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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 10:48

Un employé de mairie ramasse des algues vertes sur la plage de Saint-Michel-en-Grève(Côte-d'Armor), le 8 juillet 2010 (Stephane Mahe/Reuters).

 

« NKM ferme des plages » : la Bretagne a de quoi trembler en lisant les titres des médias ce matin. En réalité, la ministre de l'Ecologie n'a fait que rappeler l'obligation de ramassage des algues vertes. Mais les moyens manquent.

En déplacement dans le Calvados avec le ministre de l'Education Luc Chatel, NKM visitait un centre de vacances à la rencontre de secouristes bénévoles, quand elle a dû répondre à une question non inscrite à son agenda médiatique. C'est là qu'elle a lâché ce qui peut apparaître comme une petite bombe :

« Aucune plage où les algues vertes ne peuvent être ramassées toutes les 24 heures ne doit être fréquentée. »

A son cabinet, on évoque « une mesure sanitaire destinée à assurer la sécurité des personnes » et un sujet de « responsabilité interministérielle ».

Si personne n'a envie de faire prendre des risques aux plaisanciers, Thierry Burlot, vice-président (PS) de la région Bretagne en charge de l'environnement, est en colère :

« C'est l'image de la Bretagne qui est touchée. Pourquoi parler des algues vertes en Normandie alors que quand la ministre est venue à Perros-Guirrec fin juillet pour donner le départ de la course du Figaro, en pleine crise des sangliers, elle n'a rien dit sur le sujet… Et quand Nicolas Sarkozy est venu à Crozon, c'était pour défendre les agriculteurs. »

Même son de cloche à l'association des maires des Côtes-d'Armor. Son président (PS) René Regnault, également vice-président de l'agence de l'eau Bretagne :

« On attendait un médecin et on a vu arriver un gendarme, ce n'est pas ça qui va soigner le malade. La ministre nous accuse comme si les maires ne faisaient pas ce qu'il faut, alors que c'est l'Etat qui est responsable des causes. »

Les élus locaux attendent des moyens

Faut-il comprendre que désormais les baigneurs vont être interdits d'accès à la mer ? Que la saison touristique est menacée ? Sur les 540 plages que compte la Bretagne, entre 30 et 50 sont concernées par la prolifération de ces algues en putréfaction, qui dégagent des gaz toxiques, tels de l'hydrogène sulfuré, mortel s'il est inhalé trop longtemps.

« Les propos de la ministre ne sont pas une annonce », nous précise la préfecture de Bretagne : l'obligation de ramassage existe déjà et l'Etat y contribue (à hauteur de 50%). Outre la plage de Morieux (Côtes d'Armor), fermée depuis le 8 juillet après qu'un troupeau de sangliers morts y a été retrouvé, Douarnenez a déjà dû interdire ses accès à la plage pendant une semaine.

 

Les élus locaux sont parfois pris de court par l'arrivée soudaine et massive des algues, comme l'a rappelé le cas de Telgruc-sur-Mer. Sans compter les problèmes d'accessibilité lorsqu'il s'agit de criques escarpées. Pour Thierry Burlot, de la Région, les moyens mis à disposition par l'Etat risquent fort de ne pas suffire cette année :

« L'enveloppe est de 900 000 euros pour la collecte, le transport et le traitement. Si l'on a par exemple 30 000 tonnes, à 50 euros la tonne, cela coûtera 1,5 million d'euros, dont 600 000 à la charge des collectivités.

L'agglomération de Lannion a intenté un recours devant le tribunal administratif qui risque de faire jurisprudence. Ce que les collectivités attendent de l'Etat c'est plus de moyens pour ramasser. »

« On a beaucoup tergiversé depuis la mort des sangliers »

La bulle médiatique lancée par ces décès d'animaux il y a un mois agace l'association Eaux et Rivières de Bretagne. Jean-François Piquot, l'un de ses porte-paroles :

« Ca donne l'impression que la Bretagne n'est plus qu'un champ d'algues vertes. Tout ça parce qu'on a beaucoup tergiversé depuis la mort des sangliers. C'était déjà le cas lors de la mort d'un cheval sur la plage de Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d'Armor) en 2009 : on est face à un déni de l'Etat de reconnaître la mortalité des algues vertes. »

Car traiter le problème à sa source oblige à revoir radicalement les méthodes de l'agriculture intensive bretonne. Rappelons que ces « laitues de mer » ne prolifèrent qu'à cause d'un apport excessif d'azote, azote qui provient des nitrates contenus en trop grande quantité dans les eaux des rivières bretonnes, du fait des épandages de lisiers en provenance des élevages bretons et des excès d'engrais azotés.

Les agriculteurs en ont marre

Il existe pourtant bien un « Plan de lutte contre les algues vertes », lancé l'an dernier par l'Etat, et qui prévoit une baisse des flux de nitrates de 30 à 40% d'ici 2015 sur les huit bassins versants concernés. Le plan est en bonne voie pour les baies de Saint-Brieuc et de la Lieue-de-Grève, dans les Côtes-d'Armor.

 

En revanche, « ça bloque dans le Finistère », expliquent des participants. Le puissant syndicat agricole, FNSEA, défend vigoureusement les intérêts d'une profession qui en a marre d'être « accusée de tous les maux ».

Eaux et Rivières de Bretagne remarque surtout que la ministre de l'Ecologie « est acculée à reconnaître ce qui est dit dans les rapports officiels depuis vingt ans, à savoir la responsabilité pleine et entière de l'agriculture dans les rejets de nitrate ». Et remarque la contradiction à laisser faire un projet de décret qui permettrait d'augmenter l'épandage de 20 à 40% et défavoriserait les exploitations herbagères au profit de l'élevage intensif.

 

Photo : un employé de mairie ramasse des algues vertes sur la plage de Saint-Michel-en-Grève (Côte-d'Armor), le 8 juillet 2010 (Stephane Mahe/Reuters).

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 09:41

France Bretagne Nitrate

Environnement mercredi 10 août 2011

Le président du conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian (PS), a promis mercredi une «inversion de phénomène» des algues vertes dans les cinq ans, grâce au plan de réduction des rejets de nitrates initié l'an passé avec le gouvernement.

 

Des associations et des scientifiques ont critiqué le temps qu'ont mis les autorités à reconnaître la responsabilité de l'hydrogène sulfuré émis par des algues en décomposition dans la mort en juillet de 36 sangliers dans l'estuaire du Gouessant (Ille-et-Vilaine).

 

Mardi, la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a toutefois clairement établi ce lien et a ordonné la fermeture de toutes les plages où les algues ne pouvaient être ramassées toutes les 24 heures>.

A ce jour, «seule une plage sur les 558 zones de baignade du littoral breton est aujourd'hui fermée», celle de Morieux, dans l'estuaire du Gouessant et «toutes les autres sont sécurisées», a rappelé M. Le Drian.

 

«Conscients de leurs responsabilités, les maires des zones sensibles n'ont pas attendu la déclaration de la ministre de l'Environnement pour assurer en permanence le ramassage des algues», poursuit-il, soulignant qu'«ils s'impatientent des financements promis par le Premier ministre pour en assurer les coûts élevés».

 

De son côté, le président de la Chambre d'agriculture de Bretagne, Jacques Jaouen, a jugé mercredi «révoltants» et «insultants» des propos de la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet qui avait souligné la responsabilité de l'agriculture dans le phénomène des algues vertes...

 

Mardi, en marge d'un déplacement à Arromanches-les-Bains (Calvados), la ministre avait déclaré: «L'agriculture a une part importante dans les nitrates qui sont produits en Bretagne et se retrouvent dans les rivières» puis dans la mer, favorisant la prolifération des algues.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Algues-vertes.-La-Bretagne-promet-une-inversion-de-phenomene-d-ici-5-ans_6346-1903791_actu.Htm

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 08:46

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Environnement mardi 09 août 2011

La ministre de l’écologie a ordonné la fermeture des plages où les algues vertes ne peuvent être ramassées « toutes les 24 heures pour des raisons de sécurité sanitaire ».

Réaction des élus du Finistère ? Ils sont perplexes.

 

Kerlaz


« C’est complètement absurde, juge Michel Kervoalen, maire de Kerlaz, où 600 m3 d’algues vertes ont été ramassés la semaine dernière sur la plage de Treizmalaouen. Aujourd’hui, c’est techniquement impossible de ramasser sous 24 heures. Il faut contacter les entreprises et comment on fait si les échouages ont lieu le vendredi soir ? »


Plomodiern


Même écho de Claude Bellin, maire de Plomodiern et président de la Communauté de communes du pays de Châteaulin et du Porzay, où les plages sont aujourd’hui épargnées après avoir été souillées il y a un mois. « Les élus sont des gens responsables, ils connaissent les règles. Quand 300 ou 400 m3 d’algues s’échouent, on ramasse. Reste que nous trouvons difficilement des camions au mois d’août. »


Douarnenez


À Douarnenez, le sénateur maire UMP, Philippe Paul, tente de temporiser : « De toute façon, on ne peut pas laisser des plages avec des algues vertes. L’an passé, nous avons eu les honneurs de la presse parce qu’elles n’avaient pas été ramassées en temps et en heure. Avec ce qui se passe en Côtes-d’Armor et les sangliers morts, il y a de sérieux doutes sur leur dangerosité. »

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Ramasser-les-algues-vertes-en-24-heures-Impossible-estiment-des-maires-du-Finistere_40820-1902759------29019-aud_actu.Htm

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 08:42

 

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Environnement mardi 09 août 2011

Comme annoncé en fin de semaine dernière, la préfecture des Côtes-d’Armor vient de mettre en ligne sur le site internet de la préfecture de Région les résultats d’analyses concernant la mort d’animaux (36 sangliers et un ragondin) au mois de juillet à Morieux.

 

Le document est disponible au bout de ce lien (fichier PDF) : Analyses

 

 

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Sangliers-morts.-La-prefecture-des-Cotes-d-Armor-met-en-ligne-les-analyses_39382-1902210_actu.Htm

 

 

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 10:57

 

 

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05-08-2011  Un communiqué commun de médecins, biologistes, vétérinaires et pétition en ligne.

L’intoxication par le sulfure d’hydrogène (H2S) chez les mammifères - dont l’homme - provoque quasi systématiquement un œdème aigu du poumon.


En cas de décès, l’autopsie permet de retrouver les lésions d’œdème dans le tissu pulmonaire. La détection de sulfure d’hydrogène (H2S) dans ce tissu permet d’affirmer que le sulfure d’hydrogène (H2S) est la cause immédiate du décès.
Au vu des données fragmentaires, fournies par la préfecture des Côtes d’Armor, l’hécatombe des sangliers sur les vases gorgées de sulfure d’hydrogène (H2S) de l’estuaire du Gouessant, semble bien due à une intoxication aigüe par le sulfure d’hydrogène (H2S).
Pour pouvoir statuer de façon catégorique sur la cause de cette hécatombe d’animaux, il faut disposer des rapports d’autopsie et des résultats des dosages de sulfure d’hydrogène (H2S) dans les tissus pulmonaires.
C’est pourquoi nous demandons que toutes les informations des rapports d’expertise soient rendues publiques, sans restriction.
 
Claude Lesné, médecin, spécialiste des polluants aériens, Département de Santé Publique (Université de Rennes 1)
Gaèl Virlouvet, Docteur–vétérinaire,
Jean-Paul Guyomard, biologiste, Maitre de Conférence en retraite Université de Bretagne Occidentale, (Brest)
Françoise Riou, médecin de santé publique, Maitre de Conférence des Universités, Praticien Hospitalier (MCU-PH), Département de Santé Publique (Université de Rennes 1)
Jean-François Narbonne, biochimiste,  Professeur de toxicologie (Université de Bordeaux)
André Picot, toxicochimiste, Directeur de Recherches honoraire du CNRS.
 
Contacts :
Dr Claude Lesné,
06 08 41 99 05
 
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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 09:18

 

blason

Environnement lundi 08 août 2011

Les derniers résultats d’analyse communiqués par la préfecture continuent de faire réagir le monde politique et les associations.

 

L’association VivArmor


« Co gestionnaire de la réserve naturelle de la baie de Saint-Brieuc, nous sommes éminemment concernés par la découverte des 36 sangliers dans l’estuaire du Gouessant. Aujourd’hui, la cause semble connue et les algues vertes sont incriminées. Mais quelles sont les autres conséquences de cette présence ? Quel impact sur d’autres organismes, notamment planctoniques au combien important pour l’économie de la pêche ? VivArmor souhaite que l’État réponde à ces questions en mettant en place un programme d’action associant chercheurs, agriculteurs, pêcheurs, citoyens et élus. »

 

Front de gauche et Parti de Gauche


« Il est avéré que la prolifération de ces algues vertes est liée au développement d’un modèle agricole intensif. L’État communique sur un plan algues vertes qui n’apporte pas de solutions à ce problème. Dans le même temps, le député UMP Marc le Fur fait voter à l’Assemblée nationale une modification des seuils d’inspection des exploitations d’élevage de port et de poulet. Nous dénonçons fermement cette fuite en avant d’un modèle agricole qui contribue à détruire l’écosystème sans pour autant parvenir à fournir un revenu décent à l’ensemble des agriculteurs. »

 

Gérard Lahellec (Parti Communiste), vice président de la région Bretagne


« Cette prolifération d’algues vertes, tout comme celle du bouleversement des écosystèmes, accuse un système : le libéralisme* ! Elle appelle la mise en œuvre de politiques publiques fortes, ambitieuses, en rupture avec les seules lois du marché. Nous avons besoin de prix de base garantis pour les agriculteurs ainsi que la fin des orientations néolibérale qui détruisent les petites fermes familiales. »

 

Les agriculteurs répondent par un match de foot vendredi


« Afin de réagir aux accusations portées contre la profession agricole bretonne, la FDSEA 22, les Jeunes agriculteurs 22 et la Chambre d’Agriculture organisent un match de football sur la plage Saint-Maurice de Morieux vendredi 12 août de 12 h à 13 h. Il s’agit, pour les agriculteurs bretons, de dénoncer les propos de certaines associations écologistes ayant pour but de terroriser la population. »

 

* Commentaire: Oh! mon dieu! Il faut faire quelque chose! Et le cap, le cap, le cap, le capi, le capita... le capitaine?

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Morieux.-Sangliers-morts-les-reactions-continuent_40825-1901573_actu.Htm

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 13:00
sangliers
7 août 2011

La venue de François Fillon l’année dernière n’a pas eu beaucoup d’effet… Comme tous les étés, les algues vertes font la Une malgré la soi-disant « prise en compte du problème » par le pouvoir en place !


Leur fric, les algues : même couleur, même odeur

Que la mort de chiens, de chevaux et maintenant sans doute de sangliers à Morieux soit causée par des algues vertes ou bleues, elles ne sont que la partie visible de l’iceberg : l’impact sanitaire, écologique et économique des pesticides et engrais sur les sols, l’air et l’eau est désastreux.

C’est le résultat d’une politique agricole intensive, prônant l’utilisation massive de produits chimiques dans le seul but de générer du profit pour les groupes agro-industriels.

Les fabricants de produits phytosanitaires, groupes pétroliers et chimiques internationaux qui investissent les circuits agroalimentaires néfastes et de qualité médiocre portent une responsabilité bien supérieure aux travailleurs, que l’on culpabilise à outrance pour masquer la réalité : les élus et gestionnaires agricoles en place sont au service des intérêts industriels et financiers, n’ayant de cesse de freiner les expertises, d’enterrer les rapports scientifiques, d’autoriser les extensions d’élevage, d’orienter les budgets régionaux vers des « pôles de compétitivité » qui favorisent en réalité les groupes agro-industriels au détriment des paysans et de la population. 


Le NPA des Côtes d’Armor dénonce cette politique hypocrite qui pille l’environnement, fait disparaître des emplois dans l’agriculture et tue des êtres vivants ! 
Pour une agriculture respectueuse de l’environnement, des consommateurs et permettant aux travailleurs de la terre de vivre de leur production, nous militons pour :

- Le respect de la saisonnalité pour cesser le transport coûteux en tous points de denrées venant de l’autre bout du monde

- La réorientation majoritaire des budgets publics vers l’agriculture paysanne et biologique

- Le développement de circuits courts favorisant l’emploi local et les économies d’énergie

- La limitation de la surface des exploitations agricoles afin d’en augmenter le nombre

- L’indépendance alimentaire, car la nourriture est un bien commun et non une arme ni une pompe à fric. 


Nous demandons à l’échelle régionale et nationale un grand débat démocratique sur les besoins alimentaires et les façons de les satisfaire en dégageant la planète et nos vies de la main-mise de l’agro-business sur nos champs et nos assiettes.

NPA Côtes d’Armor

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 10:14

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 14:41

sangliers

 

Publié le 06-08-11 à 12:17 Le Nouvel Observateur

 

Les dernières analyses ont écarté la présence de poisons et de cyanobactéries pour expliquer l'hécatombe de 36 sangliers dans les Côtes-d'Armor.

 

Les dernières analyses officielles d'animaux morts dans l'estuaire du Gouessant en Bretagne ont confirmé la responsabilité de l'hydrogène sulfuré émis par les algues vertes en putréfaction, chercheurs et écologistes espérant désormais une nouvelle approche des autorités.

 

Rendues publiques dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 août, ces analyses ont écarté la présence de poisons et de cyanobactéries pour expliquer l'hécatombe de 36 sangliers survenue en juillet dans les Côtes-d'Armor. Tout en révélant un taux record de ce gaz toxique, le H2S, chez un ragondin également décédé. "En l'état actuel des données, les seuls résultats significatifs portent sur le H2S", a admis la préfecture des Côtes-d'Armor dans un communiqué, en annonçant encore de dernières analyses toxicologiques complémentaires.

 

Tirer des enseignements

 

Rapidement avancée par les écologistes et des chercheurs mais récusée par les représentants agricoles, l'hypothèse d'un empoisonnement dû aux algues en décomposition n'avait jusqu'à présent été envisagée qu'avec beaucoup de prudence par les autorités. "Aujourd'hui, la préfecture reconnaît clairement la responsabilité de l'hydrogène sulfuré et des algues vertes. De ce point de vue le dossier est clos", s'est félicité samedi Gilles Huet, délégué général de l'association Eau et rivières de Bretagne. "La préfecture a bien fait d'explorer toutes les hypothèses pour qu'il n'y ait aucun doute. Maintenant, nous attendons que la ministre de l'Ecologie,

 

Nathalie Kosciusko-Morizet, dise les enseignements que le gouvernement tire face à cette menace pour la santé des hommes et pour la faune", a-t-il ajouté. Un plan jugé insuffisant Révélé au grand public à la suite de la mort en 2009 d'un cheval et d'un convoyeur, le phénomène des "marées vertes", qui frappe chaque été une partie de la Bretagne, a conduit l'année dernière l'Etat et les collectivités à lancer un plan prévoyant le ramassage systématique des algues et la réduction à terme des rejets azotés qui favorisent cette prolifération.

 

Un plan toutefois jugé insuffisant par les écologistes, qui ont fait valoir que certaines plages ne pouvaient être nettoyées et que certaines contraintes pesant sur les agriculteurs avaient été en réalité assouplies. Gilles Huet a ainsi appelé le gouvernement à revenir sur son "projet d'assouplissement des règles d'épandage", et demandé à ce que "l'Etat et les collectivités locales à ferment toutes les plages où le ramassage ne peut être assuré". "Il s'agit d'une mesure de protection de la santé publique qui permettra aussi de lever toute ambiguïté sur le littoral breton, dont la grande majorité du linéaire ne présente pas de dangerosité", a-t-il rappelé.

 

Le ragondin lui aussi touché

 

Le docteur Claude Lesné, ancien chercheur au CNRS, spécialiste de la toxicité des polluants aériens, a quant à lui dit espérer que les dernières conclusions permettront d'"assainir le débat". "Il ne va plus être possible de nier qu'il y a des sites pollués. Si les autorités mettent en place une vraie politique d'information, cela pourra permettre de sauver les activités touristiques : les gens hésitent à venir en Bretagne car ils sentent qu'on leur cache des choses", a-t-il estimé.

 

"Il y a un changement de ton, on a l'impression que l'on sort de la politique du camouflage", s'est félicité le praticien, saluant l'engagement de la préfecture à mettre les résultats d'analyses en ligne lundi. Les dernières analyses révèlent notamment la présence de 2,45 mg/kg de H2S dans les poumons du ragondin, soit plus de double du taux relevé chez le cheval mort en 2009. "A titre de comparaison, l'an passé, on avait décelé 1,46 et 1,92 mg/kg chez deux humains décédés à la suite d'une intoxication domestique dans le Midi", a rappelé le Dr Lesné.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/planete/20110806.OBS8197/sangliers-morts-plus-de-doutes-sur-la-these-des-algues-vertes.html

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 14:09
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30 juillet 2011

Nous publions ci-dessous plusieurs documents illustrant le combat engagé par des associations (Sauvegarde du Trégor et Sauvegarde du Penthièvre) sur la question dite des algues vertes.

Pour plus d’information, voir notamment le site :

http://www.sauvegarde-du-tregor.com/


Morieux

Sangliers morts : les associations environnementales portent plainte

 
Environnement

Yves-Marie LeLay, de Sauvegarde du Trégor et André Ollivro, de Sauvegarde du Penthièvre, ont révélé en cette fin d’après-midi à Morieux (22) les résultats de leurs analyses et décidé de porter plainte.

« Sauvegarde du Penthièvre et Sauvegarde du Trégor demandent aux autres associations de nous aider à porter plainte pour mise en danger de la vie d’autrui » a appelé André Ollivro, président de la première association. Réunis en conférence à la chapelle Saint-Maurice qui surplombe l’estuaire du Gouessant, dans les Côtes-d’Armor, où ont été trouvés 36 cadavres de sangliers, les deux associations environnementalistes ont aussi dévoilé leurs résultats de leurs analyses, effectuées mercredi dernier.

L’hypothèse du gaz H2S

Ces analyses ont été réalisées sous le contrôle d’un huissier, Me Corlay et relance l’hypothèse du gaz d’hydrogène sulfuré (H2S) comme cause de mortalité chez les bêtes. Les relevés ont été faits en divers endroits de l’estuaire.

Dans un premier trou, sous une couche de 20 cm d’algues vertes en putréfaction, le détecteur est passé de 20 ppm (partie par million) à 296,8 ppm en quelques secondes. Le scénario se répète plusieurs fois.

Second relevé sur de la vase apparente, de 30 à 405,2 ppm. Le troisième relevé pris dans une vase noirâtre à 30 cm de profondeur, passe de 80 à 432,2 ppm et attend même les limites de l’appareil de 500 ppm. Le quatrième relevé dans un mélange de sable et de vase passe à 30 cm de profondeur passe de 80 ppm à un seuil non chiffrable mais se tient à 498,8 ppm au bout de trente secondes.

Le cinquième relevé a été fait dans l’estuaire du Gouessant, à 15 cm de profondeur, la mesure est de 247,5 ppm. Un relevé a été effectué dans de la vase non souillée par les algues vertes, dans le lit du Gouessant : 0 ppm. Une dose de 19 ppm est déjà jugée nocive.

* Ouest France du 30 juillet 2011 : 
http://www.ouest-france.fr/ofdernmi...


 Comité de Soutien à Thierry Morfoisse

A lʼoccasion de la commémoration de la mort de Thiérry Morfoisse le 22 juillet 2009, sur la commune de Binic, les associations ci-dessous adressent leurs plus vives protestations contre lʼOffice du Tourisme de Binic pour sa participation à la plainte contre la campagne dʼaffichage de la Fédération Nationale de lʼEnvironnement.

Cette campagne visait à sensibiliser à juste titre le public contre la persistance des marées vertes et insistait sur leur toxicité, et donc leur danger, en en dénonçant les principaux responsables.

Cette plainte était infondée juridiquement, économiquement, politiquement.
Juridiquement : le Tribunal de Paris a débouté tous les plaignants, sauf ceux qui savaient à lʼavance que cette plainte ne pouvait aboutir, et qui lʼont retirée au dernier moment.

Economiquement : lʼOffice du Tourisme de Binic, comme ceux de toutes les communes du littoral affectées par la pollution par les marées vertes, gagneraient certainement plus à se battre contre les responsables de cette pollution, bien identifiés, que contre celles et ceux qui les dénoncent. En agissant ainsi, il assume la responsabilité de la baisse de la fréquentation touristique, due à cette pollution persistante.

Politiquement : lʼOffice du Tourisme sʼassocie dans son combat contre les associations de protection de lʼEnvironnement à des responsables politiques qui soutiennent dans leur très grande majorité le développement incontrôlé dʼun type dʼagriculture structurellement polluant et conduisant à la formation des marées vertes.

Enfin, il est particulièrement indécent pour lʼOffice du Tourisme de Binic de combattre une campagne dʼaffichage qui signale le danger que représentent les marées vertes, alors que cʼest en transportant des marées vertes des plages de cette commune, quʼun chauffeur de camion a trouvé la mort dans le cadre de ses activités professionnelles, victime dʼune intoxication à lʼhydrogène sulfuré.

Jeanne et Claude Morfoisse ; Carolane Morfoisse ; Côtes dʼArmor Nature Environnement : Thierry Dereux ; Sauvegarde du Penthièvre : André Ollivro ; Sauvegarde du Trégor : Yves-Marie Le Lay ; Sous le Vent, les Pieds sur Terre : Sylvie Gourdon ; Terre et Mer Plérin : Claude Le Roux ; Mona Braz, conseillère régionale UDB

A Binic, le 22 juillet 2011.


 

SAUVEGARDE DU TRÉGOR et SAUVEGARDE DU PENTHIÈVRE : appel à porter plainte pour mise en danger de la vie d’autrui


À toutes et à tous,

Les mesures faites à Morieux par nos associations prouvent que les sangliers ont nécessairement inhalé des doses létales d’hydrogène sulfuré en fouissant la vase pour chercher des vers, comme tous leurs semblables le font.

Pourquoi les expertises officielles n’ont-elles pas concerné sa présence dans les poumons des cadavres ?

Que signifie la « déviation » de l’enquête vers des cyanobactéries dont la responsabilité a été immédiatement exclue par les laboratoires ?

Et bientôt vers un « providentiel » empoisonnement prémédité, après le fiasco des cyanobactéries, alors que les sangliers ont subi un oedème pulmonaire caractéristique ?

Une transparence bien particulière qui nous porte à croire que la vérité est, une fois de plus, « malmenée ».

Quelles « hypothèses » montées de toutes pièces nous tient-on encore sous le coude...après l’arrivée des aoûtiens ?

La plainte doit faire toute la lumière, car il s’agit bel et bien d’un danger sanitaire très grave, et les victimes potentielles d’août arrivent en masse.

Notre appel s’adresse à toutes les associations prêtes à se joindre à notre plainte, dès que notre avocat en aura établi la formulation, et que nous l’aurons rendue publique et communiquée par internet pour collecter les adhésions.

Cordialement

Sauvegarde du Trégor 
Sauvegarde du Penthièvre


 Comment évaluer lʼimpact des marées vertes sur tout le littoral ?

Dour Ha Douar Sauvegarde du Trégor 
Septembre 2010

Aujourdʼhui, les services de lʼEtat considèrent comme affectée par les marées vertes la portion du littoral où elles sont ramassées. Donc, seules les grandes plages sont concernées, puisquʼelles sont les seules à pouvoir accueillir les engins de ramassage. Vision très partisane, tant il est facile dʼafficher des résultats dans la lutte contre cette pollution en y déployant les moyens mécaniques appropriés. Et quʼimporte le coût ! Voilà comment ces hauts lieux des loisirs touristiques sont rendus aussi propres quʼavant leur fréquentation par ces algues si dérangeantes. Restreindre lʼimpact des marées vertes aux endroits où on les ramasse est un gage de victoire assurée. Tout cela donne du temps pour sʼattaquer aux causes.

Les effets pervers de cette politique ne se sont pas fait attendre. La commune de Locquirec, en Finistère, dans la baie de Lannion, a été soustraite de la liste des communes victimes de cette pollution, faute de pouvoir présenter un bilan convenable des quantités dʼalgues ramassées sur les plages les années précédentes. Pas de ramassage, pas de marées vertes, pas de dommages, pas de danger. Conséquence de ce raisonnement implacable, la Préfecture du Finistère nʼa pas adressé à la commune des panneaux signalant le danger de la putréfaction des masses algales en haut de plage. Toutefois, devant la protestation du maire de Locquirec, ces panneaux ont été livrés après coup, au début du mois de juillet.

A côté de ces grandes plages très médiatisées, que se passe-t-il ?

Dour ha Douar, fédérée dans Sauvegarde du Trégor, ne se contente pas de cette vision simpliste et rassurante. Le littoral breton ne se réduit pas à ces grandes plages très médiatisées. Que deviennent les marées vertes sur les petites plages, et les grèves seulement accessibles par voie piétonnière ? Sur les plateaux rocheux inaccessibles aux engins de collecte ? Sur les rivages érodés où tout ramassage occasionne des prélèvements de sable ou de galets qui les fragilisent ? Elles sʼaccumulent et pourrissent là pendant plus dʼune semaine, loin des regards officiels, et loin de toute comptabilité. Elles présentent ainsi un danger réel et sérieux, par le dégagement significatif dʼhydrogène sulfuré quʼelles provoquent. Voilà ce quʼa constaté à Locquirec un huissier dûment mandaté. Bien sûr, ces conditions se retrouvent dans bien dʼautres communes des côtes bretonnes.

En conséquence, les autorités communales et préfectorales doivent prendre la seule mesure qui sʼimpose : la fermeture de ces plages au public. Enfin, il faut établir dʼurgence, à lʼéchelle de la Bretagne, un inventaire de ces zones à risques.

Pièces jointes ci-après : Constat dʼhuissier : pages 1, 2, 6, 12, 14, 15, 16,17, 23 et 24.

Avis de lʼAgence Nationale de Sécurité Sanitaire : pages 1 à 8.

DOUR HA DOUAR – Ty Fourn 29241 Locquirec – lavarenn@yahoo.fr 
SAUVEGARDE DU TRÉGOR – Ty an Oll 22310 Plestin-les-Grèves – lavarenn@yahoo.fr


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