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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 13:54

Condamnation de l'Etat : les masques tombent (CV&B) dans Ecologie & climat algues

Communiqué des associations de la Coordination marées vertes et algues bleues

Qu’ont ils fait de notre République tous ces élus qui la dirigent depuis des dizaines d’années ? La voilà condamnée par la Cour europénne de Justice pour « n’avoir pas pris les mesures nécessaires afin de respecter les obligations qui lui incombent ». Double peine pour nous citoyennes et citoyens français. Nous devons supporter aujourd’hui moralement cette condamnation, et vraisemblablement demain financièrement. Nous subirons toujours les dommages en Bretagne que sont l’eutrophisation des eaux et des concentrations excessives de nitrates. Cyanobactéries dans le Gouessant, marées vertes massives à Douarnenez, eaux de mer de mauvaise qualité dans le Golfe du Morbihan en sont les exemples d’aujourd’hui.

Oui, cette condamnation est fondée.
Mais pourquoi faut-il que nous, simples citoyens, nous en soyons toujours les victimes ? Pourquoi les respon- sables clairement identifiés de ce système d’agriculture intensive hors sols ont-ils portes grandes ouvertes dans les préfectures et au gouvernement ? Pourquoi cette injustice que révèle la Cour europénne de Justice ? Et si finalement les gouvernements français successifs et les exécutifs départementaux et régionaux bretons avaient si peu d’égards pour leurs concitoyens qu’ils préféreraient leur faire subir cette injustice plutôt que d’avoir le courage de prendre les mesures qui s’imposent ?

En fait, tout d’un coup les masquent tombent. Les juges européens nous disent implicitement que les plans algues vertes ou de reconquête de la qualité de l’eau sont tous voués à l’échec, malgré les beaux discours et les grandes cérémonies. Ceux qui nous commandent l’austérité font les généreux à coup de millions d’euros avec les pollueurs pour qu’ils continuent à polluer.  Alors souhaitons que la Cour europénne de Justice aille plus loin et oblige ces si mauvais gouvernants à prendre leurs responsabilités en imposant des amendes sévères insupportables pour les contribuables français. Quant à CVB, elle continuera à exercer son action : manifestation et requêtes en justice contre ces exécutifs coupables. mardi 18 juin 2013


La France condamnée par la Cour de Justice européenne

La France a été condamnée aujourd’hui par la Cour de justice de l’Union européenne pour manquement aux dispositions de la directive « nitrates » de 1991. La directive prévoit la désignation de « zones vulnérables », dans lesquelles des programmes d’actions s’appliquent.
La Cour a considéré qu’à l’expiration du délai de réponse à l’avis motivé de la Commission Européenne, le 28 décembre 2011, les zones vulnérables désignées par la France étaient insuffisantes dans les bassins Adour-Garonne, Rhône-Méditerranée, Rhin-Meuse et Loire-Bretagne.
 

Conclusion de l'arrêt : En ayant omis de désigner en tant que zones vulnérables plusieurs zones caractérisées par la présence de masses d’eau de surface et souterraines affectées, ou risquant de l’être, par des teneurs en nitrates excessives et/ou par un phénomène d’eutrophisation, la République française a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu de l’article 3, paragraphes 1 et 4, de la directive 91/676/CEE du Conseil, du 12 décembre 1991, concernant la protection des eaux contre la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles, ainsi que de l’annexe I de celle-ci. 

Communiqué du gouvernement :

Revue de presse
 
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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 12:22

 algues

Les algues vertes ont refait leur apparition en nombre sur la grande plage de Cap-Coz, à Fouesnant.


En mer, le temps change vite. Dimanche, il n’y avait pas un gramme d’algues vertes au Cap-Coz. Ce début de semaine, patatras. Les vents forts du sud ont ramené la matière au fond de la baie de la Forêt. Une partie (environ 30 m2) sera ra- massée cet après-midi par les services municipaux.L’est de la plage (côté chenal de Port-La-Forêt) n’est presque pas touché. En revanche, à l’ouest, il y a en a pas mal. La quantité exacte n’est pas encore connue. C’est le premier arrivage important depuis le début de l’année. Environnement lundi 17 juin 2013

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Fouesnant.-Premiers-arrivages-d-algues-vertes-au-Cap-Coz_6346-2203492------29232-aud_actu.Htm

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 12:13

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Seuls 18 % des agriculteurs se sont engagés à signer la charte du plan de lutte contre les algues vertes de la baie de Saint-Brieuc, alors que l’objectif est de 90 % à la fin 2013. Notre enquête sur les raisons du blocage et les espoirs d’y arriver, à lire dans Ouest-France. Environnement mercredi 19 juin 2013

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Plan-algues-vertes-en-baie-de-Saint-Brieuc-pourquoi-ca-patine_40825-2203927------22113-aud_actu.Htm

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 10:07

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11 juin 2013 à 18h57 

 

Indésirable notoire du littoral, surtout lorsqu’elle fait son apparition en pleine période estivale, l’algue verte serait-elle en passe de devenir une matière organique d’avenir ? C'est le postulat de l'expérimentation que s'apprête à lancer dans les jours qui viennent la société Agrival, filiale de la Sica de Saint-Pol-de-Léon (29), sur le littoral de la baie de Douarnenez.


En une année, le spécialiste de la production d’ingrédients naturels, des aliments à la santé des animaux, en passant par la cosmétique, espère pêcher quelque 2.500 tonnes d'algues vertes en vue d'exploiter, voire de commercialiser, ses principes actifs à l'avenir.

 

Retardée... faute d’algues vertes
L’opération, validée lundi en préfecture, devait démarrer dès cette semaine, plage du Ris, à Douarnenez. Mais c’était sans compter sur des algues vertes qui ont cette fois décidé de se faire désirer… Faute de leur présence en quantité suffisante, l’appareil de type moissonneuse-batteuse, qui a été spécialement conçu par une entreprise du Nord, reste pour l’instant bloqué à quai. Une fois les conditions propices à une pêche fructueuse, la machine interviendra en différents points, jusqu’à Crozon (mais pas au Cap-Sizun), pendant un an environ. Quant aux algues ramassées, grâce à un tapis roulant et à un mètre de profondeur environ, elles seront d’abord séchées pendant quelques heures avant d’être acheminées vers le site d’Agrival de Plouénan, dans le Nord-Finistère.

 

"La fin de l'algue perçue comme déchet"
C’est là-bas que démarrera la seconde phase du processus : la transformation de la matière première en principes actifs pour produits alimentaires pour animaux ou encore pharmaceutiques. "C’est la fin de l’algue perçue comme déchet et le début de l’algue comme ressource", apprécie d’ores et déjà Paul Divanac’h, le maire de Plonévez-Porzay, en charge de coordonner l’opération au niveau des collectivités (Douarnenez, Châteaulin et Plonévez-Porzay) enga- gées dans l’expérimentation au même titre que le Parc naturel marin d’Iroise, pour le suivi environnemental. De là à imaginer un jour une filière directement de la mer à l’assiette… "On n’en est pas là, c’est encore une expérimentation", nuance Martin Jaeger, secrétaire général de la Préfecture du Finistère. "Mais ce qui est certain, c’est que le ramassage des algues vertes est aujourd’hui un calvaire pour les communes". Un calvaire que l’expérimentation pourrait permettre d’alléger de 2.500 tonnes (les prévisions de récolte d’Agrival), sur 9.000 à 12.000 tonnes d’algues vertes qui s’é- chouent chaque année le long des plages de la baie. Sans compter l'impact qu'aurait un ramassage printanier sur la densité des algues la saison suivante, selon plusieurs études réalisées sur le sujet.

  • Laurence Texier

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/baie-de-douarnenez-une-peche-pilote-aux-algues-vertes-11-06-2013-2133482.php

 

Commentaire: Et voilà le travail, hop!, CQFD, ne pas toucher aux nitrates, au contraire! Désormais on va produire des algues vertes pour l'industrie!

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 10:57

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La campagne 2013 de ramassage des algues vertes à Saint-Michel-en Grève, près de Lannion (22), a débuté ce matin, soit près d’un mois et demi plus tard qu’en 2012 (les premiers coups de godet avaient été donnés le 19 avril).

 

Un démarrage tardif qui s’explique par la météo maussade de cette fin de printemps et aussi par la mer particulièrement agitée, peu propices à la prolifération et la stagnation des ulves fraîches. Piloté par Lannion-Trégor Agglomération, le ramassage qui se concentre sur les mois de juin, juillet et août s’était achevée l’an dernier en octobre, pour un total de 23.595 m³ collectés. Un volume en baisse par rapport à 2011 (25.447 m³).


Doit-on s’attendre à une "petite" année sur le front des marées vertes ? "La saison peut aussi très bien se décaler dans le temps" explique-t-on du côté de l’Agglo qui assure la veille quotidienne du trait de côte et délègue à la société Efflam, de Trémel, le soin du ramassage sur l’estran, essentiellement en matinée pour le confort des usagers. En bout de course, les algues vertes ramassées sont quasi en totalité épandues sur les terres agricoles (plus de 1.000 ha), dans un rayon de 40 km autour de Saint-Michel-en-Grève. Une part résiduelle a été prise en charge l’an dernier par la plateforme de traitement de Launay-Lantic, près de Saint-Brieuc. Le ramassage des algues échouées vise à limiter les risques de décomposition qui pourrait produire des émanations de sulfure d’hydrogène, un gaz mortel.
31 mai 2013 à 15h27

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/saint-michel-en-greve-la-campagne-de-ramassage-des-algues-vertes-a-debute-31-05-2013-2121141.php

 

 


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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:57

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29 mai 2013 à 10h09 

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Lundi après-midi, la plage du Ris, en fond de baie de Douarnenez, a été recouverte par les algues vertes.

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Des algues remportées par la marée hier. L'association Baie de Douarnenez Environnement (BDZE), qui plaide pour le développement d'une agriculture plus respectueuse de l'environnement, remonte en ligne. Non sans une pointe d'ironie, l'association note aussi que ces algues se sont déposées « à deux pas de l'Epab, établissement public dont l'une des missions est la mise en application du Plan algues vertes pour la baie ».

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http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/douarnenez-le-retour-des-algues-vertes-29-05-2013-2118144.php

 

Environnement mercredi 29 mai 2013

Lundi 27 mai, 15 h. C’est l’heure à laquelle Jean Hascoët, président de l’association Baie de Douarnenez environnement, a pris ces photographies de la plage du Ris.

 

Pour l’occasion, le militant ironise sur une « coïncidence malheureuse » : « Les marées vertes sont de retour, le jour de la venue du président de la FNSEA, Xavier Beulin, à Plonévez-Porzay ! » C’est-à-dire tout près de l’Établissement public de gestion et d’aménagement de la baie de Douarnenez (Épab), syndicat mixte dont l’une des missions, rappelle Jean Hascoët, « est la mise en application du plan algues vertes pour la Baie. M. Beulin souhaite un assouplissement des mesures environnementales. Notre association pense au contraire que la sortie des marées vertes ne sera possible que si les aides à l’agriculture vont prioritairement aux exploitants qui respectent le mieux l’environnement. »


Tribunal de Rennes


Et de rappeler le jugement du tribunal administratif de Rennes du 12 avril : « Il est « constant et non contesté » que les pollutions d’origine agricole des eaux superficielles et souterraines en Bretagne constituent la cause principale de la prolifération des algues vertes sur le littoral. […] Même si les lobbies essaient de maintenir la confusion, le tribunal a rappelé ce que tous les scientifiques disent depuis longtemps. »

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Douarnenez.-Les-algues-vertes-de-retour-dans-la-baie_40792-2197099------29046-aud_actu.Htm

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 09:25
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27 mars 2013.

 

Biographie


Infatigable militant écologique, Président de l’association environnementale Sauvegarde du Penthièvre, André Ollivro lutte depuis des années contre la pollution toxique des algues vertes sur le littoral breton. Élu Breton de l’année 2009 pour ce combat, il n’a de cesse de faire entendre sa voix tant par ses actions que dans ses publications : La Bretagne est-elle une porcherie ? ou Le scandale des algues vertes.

Véritable réquisitoire contre l’agriculture intensive, son dernier ouvrage Les marées vertes tuent aussi ! apporte un éclairage édifiant sur ce problème de santé publique et prolonge la réflexion entamée dans ses deux précédents ouvrages.


Bibliographie :

- Les marées vertes tuent aussi ! (Editions du Temps, 2011)
- Le scandale des algues vertes (Editions du Temps, 2009)
- La Bretagne est-elle une porcherie ? (Editions du Temps, 2006)

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Présentation de Les marées vertes tuent aussi !

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« Les marées vertes, ça pue, ça pollue et ça tue ! » André Ollivro, Breton de l’année 2009 nous avait déjà alertés avec son Scandale des algues vertes. Aujourd’hui, accompagné d’Yves-Marie le Lay, son alter-ego du Trégor, il va plus loin. André Ollivro et Yves-Marie le Lay abordent ici le problème sanitaire. Oui, les marées vertes sont un problème de santé publique. Non, il n’y a pas eu qu’un cheval et deux chiens qui sont morts. La vérité est bien plus effrayante, malheureusement.

L’ouvrage est réalisé sous forme d’entretiens, avec en fil rouge, les événements qui se sont succédés depuis l’année 2008 jusqu’au début de l’année 2011 et « l’affaire de l’affiche FNE », argumenté, documenté, accompagné de nombreux témoignages de médecins, de scientifiques et d’agriculteurs, cet ouvrage dénonce le silence coupable et le déni de la quasi-totalité des élus bretons qui ont renoncé à leur devoir de protection de la population mais aussi l’incurie et la lâcheté de l’État face à la folie des agro-industriels.


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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 11:31

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Environnement mardi 02 avril 2013
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Le 22 mars, la cour administrative d’appel de Nantes a condamné l’Etat à rembourser la part des frais de ramassage des algues vertes restant à la charge de quatre communes des Côtes-d’Armor (Saint-Michel-en-Grève, Plestin-les-Grèves, Tréduder et Trédrez-Locquémeau) pour 2010, soit environ 123 000 €.


Les communes avaient saisi la justice, considérant qu’elles n’avaient pas à être doublement victimes des marées vertes, écologiquement et financièrement.


La cour d’appel a notamment remarqué qu’il est « constant et non contesté que les pollutions d’origine agricole des eaux superficielles et souterraines en Bretagne constituent la cause principale de la prolifération des ulves sur le littoral… ».


Carences de l’État


Mais aussi que « les carences de l’État dans la mise en œuvre de la réglementation européenne et nationale destinée à protéger les eaux de toute pollution d’origine agricole sont établies ; que ces carences sont constitutives d’une faute de nature à engager sa responsabilité ».


Dans son arrêt, la cour note aussi que s’il y a bien eu des programmes d’action depuis 2003, « les résultats ne sont pas démontrés… Ils ne seront pas en mesure, compte tenu de la nature et de l’ampleur des pollutions existantes liées aux carences sus-décrites, d’améliorer la situation avant de nombreuses années ».


Ces quatre communes ont deux autres procédures en cours, sur les frais engagés en 2011 et 2012.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Ramassage-des-algues-vertes-l-etat-condamne-a-payer_55257-2179477_actu.Htm


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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 10:39

algues

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3 avril 2013 


Le tribunal administratif de Rennes vient de donner trois mois aux préfets bretons pour renforcer les mesures pour lutter contre les marées vertes. Dans le collimateur des juges, les dates d'autorisation d'épandage de lisier et d'engrais.

Les juges ont estimé que la mise en place du quatrième plan d'action visant à la protection des eaux contre les pollutions par les nitrates d'origine agricole était insuffisante. Ils demandent aux préfets de la région de compléter ce plan d'action par « toute mesure de maîtrise de la fertilisation azotée et de gestion adaptée des terres » dans les bassins-versants situés en amont des sites touchés par les algues vertes. Notamment en interdisant les épandages sur les terres destinées au maïs avant le 31 mars.

« Erreur d'appréciation »

Ce jugement fait suite aux recours de l'association de protection de l'environnement Eau et Rivières contre les quatre préfets qui, en novembre 2009, avaient refusé de modifier l'arrêté du 28 juillet 2009 : « Erreur manifeste d'appréciation », selon l'association qui dénonçait « l'absence de mesures spécifiques aux bassins versants algues vertes », mesures qu'Eau et Rivières estimait indispensables dans le cadre de l'application du quatrième plan d'action.

 

L'association demandait, notamment, de revenir sur l'autorisation d'épandage dès le 15 février et d'instaurer un mode de calcul de la fertilisation par parcelle et non pas sur l'ensemble de l'exploitation. En toute cohérence, le tribunal administratif a, par ailleurs, à la demande du département des Côtes-d'Armor, annulé l'arrêté préfectoral du 21 juillet 2010 modifiant l'arrêté du 28 juillet 2009.

Des mesures plus strictes

La collectivité plaidait également « l'erreur manifeste d'appréciation », évoquant « la simple déclaration annuelle des flux d'azote demandée aux exploitants, leur limitation à 210 kg à l'hectare et l'interdiction d'épandage entre le 1er juillet et le 15 mars ». Et de réclamer « des mesures plus strictes, adaptées à l'intensité du phénomène algues vertes et de ses conséquences environnementales, touristiques et sanitaires... ».

La FDSEA et les JA déboutés

En revanche, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs du Finistère ont été déboutés. Eux aussi, demandaient une annulation de cet arrêté du 21 juillet 2010, mais en estimant qu'il était illégal car fixant des « contraintes disproportionnées ». Ce que n'a pas retenu le tribunal, considérant que ces mesures d'intérêt général « ont pour but la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d'origine agricole dont les requérants n'établissent pas qu'il aurait pu être atteint par des mesures moins contraignantes ».

 

De même, les juges administratifs ont considéré que, contrairement à ce qu'invoquaient la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs du Finistère, cet arrêté n'a pas interdit, de manière générale, la création, l'extension ou la modification d'élevages : ces interdictions n'étant motivées que par « le but d'éviter la prolifération de l'azote (...) que dans les cantons classés en zone d'excédent structurel (...). Des dérogations existant, par ailleurs, pour de jeunes agriculteurs et selon la taille des exploitations ». En tout état de cause, le ton et le cadre sont donnés, alors que le cinquième plan d'action est en cours d'élaboration.

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/plan-algues-vertes-il-va-falloir-revoir-la-copie-03-04-2013-2056654.php

 


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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 11:39

algues

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Environnement mercredi 20 mars 2013

Patrick Durand, un Rennais spécialiste de la pollution par l’azote d’origine agricole, juge les huit contrats de baie signés en Bretagne pour faire reculer les algues vertes.


Entretien Philippe Durand. Directeur de recherche à l’Inra, l’Institut national de la recherche agronomique.


Quel est votre regard sur ces contrats de baie destinés à lutter contre les marées vertes ?


D’abord, c’est une démarche intéressante et relativement innovante qui voit les acteurs locaux s’investir et dont les résultats sont évalués par un comité scientifique. Cela a permis dans certains cas l’émergence de dynamiques positives, et la mise en place d’une concertation. Mais, ils présentent quand même deux ou trois défauts majeurs. Dans certains bassins versants, les acteurs ont plus instauré un rapport de force qu’une véritable concertation, aussi bien du côté de la représentation agricole que du côté de certaines associations de protection de la nature. La baie de Lannion est l’un des endroits où cela s’est plutôt bien passé.


L’autre défaut majeur ?


De façon générale, localement les filières agro-industrielles (grandes coopératives, groupes industriels) se sont peu investies alors qu’elles y étaient invitées. Cela a manqué pour donner de l’ampleur. Le troisième grand problème : j’ai l’impression que les pouvoirs publics n’ont pas pris complètement l’ampleur des changements qui sont nécessaires pour régler le problème. Du coup, le message envoyé aux acteurs locaux n’est pas suffisamment fort, clair et cohérent pour leur permettre de faire des projets de territoire suffisamment ambitieux.


Le résultat au final ?


Tous les plans seront probablement insuffisants pour éliminer les algues vertes, à courte ou moyenne échéance. La responsabilité est très partagée. Ce n’est pas la faute de la profession agricole. Tout un ensemble de choses ont fait que l’on a cru pouvoir régler partout le problème en se contentant d’une adaptation limitée des activités agricoles, d’une optimisation un peu plus poussée des pratiques agricoles et d’une surveillance un peu plus grande de la réglementation. C’est tout à fait positif et va dans le bon sens. Mais pour descendre à une concentration en nitrates suffisante pour limiter le problème, il faut radicalement des changements forts des activités agricoles, y compris des systèmes de production. Or, dans la quasi-totalité des baies, l’hypothèse de départ était de dire qu’on ne touche pas au volume de production agricole du territoire. Cela ferme la porte à des changements réels.


Un autre scénario aurait-il été possible ?


Le choix a été de dire on va essayer d’y arriver partout. Mais d’un point de vue de pure efficacité, il aurait été plus clair de dire : « On tente le coup où socio-économiquement et techniquement, c’est envisageable pour faire une sorte d’expérience en vraie grandeur ». Et sur les autres baies, on accepte de dire durant un certain temps que les algues vertes seront là et que l’on préfère maintenir l’activité agricole parce que c’est plus important. En voulant faire croire qu’en faisant un peu d’effort partout on va régler le problème, tout le monde risque d’être perdant dans l’histoire. Il y aura toujours des algues vertes. Les pouvoirs publics seront accusés d’avoir dépensé de l’argent et les agriculteurs auront subi de nouveaux efforts, de nouvelles contraintes et continueront d’être accusés.


Vous évoquez aussi la politique foncière comme outil de lutte contre les algues vertes ?


Au cours des dix dernières années, il y a eu une diminution de 30 % du nombre des exploitations. Ces terres ont été reprises. Jusqu’à présent, les dispositifs qui règlent ces transmissions ne sont pas mobilisés pour favoriser de nouveaux systèmes agricoles qui seraient préférables d’un point de vue environnemental. Les gens les plus puissants et les plus influents récupèrent ces terres. Il y avait la possibilité de réguler le marché foncier pour encourager l’installation de nouveaux systèmes d’exploitation, moins risqués en terme en fuite d’azote. Dans les nouvelles installations, il y a beaucoup de bio. Mais ces agriculteurs n’ont pas forcément accès aux terres qui se libèrent, car le système est traditionnellement verrouillé. On nous dit qu’il est extrêmement difficile à un agriculteur de changer son système de production du jour au lendemain, de changer de métier presque. C’est très difficile. Par contre, à l’occasion des cessations d’activité, pourquoi ne favorise-t-on pas de façon plus volontariste les systèmes qui iraient dans le sens que l’on attend d’un point de vue environnemental.


Pourquoi ne pas favoriser ainsi la reprise de terres par un agriculteur bio qui veut s’étendre ?

 

Il y a un certain nombre de systèmes de production largement pratiqués en Bretagne qui, s’ils sont dominants sur un territoire, ne permettront pas de descendre au niveau voulu de concentration en nitrates. On ne sait pas faire. Je ne connais pas un endroit au monde où avec ce système on a des eaux à 10 mg/litre, ce que l’on considère comme l’objectif à atteindre pour limiter de manière significative la prolifération des algues. On arrivera à respecter la norme de 50 mg/l d’eau potable sans problème. Mais10 mg/l, c’est à peu près ce que l’on a dans les rivières du Massif central.


Donc, vous en dites quoi de ces contrats de baie ?


C’est un peu une occasion manquée. L’idée de départ et le principe sont bons. Sauf qu’en raison des résistances et du contexte socio-économique, si on veut réellement changer les choses, il faut se donner beaucoup plus de moyens. Sur le terrain, il existe cette envie d’innover, d’expérimenter et de résoudre le problème. Elle existe chez les agriculteurs, du moins chez certains agriculteurs, comme chez les élus locaux.


La surface concernée par les bassins versants à algues vertes, c’est 10 % de l’agriculture bretonne. Si sur la moitié, on change de système de production de l’activité agricole, on ne va pas mettre sur la paille les filières agro-industrielles, loin de là. On développe de nouveaux systèmes d’exploitation innovants et ce n’est pas forcément du bio. Pour que l’on ait des systèmes à base fuite d’azote, il faut deux conditions absolument nécessaires. La première, la quantité d’azote que l’on fait entrer dans le système n’est pas trop élevée. Deuxième condition, il faut toute l’année, et particulièrement en automne et en hiver, des couverts végétaux capables d’absorber l’azote qui reste dans le sol, ou que les sols produisent. Ce ne sont pas forcément des révolutions, mais des changements en profondeur par rapport à ce qui existe.


Aujourd’hui, où en est la qualité de l’eau en Bretagne ?


Les niveaux de départ sont très variables selon les baies. Après, si on arrête aujourd’hui complètement l’agriculture ou si d’un coup de baguette magique, il n’y avait plus de nitrates à partir des parcelles, pour descendre à 10 mg/l, il faudrait selon les bassins versants entre cinq et quinze ans pour voir disparaître les algues vertes. Plus on retarde la mise en place de cette diminution des pertes à la source, plus le délai s’allonge. D’un point de vue scientifique, on préconise une action très importante rapidement plutôt que quelque chose de très progressif.


Il n’en reste pas moins que la qualité de l’eau va en s’améliorant en Bretagne ?


Oui, de façon à peu près généralisée, et depuis cinq ans, on est dans cette dynamique de baisse des nitrates. Mais cela ne se poursuivra pas éternellement si on n’enclenche pas la vitesse supérieure. Car cette baisse correspond aux actions entreprises pour la mise aux normes des exploitations et le respect de la réglementation, en gros depuis 1998-1999. Ce sont ces effets que l’on observe aujourd’hui. C’est une question de dosage. Avant, on avait une tasse de café très concentré dans laquelle on ajoutait du café très concentré. C’était la situation avant 2000. Après, on a commencé à ajouter du café moins concentré. Progressivement, la concentration de la tasse diminue. Mais on arrive à un moment où la baisse va ralentir.


Si l’on compare la qualité de l’eau en Bretagne par rapport à celle d’autres régions françaises ?


La Bretagne est la région de France où la qualité des eaux s’est améliorée de la manière la plus significative depuis dix ans. Il y a d’autres régions de France où l’eau continue à se dégrader. En Bretagne, on a inversé la tendance. La Bretagne a été la première à le faire, que ce soit pour les pesticides ou les nitrates. Mais on partait aussi d’une situation qui était la plus dégradée de France. Le résultat, par rapport aux nitrates : on est toujours moins bon que la moyenne nationale mais on n’est pas plus mauvais que le Bassin parisien, les Pays de la Loire ou le nord de la France. Et on est plutôt dans une dynamique d’amélioration alors que dans pas mal de ces endroits la situation se détériore. Il n’y a pas qu’en Bretagne qu’il y a des problèmes.


Recueilli par Didier GOURIN.

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http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Algues-vertes-les-bonnes-intentions-ne-suffisent-pas_6346-2175029_actu.Htm

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