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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 10:30

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C'est en grande pompe qu'a été signée à Paris la lettre d'intention de commande de l'armateur MSC pour deux paquebots aux Chantiers navals STX de Saint-Nazaire, avec deux autres en options.

 

Le patron du chantier naval et l'armateur ont eu la politesse de renvoyer l'ascenseur au gouvernement, qui ne leur refuse rien, en signant ce contrat en présence du ministre de l'Économie et des Finances trois jours avant le premier tour des élections municipales.


Chacun y est allé de son trophée : 3 milliards d'euros de commande pour STX si les navires sont confirmés, 16 millions d'heures de travail à annoncer pour le gouvernement, qui ne veut pas manquer une occasion, car elles sont rares, de tenter de faire croire qu'il lutte pour l'emploi.


Mais en plus de cette annonce, le patronat et le gouvernement avaient un autre message à faire passer. La signature de ce contrat commercial, et c'est une première, s'est faite en présence de dirigeants nationaux des fédérations syndicales de la CFDT et de la CFE-CGC. Tous ont ensuite paraphé un Pacte social de compétitivité. Une mise en scène préparée de longue date pour tenter de faire croire aux travailleurs, bien au-delà des chantiers navals, qu'en acceptant des sacrifices, on peut espérer conserver son emploi en aidant son patron à décrocher des commandes. À Saint-Nazaire, les grèves et les débrayages des travailleurs de la navale, qui se sont étalés sur des mois, ont poussé la direction à édulcorer son projet initial de hausse non rémunérée du temps de travail. Mais elle a, malgré tout, trouvé des syndicats pour signer un accord gelant sept jours de congés chaque année pendant trois ans et supprimant quelques primes.

 


Mais contrairement à ce que voudrait faire croire la direction, elle n'a pas eu besoin de cet accord pour signer une telle commande. Les économies escomptées par l'accord de compétitivité aux chantiers navals ne vont pas excéder 1 % du prix de la commande MSC. Ce chiffre, avancé par la direction, n'est d'ailleurs rien par rapport à ce que gagnent le constructeur, les différents fournisseurs et les banques qui avancent l'argent à un taux très avantageux pour elles. Mais tous ceux-là considèrent que c'est aux travailleurs de faire des sacrifices.


Le vrai résultat de tels accords est qu'il supprime des emplois en augmentant le temps travaillé pour chaque salarié. Aux Chantiers, cet accord supprime l'équivalent de 100 emplois. Et les gains de ces accords vont grossir les comptes des actionnaires des chantiers, des banques et des armateurs sous le regard bienveillant du gouvernement et même avec sa complicité active.


L'annonce de cette nouvelle commande a d'ailleurs été accueillie plus fraîchement que d'habitude par les travailleurs des chantiers navals. Avec un paquebot actuellement en construction, la plupart des services sont déjà totalement saturés, et tout le monde se demande avec quels moyens les nouveaux navires pourront être conçus et construits. L'effectif est en effet au plus bas et les embauches se font au compte-gouttes quasi exclusivement sur des postes de cadres dont on se demande bien... qui ils vont finir par encadrer. Quant aux travailleurs sous-traitants, beaucoup sont inquiets et craignent de faire les frais d'une concurrence sociale violente organisée par la direction des chantiers. Elle fait travailler côte à côte des ouvriers aux horaires et aux niveaux de salaires très différents, pour conserver en général ceux qui lui coûtent le moins cher : les travailleurs « détachés ». Ceux-ci, qui viennent très souvent de l'est de l'Europe, ont l'avantage légal pour le patron de lui coûter des cotisations sociales bien plus faibles que celles d'ici. Ils ont aussi l'avantage moins avoué d'être taillables et corvéables à merci, avec peu de possibilités de protester quand les normes locales sont allègrement piétinées, en ce qui concerne, par exemple, la durée de la journée de travail.


Le fait qu'il puisse y avoir, pour une période non négligeable, une charge de travail qui mette un terme au chômage partiel ou total que connaissent les travailleurs de la navale a au moins un aspect positif : elle met les salariés en meilleure situation pour faire entendre leurs revendications, dont notamment l'embauche en CDI des intérimaires et sous-traitants. De même que celle d'avoir sur le chantier un même statut, en termes de salaire et de conditions de travail, quelle que soit l'origine des travailleurs concernés.

Correspondant LO

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2382&id=18


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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 10:58

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Début février, les négociations annuelles obligatoires ont débuté à DCNS.

 

Le groupe fait des bénéfices, distribuant chaque année autour de 100 millions de dividendes aux actionnaires que sont l'État français et le groupe Thales. Mais la direction n'a proposé que 0,8 % d'augmentation générale des salaires. Mi- février, la deuxième réunion s'est déroulée, après des débrayages de plusieurs centaines de personnes sur les différents sites DCNS et la signature d'une pétition intersyndicale par 6 500 personnes, sur un effectif total de 13 000 salariés. Le 27 février, la direction a proposé 1 % d'augmentation générale.


Dès lors, à Lorient, des débrayages ont été décidés à partir du lundi 3 mars. C'est dans les secteurs de production, où les salaires sont les plus faibles, qu'il y a eu le plus de mobilisation. L'annonce qu'il n'y aurait pas d'intéressement, alors qu'il était de 1 000 euros par personne ces dernières années, n'a fait que rajouter de l'huile sur le feu. Toute la semaine, en début de matinée, entre 100 et 200 salariés ont empêché, soit l'accès des voitures au site, soit l'accès aux bateaux en construction, pendant plus d'une heure.


La semaine suivante les actions ont continué, malgré la fin annoncée par la direction des négociations se soldant par une augmentation de 1,25 %. La signature des syndicats UNSA et CGC, acceptant ces miettes, n'a pas découragé près de deux cents travailleurs qui, dès 7 heures du matin mardi 11 mars, ont bloqué le pont reliant les deux rives de l'arsenal, montrant par là qu'ils n'acceptaient pas la charité.


Même si, pour l'instant, la mobilisation n'a pas été suffisante pour faire reculer la direction, un certain nombre de salariés ont tout au long du mouvement cherché à entraîner d'autres collègues dans l'action. Bon nombre restent convaincus qu'il faut se battre pour des augmentations de salaires plus importantes, au regard de ce que DCNS verse aux actionnaires.

Correspondant LO

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2380&id=29

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 11:12

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La direction de STX et trois organisations syndicales (CGC, CFDT et FO) viennent d'avaliser un accord de compétitivité aux chantiers navals de Saint-Nazaire.

 

Présenté sous forme de travail gratuit au printemps dernier, il avait été mis au placard après plusieurs semaines de débrayages et douze jours de grève en juillet dernier pour les travailleurs d'un atelier.


Après cette première claque, le patron en a pris une seconde en octobre. Malgré sa campagne active en faveur des « syndicats responsables », la CGT et FO, les deux syndicats organisant la contestation à un accord de compétitivité, ont obtenu à eux deux plus de 50 % des votes sur l'ensemble de l'entreprise, dont plus de 85 % dans le collège ouvrier.

Mais, à peine deux mois plus tard, le patron est revenu à la charge avec un double chantage : sans validation syndicale d'une nouvelle mouture d'accord de compétitivité, non seulement il liquiderait une grande partie des accords d'entreprise, mais il « ne pourrait pas prendre de nouvelles commandes » !


Ne parlant plus des vingt minutes de travail gratuit, le patron de STX exige le gel pendant trois ans de la moitié des jours de RTT fabriqués dans l'année, la mise en place d'une modulation avec des semaines basses de 28 heures et hautes de 42 heures, des heures supplémentaires obligatoires, la baisse des primes de travaux...


Malgré une campagne de presse intensive et la montée de l'État au créneau, actionnaire à 33 %, pour présenter cet accord de compétitivité comme la seule voie de salut, les débrayages successifs appelés par la CGT et FO ont continué à rassembler largement.


Les signatures de la CFDT et de la CGC étant acquises (il leur est même arrivé de surenchérir sur les propositions patronales), l'accord pouvait être rendu légalement caduc par l'opposition des syndicats CGT et FO qui représentent, ensemble, plus de 50 % des voix. Mais, après toute une série de manoeuvres lui permettant d'obtenir de la direction un semblant de rhabillage de l'accord, FO a brutalement retourné sa veste et renoncé à s'y opposer.


Dans l'entreprise, cet accord est toujours aussi mal perçu, d'autant que les salaires sont toujours aussi bas et que la direction ne l'a pas attendu pour augmenter la flexibilité en alternant le chômage partiel avec des heures supplémentaires. Sans compter qu'elle explique que cet accord ne lui suffira pas et qu'il faudra faire de nouveaux sacrifices. De bonnes raisons pour que, au-delà des petits et grands renoncements syndicaux, la lutte des travailleurs continue.

Correspondant LO

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2376&id=40

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 11:06

stxgreve01072013

Le patron des chantiers STX de Saint-Nazaire a annoncé, lors du dernier comité d'entreprise, son intention de dénoncer une grande partie des accords avec les syndicats.

 

Cette dénonciation, dont la procédure légale peut durer jusqu'à quinze mois, vise à remettre en cause tout ce qui dans ces accords se trouve au-dessus de ce que prévoit le droit du travail.


Cette décision de la direction vient directement de son échec récent à imposer aux travailleurs des Chantiers son projet d'accord compétitivité.

 

Ce projet visait à réduire de 5 à 10 % la masse salariale, en imposant vingt minutes de travail supplémentaires non payées par jour, une modulation accentuée et une baisse des primes notamment.


Au travers de la dénonciation des accords, c'est évidemment à cela que la direction veut aboutir, par un autre chemin. Mais, comme pour son projet d'accord compétitivité, rien n'indique que cela lui soit plus profitable. En effet les travailleurs sont restés fortement mobilisés ces derniers mois. Et les élections professionnelles qui ont eu lieu mi-octobre confirment à leur façon leur opposition aux projets patronaux.


Sur l'ensemble des salariés du chantier (2 100 personnes à l'effectif), 52 % des votes se sont portés sur les deux syndicats CGT et FO qui s'étaient déclarés ouvertement contre l'accord compétitivité, y compris en appelant à la mobilisation.


Parmi les ouvriers STX (920 salariés), les résultats sont particulièrement marqués, avec 85 % des votes pour les listes CGT et FO, dont 60 % pour la CGT. Dans un contexte où la direction a envoyé une lettre à chaque salarié en lui demandant de faire le bon choix lors de ces élections, le résultat est significatif.


Du coup, à l'occasion du dernier comité d'entreprise où devait être présenté le projet de dénonciation, c'est l'ensemble des syndicats (CGT, FO, CFDT et CFE-CGC) qui a appelé à un débrayage réunissant plus de 400 salariés, venus aussi bien des bureaux que de la production.


Dans les semaines à venir va débuter la construction d'un paquebot géant, avec le retour en atelier de plusieurs centaines de travailleurs jusque-là au chômage. Tout le monde se doute que les conditions de travail sur ce navire vont être déplorables, les employés des bureaux d'études travaillant sous tension depuis plusieurs mois sont là pour en témoigner. Les rumeurs de mise en vente du chantier par le principal actionnaire coréen ne sont pas là non plus pour rassurer les travailleurs.


Dans une telle ambiance, avec ses dénonciations d'accords, la direction pourrait bien marcher sur des braises, car beaucoup de travailleurs savent et ont vérifié que tout peut dépendre d'eux-mêmes et de leur détermination.

Correspondant LO


http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2362&id=33

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 10:30

stxgreve01072013

 

Les résultats des élections professionnelles aux Chantiers STX sont tombés.

 

La CGT reste la première organisation syndicale représentée. Elle obtient au global des trois collèges, 33 % des suffrages, devant la CFDT 31%. La CGT perd des voix par rapport à 2010 mais a du enregistrer l'arrivée d'une liste FO dans le premier collège, celui des ouvriers.

 

« Nous nous maintenons, ce qui n'était pas évident au regard du contexte social et de l'absence de nombreux ouvriers encore en chômage partiel », commente dès ce soir, Joël Cadoret, délégué CGT. Le taux de participation est en baisse par rapport à il y a trois ans.  Social jeudi 17 octobre 2013

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Elections-a-STX-la-CGT-en-tete-les-ecarts-se-resserrent_40829-2240279------44109-aud_actu.Htm

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 11:57

 

stxgreve01072013

 

 

C'est une information des "Echos" : Korea Developpement Bank (KDB), la banque publique sud-coréenne qui supervise depuis mai le plan de restructuration de plusieurs divisions du conglomérat STX, a confirmé qu’elle allait mettre prochainement en vente STX Europe, l’unité européenne qui contrôle, entre autres, 66,6 % des Chantiers navals de l’Atlantique, à Saint-Nazaire (44). "La vente de STX Europe est en préparation, a confirmé l’un des cadres de la KDB. Si cette transaction se déroule avec succès, cela aidera beaucoup à rembourser les dettes du groupe".10 octobre 2013 à 13h33


Tous nos articles sur STX

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/nantes/saint-nazaire-la-coree-veut-vendre-les-chantiers-navals-de-l-atlantique-10-10-2013-2263802.php

 

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203058528287-cette-nuit-en-asie-la-coree-va-vendre-les-chantiers-navals-de-saint-nazaire-615882.php

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 10:23

Manifestation-anti-austerite-un-veritable-coup-de-semonce-p.jpg

Ce lundi, à 9 h, le syndicat CGT a appelé à se rassembler devant la gare de Cherbourg.

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Il y avait 200 à 250 personnes devant la gare à manifester contre l’austérité. Ils sont maintenant près d'un millier à se diriger en cortège vers la Cité de la mer où François Hollande devrait se rendre d’ici une heure. Les manifestants CGT ont été rejoint par une trentaine de militants contre le mariage pour tous et environ 200 personnes de l'hôpital Pasteur.

Politique lundi 30 septembre 2013
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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 10:18

stxgreve01072013

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La CGT appelle les salariés de STX, des filiales et les sous-traitants à un débrayage ce mercredi, à 10 h 30 devant la porte 4 du chantier naval (terre-plein de Penhoët).

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Une action « pour soutenir les travailleurs de SMH en lutte contre leurs licenciements ». L’entreprise de tuyauterie industrielle, sous-traitante de la navale, a été placée en liquidation judiciaire la semaine dernière.

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http://www.presseocean.fr/actualite/saint-nazaire-appel-au-debrayage-de-la-cgt-pour-soutenir-les-salaries-de-smh-10-09-2013-74

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 09:10

ben-hur-rameur

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Dès la fin janvier 2013, la direction des chantiers navals STX avait engagé des discussions avec les syndicats pour mettre en place un « accord de compétitivité ». Elle vient d'annoncer qu'elle devait abandonner son projet, devant l'opposition à laquelle elle s'est heurtée depuis des mois.


Pourtant, à entendre la direction, il n'y avait pas le choix : la survie de l'entreprise n'était envisageable qu'à condition d'une baisse du « coût du travail » de 5 à 10 %. Elle souhaitait donc négocier un accord sur la meilleure façon d'y parvenir : baisse des salaires et/ou allongement de la durée du travail et/ou modulation et flexibilité.


La CFDT et la CGC se sont empressées de discuter gravement des avantages et inconvénients des différentes combinaisons de ces trois options. Pour leur part, la CGT et FO ont pris position contre le principe même d'un tel « accord de compétitivité » et ont commencé à mobiliser les travailleurs à l'occasion de chacune de ces réunions de négociation.


Et des réunions de « négociation », il y en a eu ! À raison d'une toutes les trois à quatre semaines, les chiffres présentés par la direction et « analysés » par l'expert du comité d'entreprise ont été soigneusement épluchés, (sans jamais avoir été réellement contestés ou remis en cause), et cela n'a pas duré moins de quatre mois ! Cela permettait aussi à la direction des Chantiers de mesurer régulièrement l'état d'esprit et la combativité des travailleurs, tout en spéculant sur l'usure de leur mobilisation.


Car les appels à débrayer à l'occasion de chacune de ces réunions ont été largement suivis par les travailleurs des différents secteurs. En l'absence d'annonces concrètes, l'ambiance y était autant à montrer son opposition qu'à chercher d'éventuelles informations, tout en attendant la suite...


C'est à la fin juin que la direction a décidé de dévoiler ses batteries : à l'approche des congés d'été, alors que le nombre d'ouvriers « prêtés » à d'autres entreprises ou mis en chômage partiel total était au plus haut, elle a estimé que la mobilisation s'usait et que le moment était propice. Alors qu'il ne restait pas plus de 350 ouvriers STX au travail sur le site (sur un effectif de 800), la direction a considéré que la minorité combative des 800 techniciens et dessinateurs ne constituait pas une véritable menace et que les 400 cadres resteraient « naturellement de son côté ».


À ce moment-là, finies les phrases creuses sur le « nouveau pacte social », elle annonçait brutalement son projet tout en se disant encore prête à négocier à la marge :


- 20 minutes supplémentaires de travail gratuit par jour pour tous entraînant une baisse du taux horaire de 5,5 % ;

- Rabotage des primes et suppression de jours de congés ;

- Modulation des horaires hebdomadaires de 0 à 48 heures, sans paiement ni majoration du travail effectué au-delà des 35 heures par semaine.


Aussitôt la nouvelle connue, le 19 juin, les ouvriers de l'atelier 180 Tonnes (160 travailleurs en deux équipes) se sont réunis en assemblée générale et ont massivement voté la grève. Organisant eux-mêmes leur propre mouvement, ils se sont immédiatement adressés aux autres secteurs de production et de bureaux d'études.


Dans ces secteurs plus éclatés ou traditionnellement moins combatifs, les travailleurs ont accueilli chaleureusement les grévistes, mais nombre d'entre eux jugeaient que la grève totale partait trop tôt et que la mobilisation devait franchir des étapes pour entraîner le plus de monde possible.


Au bout de quelques jours, lorsque les 150 grévistes du 180T ont clairement montré qu'ils étaient durablement organisés et décidés à poursuivre la grève, la CGT et FO ont augmenté la fréquence des débrayages centraux et des journées de grève ponctuelles ce qui a permis de regrouper régulièrement un peu plus de 500 travailleurs, dans un mouvement dynamique et enthousiaste.


De son côté, la direction des Chantiers pressait la CGC et la CFDT d'en finir en signant son projet à peine modifié. Mais à l'approche des élections professionnelles programmées au mois d'octobre et sous la pression de leur base, principalement composée de techniciens et de cadres qui manifestaient de plus en plus ouvertement leur opposition au plan de compétitivité, CFDT et CGC n'en finissaient pas de tergiverser !


Tant et si bien que le patron, excédé, décidait de reculer la conclusion de cette affaire à la fin août, juste à la reprise des congés d'été.


Après deux semaines et demie de grève, ayant largement contribué à imposer ce premier recul à la direction, les grévistes du 180T décidèrent de reprendre le travail le 8 juillet, la tête haute, en continuant de participer massivement aux débrayages centraux des deux semaines suivantes.

Et finalement, de retour de congés, le débrayage central du 29 août appelé à l'occasion de l'ultime réunion de négociation a été un nouveau succès de la mobilisation.


De guerre lasse et piteusement, la CFDT et la CGC ont alors refusé de signer le plan de compétitivité !

Rageur, le patron a alors annoncé qu'il abandonnait son plan. La lutte a payé.


Correspondant LO

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2353&id=20

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 12:30

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La direction de STX soumet un « accord de compétitivité » à ses salariéEs car selon elle « les enjeux pour STX dans les années qui viennent sont majeurs »...


Pourtant, c'est la mondialisation et la financiarisation qui ont conduit les Chantiers de l'Atlantique à devenir Alsthom Marine puis Aker Yard, puis STX-Europe. Actuellement mis en vente, celle-ci compte à nouveau sur l'aide de l’État pour augmenter le profit des actionnaires. Les emplois ont été bradés (de près de 20 000 Alsthom et sous-traitants en 2003, à 2 100 STX actuellement, dont 200 en chômage technique...).


Et maintenant, elle veut augmenter le temps de travail : 20 minutes de travail non payés en plus tous les jours, généralisation de la modulation et de la flexibilité avec semaines de zéro à 48 heures selon la charge de production, remise en cause des jours de RTT... tout en réduisant les salaires (en baissant le taux horaire de 5 % à plus de 7 %), sans compter la perte de primes ou la réduction des prestations de la mutuelle.


La grève démarre


À l’appel de la CGT et FO, le lundi 1er juillet, la grève était totale. Les trois entrées des chantiers étaient bloquées par plusieurs centaines de salariéEs. Malgré la brume et un vent frais, le climat était chaud dès 5h30 : feux, barricades, peinture de slogans sur la route (« Tu coûtes trop cher, aide ton patron : mets-toi en grève »). À l’issue de la rencontre avec la direction, les délégués CGT et FO ont fait part du blocage complet de la direction, et ont appelé à la discussion sur place sur la suite à donner au mouvement. Le lendemain, il y a eu un rassemblement sur le parking central intérieur qui a rejoint l’atelier « 180 tonnes » en grève depuis 10 jours. Tous les matins, les débrayages se succèdent.


Pour le NPA, le projet d’accord de compétitivité doit être retiré. L'État doit mettre fin à cette parodie de gestion de la construction navale au service de quelques groupes uniquement financiers.


CorrespondantEs Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 203 (11/07/13)

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