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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 13:40

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Les Etats-Unis ont levé la mesure excluant des contrats fédéraux la compagnie pétrolière britannique BP

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Le 28 novembre 2012, l'administration américaine avait pris des mesures contre la compagnie pétrolière britannique BP, à l'origine en 2010 de la plus vaste marée noire de l'histoire du pays. Cette dernière avait été écartée de la vente de droits d'exploration sur près de 8.100 hectares dans l'Ouest du Golfe du Mexique, sa principale région de production de pétrole.


La situation s'était répétée par deux fois les 4 janvier et 1er février 2013, pour de nouveaux contrats. Mais jeudi 13 mars, cette mesure a été levée dans le cadre d'un "accord équitable qui exige que BP améliore ses pratiques", a réagi pour sa part Craig Hooks, le responsable adjoint de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA). Un accord immédiatement applicable et valable cinq ans.


L'EPA avait expliqué sa décision d'exclure temporairement BP de nouveaux contrats fédéraux par le "manque d'intégrité professionnelle" du groupe lors de l'explosion de la plateforme Deepwater, située à 80 kilomètres au large de La Nouvelle-Orléans.

Une catastrophe écologique sans précédent

Deepwater, opérée par BP, avait explosé puis coulé en avril 2010, faisant 11 morts et engendrant la plus grosse marée de noire de l'histoire des États-Unis. Selon les estimations, ce seraient environ 780 000 m3 de pétrole qui auraient été répandus dans la nature, sur une surface de 6500 à plus de 175 000 km2. BP, qui avait plaidé coupable pour cette catastrophe écologique, avait dû payer une amende de plus de 4,5 milliards de dollars.

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BP est le principal fournisseur en carburant du Pentagone, aussi bien aux Etats-Unis qu'à l'étranger.

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Les contrats en cours n'étaient pas affectés par la décision de l'EPA, mais les exclusions de contrats fédéraux empêchaient BP d'ob- tenir notamment de nouvelles concessions d'exploration du gouvernement dans le golfe du Mexique, où le groupe assure être le principal producteur de pétrole et gaz en eaux profondes dans le cadre de baux fédéraux. Ses activités américaines comptent pour plus de 30% dans ses bénéfices avant impôts, selon son rapport financier. Les Etats-Unis comptent pour un cinquième de sa production globale de pétrole et de gaz. BP détient notamment des raffineries à Toledo dans l'Ohio (nord-est), Whiting dans l'Indiana (Midwest) ou encore à Cherry Point dans l'état de Washington (ouest).

Des pressions judiciaires de la part de BP

Au vu des pertes potentielles à venir, la compagnie avait engagé en août une action judiciaire devant un tribunal du Texas (sud) contre l'EPA. La compagnie pétrolière affirmait avoir été assez punie depuis l'explosion et l'incendie de la plate-forme Deepwater Horizon. BP demandait à la justice de lever cette interdiction "punitive, excessive, arbitraire et capricieuse" et donc de la déclarer "nulle et vide de substance".

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Le groupe réclamait aussi une indemnisation "juste" et le remboursement de ses frais d'avocats. Dans le cadre de l’accord signé jeudi, BP a accepté d'abandonner ses poursuites contre l'EPA. Il s'est aussi engagé à mettre en place des règles de sécurité, d'éthique et de gouvernance compatibles avec les pratiques standard exigées par les autorités américaines.

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Il va notamment embaucher un auditeur indépendant pendant les cinq ans de l'accord pour examiner ses pratiques.

La marée noire de 2010 a affecté pendant plusieurs trimestres les bénéfices du groupe pétrolier malgré les réserves mises de côté pour faire face à de nombreuses demandes d'indemnisations, dont un accord de 7,8 milliards de dollars conclu avec des milliers de victimes. Publié le 17-03-2014 à 12h06

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http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20140317.OBS0023/maree-noire-le-gouvernement-americain-passe-l-eponge-pour-bp.html

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 11:22

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Le projet de port de plaisance de Treffiagat-Guilvinec devient un enjeu des municipales.

 

Face au déclin de la pêche, David Chevrier, maire sortant veut aménager un port de 800 places pour un montant de 25 millions d'€. Ce projet jugé trop coûteux et impactant l'environnement suscite le débat.  A Treffiagat, deux listes de gauche s'affrontent sur le dossier du projet de port de plaisance.

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Le  maire socialiste sortant, David Chevrier propose d'aménager un port de 800 places pour un montant de  25 millions d'euros. Face à lui, Jean-Christophe Le Cloarec, à la tête d'une liste gauche plurielle remet en cause le coût d'un tel projet. D'autres, comme le collectif du Steir pointe du doigt son impact sur l'environnement. Tandis que certains évoquent une cohabitation difficile entre l'activité de la pêche et les allées et venues des futurs plaisanciers


Concrètement, David Chevrier veut aménager la vasière pour créer, grâce a des pontons 500 places supplémentaires. Celles-ci pourraient s'ajouter aux 300 mouillages existants. Une passerelle mobile pietons-vélo serait également construite a la place du pont. Selon lui, cette situation pourrait créer de l'emploi.

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Par Emilie Colin Publié le 13/03/2014 | 11:50, mis à jour le 13/03/2014 | 11:50

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http://bretagne.france3.fr/2014/03/13/polemique-autour-du-projet-de-port-de-plaisance-de-treffiagat-29-432173.html

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 11:16

oiseau mazoute

La Ligue de protection des oiseaux (LPO) a décidé de porter plainte contre le(s) responsables de la pollution marine à l'origine de l'échouage d'oiseaux marins retrouvés morts par milliers sur la côte Atlantique ces dernières semaines. Mais cette pollution pourrait être ancienne.

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Dans un communiqué diffusé jeudi, la LPO dit avoir dénombré depuis fin janvier 30 000 oiseaux échoués le long du littoral atlantique, dont 3 000 ont pu être accueillis dans des centres de sauvegarde. Selon l'association écologiste, "15% des oiseaux échoués sur le littoral atlantique ont été retrouvés mazoutés", alors que de nombreuses galettes de fioul se sont accumulées sur les plages, du Pays basque à la Bretagne.
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"Bien décidée à ce que la source de la pollution marine soit identifiée, la LPO a décidé de porter plainte contre X auprès du tribunal de Brest", écrit l'association. Selon la LPO, "le fioul semble avoir séjourné peu de temps en mer et les ana- lyses montrent que les échantillons étudiés ne correspondent à aucune pollution ayant affecté la zone au cours des dernières années: Erika, Prestige et TK Bremen".
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Plusieurs collectivités littorales ont porté plainte le mois dernier, disant soupçonner un dégazage effectué par un pétrolier au large.
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La préfecture de Loire-Atlantique a cependant indiqué le 22 février que, d'après les premières analyses, "les hydroc- arbures en cause proviennent de fonds anciens, ce qui ne valide pas à ce stade l'hypothèse d'un dégazage". La plupart des oiseaux ramassés sur les plages ont été victimes d'épuisement ou sont morts de faim à la suite des tempêtes à répétition de l'hiver. Selon la LPO, qui souligne que le bilan n'est que "provisoire", 530 oiseaux ont en outre été dénombrés en Manche sur la seule côte ouest du Cotentin et au moins 3 000 en Espagne ainsi que près de 4 500 au Royaume-Uni.
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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 10:58

ports

 

Début février, les négociations annuelles obligatoires ont débuté à DCNS.

 

Le groupe fait des bénéfices, distribuant chaque année autour de 100 millions de dividendes aux actionnaires que sont l'État français et le groupe Thales. Mais la direction n'a proposé que 0,8 % d'augmentation générale des salaires. Mi- février, la deuxième réunion s'est déroulée, après des débrayages de plusieurs centaines de personnes sur les différents sites DCNS et la signature d'une pétition intersyndicale par 6 500 personnes, sur un effectif total de 13 000 salariés. Le 27 février, la direction a proposé 1 % d'augmentation générale.


Dès lors, à Lorient, des débrayages ont été décidés à partir du lundi 3 mars. C'est dans les secteurs de production, où les salaires sont les plus faibles, qu'il y a eu le plus de mobilisation. L'annonce qu'il n'y aurait pas d'intéressement, alors qu'il était de 1 000 euros par personne ces dernières années, n'a fait que rajouter de l'huile sur le feu. Toute la semaine, en début de matinée, entre 100 et 200 salariés ont empêché, soit l'accès des voitures au site, soit l'accès aux bateaux en construction, pendant plus d'une heure.


La semaine suivante les actions ont continué, malgré la fin annoncée par la direction des négociations se soldant par une augmentation de 1,25 %. La signature des syndicats UNSA et CGC, acceptant ces miettes, n'a pas découragé près de deux cents travailleurs qui, dès 7 heures du matin mardi 11 mars, ont bloqué le pont reliant les deux rives de l'arsenal, montrant par là qu'ils n'acceptaient pas la charité.


Même si, pour l'instant, la mobilisation n'a pas été suffisante pour faire reculer la direction, un certain nombre de salariés ont tout au long du mouvement cherché à entraîner d'autres collègues dans l'action. Bon nombre restent convaincus qu'il faut se battre pour des augmentations de salaires plus importantes, au regard de ce que DCNS verse aux actionnaires.

Correspondant LO

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2380&id=29

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 14:28

algues

 

Que faire des milliers de tonnes qui polluent les plages bretonnes ?

 

Les transformer en compléments alimentaires pour le bétail, affirme la société Ulvans. Mais son procédé est contesté par les écologistes et des paysans : ils craignent que le remède conduise à ne plus se soucier de la cause des marées vertes.


Au moment où l’on ne sait plus quoi faire des algues vertes, où l’on promeut la revalorisation des déchets, le consortium d’entreprises Ulvans tombe à pic.

 

Il réunit quatre entreprises bretonnes qui transforment ces encombrantes plantes aquatiques en compléments alimentaires utilisés dans les élevages gros consommateurs d’antibiotiques, en France et ailleurs.


Olmix est le chef de file du projet lancé en 2012 avec deux de ses filiales, Melspring (nutrition végétale) et Amadéite (alimentation animale), accompagnées par deux autres entreprises bretonnes, la Sica (stockage et valorisation des algues) et PRP (engrais naturels) ainsi que l’université Bretagne sud et le CNRS de Mulhouse.


A la tête du consortium se trouve Hervé Balusson, PDG du groupe Olmix, implanté au cœur de la Bretagne, à Bréhan dans le Morbihan. « Il y a dix plages en Bretagne qui ont un souci avec les algues vertes. On met nos bateaux sur les côtes, on les pompe et le problème est réglé. »


A cause des nitrates issus de l’agriculture intensive, ces algues poussent plus vite, en plus grande quantité et sont enrichies en magnésium et calcium, des composants essentiels dans la fabrication des produits alimentaires d’Ulvans. Ils se vendent sous forme d’onguents, un mélange de concentré d’algues vertes avec de l’argile, ou de comprimés à diluer dans l’eau et la nourriture.


Ces compléments alimentaires renforcent le système immunitaire, digestif et reproductif des animaux d’élevage limitant ainsi l’usage des antibiotiques. Une opération gagnant-gagnant : le ramassage des salades de mer ne pèse plus sur le porte-monnaie des communes, Ulvans s’en charge et en fait sa matière première. Le potentiel d’exploitation est immense.


« Le marché est mondial. Partout où il y a des algues et des éleveurs, on peut être présent. » Hervé Balusson est sûr de lui, les pouvoirs publics le soutiennent. La Banque publique d’investissement aligne presque onze millions d’euros, les industriels quinze millions pour que le consortium se développe à travers le monde. Olmix est présent en Russie, au Brésil ou encore en Chine, à Qingdao, un littoral recouvert l’été dernier d’une marée verte sur 29 000km2 de côtes. Le potentiel est énorme mais le projet ne fait pas l’unanimité.


Transformer la pollution en ressource


« C’est un projet anti-écologique car leurs engins de ramassage écrasent les coquillages et les larves », estime Alain Madec. Il récolte à la main des algues brunes et rouges dans le Finistère Nord, il est aussi membre de l’association Eaux et rivières de Bretagne. Le parc naturel marin Iroise confirme dans une étude d’impact que 30 % des tellines, des petits poissons, sont tués pendant le ramassage.


Thierry Thomas de la Confédération paysanne dans les Côtes d’Armor, un des départements les plus touchés par les marées vertes, va plus loin :  

 

« Olmix, c’est le symbole de ce qu’il ne faut pas faire. On fait de la pollution une ressource, c’est-à-dire qu’on cautionne la pollution aux nitrates. On pourrait finir par considérer qu’il n’y a plus de problème, vu qu’une activité économique est basée sur des déchets. Mais que se passera-t-il si un jour il n’y a plus d’algues vertes ? Le consortium Ulvans risque de faire un chantage à l’emploi ».


Un argument que n’admet pas le PDG d’Olmix : « S’il n’y a plus de marées vertes, on les cultivera » sous serre dans des piscines couvertes ou en mer. Il affirme en fait participer à la réduction des marées vertes. Il transforme les laitues de mer en substitut aux antibiotiques dont sont abreuvés les animaux d’élevage. Il contribue au bien-être animal dans l’élevage intensif. « Il faut arrêter avec les algues vertes, on a pris ce sujet par le mauvais bout ; aujourd’hui, la Bretagne doit avancer dans un sens positif, les algues peuvent devenir une véritable filière industrielle. »


Pour Thierry Thomas, de la Confédération paysanne, revaloriser ces algues n’est pas la solution.

« Le vrai problème est qu’il y a trop de bêtes sur une surface trop petite. »


L’OPPOSITION A LA DIRECTIVE NITRATES


L’Europe souhaite limiter depuis 1991 l’apport de nitrates dans les cours d’eau, présents essentiellement dans les engrais agricoles et les déjections animales. Cela signifie changer les habitudes dans les élevages intensifs. Bruxelles a condamné la France en juin dernier pour ne pas avoir suffisamment agi contre la pollution aux nitrates.

La France a tenté de rectifier le tir avec la publication d’un décret mi-août. Pas de quoi satisfaire la Cour de justice de l’Union européenne qui demande une nouvelle condamnation dans son rapport de la mi-janvier.


La directive nitrates consiste à surveiller les cours d’eau, à définir des « zones vulnérables » où les taux de nitrates dépassent les 50 milligrammes par litre et à encadrer les pratiques agricoles afin de limiter la quantité de nitrates épandus. En France, près de 20 000 communes seraient concernées.


La FNSEA, premier syndicat agricole, considère cette réglementation comme trop contraignante. Elle vient de déposer un recours contre le découpage de ces zones vulnérables.


Julie Lallouët-Geffroy (Reporterre) vendredi 7 mars 2014

  

Lire aussi : "Le Pacte d’avenir pour la Bretagne" : on continue comme avant mais en pire.

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article5503

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 11:58
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Le porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle a participé à la désopilante aventure du nucléaire français : par exemple, ce n'est qu'une fois mis à l'eau en 1999 que nos « spécialistes » se sont aperçu qu'il fallait rallonger son pont. Un an plus tard, une hélice se brise et c'est par miracle que les hélices du vieux Foch ont pu être utilisées "provisoirement"... pendant 8 ans !

Par ailleurs, les porte-avions vont théoriquement par deux afin que l'un supplée l'autre pendant les longues périodes de maintenance. Heureusement, le jumeau du Charles-de-Gaulle n'a jamais vu le jour. Mais les autorités françaises ont essayé de le construire en coopération avec les Britanniques, opérations foireuses qui a juste servi à gaspiller des centaines de millions d'euros.

Des millions d'euros, il va peut-être en falloir énormément si la France dédommage un jour les innombrables victimes des essais nucléaires chers à Charles de Gaulle (le général, pas le bateau). On apprend d'ailleurs ces jours-ci que la radioactivité produite par la fameuse explosion aérienne Gerboise bleue, du 13 février 1960, n'a pas seulement contaminé l'Algérie, mais aussi une partie de l'Europe (sans parler des particules émises dans l'atmosphère et qui se sont diffusées tout autour de la planète).

Le journal Le Monde se demande pour sa part pourquoi la commission de la défense de l'Assemblée nationale a décidé d'auditionner des aumôniers religieux sur la dissuasion nucléaire. En réalité, on se demande bien pourquoi auditionner qui que ce soit puisque, de toute façon, ce sont les mêmes zozos (élus et militaires) qui décideront entre eux comment continuer leurs activités criminelles...

On se détendra en lisant la nouvelle « Radioactivité sans gravité », écrite par un jeune écervelé absolument incapable de comprendre la grandeur de l'arme atomique. Bravo à lui !
La Cour des comptes épingle le projet de deuxième porte-avions français
Le Monde, 11 février 2014 :
http://bit.ly/1llJyq1  
Pourquoi auditionner des aumôniers religieux sur la dissuasion nucléaire ?
Le Monde, 13 février 2014 :
http://bit.ly/1mHuswF  
Exclusif. Le document choc sur la bombe A en Algérie
Le Parisien, 14 février 2014 :
http://bit.ly/1cIqsSF  
Radioactivité sans gravité
Nouvelle de Tibal :
http://bit.ly/1bOrotM
 
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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 15:17

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Le 22 juillet 2009, Thierry Morfoisse décédait en vidant une benne d'algues vertes à Binic dans les Côtes d'Armor.

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Depuis, ses proches et les associations se battent pour faire reconnaître le lien entre la mort et l'inhalation d'hydrogène sulfuré dégagé par les algues vertes. Après le décès de Thierry Morfoisse, mort en vidant une benne d'algues vertes en juillet 2009 à Binic, ses parents avaient porté plainte contre X pour homicide involontaire, devant le tribunal de Saint-Brieuc. Mais depuis, le dossier a été transmis au Pôle Santé du palais de justice de Paris.

 

Et trois experts toxicologues, nommés par le juge d'instruction en charge du dossier, avaient conclu que Thierry Morfoisse était mort de façon naturelle. L'analyse de sang, après le décès, révélait un taux élevé d'hydrogène sulfuré, mais le rapport d'autopsie concluait à une récidive d'infarctus du myocarde.

 

Non-lieu redouté dans l'affaire Morfoisse

Les associations et les proches redoutent aujourd'hui que l'affaire soient classée et se conclue par un non-lieu avant cet été. Ils ont donc décidé de se mobiliser. Une conférence sera organisée le 10 avril prochain. Ils souhaiteraient que de nouvelles expertises soient réalisées, avec la reconstitution des conditions du décès (benne d'algues vertes, de l'eau de mer, une forte chaleur) et la mesure dans ces conditions du taux d'hydrogène sulfuré.
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Par Krystell Veillard Publié le 04/03/2014 | 12:10, mis à jour le 04/03/2014 | 12:26
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 10:41

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Le roi du Maroc vient d'acheter à la DCNS, la Direction de construction des navires et systèmes, une grosse Frégate FREMM.

 

Livrée récemment à Brest au prince Moulay pour être basée à Ksar Sghir, dans le détroit de Gibraltar, elle a coûté 6 milliards de dirhams... ou plutôt 470 millions d'euros. Elle pourra embarquer jusqu'à seize missiles surface-air Aster 15 et huit missiles Exocet MM40, en supplément bien sûr.


La DCNS appartient à l'État français mais aussi à Thales pour 35 %. Or au sein de Thales, Dassault-Aviation possède 26 %, ce qui permet à l'avionneur d'empocher des dividendes multiples, sur les navires de guerre mais aussi sur tous leurs équipements.

 

En l'occurrence, la vente de la Frégate baptisée Mohammed VI ravit les patrons de la DCNS, de Thales, de Dassault-Aviation et les actionnaires. Le monarque marocain est en effet le premier acheteur « export » de FREMM. À sa suite, les patrons de l'armement espèrent en caser d'autres au Canada, au Brésil et à l'Arabie saoudite, la marine française en ayant commandé moins que prévu.

 

Ceux qui ont beaucoup moins de raisons de se réjouir, ce sont les travailleurs et les pauvres du Maroc auxquels le pouvoir impose toujours plus d'économies au nom d'une concurrence en équipement militaire avec le pays voisin, l'Algérie. Tandis que les achats d'armement de cette dernière croissaient de 277 % entre 2008 et 2012, ils augmentaient de 1 460 % au Maroc.

 

Huit millions de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté au Maroc mais les capitalistes de l'armement, en France et aux États-Unis, réussissent à s'enrichir de leur sueur. Viviane LAFONT

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2378&id=43

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 12:17

 

  Une équipe d'intervention pendant la récupération des armes chimiques au Danemark.

 

mardi 25 février à 20h50 

Cachées depuis des décennies, les décharges d'armes chimiques sous-marines livrent un peu de leur secret grâce à cette enquête : un scandale militaire hérité de deux guerres mondiales et une véritable menace pour l'homme et pour l'environnement.
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De véritables bombes à retardement dorment au fond des mers et des océans de toute la planète. Plus d’un million de tonnes d’armes chimiques héritées des deux guerres mondiales nous menacent encore aujourd’hui. De 1917 à 1970, pour se débarrasser des stocks explosifs et hautement toxiques, les armées des grandes puissances mondiales les ont déversés dans les océans. Le contenu de ces armes, des poisons mortels encore actifs, s’échappe peu à peu dans la mer, menaçant les pêcheurs, les baigneurs, les poissons et tout l’écosystème.

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Cette enquête captivante, nourrie d’interviews et d’images d’archives passe en revue les zones à risque et montre que des solutions sont possibles pour nettoyer ces décharges. À condition que les États acceptent d’y mettre le prix.

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Entretien avec Nicolas Koutsikas

Comment vous êtes-vous intéressé au sujet des armes chimiques au fond des océans ?


Nicolas Koutsikas : J’avais connaissance depuis une quinzaine d’années de la présence d’armes chimiques en mer Baltique. Mais mon travail a réellement commencé avec la découverte, en 2009, du livre Poisons d’État du journaliste  talien Gianluca Di Feo. Cette enquête sur les armes chimiques expérimentées et mises au point sous Mussolini montre qu’une course effrénée à l’armement chimique a eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale. La paix revenue, les Alliés, ne sachant que faire de cet arsenal, ont décidé de le jeter à la mer, notamment dans l’Adriatique et en Méditerranée. Nous avons étendu nos recherches à d’autres pays : États-Unis,  Allemagne, Japon, etc.

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Avez-vous rencontré des obstacles lors de vos investigations ?

La France est le seul pays où je me suis trouvé face à un mur. Parmi les États concernés, c’est aussi l’un des seuls qui soit absent de ce documentaire. Un silence qui se remarque ! Personne n’a voulu répondre à mes questions ni m’aider. Les médecins ont par exemple refusé de me donner des explications sur les effets des armes chimiques sur l’homme. Pourtant, il existe une décharge au large de Saint-Tropez dans une fosse sous-marine. Mais cent ans après la Première Guerre mondiale et l’utilisation du gaz moutarde, personne n’est en mesure d’expliquer ce que la France a fait de son arsenal chimique. Il n’existe aucune trace.

 

Quelles peuvent être les conséquences de ces dépôts d’armes chimiques et quelles sont les solutions envisagées ?

Les conséquences sur l’environnement et sur l’homme sont difficiles à déterminer car le secret défense et la guerre froide ont empêché les recherches. Mais des chercheurs indépendants ont par exemple constaté des modifications dans l’ADN des poissons dans l’Adriatique et en mer Baltique. Pour l’heure, l’Union européenne ignore ce sujet. La priorité serait de dresser une cartographie des décharges, y compris sur terre et dans les lacs, d’évaluer les zones dangereuses pour la pêche et le tourisme, et de nettoyer certains dépôts où les bombes corrodées commencent à libérer leur poison.

 

Propos recueillis par Laure Naimsk

 

Documentaire de Nicolas Koutsikas, Eric Nadler et Bob Cohen (France 2013, 1h28mn) : mardi 25 février à 20h50

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Ce film est disponible en VOD

http://future.arte.tv/fr/armes-chimiques-sous-la-mer

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 11:23

L’écrivain morbihannais Daniel Cario vient de publier Les coiffes rouges aux Presses de la Cité.

Mêlant réalité et fiction, son roman rend hommage aux ouvrières penn-sardin « qui, en 1924, firent grève contre leur exploitation ».

La jolie Dolorès Marques

L’action se situe pendant les grèves du début du XXe siècle. Sous les ordres de contremaîtresses, les filles s’échinent à une cadence infernale, pour un salaire de misère. Parfois dures entre elles, toujours solidaires, elles n’oublient pas Claudine Gourmelen. Licenciée après les premières grèves, celle que l’on surnomme la vieille Clopine, attend son heure. Et prend, sous son aile, la jolie Dolorès Marques, attirée par l’océan comme son père Diego, un marin pêcheur espagnol marié à la rousse couturière de la rue Sainte-Hélène, Marie Le Bourhis. Douarnenez - 16 Janvier

 

http://www.ouest-france.fr/douarnenez-un-roman-sur-les-greves-de-1924-1856586

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