avec les ressources en poissons, et respecter les avis scientifiques pour la fixation des quotas et ainsi permettre le renouvellement des stocks.
- Mettre fin aux rejets en mer, et améliorer la sélectivité des techniques de pêche.

- Donner l’accès aux poissons et donc attribuer les quotas d’abord à ceux qui ont les pratiques les plus durables d’un point de vue environnemental et social.


Vous pouvez notamment signer la pétition de l’association FishFight.


En apportant votre soutien à cette campagne, votre nom sera ajouté à une lettre envoyée à la Commissaire Maria Damanaki, aux membres du Groupe de réforme de la politique commune de la pêche, et à tous les députés européens.

 

http://oceans.greenpeace.fr/rendez-vous-avec-guy-pecheur-par-passion

 

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