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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 09:49

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Le projet de la société : produire l’algue Saccharina latissima. Le hic : associations écologiques et de plaisanciers sont vent debout.

La société Algolesko porte un projet d’algoculture sur cinq concessions, totalisant 300 ha à Moëlan-sur-Mer, dont une partie couplée avec un élevage ostréicole et mytilicole (société Bameyjot). Un projet proche des bases de Jo Thaëron, ostréiculteur implanté sur les rives du Belon.


La commission culture marine de la Direction départementale des territoires (DDTM) du Finistère a validé leur demande à l’été 2013. L’enquête publique s’est achevée fin janvier. C’est là que les choses se sont gâtées.


Des élus de l’opposition municipale moëlanaise et des associations locales sont montés au créneau, dénonçant l’absence de concertation sur le projet. Les plaisanciers ont fustigé les contraintes que présente, pour eux, une zone de 300 ha interdite à la pêche et à la navigation. Les associations environnementales sont vent debout contre ce projet qui présenterait un « risque écologique et des contraintes liées au débarquement des algues ».

Attaques virulentes

Le 22 avril, une réunion présidée par le délégué à la mer de la DDTM a été le lieu d’attaques virulentes, venues de responsables associatifs, et l’occasion, pour le maire, Marcel Le Pennec, de dire son opposition au projet. Un courrier vient de lui être adressé par Algolesko, l’informant que d’« autres implantations » pourraient être étudiées, à l’invitation de « plusieurs acteurs du territoire breton ».

D’après nos informations, l’avis de la commission cultures marines devrait intervenir vers la mi-juin. À Moëlan-sur-Mer, le conseil municipal devrait se positionner définitivement, lors de sa prochaine séance, le 21 mai.

Moëlan-sur-Mer - 09h02

 

http://www.ouest-france.fr/production-dalgues-algolesko-veut-cultiver-devant-moelan-2518512

 

Commentaire: La mer est un bien commun, ce n'est pas à "l'initiative privée" de décider de sa gestion!

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 12:42

frankenfish

Avis de gros temps dans les fjords norvégiens.

La diffusion, début novembre, sur France 2, d'un reportage de l'émission « Envoyé spécial », mettant crûment en cause le saumon norvégien, a causé quelques remous du côté du cercle polaire. Même si l'attaque n'est pas nouvelle, le moment choisi, à quelques encablures de Noël, suscite le malaise chez les acteurs de ce marché.

Qualifié de « monde secret, opaque », le secteur de l'aquaculture n'était guère à son avantage dans le reportage de la chaîne publique. De même le saumon, considéré « comme la nourriture la plus toxique au monde ». Le journaliste avait, il est vrai, choisi comme guide, pour naviguer sur les eaux froides des fjords, un militant écologiste, Kurt Oddekalv, de l'association Green Warriors of Norway, en lutte contre l'aquaculture intensive. Des images prises à distance depuis son bateau montrent des employés pulvérisant à grands jets des pesticides sur les bassins regorgeant de poissons. Puis des vues sous-marines dévoilent les fonds des fjords détruits par l'accumulation des excréments de poisson et les produits de traitement. Enfin, des chercheurs expliquent le cocktail de PCB, de dioxines ou autres substances toxiques, que le saumon, poisson gras, stocke. Et ce d'autant plus s'il est nourri avec des farines de petits poissons pêchés dans la Baltique, polluée.

 


SÉRIEUX DOUTES SUR LE POISSON D'ÉLEVAGE NORVÉGIEN


Ce voyage glaçant au pays du saumon n'a pas manqué de rallumer les craintes alimentaires des consommateurs français. Et de faire planer de sérieux doutes sur le poisson d'élevage norvégien. Ramon Mac Crohon, directeur général de Caviar Kaspia, célèbre maison de produits gourmets de la mer de la place de la Madeleine à Paris, le reconnaît aisément : « Depuis, nos clients nous posent de nombreuses questions sur le saumon norvégien. »

Pour répondre aux interrogations des clients, les vendeurs se sont vu remettre une feuille d'argumentaire élaborée par Norge, le centre des produits de la mer de Norvège. Cet organisme de promotion et de lobby financé par les industriels de l'aquaculture et de la pêche a, en effet, immédiatement mis en place des contre-feux. Campagnes de publicité pour vanter le savoir-faire des professionnels norvégiens. Communiqué publié sur son site Internet pour apporter des réponses aux différentes mises en cause. Mais aussi organisation d'un voyage de presse « transparence », auquel a justement participé une équipe de France 2, pour donner un autre son de cloche. Son reportage a été diffusé lors du journal de 20 heures, lundi 16 décembre.


Il est vrai que les enjeux sont d'importance pour la Norvège. L'aquaculture et la pêche représentent la deuxième source de revenus du pays après le pétrole. Elles pesaient, en 2012, 6,6 milliards d'euros. L'exportation de saumon représente, à elle seule, 3,8 milliards d'euros. En l'espace d'une trentaine d'années, la Norvège a participé à l'explosion de ce marché très lucratif. Quasi inexistant au début des années 1980, il a dépassé la barre de 2 million de tonnes de saumons produits dans des fermes aquacoles de par le monde. La Norvège en détient toujours près de 60 %.


Ce développement accéléré a donné naissance à des acteurs de taille industrielle. Le premier d'entre eux n'est autre que le leader mondial du saumon, Marine Harvest, qui se qualifie de « fournisseur de protéines ». Cette entreprise, peu connue du grand public, a pourtant contribué, même si elle s'en serait bien passée, à un événement, lui, très médiatisé : la récente révolte des « bonnets rouges ».


L'annonce de la fermeture de deux de ses sites de production en Bretagne, dont l'un près de Carhaix, a déclenché la colère de ses salariés, mais aussi de l'un des meneurs du mouvement, Christian Troadec, maire de la commune finistérienne. La fin programmée des deux usines, au printemps 2014, jugées moins productives que leurs homologues polonaises, devrait se traduire par 400 suppressions d'emplois.


Avec ses fermes en Norvège, en Ecosse, dans les îles Féroé, au Chili ou au Canada, Marine Harvest a affiché en 2012 un chiffre d'affaires de 15,569 milliards de couronnes norvégiennes (1,85 milliard d'euros). Il entraîne dans son sillage de nombreux concurrents norvégiens. A l'instar de son principal challenger, Leroy Seafood, mais aussi de Grieg Seafood, Norway Royal Salmon ou SalMar. L'aiguillon vient aussi des îles Féroé, avec Bakkafrost. Toutes ces sociétés sont cotées à la Bourse d'Oslo.


 CE POISSON PLAÎT À TOUS


Tout en industrialisant la production de saumon, de l'écloserie à la découpe, les entreprises ont démocratisé sa consommation en nouant des liens forts avec la grande distribution. Il semble loin, le temps où le saumon fumé était un mets privilégié, réservé aux tables de fêtes.En France, en particulier, cet aliment s'est totalement banalisé, grâce au rayon frais. Au point que l'Hexagone est désormais le premier client des fermes d'aquaculture norvégiennes. « Le saumon est devenu le produit aquatique le plus consommé par les Français », constate Dominique Defrance, délégué filière pêche et aquaculture à FranceAgriMer, qui explique : « C'est un produit qui a été très bien conditionné. Il est coupé, standardisé, facile à cuisiner et il n'a pas d'arêtes. »

 


Il est aussi facilement accessible, car présent dans la plupart des enseignes alimentaires, qu'il soit sous forme de darnes, de filets, de pavés, entier. Le saumon fumé n'échappe pas au mouvement. « Les ventes de saumon fumé sont passées de 6 000 à 20 000 tonnes en vingt ans et sont moins concentrées sur la période de Noël », affirme Jacques Trottier, directeur général de Labeyrie. Dans son étude consommateurs, FranceAgriMer le démontre. Ce poisson plaît à tous, au-delà des clivages, aux enfants comme aux adultes, aux ouvriers comme aux cadres, aux citadins comme aux campagnards. Difficile de trouver un tel consensus. « Dans nos études, quand nous demandons aux sondés par quoi ils pourraient le remplacer, ils évoquent un peu le cabillaud, mais surtout la volaille ou le porc », souligne M. Defrance.

 


PRODUCTION À L'ÉCHELLE INDUSTRIELLE


Et finalement, entre le poulet, le porc et le saumon, les similitudes ne manquent pas. Même si le saumon l'a fait avec un temps de retard, ces productions animales sont passées du stade artisanal à l'échelle industrielle. L'objectif : offrir une alimentation abondante à faible coût au plus grand nombre. Revers de la médaille : les problèmes sanitaires ou de pollution, causés par la concentration très forte des animaux dans un espace restreint, pèsent sur les élevages les plus intensifs.

Les principaux producteurs en milliers de tonnes de saumon, en 2013, dans le monde.

Le Chili en a fait l'amère expérience. L'« autre pays du saumon », grand pourvoyeur du marché américain, même s'il pèse deux fois moins que son grand concurrent de l'hémisphère Nord, a traversé une crise sans précédent. Les premiers symptômes sont apparus en 2007. Dans les fjords chiliens, les poissons ont commencé à être touchés par des épidémies du virus AIS (anémie infectieuse du saumon). Ce virus, fatal et contagieux, qui avait déjà infecté d'autres zones d'élevage dans le monde, a progressivement décimé les cheptels. Au point que la production, divisée par trois, a touché le fond en 2010.


Depuis, les nasses se remplissent à nouveau. Et la production devrait même dépasser, en 2013, son niveau d'avant-crise. Il n'empêche, les stigmates n'ont pas encore disparu dans les comptes des entreprises chiliennes. Trois des principaux acteurs de ce marché, Australis, AquaChile et Camanchaca, sont toujours dans le rouge. A l'inverse, Multiexport Foods et Invermar commencent à sortir la tête de l'eau.


« Même si c'est un marché industriel, c'est un marché très difficile. Ce sont des produits biologiques, sujets aux maladies et aux aléas météorologiques. Si les eaux sont trop froides, la croissance des poissons ralentit. A l'inverse, en période estivale, la croissance est forte et les élevages arrivent dans les limites de densité autorisée. Il faut abattre sous peine d'amende », raconte François Perrone, directeur de marché chez Fish Pool, un marché à terme spécialisé, filiale de la Bourse d'Oslo, installé à Bergen.


Les aléas de production, alors que tous les voyants de consommation sont au vert, ont tendance à faire monter les prix. Ce fut le cas pendant la crise chilienne, puis les cours se sont détendus. Mais depuis la fin 2012, la tension est très forte. Les cours du marché à terme, Fish Pool, flambent. Le saumon de 3 kg à 6 kg, qui se négociait à près de 25 couronnes norvégiennes à l'automne 2012, frôle en décembre 2013 les 50 couronnes. Cette poussée de fièvre est liée à une moins grande disponibilité de poissons au premier semestre 2013. En particulier en Norvège, où les eaux froides et la présence de poux de mer ont ralenti les croissances. « Il y a également une augmentation de la demande en Russie et dans les pays de l'Est, avec le développement des chaînes de supermarché », ajoute M. Perrone.

 


LES AUTORITÉS SANITAIRES CONSEILLENT LA MODÉRATION


Cette augmentation des cours satisfait les producteurs de saumon. Le bénéfice net de Marine Harvest, en forte hausse, atteint 146 millions d'euros sur les neuf premiers mois de 2013. Mais les industriels qui ne font que transformer le poisson, comme les fabricants de saumon fumé, en pâtissent. Un certain nombre de PME françaises se sont ainsi retrouvées étranglées. La société Delpeyrat, filiale de la coopérative Maïsadour, connue pour ses foies gras, a profité de l'occasion pour se diversifier sur le marché du saumon. Elle a d'abord repris, fin 2012, la saumonerie Saint-Ferréol à Brioude (Haute-Loire), en liquidation. Puis elle s'est emparée, en septembre 2013, de Ledun Pêcheurs d'Islande à Cany-Barville (Seine-Maritime), également en liquidation. Delpeyrat a aussi souhaité se placer sur le marché du poisson frais, dont le saumon, la truite et la crevette, en mettant la main sur deux entités du norvégien Norway Seafoods, situées à Castets (Landes) et à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

 


Delpeyrat se place ainsi en concurrence frontale avec son grand rival, Labeyrie, propriété de la coopérative Lur Berri. Ce dernier revendique la place de leader du marché français du saumon fumé, dont la valeur est estimée à 540 millions d'euros en 2012. Il en détient 25 %. « Nous nous attendons à ce que le saumon soit encore plus cher en 2014 », pronostique Frédéric Oriol, directeur général de Delpeyrat, qui dit avoir réussi à faire passer une augmentation de prix de 15 % à 20 % sur ces produits cette année, grâce à la marque Delpeyrat.

 


Est-ce l'effet prix ? La mise en cause du saumon ? Ou une combinaison des deux ? En tout cas, les ventes de saumon flanchent en France depuis quelques mois. En novembre, selon les chiffres Kantar Worldpanel, elles ont chuté de 25 % en volume par rapport au même mois de 2012 pour le frais et de 10,8 % pour le fumé. Sur les onze premiers mois de 2013, les baisses respectives sont de 19 % et 6 %. Car les autorités sanitaires conseillent désormais la modération. En France, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a publié son avis en juillet. « Nous recommandons de consommer du poisson deux fois par semaine et non plus “au moins” deux fois comme nous l'indiquions auparavant, dont une fois, pas plus, du poisson gras. Au-delà, les bénéfices nutritionnels, comme la prévention des risques cardiovasculaires, ne compensent pas les incertitudes sur les risques toxicologiques », affirme Jean-Luc Volatier, de la direction de l'évaluation des risques de l'Anses. « Ce n'est pas l'aquaculture en général qui est en cause. C'est grâce à elle si le saumon sauvage existe encore. Mais le consommateur doit exiger des produits de qualité, moins gras, demander des comptes sur la manière dont les saumons sont élevés et nourris et être prêt à payer », conclut Patrick Martin, directeur du Conservatoire du saumon sauvage.


Laurence Girard Journaliste au Monde

 

LE MONDE | 22.12.2013 à 21h41• Mis à jour le 24.12.2013 à 09h17

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/22/alerte-rouge-sur-le-saumon_4338805_3234.html#xtor=AL-32280530

 

Lire aussi : Pesticines, dioxines... les élevages norvégiens sur la sellette


Lire aussi : Les Suédois contraints de se tourner vers la Norvège

 

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 14:25

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*

Dans une excellente enquête diffusée jeudi par « Envoyé spécial », sur France 2, on voyait confirmé ce qu’on commence à savoir depuis un bon moment : les poissons d’élevage sont bourrés de substances toxiques.

 

Des produits chimiques utilisés dans leur nourriture et dans les substances avec lesquelles on les asperge.

En surpopulation dans leur cage, les saumons d’élevage tombent en effet plus facilement malades, infestés par des poux de mer. Un militant écologique norvégien raconte ainsi à « Envoyé spécial » : « Dans les saumons, on trouve du diflubenzuron et toutes sortes de produits chimiques. C’est dégoûtant, ces trucs. Vous savez le saumon norvégien, c’est la nourriture la plus toxique du monde. » 

*

Le reportage n’a pas plu au Centre des produits de la mer de Norvège (CPMN). En septembre, cette organisation a signé un accord de collaboration avec le ministère des Affaires étrangères norvégien. Objectif : « Soutenir l’inter- nationalisation, l’innovation et le marketing des produits de la mer de Norvège ». C’est en vertu de ces ambitions que ce lobby a diffusé un communiqué en réaction à l’émission, signalé par une lectrice. On y apprend qu’en gros, il n y a pas de problème de santé publique : « Des résultats récents informent que le saumon norvégien est parfaitement sûr et sain. » Mais aussi que l’élevage de saumon est « une activité transparente, réglementée et contrôlée » ou que « la priorité pour la Norvège est de produire des produits sains et sûrs à la consommation. »

Une chercheuse poussée vers la porte Les arguments avancés par le document laissent cependant dubitatifs. Exemple : « Tous les tests effectués sur le saumon d’élevage norvégien sont faits en accord avec la législation européenne et norvégienne. Ils sont rendus publics sur le site web du Nifes. »

Le Nifes est un institut de recherche étatique norvégien. Problème : on apprend justement dans le reportage qu’il a poussé vers la démission une chercheuse, qui avait étudié les effets sur la santé humaine de l’éthoxyquine, un additif présent dans la nourriture des poissons, . Elle avait découvert des choses gênantes, comme elle le raconte à « Envoyé spécial » : « J’ai découvert que l’éthoxyquine a le pouvoir de traverser la barrière hémato-encéphalique du cerveau. Or cette barrière a une fonction très importante. Elle sert à protéger physiquement votre cerveau contre les substances toxiques et aucune substance étrangère au corps humain n’est censée pouvoir la traverser. »

Un poisson nettoyeur qui mange les poux

Le CPMN a d’autres arguments pour défendre ses saumons. Au sujet des poux de mer notamment, le centre concède que « le diflubenzuron est parfois utilisé », mais tempère maladroitement : « Les statistiques de 2012 montrent que l’utilisation de diflubenzuron est rare, et que les autres moyens de maîtriser les poux de mer sont utilisés en préférence. La méthode de traitement la plus utilisée consiste à introduire un “ poisson nettoyeur ” (dit “ vieille commune ”) dans les bassins. Les poissons nettoyeurs mangent les poux présents sur la peau du saumon. »

Miam miam tout ça. A lire le communiqué, on a presque l’impression de lire les arguments vintages des fabricants de tabac quand ils assuraient que le tabac était bon pour la santé. Difficile pourtant d’oublier qu’en juin, comme Rue89 le rappellait, le gouvernement norvégien a émis « une nouvelle recommandation, forcé de reconnaître – tardivement – que ce poisson gras est aussi bourré de produits toxiques ».

Un lobby allié à la diplomatie norvégienne

En même temps, fallait-il s’attendre à une meilleure réponse du CPMN à des accusations aussi graves ? Le communiqué précise : « Le CPMN a été créé par le ministère norvégien de la pêche en 1991 afin de renforcer la notoriété des produits de la mer de Norvège de par le monde. Ses activités sont financées par le secteur de la pêche et de l’aquaculture via un prélèvement sur les exportations des produits de la mer. » Par e-mail, j’ai demandé à notre blogueuse en Norvège, Diane Barbain, de nous dire son avis sur la question. Secrétaire des Verts au conseil municipal de Bergen, elle critique l’accord signé en septembre entre le CPMN et le ministère des Affaires étrangères : « Le Centre est localisé avec les services de la diplomatie norvégienne à l’étranger, et bénéficie d’un statut de diplomate et de l’adresse de l’ambassade de Norvège en France. » C’est que la France est un marché essentiel pour les producteurs de saumons norvégiens. De l’aveu même du CPMN, dans son communiqué : « La France est le second marché d’exportation pour les produits de la mer de Norvège avec environ 671 millions d’euros par an, ce qui fait également de la Norvège son plus gros fournisseur en matière de produits de la mer. La France est également le premier marché d’exportation de saumon de Norvège avec 136 000 tonnes importées en 2012. »


Le saumon est la deuxième ressource économique de la Norvège, après le pétrole.

 

Renée Greusard | Journaliste 
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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 12:53

A Damgan (56), les mytiliculteurs souhaiteraient étendre de 14 hectares la surface des parcs à moules.

 

Mais les habitants, conseil municipal en tête, s'y opposent. Ils craignent un envasement encore plus important de la baie.

Dans la Baie de Kervoyal, inutile d'aller à la plage sans ses bottes. A moins de ne vouloir patauger dans un épais tapis vaseux... 


Quelle est donc la principale cause de cet envasement ? Pour les habitants de Damgan (56), le coupable est tout dési- gné : les parcs de moules de bouchot, au large. Les excréments de mollusques s'entassent au fond et les pieux retiennent les sédiments, expliquent-ils.

Du coup, le projet d'extension des parcs à moules ne passe pas. Des opposants se sont constitués en comité de défense. Ils s'appuient notamment sur l'histoire pour argumenter contre ces parcs mytilicoles apparus à la fin du 19ème siècle. Photos à l'appui, ils montrent la progression de l'envasement au fur et à mesure où les parc à moules progressent.

Les mytiliculteurs, eux, souhaiteraient implanter 14 autres hectares au large de cette plage. Selon eux, c'est le barrage d'Arzal, non loin de là, qui provoque l'envasement. Reste que le conseil municipal, lui-même, a voté contre ce projet, à l'unanimité, craignant des répercussions économiques et écologiques. Les mytiliculteurs présenteront une étude d'impact pour défendre leur parc, lors de l'enquête d'utilité publique. Les opposants, eux, vont envoyer une pétition de 4 000 signatures contre ce projet, au Préfet.

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 14:50
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Femmes enceintes et jeunes, ne mangez pas de saumon plus de deux fois par semaine.

Telle est la nouvelle recommandation du gouvernement norvégien, forcé de reconnaître – tardivement – que ce poisson gras est aussi bourré de produits toxiques. Le gouvernement aimerait surtout que la nouvelle ne traverse pas la frontière. Pensez : la Norvège a été en 2012 à l’origine de 60% de la production mondiale de saumon atlantique, le pays a produit près d’1,2 million de tonne de ce poisson. Et les 29 milliards de dollars annuels générés par les exportations de ce secteur-clé de l’économie pourraient s’en trouver affectés.


France

Les Français consomment environ 2,3 kilos de saumon norvégien par personne et par an. La France a importé en 2012, environ 161 175 tonnes de saumon norvégien, soit environ 15% de la production du pays nordique. C’est le premier marché d’export, devant la Russie. En 2011, Rue89 vous avait alerté sur ce sujet, et trouvé étonnant que le ministère de la Santé recommande de manger du poisson gras deux à trois fois par semaine au nom de ses nombreuses vertus supposées pour la santé (ils sont bons pour le cœur, la circulation et la lutte contre certaines maladies inflammatoires, voire contre certains cancers). Est-il bien raisonnable de manger autant de poissons nourris aux farines animales, aux antibiotiques et même aux pesticides ? La pharmacologue Claudette Béthune, qui a travaillé pour l’organisme norvégien de sécurité alimentaire (le Nifes), avait clairement tranché :

« La présence de polluants tels que les dioxines et le PCB dans le saumon génère un risque de cancer, qui, pour les personnes jeunes, dépasse les bénéfices attendus du saumon sur la santé. »

Des polluants organiques persistants dans le saumon

Ce n’est qu’à la suite d’une grosse pression médiatique que les autorités sanitaires ont fini par reconnaître qu’elles avaient trop poussé à la consommation. L’alerte lancée par le journal VG est sans appel : « Les médecins appellent à ne pas manger de saumon d’élevage. »

 

La journal fait parler une équipe indépendante du laboratoire de biochimie clinique de Bergen, qui estime que ce poisson est tout simplement dangereux pour les jeunes enfants, adolescents et femmes enceintes en raison des polluants organiques persistants qu’il contient. En vertu du principe de précaution, ces groupes de populations ne devraient pas en consommer.

Le Dr Anne-Lise Bjorke Monsen, membre de ce labo, précise :

« Les polluants retrouvés dans le saumon d’élevage ont une mauvaise influence sur le développement du cerveau, et sont associé à l’autisme, à l’hyperactivité et à la baisse de QI.

On sait aussi qu’ils peuvent avoir un effet négatif sur les défenses immunitaires, le système hormonal et le métabolisme. Ils se transmettent aussi par allaitement. Si l’on a besoin d’oméga-3 provenant du poisson, le maquereau et le hareng sont très bien. »

De surcroît, le toxicologue Jérôme Ruzzin avait établi un lien, chez les souris entre une nourriture exclusive au saumon d’élevage pendant huit semaines, et le développement de l’obésité et du diabète de type 2.

Des avis pas écoutés

La recommandation
« Il est recommandé que les jeunes femmes et les femmes enceintes consomment deux à trois repas à base de poisson par semaine, dont la moitié de poissons gras. Nous précisons que la consommation de poissons gras, tels le saumon, la truite, le maquereau, le hareng, devrait rester inférieure à deux repas par semaine », recommande le gouvernement norvégien.

Face à ces révélations en série, les autorités ont été obligées de revoir leur discours en urgence. Quatre jours après les articles de VG, largement relayées par le reste de la presse, le ministre de la Santé a ordonné que soient revus les conseils de santé concernant le saumon d’élevage.

Il était temps. La Russie avait stoppé toute importation de saumon norvégien en 2006 et des chercheurs américains avaient déjà prévenu qu’il ne fallait pas manger de saumon norvégien d’élevage plus de trois fois par an.

En Norvège, déplore le journal Dagbladet, le Comité scientifique pour la sécurité alimentaire avait recommandé en 2006 de ne pas dépasser plus de deux repas par semaine contenant du poisson gras. Mais l’agence norvégienne de la Santé n’avait jamais suivi ces recommandations.

Les Norvégiens auraient pu éviter d’être abreuvés pendant toutes ces années d’un message erroné : « Il faut manger au moins deux repas par semaine contenant du poisson gras », leur dictait-on.

Et la France ?

Si ces nouvelles pouvaient ne pas traverser les frontières, cela ferait les affaires des autorités. L’organisme de promotion des produits de la mer de Norvège n’a toujours pas communiqué sur le changement de recommandation.

Dans un article intitulé « Vend du saumon norvégien comme si rien ne s’était passé », Dagbladet révèle que le Centre des produits de la mer de Norvège, et la ministre de la Pêche ne comptaient pas informer les consommateurs à l’étranger. « Ce sont les recommandations de chaque pays qui comptent », précise Christian Chramer, directeur de la communication.

Le site français des Produits de la mer de Norvège vient d’intégrer la nouvelle recommandation de consommation. Mais, jointe par Rue89, la directrice du Centre des produits de la mer de Norvège en France minimise totalement le changement de recommandation :

« La recommandation précédente est in fine la même qu’aujourd’hui, la version actualisée est seulement plus précise sur les jeunes femmes et les femmes enceintes.

La Direction norvégienne de la santé précise dans la même publication que le challenge le plus important reste le fait que la population, y compris les jeunes femmes et les femmes enceintes, ne consomme pas assez de poisson. Il est aussi clairement expliqué que pour les femmes enceintes, la vitamine D, la vitamine B12, les oméga-3, l’iode et le sélénium contenus dans les poissons gras sont particulièrement bénéfiques. »

L’industrie du saumon et les pouvoirs publics ont décidément du mal à se remettre en question et feront tout pour protéger leur business.

Avec Diane Berbain  Sophie Caillat | Journaliste 

 

http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/06/19/norvege-reconnait-saumon-peut-etre-dangereux-sante-243465

 

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 13:46

Poisson cochon

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L’Union européenne a décidé d'autoriser l'utilisation des farines animales, interdites depuis 1997, pour nourrir les poissons d'élevage. 

 

Les élevages industriels présentent des conditions scandaleuses : surpeuplement des bassins, gavage, utilisation de médicaments, en particulier d'antibiotiques. Les éleveurs industriels prétendaient lutter contre la disparition de certaines espèces de poissons, alors qu'ils ont largement contribué à piller les océans pour alimenter leurs élevages.

 

Ils invoquent à nouveau la protection des ressources maritimes pour remplacer les farines de poisson par des « protéines animales transformées » (PAT), des déchets de porcs et de volailles impropres à la consommation humaine, broyés et transformés qui reviennent moins cher.


L'industrie agroalimentaire gagne sur tous les tableaux : poissons industriels produits à moindre coût et déchets immangeables rentabilisés !

 

À l'occasion du Salon de l'agriculture, François Hollande assure que « la France n'introduira pas ces protéines animales pour ce qui la concerne », mais ne dit rien des poissons importés nourris avec ces mêmes farines !


Et ce n'est qu'un début.

 

Malgré ses dénégations, « pas prévu d'ici 2014 », la Commission européenne envisage bel et bien d'étendre à l'alimentation des porcs et volailles l'autorisation des farines animales. Elle finance depuis 2007 des recherches en ce sens. On imagine bien que les 1, 7 million d'euros qui y avaient déjà été consacrés en août 2012, n'ont pas été dépensés pour la curiosité scientifique !


CorrespondantEs commission nationale écologie du NPA

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 10:13


10 novembre 2010 - Le Télégramme

 

Le comité de survie de l'ostréiculture (CSO) a tenu son assemblée générale la semaine dernière, à Baden. Il déplore de ne pas être entendu et de découvrir dans la presse ce que l'avenir réserve à la profession.

 

Début novembre, le CSO a ainsi appris que Goulven Brest, président du Comité national de conchyliculture, a demandé d'arrêter immédiatement le plan de réensemencement d'urgence par les huîtres dites résistantes de souche R3. Il s'agace également du fait que les scientifiques aient mis du temps à s'intéresser à l'importation de souches étrangères en perdant deux ans (considérant que les mortalités ont commencé en 2008). «Ce qui prouve que les décisions sont prises par des non-professionnels», s'insurge le CSO.

Des professionnels peu écoutés

«Pourquoi ne pas avoir écouté la parole de bien des professionnels dont nous sommes l'un des porte-parole et qui n'ont cessé de dénoncer ces pratiques depuis le début de la crise? Les grands perdants sont les ostréiculteurs. On leur a fait croire qu'ils auraient du naissain et maintenant, ils vont subir le retard sur les autres pistes à cause d'Ifremer qui a décidé seul d'exclure les souches d'importation, ne travaillant que sur les pistes génétiques».

 

Le CSO déclare dans un communiqué du 4novembre, adressé à tous les ostréiculteurs de France, «qu'il est urgent que les conchyliculteurs se réapproprient leur avenir». Le comité régional Bretagne Sud sera en assemblée plénière le 17 novembre. Le CSO a posé des questions par écrit au président Hervé Jénot, afin qu'elles soient portées à l'ordre du jour: programme d'investigation dans d'autres pays étrangers que le Japon? Programme de recherches sur les souches d'importation? Résultats des premières analyses par Ifremer? Le CSO souhaite être tenu informé des comptes rendus de réunion, des méthodes de triploïdisation utilisées, du plan de soutien aux ostréiculteurs, etc.

 

Pratique Contact: CSO, 19, route de Quéhan, 56470 Saint-Philibert, tél.06.62.86.00.52 ou 06.08.26.58.00; fax: 02.97.55.02.99, courriel: comite.de.survie@gmail.com. Blog: comitedesurviedelostreiculture.blogspot.com

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