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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 13:21

Une délégation bretonne réclame le retrait de cinq bassins-versants du dispositif anti-nitrates. "Démarche inopportune", juge l'association.

Accompagné d'une délégation de représentants bretons, le député européen Alain Cadec (UMP) a rencontré, mercredi à Bruxelles, le directeur général de l'environnement à la Commission européenne.

 

Objectif : la sensibiliser aux progrès réalisés sur cinq des bassins versants (L'Aber Wrac'h dans le Finistère, le Guindy, l'Urne, le Gouessant et l'Arguenon dans les Côtes-d'Armor) en contentieux avec l'Union européenne pour leur teneur en nitrates, et plaider ainsi leur sortie de ce dispositif.


Délégué régional d'Eau et Rivières, Gilles Huet réagit : "La démarche de deux élus bretons à Bruxelles accompagnés de responsables agricoles, destinée à faire reculer la réglementation des épandages sur cinq bassins versants de Bretagne, est particulièrement inopportune.

 

Oui, la pollution en nitrates de ces bassins est descendue en dessous de 50 mg/l ces dernières années, même si en 2013, elle a à nouveau augmenté ! Cette amélioration est le fruit des évolutions des pratiques agricoles, des obligations réglementaires limitant les épandages d'azote sur ces bassins, et des aides publiques importantes accordées (60 millions d'euros). Le captage d'eau de Binic sur l'IC a été suspendu, obligeant les collectivités locales concernées à engager de coûteuses dépenses pour aller chercher l'eau du Gouet."


Il ajoute : "Plusieurs de ces bassins versants, notamment le Gouessant, se jettent dans la baie de Saint-Brieuc victime des marées vertes, pour lesquelles un plan d'action de 25 millions d'euros est mis en oeuvre depuis 2012.

 

Réduire ces marées vertes implique d'abaisser la pollution en nitrates, pas seulement juste en dessous de 50 mg/l, mais bien au-delà entre 10 et 20 mg/l ! Personne ne pourrait donc comprendre qu'on continue à dépenser des sommes considérables d'argent public sur les bassins à algues vertes, et qu'en même temps on revienne en arrière sur la limitation des épandages."Saint-Brieuc - 11h52

 

http://www.ouest-france.fr/algues-vertes-il-faut-aller-plus-loin-selon-eau-et-rivieres-1930914

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 11:38

Npa29

La réunion des pêcheurs du Morbihan vient de commencer à Lorient. Au regard des intempéries, ils demandent des mesures publiques.

Exonération de charges sociales, report de remboursement de prêts, aides publiques...Depuis 9 heures ce vendredi, les pêcheurs du Morbihan, réunis au port de pêche de Lorient, discutent des mesures possibles qu'ils pourraient obtenir de l'État et des collectivités publiques.

Soixante personnes

La réunion est organisée par le comité des pêches du Morbihan. Sont présents une soixantaine de  pêcheurs, de mare- yeurs, d'acheteurs sous criee, des représentants du port, du Comité des pêches mais aussi de Lorient Agglomération et des Affaires maritimes.

Pas de salaires

 Les pêcheurs n'en peuvent plus des tempêtes à répétition. Depuis le 20 décembre, certains bateaux ont travaillé trois fois moins qu'en temps normal. Cette inactivité, cause directe des intempéries répétées, colle les bateaux à quai. Les chiffres d'affaires des navires chutent et les marins ne perçoivent plus de rémunération.

Le ministre sur le pont

Le comité des pêches réclame que la pêche puisse être reconnue « victime de catastrophe naturelle ».

Hier, le ministre de la Pêche, Frédéric Cuvillier, a fait savoir qu’il allait rencontrer les pêcheurs et qu’il a « demandé à l’Énim (Établissement national des invalides de la marine, la Sécu des marins) d’étudier un étalement et un report des charges sociales ».

Lundi à Carhaix 

Lundi, c'est toute la pêche bretonne qui se réunira à Carhaix sur le même sujet. Lorient - 09h41

*

http://www.ouest-france.fr/intemperies-les-pecheurs-du-morbihan-demandent-des-aides-publiques-1930866

 

Lire aussi:

 

http://www.ouest-france.fr/intemperies-la-peche-bretonne-reunit-ses-troupes-carhaix-lundi-1928208

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 11:12

ports

La direction de STX et trois organisations syndicales (CGC, CFDT et FO) viennent d'avaliser un accord de compétitivité aux chantiers navals de Saint-Nazaire.

 

Présenté sous forme de travail gratuit au printemps dernier, il avait été mis au placard après plusieurs semaines de débrayages et douze jours de grève en juillet dernier pour les travailleurs d'un atelier.


Après cette première claque, le patron en a pris une seconde en octobre. Malgré sa campagne active en faveur des « syndicats responsables », la CGT et FO, les deux syndicats organisant la contestation à un accord de compétitivité, ont obtenu à eux deux plus de 50 % des votes sur l'ensemble de l'entreprise, dont plus de 85 % dans le collège ouvrier.

Mais, à peine deux mois plus tard, le patron est revenu à la charge avec un double chantage : sans validation syndicale d'une nouvelle mouture d'accord de compétitivité, non seulement il liquiderait une grande partie des accords d'entreprise, mais il « ne pourrait pas prendre de nouvelles commandes » !


Ne parlant plus des vingt minutes de travail gratuit, le patron de STX exige le gel pendant trois ans de la moitié des jours de RTT fabriqués dans l'année, la mise en place d'une modulation avec des semaines basses de 28 heures et hautes de 42 heures, des heures supplémentaires obligatoires, la baisse des primes de travaux...


Malgré une campagne de presse intensive et la montée de l'État au créneau, actionnaire à 33 %, pour présenter cet accord de compétitivité comme la seule voie de salut, les débrayages successifs appelés par la CGT et FO ont continué à rassembler largement.


Les signatures de la CFDT et de la CGC étant acquises (il leur est même arrivé de surenchérir sur les propositions patronales), l'accord pouvait être rendu légalement caduc par l'opposition des syndicats CGT et FO qui représentent, ensemble, plus de 50 % des voix. Mais, après toute une série de manoeuvres lui permettant d'obtenir de la direction un semblant de rhabillage de l'accord, FO a brutalement retourné sa veste et renoncé à s'y opposer.


Dans l'entreprise, cet accord est toujours aussi mal perçu, d'autant que les salaires sont toujours aussi bas et que la direction ne l'a pas attendu pour augmenter la flexibilité en alternant le chômage partiel avec des heures supplémentaires. Sans compter qu'elle explique que cet accord ne lui suffira pas et qu'il faudra faire de nouveaux sacrifices. De bonnes raisons pour que, au-delà des petits et grands renoncements syndicaux, la lutte des travailleurs continue.

Correspondant LO

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2376&id=40

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 14:18

ports

Le bateau de Condor Ferries pour Jersey devait partir ce matin à 8h. Il est bloqué à quai par 20 membres d'équipage en grève.

Le bateau de 8h de Condor Ferries est bloqué à quai par 20 membres de l’équipage en grève. Ils avaient prévenu qu’ils feraient grève sans, pour autant, préciser quand. Les 250 passagers ont donc été prévenus au dernier moment, à 7h alors qu'ils étaient déjà sur place pour l'embarquement. 

 

La très grande majorité des passagers avait un aller-retour dans la journée. Il sera remboursé par la compagnie qui ajoute à cela une réduction de 50 % sur une traversée suivante.

Pour les quelques passagers qui avaient prévu un séjour à Jersey, la compagnie offre l'hôtel à Saint-Malo.

Le départ est pour l'instant reporté à demain matin sauf si la grève maintenue ou que les conditions météos ne le permettent pas.

 

De son côté, le syndicat CGT maintien la grève jusqu’à nouvel ordre, en écho à la grève des dockers français aujourd'hui, et pour la revalorisation salariale et l'inscription à l’Enim, sécurité sociale des marins, des membres de l'équipage Condor ferries. Saint-Malo - 10h55

 

http://www.ouest-france.fr/greve-condor-ferries-le-navire-bloque-quai-jusqua-demain-1910668

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 12:38

06-05-18-chirac-clemenceau

 

Une forme de radoub s'ouvrirait ponctuellement à la déconstruction de navires. Une nouveauté à Brest, qui se consacrait à la réparation navale.

Le port de Brest envisage de déconstruire des navires. La société Guyot environnement a déjà traité plusieurs petites unités par le passé. Mais la Chambre de commerce, gestionnaire du port, avait toujours écarté la possibilité de laisser les précieuses formes de radoub à la démolition de grands navires. Cette fois, la porte s’ouvre. « Il ne faut pas se l’interdire si elle ne vient pas gêner nos activités principales », dit la CCI. Autrement dit, le cœur de métier reste la réparation navale, avec des acteurs majeurs comme Damen ou CNN-MCO.

Jeanne d'Arc et Colbert ?

Mais des créneaux pourraient être ouverts, dans la plus petite cale sèche, la forme de radoub n°1 (225 m).« Nous travaillons avec des opérateurs. Des opportunités peuvent se mettre en place », explique la CCI. La Marine nationale va prochainement attribuer l’énorme marché (19 000 t) de démolition du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc et du croiseur Colbert. Saint-Nazaire a dernièrement fait part de sa volonté de s’ouvrir également à la déconstruction. Brest - 29 Janvier

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http://www.ouest-france.fr/deconstruction-de-navires-brest-se-met-sur-les-rangs-1890077

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Commentaire: Avec guillments et conditionnel: La "Royale" qui fait la pluie et le beau temps, ne "souhaiterait pas" de déconstruction de navire, car cela impliquerait des mouvements de "ruines" dans le goulet. Et si un bateau coulait dans le goulet? Comment faire entrer et sortir les sous-marins nucléaires? Faudrait leur creuser un tunnel qui déboucherait en Baie de Douarnenez (au moins)!

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 12:06
AL FARABI INDEX-copie-1

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L'association Morglaz et la CGT des marins, réclament au gouvernement un nouveau remorqueur de haute mer pour le golfe de Gascogne.

En 2010, le gouvernement britannique décidait de stopper la surveillance du Pas-de-Calais partagée avec les Français. Du coup, l'Abeille Languedoc, affrêtée à la surveillance du golfe de Gascogne, rejoignait la zone du Pas-de-Calais. 

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"Depuis cette date, le golfe de Gascogne est démuni de tous moyens d'assistance et de remorquage" dénonce Jean-Paul Hellequin, du syndicat CGT des marins du grand ouest, et président de l'association Morglaz.

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Cette dernière a l'intention de faire pression auprès des maires, pour réclamer l'installation d'un remorqueur de haute mer dans le golfe. "Les maires sont les relais entre la population et le gouvernement. Nous sommes dans une période électorale".

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http://www.ouest-france.fr/morglaz-lassociation-souhaite-un-nouveau-remorqueur-de-haute-mer-1892927

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 11:58

greenpeace3

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L’armement à la pêche d’Intermarché, basé à Lorient, promet de ne plus pêcher au-delà de 800 m de profondeur.

La Scapêche, l’armement à la pêche d’Intermarché, basé à Lorient, vient de signer un accord avec les organisations écologistes, dont l’association Bloom, opposants à la pêche des poissons en eau profonde.

Une pêche au chalut que les écolos jugent « destructrice » des fonds marins. 

Pas au-delà de 800 m

La Scapêche, dont les chalutiers travaillent au large de l’Écosse, promet de ne plus pêcher au-delà de 800 m de profondeur.

L’armement estime que cet accord permet de « concilier la gestion des ressources, le respect des fonds, des habitats et des écosystèmes marins avec le maintien de la rentabilité de l’armement et la préservation des 257 emplois directs de la Scapêche »

Après l’Europe, le monde

L’association Bloom parle de « bonne nouvelle pour la biodiversité même si 800 m est encore trop profond par rapport à la vulnérabilité des espèces et des milieux océaniques ».

Les écologistes ne tarderont pas à faire valoir cette avancée au niveau mondial. Car la pêche au chalut en eau profonde est pratiquée dans tous les océans. Lorient - 10h36

 

http://www.ouest-france.fr/peche-compromis-entre-les-ecologistes-et-la-scapeche-de-lorient-1895545

 

Commentaire: Super ces guillemets:  « destructrice », comme si le journaliste envoyait chier ces écolos qui n'y connaissent rien!

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 14:56

shell01

 

Mers et océans sont de plus en plus fragilisés par l’effet des activités humaines.

 

Mais ils restent en-dehors du champ de la délibération collective. Pour enrayer la dégradation du plus grand écosystème terrestre, il faut commencer à y réfléchir en termes politiques. Ce sera l’objet des premières Assises écosocialistes pour la mer, samedi à Toulon.

 

La mer et les océans représentent 70% de la surface de notre planète. Mais lorsque les dirigeants de ce monde s’y intéressent, c’est généralement lorsqu’ils y découvrent de nouvelles ressources à aller piller par des forages off-shore, quand des couloirs maritimes se dégagent grâce à la fonte des glaces, pour y procéder à de la surpêche ou encore pour transporter des hydrocarbures à grands coups de marée noire.


Mais parfois, des femmes et des hommes s’intéressent à la mer comme à un écosystème vivant à connaître pour mieux le préserver. C’est le cas des nouvelles expéditions dans le Pacifique Nord, organisées pour étudier l’immense zone, équivalente à six fois la superficie de la France, parsemée de résidus de déchets. Les courants, appelés « gyres océaniques », ont transformé cet œil du cyclone en un condensé de ce que notre société consumériste produit de pire. On y trouve, jusqu’à trente mètres de profondeur, des micro-particules de plastique, du mercure, du PCB, du DDT et du Bisphénol à une concentration un million de fois plus élevée que dans le reste des océans.


Qu’en faire, comment les traiter ? Doit-on les retirer en utilisant des chaluts, peut-on les utiliser sur place ? Grâce à quels moyens, par quelle recherche et avec quels financements, sachant que cette zone est en dehors des eaux nationales et de toute zone économique, et qu’en conséquence aucun État ne s’en sent responsable ?

Cet exemple et les questions qui en découlent sont frappants. L’influence de nos modes de production et de consommation, ainsi que des décisions de politiques publiques prises sur la terre ferme, est immense pour ce bien commun de l’humanité qu’est la mer. D’elle nous tirons pourtant de nombreux services écosystémiques : stockage naturel de carbone, sel, pêche, algues, énergie, transport... Il est grand temps que le débat citoyen et la scène politique s’emparent de ce sujet.


Qu’entend-on par économie de la mer ? Comment concilier l’usage des ressources maritimes avec l’impératif écologique et le devoir de préservation ? Quelle politique pour les littoraux, les mers australes, quelle gestion des ports et du transport de marchandises ? Quid des emplois, du tourisme et des énergies maritimes renouvelables ? Comment les territoires d’outre-mer peuvent-ils devenir des laboratoires concrets de l’écosocialisme ? Quel avenir et quelle coopération pour la Méditerranée ?


Pour avancer et contribuer au débat, samedi 25 janvier, se tiendront les premières Assises écosocialistes pour la Mer à Toulon. Elles se dérouleront en deux temps, autour d’une table ronde la matin sur « La mer, nouvel horizon humain, scientifique et technique », et l’après-midi autour de la thématique « Transport maritime et relance portuaire ». A l’initiative du Parti de Gauche, y interviendront Isabelle Autissier, navigatrice, présidente du WWF France, Hervé Le Deit, chimiste, spécialiste des biotechnologies marines, Frédéric Alpozzo, secrétaire-général CGT-SNCM, Fabien Milin, Solidaires Douanes, Jean-Luc Mélenchon, député européen (GUE-NGL), des citoyens, élus et responsables politiques.


Le débat est lancé. Avec une conviction inscrite à la base du projet : dans la croissance bleue, comme dans le capitalisme vert, le problème ce n’est pas la couleur. Corinne Morel Darleux vendredi 24 janvier 2014


Source : Courriel à Reporterre


Corinne Morel Darleux est secrétaire nationale à l’écosocialisme du Parti de gauche et conseillère régionale Front de gauche en Rhône-Alpes.


Lire aussi : Le changement climatique menace la santé des océans.

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 12:48

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La France n’a toujours pas correctement transposé dans sa législation la loi européenne sur les nitrates et s’expose ainsi à de lourdes sanctions financières, a estimé jeudi l’avocat général de la Cour de justice de l’UE, Juliane Kokott.

« Cette directive (loi européenne) est très importante pour la qualité de l’eau dans l’Union européenne« , a souligné Mme Kokott dans ses conclusions. Or, a-t-elle déploré, malgré la mise en place de plusieurs plans d’actions, le nombre de communes françaises polluées ou sous la menace d’une pollution aux nitrates continue de progresser. Près de 19.000 communes françaises sont considérées comme des zones vulnérables aux nitrates. La Commission européenne a engagé des poursuite contre la France en 2012 pour non conformité à la directive de 1991 sur les nitrates, qui est contestée par plusieurs syndicats d’agriculteurs dont la FNSEA.

Une amende de plusieurs dizaines de millions d’euros

A plusieurs reprises la Commission européenne a demandé à la France de garantir  »la mise en oeuvre correcte et complète » de toutes les exigences de la directive dans les zones vulnérables polluées par les nitrates ou susceptibles de l’être. Mais la France fait la sourde oreille, a relevé Mme Kokott dans ses conclusions. Elle considère que la France n’a pas correctement transposé la directive nitrates. Elle a donc proposé de « condamner la République française aux dépens« . La Cour de justice de l’UE (CJUE) doit trancher dans les mois à venir. La France risque une amende de plusieurs dizaines de millions d’euros. Sylvaine Salliou (avec AFP)

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Publié le 16/01/2014 | 14:40, mis à jour le 16/01/2014 | 14:40

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http://bretagne.france3.fr/2014/01/16/la-france-de-nouveau-epinglee-cause-des-nitrates-396319.html

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Commentaire:  Des dizaines de millions d’euros? Rien n’est trop beau pour la Fnsea!

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 14:32

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Un récent décret supprime l’enquête publique pour la création d’élevages de moins de 2.000 porcs, contre 450 auparavant.

 

Jean-François Piquot, porte-parole de l’association Eau et Rivières de Bretagne, explique les conséquences de cet encouragement à la concentration des gros élevages au détriment des petites exploitations... et de l’environnement.

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À rebours d’exigences environnementales pourtant de plus en plus pressantes en Bretagne, cette mesure favorable aux élevages industriels marque une renonciation du gouvernement, qui accorde à l’agriculture productiviste ce que ces prédécesseurs n’avaient pas osé concéder.


Regards.fr. Contraints jusqu’à présent de faire valider l’extension ou la création de leur exploitation par une enquête environnementale dès lors qu’elle dépassait 450 porcs, les éleveurs porcins sont désormais autorisés, décret à l’appui, à cumuler jusqu’à 2.000 porcs sans être soumis à une enquête publique.

 

Quelles en seront les conséquences ? Ce décret va entrainer une concentration des élevages et des méga-élevages de porcs. Depuis vingt-cinq ans, c’est toujours la même logique qui conduit au productivisme donc à la suppression des petits élevages au profit des plus gros.


Les petits élevages sont-ils plus respectueux de l’environnement ?

Jean-François Piquot. Le respect de l’environnement est avant tout une démarche individuelle. Il existe des éleveurs respectueux de l’environnement chez les petits comme chez les gros exploitants. La question de la protection de l’environnement est différente. Elle doit par exemple prendre en compte la protection des tiers, c’est-à-dire des habitants résidant à proximité des élevages porcins. En Bretagne, on peut avoir une porcherie à cent mètres d’un tiers, alors qu’au Danemark la distance minimum est de trois cents mètres et de six cents en Hollande. Or, plus un élevage est important, plus les rejets d’ammoniaque le sont aussi. Chaque département breton rejette autant d’ammoniaque qu’une région française toute entière, et ce quelle que soit la région considérée. Par ailleurs, plus les plans d’épandage sont grands, plus il est difficile d’épandre et d’enfouir le lisier dans les vingt-quatre heures, comme il est recommandé de le faire.


Quel est l’impact des rejets d’ammoniaque sur l’environnement ?

C’est lui qui donne cette odeur très particulière au lisier. C’est donc une nuisance, mais c’est aussi un vrai problème environnemental car l’ammoniaque dans l’air retombe sous forme d’azote, c’est-à-dire sous forme de nitrate sur les sols.


Nitrates qui polluent les nappes phréatiques…

Le problème, ce n’est pas tant les nappes phréatiques que les eaux superficielles. Les autres régions françaises dépendent aux trois quarts des nappes phréatiques pour produire de l’eau potable. La Bretagne dépend à 86% des eaux superficielles, c’est-à-dire des rivières et des barrages. Or, une eau superficielle se pollue plus rapidement qu’une nappe phréatique. Par ailleurs, le décret ne prévoit pas de restriction pour l’installation de grosses porcheries sur les bassins versants à algues vertes, comme celui de la baie de Saint-Brieuc, alors que tous les scientifiques s’accordent à dire qu’il faut privilégier l’élevage extensif et non intensif si l’on veut éradiquer les algues vertes en Bretagne.


Quel est le lien entre élevages porcins et algues vertes ?

Ces algues sont le signe visible de la pollution invisible par les nitrates dans les eaux bretonnes. À l’état de putréfaction, elles dégagent un gaz mortel. Depuis la mort d’un cheval, intoxiqué, sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, on ramasse les algues vertes partout où c’est possible, et cela coûte très cher. Mais on pourrait aussi parler des algues bleues, les cyanobactéries, générées par un taux élevé de phosphore dans l’eau. Or, en Bretagne, 80% du phosphore et 85% des nitrates sont d’origine agricole.


Et qu’en est-il de l’eau destinée à la consommation alimentaire ?

Selon la législation européenne, on ne peut pas distribuer au robinet une eau qui contient plus de 50mg de nitrates au litre, c’est aussi la norme pour faire de l’eau potable à partir de l’eau superficielle. En 2001 et en 2007, la France a été condamnée pour ne pas avoir respecté ces normes et elle a dû fermer à toute vitesse cinq captages très importants en Bretagne !


De quel poids pesait l’enquête publique, tant décriée par les éleveurs, dans la décision d’accorder ou pas une autorisation pour la création ou l’expansion d’un élevage porcins ?

Le taux de refus d’extension ou de création d’élevage en Bretagne est de moins de 1%. L’enquête publique permettait surtout d’améliorer les dossiers présentés, notamment sur les questions de protection des tiers et de l’environnement. Les habitants des zones concernées pouvaient se rendre en mairie pour consulter le projet et donner leur avis, ils avaient un droit de regard sur l’aménagement de leur territoire. Aujourd’hui, c’est la démocratie participative qui est totalement bafouée. La simplification administrative oublie que l’agriculture dépend de la qualité des sols, de l’air et des eaux. De fait, aujourd’hui on ne considère pas ces trois éléments comme faisant partie intégrante de l’agriculture, mais comme des contraintes environnementales.


Selon vous, qu’est ce qui a motivé cette décision ?

En l’espace de trois ans, on a relevé les seuils d’autorisation pour les élevages des vaches laitières, des porcs et des volailles. Dans les trois cas, ces mesures bénéficient surtout à l’industrie agroalimentaire. Ce qui est étonnant, c’est qu’ en 2010, un projet de relèvement des seuils présenté par la droite a été repoussé sous la pression des députés PS, et notamment des députés socialistes bretons devenus aujourd’hui ministres. Ce que l’assemblée nationale a refusé sous une majorité de droite, un décret signé par un ministre socialiste a réussi à l’obtenir !


Quelles autres pistes auraient pu être privilégiées pour sauver la filière porcine ?

On pouvait choisir d’encourager les élevages de porcs sur paille, de porcs en plein air ou de porcs bio, c’est-à-dire des filières dans lesquelles les éleveurs peuvent vivre de leur travail, plutôt que de renforcer la production de porc industriel issue de porcheries hors-sol. Si, en Bretagne, chacun est prêt à reconnaître que l’on transforme l’élevage en industrie, pourquoi ne prend-on pas les mêmes mesures de protection de l’environnement pour ces porcheries que pour les industries ?


Quelles actions envisagez-vous dans les semaines à venir ?

Nous allons étudier le décret et les arrêtés techniques qui viennent de paraître et voir si l’on peut juridiquement aller devant le Conseil d’État. Il est certain que nous saisirons la Commission européenne, dont je rappelle qu’elle va juger l’État français dans le trimestre qui vient pour sa mauvaise application de la directive nitrates. La France peut s’attendre à une condamnation dans les prochains mois.

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Entretien, par Sophie Courval| 14 janvier 2014
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