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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 10:39

algues


En 2013, le tonnage d'algues vertes ramassées sur les plages bretonnes a été le plus bas enregistré lors de ces douze dernières années. Pourtant, un rapport officiel parle de prolifération. Explications.

 

« D'importants développements d'algues touchent de nombreux secteurs côtiers sans qu'une diminution puisse être observée ces dernières années ». D'entrée, le rapport du Commissariat général au développement durable (CGDD) douche un peu les espoirs que pouvaient susciter les faibles tonnages d'algues vertes ramassées l'été dernier sur les plages bretonnes (Le Télégramme du 24 septembre 2013).


Certes, cette étude (*) vise aussi bien les macro-algues (principalement les ulves) qui produisent les marées vertes, que les algues microscopiques (le phytoplancton), à l'origine des eaux colorées constatées épisodiquement sur les côtes (lire ci-dessous). De plus, cette étude s'intéresse à l'ensemble du littoral métropolitain et non uniquement au rivage breton.

Plus une exclusivité bretonne
Mais le résultat des travaux du commissariat, remis au ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie n'incite pas à l'optimisme. D'ailleurs, le 12 septembre dernier, en sortant du comité régional « Algues vertes », Patrick Strzoda, le préfet de région, s'était gardé de tout triomphalisme en parlant d'un bon bilan 2013 « dû essen-tiellement aux conditions météorologiques marquées par un printemps froid et un été tardif ».


Que dit ce rapport ? Il rappelle tout d'abord que si « les premières marées vertes sont apparues dans les baies des Côtes-d'Armor, au début des années 70 », la Bretagne n'en a plus aujourd'hui l'exclusivité car « de nouvelles plages sont touchées dans le Calvados, dans les havres du Cotentin, sur le littoral de Loire-Atlantique, quelques secteurs de Vendée, dont Noirmoutier, et sur les îles de Ré et Oléron ».  Un premier constat qui n'est pas forcément une conso-lation d'autant que les marées vertes touchent aujourd'hui de nombreux territoires bretons : l'estuaire de la Rance, les baies de Saint-Brieuc et Lannion, le Léon, la rade de Brest, les baies de Douarnenez et de la Forêt, la rade de Lorient, la ria d'Etel et le golfe du Morbihan.

Un coût de 1,7 M€ en 2012
« En 2012, 51 plages et 33 vasières d'estuaire étaient concernées en Bretagne et le nombre de secteurs touchés augmente depuis une quinzaine d'années, ce qui n'est, en revanche, pas le cas de la surface de plages recouvertes, qui varie entre 1.500 et plus de 4.000 hectares, selon les années », note encore l'étude.


Selon le CGDD, qui cite des chiffres du Centre d'étude et de valorisation des algues, entre 50.000 et 100.000 m³ d'algues sont ramassés et traités annuellement par les collectivités territoriales concernées pour un coût total d'environ 1,7 M€ en 2012 (20 € par m³).« Les nombreuses actions entreprises en Bretagne ont permis de faire diminuer significativement les concentrations en nitrates des cours d'eau qui restent cependant encore trop élevées pour limiter les marées vertes », reconnaît le CGDD. 14 janvier 2014

* « Le point sur les proliférations d'algues sur les côtes métropolitaines, observation et statistiques », nº180, janvier 2014.

Algues vertes : tous nos articles 

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/algues-vertes-un-ete-trompeur-sur-la-realite-de-la-situation-14-01-2014-2366907.php

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 11:55

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*

 

Aux États-Unis, une vidéo intitulée « Fukushima radiation hits San Francisco? » qui a été postée sur YouTube pendant le réveillon de Noël, et dans laquelle on voit un homme inconnu mesurer le rayonnement nucléaire en utilisant un compteur Geiger, a jeté le trouble. Le film dure environ sept minutes et le rayonnement atteint parfois de plus de 150 CPM (‘count per minute’), jusqu'à cinq fois le niveau normal. Les images ont été prises à Pacifica State Beach, une ville côtière à environ 30 minutes en voiture du centre-ville de San Francisco.


La vidéo a été vue 600.000 fois et beaucoup de gens craignent que les déchets nucléaires qui ont été emportés en mer lorsque la centrale nucléaire de Fukushima a été frappée par le tremblement de terre et le tsunami qui se sont produits en mars 2011 au Japon, aient atteint la Côte Ouest des États-Unis. Dans le commentaire qui accompagne la vidéo, l’auteur indique que cela fait deux ans qu’il mesure le rayonnement sur les plages locales et que rien n’explique cette hausse soudaine.

 

Les grands médias ont été remarquablement silencieux concernant cet incident. Les grands titres de la presse américaine, dont le Wall Street Journal et le New York Times, mais aussi les chaînes telles que CNN et CNBC, ne l’ont absolument pas mentionné.

 

Les représentants des gouvernements locaux ont commencé à effectuer de nouveaux tests lorsque la vidéo est devenue virale, et ils ont annoncé qu’ils n’avaient pas constaté que le rayonnement avait atteint un niveau dangereux. Dans le journal local The Half Moon Bay Review, Dean Peterson, le directeur du système de santé local, a admis que le rayonnement avait atteint cinq fois la valeur normale à certains endroits, mais il a affirmé qu'il n'y avait pas de danger pour le public. «Ce n'est pas quelque chose que nous considérons être un danger immédiat pour la santé publique. Il est même aucune indication que ceci pourrait provenir de Fukushima », a-t-il dit.

 

Un rapport d'experts indépendants a conclu mercredi que le rayonnement, qui est désormais 14 fois plus élevé que la normale, n'est pas causé par la fusion du réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, sans parvenir à préciser la cause possible de cette hausse de la radioactivité ambiante.

 

« Cela ne veut pas dire que tout va bien. Vous ne voudriez pas laisser votre bébé jouer dans un tel environnement. Tout ce que nous disons, c’est que cette radioactivité ne vient pas de Fukushima », a déclaré Dan Sythe, le CEO de International Medcom, qui s’est rendu neuf fois au Japon pour mesurer les radiations depuis l’accident de la centrale de Fukushima. Ses analyses montrent que la radioactivité de la plage Pacifica ne provient pas du matériau fissile utilisé au Japon, le cesium-137, mais plutôt du radium et du thorium.

 

The Examiner note que la décontamination de la centrale nucléaire de Fukushima devrait prendre jusqu'à trente ans et coûter 125 milliards de dollars (environ 100 milliards d’euros) et que, à cet égard, il n'est pas normal que les médias traditionnels n’attirent pas l’attention sur l’impact que cela pourrait avoir sur ​​la côte ouest américaine.

 

Russia Today a rapporté plus tôt, sur la base d'un rapport de Reuters, que des sans-domicile-fixe avaient été recrutés pour faire ce que le journal qualifie de « travail le moins attrayant du monde industrialisé » : le nettoyage du site de la centrale nucléaire de Fukushima. Sur le site TheTruthwins.com, Michael Snyder a réuni 36 signes que les médias «mentent sur la façon dont la radioactivité de Fukushima affecte la côte ouest des États-Unis ». La liste complète est ici, mais on note certains éléments remarquables :

 

✓ 70 marins de l'USS Ronald Reagan, qui ont été envoyés en mission humanitaire au lendemain de la catastrophe dans la région touchée, ont développé des maladies graves, telles que le cancer des testicules, cancer de la thyroïde, leucémie, des hémorragies chroniques de l’utérus, et des tumeurs du cerveau à la suite de leur exposition aux radiations nucléaires de Fukushima.

 

✓ En Mars, l'Associated Press a rapporté que plus de 45% de tous les bébés phoques nés en Juin 2012 dans la zone entre San Diego et Santa Barbara (300 km de long) étaient morts (alors que seulement un tiers meurt d'habitude), et que les bébés phoques qui avaient survécu présentaient une insuffisance pondérale.

 

✓ En Juin 2012, la National Academy of Sciences a publié un rapport choquant qui indique que le thon rouge a transporté des matières nucléaires du Japon à la Californie.

 

✓ Dès 2012, le Vancouver Sun a rapporté que du césium-137 - un isotope radioactif instable de césium - a été trouvé dans un pourcentage très élevé des poissons que le Japon vend au Canada: 73% des maquereaux, 93% des thons et 92% des sardines. (L’article a depuis été supprimé par le journal).

 

✓ Cenk Uygur, un ex-présentateur de,la chaîne américaine MSNBC, a affirmé qu’il avait été invité par son employeur à ne pas informer son public des dangers posés par la fusion du réacteur à Fukusima « parce que ceux qui ont le pouvoir à Washington » ne le voyaient pas d’un bon oeil.

 

✓ En Juillet, Masao Yoshide, qui avait dirigé les équipes pour résoudre les problèmes de la centrale nucléaire de Fukushima à la suite de la catastrophe, est mort à l'âge de 58 ans, des suites d’un cancer de l’œsophage. L'exploitant de la centrale, TEPCO (Tokyo Electric Power Co.), a indiqué que sa maladie n’avait aucun lien avec son exposition aux radiations de la centrale nucléaire. 

 

S’il apparait que la Côte Ouest des États-Unis est contaminée, cela pourrait entraîner une catastrophe économique, et une possible migration. La Californie, l'État de Washington et la Colombie-Britannique au Canada sont des ‘economic powerhouses' où sont situées les métropoles de San Diego, Los Angeles, San Francisco, Seattle et Vancouver. Les dommages potentiels pour l'économie en général et pour les secteur de l’agro-alimentaire, du tourisme et de l'immobilier en particulier, seraient incalculables. La valeur totale de l’immobilier de la seule Californie a été estimée en 2010 à 4.400 milliards de dollars.

 

Mais jusqu'ici, il n’en est pas encore question. Comme pour le cas du réchauffement climatique, pour chaque rapport scientifique sur les conséquences catastrophiques de la catastrophe de Fukushima, on trouve également un rapport qui affirme exactement le contraire…

 

http://www.express.be/joker/fr/platdujour/comment-expliquer-le-silence-des-medias-traditionnels-concernant-ce-qui-se-passe-sur-la-cote-ouest-des-etats-unis/200782.htm

 

 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 12:35

amiante

Le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Brest a rendu, hier, un délibéré attendu, en ne prononçant pas la faute inexcusable des armateurs de navires marchands ayant exposé des marins aux méfaits de l'amiante. En novembre dernier, ce même tribunal avait dû examiner cette requête formée pour trois marins malades d'amiante, portés par l'Association départementale de défense des victimes de l'amiante (Addeva).

 

Il s'agissait de faire reconnaître cette qualification, importante pour la détermination de la rente, dans le dernier domaine d'activité jusque lors épargné par la faute inexcusable de l'employeur. Mais le juge brestois n'a pas suivi les conclusions de l'avocat des malades comme il n'a pas non plus suivi les conclusions du plaideur de l'Établissement national des invalides de la Marine (Enim) qui demandait que la compétence du juge administratif soit retenue aux dépens du juge civil. Si l'effet des avocats de l'Enim a échoué, le juge du Tass a estimé de la même manière que la faute inexcusable ne pouvait être retenue dans le cadre de ces trois dossiers.

Appel immédiat

« Un sale coup », peste Gérard Fréchou, président de l'Addeva avant que Me Quinquis, son avocat, ne vole à son secours. « À ce que je crois savoir, nous n'avons pas perdu en droit mais sur les faits. Manifestement, les dossiers n'étaient pas assez étayés pour établir la faute. C'est à nous de continuer à produire des témoignages pour y parvenir ». Rien n'est perdu, assure-t-il. La cour d'appel le confirmera ou l'infirmera. Mais avant, dès le 28 janvier, un autre dossier de la marine marchande où la Pen-ar-Bed est citée, sera audiencé. « Nous en avons 50 en attente », garantit Gérard Fréchou.

  • Steven Le Roy 11 janvier 2014

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/amiante-les-marins-de-la-marchande-deboutes-11-01-2014-2363966.php

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 12:31
Guilvinec

 

En dépit des efforts de la CCI pour attirer des bateaux extérieurs, les criées du sud-Finistère enregistrent une nouvelle baisse d'activité. Une baisse qui devrait se poursuivre cette année.

 

Elle a perdu près de 2.300 emplois ces dernières années selon la chambre de commerce et d'industrie. La filière pêche continue à s'effriter en Cornouaille, représentant 5.700 emplois, contre 8.000 il y a encore trois ans. La conséquence directe de la baisse régulière des tonnages débarqués sous les criées. En 2013, leur activité a été réduite de près de 2 % en valeur et de 2,72 % en tonnage.La conséquence mathématique du départ d'une petite dizaine de navires hauturiers, vendus pour l'essentiel à des armements espagnols en 2013.Également de la mise en place des quotas de pêche individuels sur l'églefin et le cabillaud dont les débarquements ont reculé respectivement de 32 % et de 41 %. Une évolution loin d'être négligeable, s'agissant de la quatrième et de la cinquième espèce débarquées, en valeur.


Nouvelles ventes de hauturiers à venir

La courbe ne devrait d'ailleurs pas se redresser l'an prochain. Et pour cause : une dizaine de navires hauturiers devraient à nouveau quitter la flottille cornouaillaise dans les mêmes circonstances.Des unités vendues par des patrons-armateurs en fin de carrière. « C'est énorme sur une flottille de 74 bateaux », admet Christophe Hamel, le directeur des criées à la chambre de commerce et d'industrie.Pierrick Joncour, le vice-président de la chambre consulaire, armateur et mareyeur à Saint-Guénolé, n'en finit pas de tirer la sonnette d'alarme : « Je ne suis pas pessimiste, je suis réaliste », lance-t-il avec son habituel franc-parler.

Séduire les bateaux extérieurs

La situation n'est pas nouvelle pour Jean-François Garrec. Le président de la CCI, qui a pris le problème à bras-le-corps, annonce qu'il s'apprête à alerter les banquiers. Il espère pouvoir permettre aux armements de récupérer des fonds d'investissement. « On ne peut pas rester inactif », martèle-t-il.En octobre, à Vigo, en Espagne, il emmenait une délégation pour attirer de nouveaux armements dans les ports cornouaillais. Français extérieurs à la Cornouaille, franco-espagnols, espagnols ou anglais sont ainsi chaque année plus nombreux à vendre leur pêche en Cornouaille. Ils représentent près de 1.000 tonnes de poisson.

 

« L'objectif est d'aller chercher les 5.000 tonnes », poursuit le président de la CCI pour qui cet apport est destiné « à arrêter l'hémorragie » d'emplois. Une baisse d'activité qui conduit nécessairement à une rationalisation du fonctionnement des criées. Après avoir notamment réorganisé la production de glace, la CCI travaille à la mutualisation du traitement administratif des ventes et réorganise ses installations pour réduire les frais généraux.Des mesures d'économie doublées d'investissements qui, cette année encore, seront de l'ordre de 6 millions d'euros. Une manière de rendre les ports attractifs et de retrouver l'équilibre financier perdu de longue date. L'exercice en cours s'achèvera sur un déficit de près d'un demi million d'euros.

 

 Jean Le Borgne 11 janvier 2014 à 10h57

 

http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/peche-des-mesures-pour-enrayer-le-declin-11-01-2014-2364425.php

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 13:02

surpeche

Accusé de pêche illégale, un navire russe est bloqué depuis six jours dans le port de Dakar.
Les autorités sénégalaises, longtemps passives dans ce domaine, veulent faire de cette arrestation un exemple, afin de dissuader d'autres pilleurs de ressources naturelles. L'affaire de l'arraisonnement pour pêche illégale du navire russe Oleg-Naïdenov à 46 miles de la Guinée-Bissau par les militaires sénégalais "prend de l'ampleur", affirme le quotidien russe en ligne Gazeta.ru. L'opération du 4 janvier s'est déroulée avec violence, raconte le titre. Le capitaine Vladimir Mantorov et un membre de l'équipage – composé de 62 Russes et de 23 Bissau-Guinéens – auraient été blessés lors de l'intervention du commando équipé d'armes automatiques. Le navire se trouve actuellement à quai au sein de la base militaire de Dakar. Le ministre de la Pêche du Sénégal, Ali Haïdar, veut saisir la cargaison et infliger une amende de 610 000 euros aux pêcheurs.

"Aucun mouvement perceptible du côté des autorités"

De son côté, la Russie, par la voix du responsable de la communication de l'Agence nationale de pêche russe, Alexandre Savelev, proteste. Savelev argue que l'intervention s'est déroulée sans explication, que le navire pêchait dans la zone économique exclusive de Guinée-Bissau et qu'il avait pour cela une licence, explique le quotidien Izvestia.

D'après ce dernier, le capitaine aurait besoin de soins médicaux mais il n'est pas autorisé à sortir du navire. Les marins français auraient donné aux marins arraisonnés 30 000 litres d'eau potable, et les ouvriers du port auraient promis de débarrasser le navire de ses ordures, mais, du côté des autorités, "aucun mouvement n'est perceptible". Le 7 janvier, le ministre des Affaires étrangères du Sénégal Manker Ndiaye a pourtant assuré que "le gouvernement sénégalais dévoilerait très prochainement sa décision concernant les raisons de l'arraisonnement du navire russe".

Pendant ce temps, la Russie a introduit un troisième acteur dans le conflit : Greenpeace. Comme le rapporte Gazeta.ru, ce pays a accusé l'association écologique, qui entretient avec Moscou des rapports tendus depuis l'affaire de l'Arctic Sunrise et l'arrestation de son équipage par les autorités russes, d'avoir fait du lobbying auprès des autorités sénégalaises pour arrêter le navire. "L'armée d'un pays souverain agit sur ordre de Greenpeace", a déclaré Alexandre Savelev. L'association dément catégoriquement toute influence dans la décision de Dakar. Greenpeace rappelle néanmoins que le navire russe a déjà été interpellé en situation illégale en 2012 dans la zone d'exclusion économique sénégalaise.

"Ils sont venus pour appauvrir les populations"


Aux quatre coins de l'Afrique, des gouvernements affichent de plus en plus leur volonté de reprendre la main sur la gestion de leurs ressources, souvent exploitées légalement ou illégalement par des compagnies étrangères. "Si les responsables de ces navires se rendent compte qu'au Sénégal ils peuvent se 'payer' des amendes de près d'un milliard de francs CFA [1 500 000 euros], ils ne vont plus s'amuser à venir pêcher au Sénégal, qui a tous les partenaires de son côté pour mettre dehors ces bateaux pirates russes'', a insisté Fatou Niang, vice-présidente du Groupement des armateurs et industriels de la pêche du Sénégal (Gaipes), dont les propos ont été rapportés par l'Agence de presse sénégalaise (APS), cités par Senenews.com.

"Ce navire qui a un équipage de 70 personnes n'est pas venu au Sénégal pour rigoler. Ils ne sont pas là pour pêcher 70 tonnes de poisson par jour. Ils sont venus pour appauvrir les populations." Le secteur de la pêche fait vivre plus de 600 000 personnes au Sénégal. Les pêcheurs en pirogue sont obligés de se rendre de plus en plus au large pour trouver du poisson.  
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Courrier international Laurence Habay et Sébastien Hervieux 9 janvier 2014
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http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2014/01/09/mauvaise-peche-au-large-de-dakar
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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 12:05

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Coup dur pour l’enquête sur le naufrage du Bugaled-Breizh qui fît cinq victimes le 15 janvier 2004, en Manche. La chambre d’appel de Rennes a rejeté, le 16 décembre dernier, la demande d’appel formulée par les parties civiles. Appel qui visait à contrer la position des juges qui avaient fait part, en juillet dernier, de leur souhait de clore leur enquête.


L'appel du non-lieu encore possible
Ceci ne signifie pas pour autant la fin judiciaire de l’affaire mais la bataille s’annonce ardue pour les parties civiles. Me Bergot, principal avocat des familles des victimes, reste offensif: «C’est un non-lieu qui se profile mais il nous sera possible de refaire appel de cette décision une fois celui-ci prononcé : avec les parties civiles que je représente, nous ferons bien sûr cette démarche et nous irons défendre alors notre position devant la Chambre d’instruction rennaise».


Les parties civiles déterminées
Pour Me Tricaud, l'avocat de Thierry Le Métayer, fils du mécanicien du Bugaled-Breizh, « ce qui est très grave, c’est que le président Le Saint écrit qu’il n’est pas certain que ce soit un sous-marin qui est responsable du drame (le jour du naufrage, des exercices militaires de l’Otan et de la Royal Navy se tenaient dans la zone du naufrage et une autre hypothèse implique la responsabilité d’un sous-marin américain espion, ndlr). C’est une régression dans l’enquête. Mais nous retournerons en appel avec nos arguments". 8 janvier 2014 à 21h26 Pascal Bodéré

 

Bugaled-Breizh : toutes nos infos

 

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/leguilvinec/leguilvinec/bugaled-breizh-l-appel-des-familles-rejete-par-la-cour-08-01-2014-2361599.php


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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 14:23

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C'est un autre dommage de la tempête. Profitant du très mauvais temps, les cargos sont plus nombreux à dégazer au large de la Bretagne. La mer démontée ayant vite fait de disloquer les traces.

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Le nombre d'oiseaux mazoutés retrouvés à la côte est un indicateur qui ne trompe pas. Depuis Noël, le nombre d'oiseaux morts mazoutés ou très mal en point a explosé autour de la pointe bretonne. Dans les Côtes-d'Armor, la station LPO de l'Ile Grande (Pleumeur-Bodou) a accueilli en trois semaines le nombre d'oiseaux mazoutés habituellement récupérés en une année! « Avec 44 oiseaux mazoutés depuis Noël (dix autres arrivent ce matin du Morbihan), notre centre de soins est bien sollicité », explique Gilles Bentz qui pointe clairement du doigt les mauvaises conditions météo incitant les cargos à dégazer.Le spécialiste observe que la traque des bateaux pollueurs a fait considérablement baisser le nombre d'oiseaux mazoutés depuis 2000. Mais à chaque période de mauvais temps, la tendance s'inverse.
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Pas que volontaire
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Pour l'ancien commandant de marine marchande Alain Jégu, secrétaire général de l'association française des capitaines de navires, le mauvais temps ravive les mauvaises habitudes, surtout à bord des plus petites unités. « C'est plus difficile d'ouvrir les vannes sur les plus gros cargos dont les registres et les quantités de boues d'hydrocarbures sont très surveillés ». « Sur les plus petits, la pratique persiste, les traces ne restant pas longtemps dans une mer formée ».D'ailleurs, au plus fort des coups de tabac, on se doute que les avions sont moins nombreux à patrouiller. Alors pour se débarrasser d'un fond de cale ou de caisse bien encombrant ou pour solder un ennui technique, certains n'hésitent pas à purger dans la tempête.Le mauvais temps et les coups de boutoir sur la coque peuvent aussi être à l'origine de difficultés techniques, comme d'une vanne bloquée en position ouverte. La vanne trois voies des séparateurs à eau mazouteuse peut ainsi dysfonctionner, en toute bonne foi.
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Calme meurtrier
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Malheureusement, ces nappes fractionnées par le mauvais temps deviennent de redoutables pièges pour les oiseaux de mer. Epuisés par les coups de vent successifs où ils peinent à trouver leur nourriture et dépensent un maximum d'énergie à rester à la surface, ces oiseaux, pensent trouver dans ces surfaces calmées par les irisations (les hydrocarbures figent la surface de l'eau) une zone de répit. Mais couvertes de pétrole, leurs plumes perdent de leur étanchéité.Les équipages qui traquent ces navires pollueurs reconnaissent que la recherche de preuves s'avère largement plus délicate par mauvais temps. Etablir devant un tribunal qu'une irisation correspond bien à un navire suspecté n'est déjà pas une mince affaire par beau temps, belle mer.   Stéphane Jézéquel 8 janvier 2014 à 13h56

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La traque sans relâche des patrouilles de surveillance

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Du côté de l'action de l'État en mer pilotée par le préfet maritime, « on table sur une efficacité du dispositif de surveillance dans la durée ».« Les constatations de pollution ont été diminuées par dix depuis la tenue des grands procès brestois », résume Lionel Delort, porte-parole du préfet maritime de l'Atlantique. « Un avion des Douanes est déployé en Manche ou Atlantique quotidiennement, avec une mission sur deux dédiée à la lutte contre la pollution. Et je peux vous assurer que les vols ne sont pas systématiquement suspendus par mauvais temps ! ».Les pilotes d'aéronefs de la Marine (Falcon, Atlantique et hélicoptères) sont également formés et habilités à constater ces pollutions en mer. « Nos équipages sont suffisamment aguerris pour travailler au coeur de l'hiver. La constatation est plus difficile par mer formée mais est loin d'être impossible, grâce notamment aux systèmes qui permettent de prouver les rejets immédiats du navire (différentiels de température) ».Il faut ajouter à cette surveillance régulière le balayage des satellites d'observation qui permettent de diriger les aéronefs pour relier les traces de pollution aux navires émetteurs.Mais comment contrer la détection des aéronefs de surveillance par les cargos qui, pour les mieux équipés d'entre-eux, sont aujourd'hui capables de suivre sur leurs écrans la ronde des appareils de surveillance ?

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/pollution-les-cargos-profitent-de-la-tempete-08-01-2014-2360794.php

 

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 13:17
marcassins

 

50 000 à 100 000 m3 d’algues vertes sont ramassées et traitées par an par les collectivités pour un coût de 1,7 million d’euros en 2012.

Le nombre de secteurs touchés par les algues vertes augmente depuis quinze ans, mais les surfaces de plages concernées, malgré de fortes variations entre les années (1 500 à 4 000 ha), n’évoluent pas selon une tendance particulière.

 

C’est pour faire « le point sur les « proliférations d’algues sur les côtes métropolitaines » qu’un document de quatre pages vient d’être édité par le ministère de l’Ecologie. Quatre pages à visées synthétique et pédagogique, qui distinguent bien les « algues vertes » (des macro-algues comme les ulves retrouvées en Bretagne) des algues microscopiques, « phytoplancton » qui colore parfois les eaux.

54 à 90 % de l’azote apporté par les eaux serait d’origine agricole

Les estimations actuelles portent à 560 000 tonnes par an le flux moyen d’azote lié aux nitrates qui arrive au littoral via les cours d’eau, entre 1999 et 2011. 260 000 tonnes seraient également apportées par les retombées atmosphériques. Les flux de phosphore, rapporte le document, sont évalués à 21 000 tonnes par an. Et ont été divisés par quatre entre 1999 et 2005 grâce à la mise aux normes des stations d’épuration. 54 à 90 % de l’azote apporté par les eaux serait d’origine agricole selon les années et les bassins hydrographiques, et le phosphore agricole apporté par les eaux représenterait 30 à 50 % des apports.

 

http://www.ouest-france.fr/proliferation-dalgues-les-chiffres-du-ministere-de-lecologie-1836555

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 15:22

 

Ils sont déjà près de 200 à avoir signé le « Pacte pour le maintien de la petite pêche à Concarneau », lancé par des marins-pêcheurs sur Internet. Elle avance des propositions, comme la création d'une société d'économie mixte.

« Pierre Maille, président du conseil général du Finistère : agissez maintenant pour le maintien de la petite pêche à Concarneau ! ». C'est le nom d'une pétition qui vient d'être lancée sur la plateforme en ligne change.org. Elle prend la forme d'un pacte, avec plusieurs propositions. « Pour ne pas voir le port de Concarneau se vider de ses bateaux de pêche, nous souhaitons redonner à la petite pêche une place de premier choix. Cela permettra de faire revenir de nombreux bateaux et d'accroître l'activité touristique concarnoise », écrivent les initiateurs. Ces professionnels demandent plusieurs choses.

Créer une SEM

D'abord la création d'une SEM (Société d'économie mixte) dont la ville et Concarneau Cornouaille Agglomération seraient actionnaires majoritaires. « À l'image de celle du port de Keroman, à Lorient, la SEM pourra développer des plans de financement pluriannuels afin de moderniser le port de pêche pour donner un avenir aux marins-pêcheurs concarnois », imaginent les pétitionnaires. Ils veulent aussi voir une modernisation de la criée, « mal adaptée pour les acteurs de la petite pêche » selon eux.


Autre proposition : la vente directe. « La petite pêche prélève peu, elle a donc besoin d'obtenir de meilleurs prix sur une part de sa production afin de survivre. Nous souhaitons le financement de la part des instances publiques de tables de vente pour que les équipages puissent vendre en direct poissons, coquillages et crustacés », soulignent les professionnels.

La pétition demande aussi « à ce que les marins-pêcheurs soient associés aux projets de réhabilitation des bâtiments situés sur le port de pêche ». « Nous souhaitons que soient maintenus et remis en état les magasins de marée afin que les professionnels (pêcheurs, mareyeurs, poissonniers, conserveurs...) puissent y développer leur activité. La création d'activités touristiques sur ce site ne peut se faire sans les marins-pêcheurs. Nous avons aussi des idées et nous soutenons le projet d'un restaurant coopératif de produits de la mer qui bénéficierait à tous ». 6 janvier 2014 à 09h29

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimperle-concarneau/concarneau/port-une-petition-pour-le-maintien-de-la-petite-peche-06-01-2014-2359184.php

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 13:00

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À l'heure de formuler ses voeux, le collectif contre les boues de clapage réclame des actes aux élus de l'agglo, pour une gestion plus efficace des dragages de sédiments.

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« On sait qu'on entre en période de campagne électorale et que la mode est aux promesses. Mais suffisamment de temps a été perdu : il faut des actes. Ça suffit des études complémentaires : on veut des lignes budgétaires ! ».Les membres du collectif contre les boues de dragage, réuni à la BSM hier matin, n'ont pas attendu la fin de la trêve des confiseurs pour se rappeler au bon souvenir des élus. Et ce, près de deux ans après avoir lancé leurs premières alertes, sur le « risque écologique du clapage des boues de DCN ».Le mois dernier, Norbert Métairie détaillait les grandes lignes de la politique de l'agglo en la matière : un travail concerté entre tous les opérateurs (Agglo, Région, DCNS), un plan de dragage pluriannuel pour favoriser des opérations plus légères, dites d'entretien, et enfin la recherche de solution de traitement à terre, ainsi que d'un nouveau site de clapage.

« Le plan va dans le bon sens »

« En seize ans, 1,5 million de m³ de boues ont été clapées. Et on a l'impression que les décideurs prennent seulement conscience aujourd'hui du problème », tonne Gwénaël Le Gras, pour le collectif. Un collectif qui reconnaît que le plan annoncé « va dans le bon sens. Mais il arrive bien tard, et seulement sous la pression des événements ». Les opposants au clapage relèvent plusieurs regrets. « Les normes de pollution pour le clapage vont se durcir au niveau européen. On demande donc aux politiques de l'anticiper, et ne pas se contenter du minimum comme aujourd'hui ».

« Arrêter de tergiverser »

 

Eux remettent en question la neutralité écologique du clapage. « Une étude nous a montré que draguer 155.000 m³ de boues à la BSM engendrait un rejet de 26.000 kg de métaux lourds. Aujourd'hui, le comité de suivi reconnaît que les particules les plus polluées sont celles qui se dispersent le plus facilement, et qu'elles dérivent, en petite quantité, vers la côte. Quant à la Station 3, dans les Coraux, on note une diminution des espèces depuis trois ans ».Le collectif demande donc aux élus d'accélérer la mise en oeuvre d'un programme de traitement à terre. « On tergiverse depuis trop longtemps sur le choix des sites de traitement. Il est temps de passer aux actes ».Le mois dernier, Norbert Métairie annonçait, dans nos colonnes, une opération de dragage d'environ 40.000 m³ de sédiments de la BSM au printemps, et le choix des sites d'enfouissement « courant 2014 ». 3 janvier 2014

 

http://lorient.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/ville/collectif-contre-les-boues-on-veut-des-actes-03-01-2014-2356851.php

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