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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 10:03

sem71-Z18-Marins-russes-Vladivostok

20 février 2012 -

 

Le brise-glace Saint-Pétersbourg sera l'une des attractions des prochains Tonnerres de Brest organisés entre le 13 etle19 juillet. Lebrise-glace s'aventurera, aucoeur de l'été, très loin de sa base, la ville dumême nom, dans le nord-ouest de la Russie.


Le froid intense qui frappe actuellement le nord de la Russie le sollicite fortement cet hiver. Les22marins du très récent brise-glace russe classique Saint-Pétersbourg enchaînent les missions dans le golfe de Finlande très fréquenté par les navires de commerce. Le brise-glace de 117m n'était pas autant sollicité ces dernières années. À force de vivre des hivers doux, certains habitants de Saint-Pétersbourg avaient même commencé à douter de l'utilité de ces navires côtiers et du potentiel industriel de leur ville.

 

La ville qui s'est fait une spécialité de construire des brise-glace aassisté, cette année, avec uncertain plaisir, au brutal refroidissement de la région. Del'autre côté, les hivers moins rudes facilitent le développement et l'exploitation des routes du nord durant l'été, ces nouvelles routes commerciales que défrichent inlassablement les plus puissants brise-glace nucléaires (jusqu'à 75.000chevaux contre 21.740chevaux pour le remorqueur Abeille-Bourbon).

22.000 chevaux

Le Saint-Pétersbourg attendu à Brest est à propulsion diesel électrique. Ses 22.000chevaux lui permettent de travailler dans le secteur de Saint-Pétersbourg afin de faciliter les liaisons avec les pays baltes et scandinaves. «L'équipage effectuera son premier grand voyage loin des côtes russes depuis son lancement, il y a deux ans et demi», confirme l'ingénieur Vladimir Korsun. La construction de ces navires (le premier nucléaire construit à Saint-Pétersbourg date de 1959) est un pilier essentiel des chantiers navals de cette région et notamment des chantiers Baltyiski à qui Vladimir Poutine a confié partiellement la construction des futurs bâtiments de projection et de commandement russes (BPC).

Coup de pouce de Pouchkine

 
C'est le voyagiste Michel Salaün (Salaün Holidays), grand habitué de la Russie par sa filiale «Pouchkine» et partenaire historique des fêtes maritimes brestoises, qui a effectué la connexion etafacilité la venue de ce navire d'exception. Pas évident d'attirer ce très récent et très performant navire spécialisé. La foule devrait se presser pour visiter ce bateau qui sera ouvert au public à quai. Un navire plus que rare sur nos côtes, avec la magie des contrées immaculées et des missions effectuées dans ce grand nord mythique.

Routes arctiques: les Russes flairent le filon

Importants pourl'activité industrielle des chantiers de Saint-Pétersbourg, ces brise-glace ontpris une véritable dimension économique et politique pourl'ensemble de la Russie. 


La Russie espère développer et exploiter au mieux les grandes routes arctiques. Une manière deraccourcir les distances commerciales mais pas seulement. La Russie envisage également de conforter le développement de ces régions maritimes les plus aunord et à l'est du pays. En assurant un trafic maritime régulier, le pays peut tabler sur le développement d'infrastructures portuaires et, du coup, des territoires par l'arrivée facilitée des marchandises. On a longtemps reproché à Moscou d'avoir oublié ces zones reculées et hostiles. Letrafic maritime pourrait bouleverser le destin de ces régions oubliées de la confédération. Mais en plus d'être politiques, les intérêts sont bien sûr économiques. À la manière des passages obligés de Suez ou de Panama, la Russie y voit un nouveau point de passage favorable pour les navires étrangers. Avec des taxes à percevoir dans les ports et des passages empruntés (pilotage).

Risqué dans ces contrées?

Ces nouvelles routes faciliteront également l'implantation des plateformes flottantes et un immense vivier de richesses naturelles àcollecter dans le grand nord. Et les navires à coque renforcée (tanker brise-glace) capables de se frayer eux-mêmes un passage? Les conditions extrêmes, même pendant la saison estivale, requièrent l'intervention des brise-glace afin d'assurer la régularité indispensable au trafic.

 

Et la propulsion nucléaire?

 

Elle s'impose dans les zones les plus isolées, puisqu'elle permet des campagnes au long cours sans arrêt pour refiouler et, surtout, garantit la puissance pour travailler dans les pires conditions. Lorsqu'on demande aux Russes s'il est raisonnable de faire naviguer ces monstres nucléaires dans ces endroits naturels exceptionnels, ils répondent qu'au moins, ils n'émettent pas de pollution directe et assurent qu'ils maîtrisent parfaitement la technologie. Les incidents sur les navires nucléaires russes existent pourtant régulièrement mais sont rarement diffusés.

Ouvrir et protéger

Subsiste le risque de pollution majeure liée au naufrage de tankers dans ces contrées ou d'autres navires marchands? «Nos brise-glace seront justement là pour assurer leur sécurité!», répond-on, confiant, àSaint-Pétersbourg, pressé de relancer des chantiers malmenés depuis quelques années.

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/brise-glace-voila-le-monstre-des-tonnerres-20-02-2012-1607102.php

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 08:50


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le gouvernement a lancé mi-juillet son appel d’offres pour la construction des parcs éoliens offshore au large des côtes françaises. Présenté comme une véritable aubaine économique pour le pays, avec des milliers d’emplois à la clef, cette nouvelle filière est de fait réservée aux poids lourds du secteur de l’énergie et du nucléaire : EDF, GDF-Suez ou Areva. Au risque de freiner une nouvelle fois l’émergence de filières industrielles régionales qui pourraient profiter aux PME et à la conversion écologique de l’économie.

 

[Lire la suite ici ]

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 09:11

 

jeudi 02 juin 2011

Le futur centre de recherche attend un soutien massif de l'État. Hier, il a franchi une première étape. Mais rien n'est encore joué.

Au « repêchage »

À Brest, France énergies marines a des chances d'être sélectionné pour bénéficier des « investissements d'avenir » de l'État (un milliard d'euros en tout). Le conseil régional, Brest métropole océane et le conseil général du Finistère n'hésitent pas, un peu hâtivement peut-être, à dire que France énergie marine est « lauréate ».

 

Selon l'annonce du gouvernement hier, seulement deux projets d'Instituts d'excellence sur les énergies décarbonées (IEED) sont « lauréats » : Lyon et Venette (Oise). Onze dossiers ont été écartés. Et six autres, dont celui de Brest, sont « recommandés pour faire l'objet d'un examen complémentaire ». Les points à améliorer n'ont pas encore été précisés. Les porteurs du projet sont confiants, mais plus prudents. « Repêchage » avant le 15 juillet.

 

Recherche et sites d'essais


Vagues, courants, différence de température entre surface et fond, vent du large sont autant de sources d'énergie. Restent à inventer les bonnes technologies d'houlomoteurs, hydroliennes, systèmes de récupération d'énergie thermique des mers ou éoliennes flottantes. Le projet France énergies marines, piloté par Ifremer, prévoit trois axes de développement : la recherche, les ressources documentaires (réglementation, études...) et la coordination des sites d'essais de prototypes.

 

Brest, place forte des énergies marines


Cet institut pourrait voir le jour à Brest à la rentrée et employer 70 techniciens et chercheurs. Son budget est évalué à 142 millions d'euros sur dix ans, dont 61 millions apportés par les industriels. L'État est sollicité à hauteur de 43 millions d'euros. Les collectivités bretonnes complètent. Brest serait ainsi confortée comme place forte des énergies marines en France, du moins pour les aspects recherche. Avec l'espoir de décrocher un jour une filière industrielle, encore inexistante dans le monde. La commercialisation de ces technologies est espérée vers 2015-2020.

 

L'attente des industriels


En décembre 2009, François Fillon, Premier ministre, avait annoncé la création à Brest d'une « grande plateforme technologique sur les énergies marines ». Dix-huit mois plus tard, les partenaires, industriels (EDF, GDF Suez, Alstom, DCNS, STX, Technip, Areva...), PME comme Nass & Wind ou Sabella, organismes publics comme l'Institut français du pétrole (IFP), le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), le CNRS, l'université, l'École centrale de Nantes, tous demandent une politique claire et une vision à long terme pour s'engager plus avant. Ils attendront encore un peu.

 

La France dans la course ?


Au-delà de l'éolien posé en mer, déjà industrialisé en Europe du nord (plus de 1 000 éoliennes installées), cet institut se veut la pierre angulaire de la recherche-développement sur les autres énergies marines, avec une visibilité internationale.

 

L'Europe mise sur 4 % d'énergies marines (hors éolien) d'ici à 2020. Les investissements se chiffreraient en milliards. L'Écosse, l'Angleterre, le Portugal ou le Danemark ont déjà des prototypes à l'eau. Pas la France.

 

 

Sébastien PANOU.
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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:19

Ce matin, la DCNS toute fière « dévoile un étonnant concept de centrale nucléaire sous-marine » selon ses termes. Ce projet permettrait de truffer l’océan de petites centrales nucléaires à qui voudrait en installer.

 

Sortir du nucléaire Cornouaille dénonce ce projet commercial effarant, de nature à polluer irréversiblement les océans par les rejets radioactifs que rejette toute installation nucléaire sans parler du risque d’accident majeur. Elle rappelle qu’il n’y a toujours aucune solution pour les déchets nucléaires sauf à attendre des millions d’années que la radioactivité diminue, que toute dose de radioactivité comporte un risque mutagène et cancérigène. Elle appelle les citoyens à s’opposer à ce type de projet et à exiger un abandon immédiat du nucléaire qu’il soit civil ou militaire, sinon l’humanité court à plus ou moins long terme à son suicide comme l’écrit Albert Jacquard.



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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 11:03
lundi 07 février 2011

L'institut universitaire européen de la mer s'implique. Mais force est de constater que le droit est encore bien trop flou pour un développement rapide.

L'Institut universitaire européen de la mer (IUEM) a plongé dans les énergies marines en 2009. Il a alors été consulté par Alstom pour travailler aux études sur les écosystèmes, les sédiments et les aspects juridiques, autour du projet Orca. Il s'agit d'un prototype d'hydrolienne de 30 mètres de diamètre, qui sera testé au large de Bréhat.

linkL'IUEM est aussi impliqué dans le projet d'Institut d'excellence en énergies décarbonées, France énergies marines, piloté par Ifremer et actuellement en cours de dépôt avec l'espoir d'être retenu par l'État au printemps. Ce serait un centre de ressources pour les porteurs de projets et un lieu de coordination scientifique pour les tests menés à différents endroits en France.

 

Enfin, l'IUEM intervient dans les cours de droit du tout nouveau mastère « énergies marines » ouvert cette année à l'Ecole nationale supérieure des techniques avancées (Ensta). « Il y a un gros besoin de connaissance et de recherche sur les aspects juridiques des énergies marines », constate Yves-Marie Paulet, directeur de l'IUEM. Une thèse financée par la région vient de démarrer en ce sens.

 

Trop flou pour les promoteurs


La connaissance, c'est bien mais cela ne suffira pas pour que l'État remplisse ses engagements : 3 000 MW en mer soit au moins 600 éoliennes en 2015. C'est demain. « Il faut que la loi avance. Les promoteurs et les investisseurs ont besoin de sécurité juridique », estime Gaëlle Guéguen-Hallouët, maître de conférence au laboratoire Amure (UBO-Ifremer). La loi Grenelle 2 de l'été dernier renvoie à 201 décrets, dont aucun n'est passé.

 

On ne sait même pas si une éolienne en mer sera une installation classée ou pas. Pour les hydroliennes ou les éoliennes flottantes, c'est encore pire. Il n'y a pas de guichet unique pour les opérateurs. Et la France, totalement inexpérimentée en matière de grosses installations de génie civil dans ses eaux territoriales, doit définir un cadre.

Sur ce point, le Danemark ou le Royaume-Uni avaient une longueur d'avance avec leurs plateformes pétrolières offshore. Si le terrain n'est pas bien balisé, « c'est à coup de contentieux qu'on risque de découvrir la nature du droit », lâche Gaëlle Gueguen-Hallouët. « On sent une volonté politique un peu mitigée, tant les contraintes qui vont porter sur les opérateurs sont importantes ».

 

Déjà, le seul projet instruit par les services de l'État, à Veulettes-sur-mer (Seine-Maritime) est bloqué par plusieurs recours depuis trois ans. Le flou actuel est un bon terreau pour toutes sortes d'oppositions. Or, l'acceptabilité par la population sera un des éléments essentiels du développement éolien.

 

 

Sébastien PANOU

 

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Les-energies-marines-en-panne-de-cadre-juridique-_40843-1684005------29019-aud_actu.Htm

 

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 12:30

 


  ECOLOGIE -

 

Nicolas Sarkozy a donné mardi à Saint-Nazaire le coup d'envoi du déploiement de l'énergie éolienne off-shore en France, estimant que cette nouvelle filière industrielle devrait permettre de créer 10.000 emplois dans l'Hexagone. L'Etat lancera au deuxième trimestre un appel d'offres pour la fourniture d'une capacité totale de 3.000 mégawatts d'énergie éolienne maritime, soit l'équivalent de deux réacteurs nucléaires de type EPR et la moitié du total prévu par le Grenelle de l'Environnement, pour un investissement total de l'ordre de 10 milliards d'euros. Cinq zones de développement ont été identifiées (voir ci-contre), dont une au large de Saint-Nazaire, les autres se situant en Bretagne (baie de Saint-Brieuc) et en Normandie. La sélection des candidats se fera début 2012 et les projets industriels constitueront un "élément très important" du choix des entreprises, a encore dit Nicolas Sarkozy.
(avec Reuters)

 

Commentaires

 

Depuis temps qu'il ne fait que brasser du vent!

 

Pour faire sérieux; si je comprends bien Sarkozy, lance un appel d'offre de l'Etat pour la fourniture de 10 milliards d'éoliennes , exploitées par des sociétés privées sur des domaines publiques. Y a pas à chier c'est le bonheur complet pour le libéralisme!

 

Tout ça c'est du vent...

 

Excusez moi pour mon ignorance mais lorsque vous dites "saint-nazaire, les autres se situant en bretagne", insinuez vous que Saint-Nazaire n'est pas en Bretagne?
Si cette ville n'est effectivement pas dans la région administrative "Bretagne", elle fait bien partie de la Bretagne...
LibéRennes serait animé par un parachuté parisien ou est-ce juste une erreur de frappe?

 

:> question coût 2 EPR : 8 Milliard , 2 éoliennes 10 milliard (mais qui est à 2 milliard près de nos jours ... ) De plus quel est le coût prévu de MW/h sur le parc éolien ?
:> Question utilité : Est ce que les parcs éoliens vont fournir de l'électricité quand EDF en a besoin ?
:> Question maintenance : Combien coute l'entretien d'une éolienne off shore ?
:> Question sécurité, y'a pas un peu beaucoup de bateaux par là ?
:> Question esthétique : j'aurais trouvé ça plus joli au large du Cap Nègre
:> Question écologie, l'EPR / le nucléaire c'est pas folichon, mais l'éolien ??? Pardon, c'est du off shore, si "on" ne voit pas de bestiaux éclatés au pied de l'éolienne, c'est qu'il n'y a pas de problème ??

 

@ Ewan
Selon Le Télégramme de Brest, les éoliennes de St-Naze sont bien en Bretagne. Il doit s'agir d'une erreur de copier-coller, d'une absence de relecture ou d'une marque de zèle militant...
Rappelons que la Bretagne est déficitaire quant à la production d'énergie. Le principal et fragile noeud d'alimentation est situé en Loire-Atlantique à Cordemais.
On a de la peine à croire que ces éoliennes ne soient réservées qu'à l'alimentation de la région Pays de la Loire, voire de la seule agglo nantaise.
On peut supposer qu'elles serviront d'appoint en cas de forte demande dans la péninsule.
Face à un tel problème d'ordre économique, industriel et écologique, revendiquer l'appartenance de St-Nazaire à la région Pays de Loire, avouons-le, c'est un peu ridicule.

-1


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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 09:36

Cette semaine, le gouvernement a donné le top départ de l'implantation des éoliennes en mer. Les parcs seront positionnés au large de Dieppe-le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur-mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire. Mais que verra-t-on depuis la côte ? Tout dépend de la position – idéologique – que l'on a sur le sujet.

Pour respecter les engagements du Grenelle de l'environnement, le gouvernement prévoit d'installer 1 200 éoliennes au large du littoral français d'ici 2020. On connaît désormais l'emplacement choisi pour la moitié des parcs, comme montre cette carte fournie par le ministère.

Implantation des parcs éoliens en France

Comme il n'existe pas encore en France de parcs éoliens en mer, est-il possible d'imaginer l'importance qu'elles prendront dans le paysage ?

Alain Barbier, président de l'association Vent de travers, compare les anti-éoliens à des »Don Quichotte, contre tous ces dévoyés de l'écologie ». Selon lui, les éoliennes ne sont pas tellement plus discrètes en mer :

« Les éoliennes sont toujours visibles, sauf en cas de brouillard dense. Les jours de grand soleil, elles se détachent avec violence dans le paysage. Les flashes lumineux blancs sont visibles de jour et particulièrement violents le soir. La nuit, les clignotants rouges déchirent toutes les deux secondes l'obscurité. »

D'autres militants anti-éoliens désespèrent, tel Xavier Nardin :

« Un promoteur a osé dire que les éoliennes côte ouest Cotentin se verraient peu parce que la Terre est ronde… Faut-il en rire ? »

« La réalité dépassera la fiction »

Pour comparer leur point de vue avec celui des industriels, prenons un exemple de projet qui ne fait pas partie des zones retenues par le gouvernement et dont on ne sait pas encore s'il va aboutir : à Bretteville-sur-Ay, il est question d'implanter le parc éolien des Grunes à un minimum de 7,3 km des côtes.

Sur le tract (photomontage ci-dessous) distribué aux habitants par une association locale de la Fédération environnement durable, l'horizon serait marqué par la présence de quarante éoliennes. 

Tract anti-éolien concernant le projet des Grunes

Hervé Texier, président de Basse-Normandie environnement et vice-président de la Fédération environnement durable, affirme :

« Il faut réellement s'attendre à ce spectacle sur nos côtes car les éoliennes en Manche seront proches du littoral. Et la réalité dépassera la fiction. »

Or, le projet en question prévoit 28 éoliennes et la simulation visuelle (photo ci-dessous) de la compagnie porteuse du projet, Eole Res, donne une vision des choses fort différente.

Simulation visuelle du projet de parc éolien des grunes (Eole Res)

Les militants savent organiser la mobilisation anti-éolienne, et parfois faire échouer les projets. Comme à Veulette-sur-mer, où des propriétaires de résidences secondaires, menés par Sabine Servan-Schreiber, ont provoqué l'arrêt d'un projet de 21 machines.

Difficile d'avoir un rendu visuel en utilisant des photos

A qui se fier pour imaginer le futur ? Alain Barbier pense possible d'extrapoler l'implantation d'éoliennes en mer à partir d'éoliennes terrestres. Il explique :

« Tout dépend de la focale de l'objectif. Le rendu est
impossible : les éoliennes captent l'attention. Quand on regarde dans
leur direction, on ne voit qu'elles. »

Prenons l'exemple du site du Bernard en Vendée, où sont implantées cinq éoliennes de 125 mètres de haut en bordure du marais poitevin. Sur la photo suivante, l'éolienne la plus à droite est à 7,5 km, la plus à gauche est à 8,7 km.

Eoliennes du Bernard, vues de La Tranche-sur-Mer (Alain Barbier).

Selon le président de l'association Vent de travers, auteur de la photo :

« Pour des éoliennes de 150 mètres de haut, et selon la relation de Thalès, cela correspondrait à ce que l'on verrait à des distances de 10,5 et 9 km. »

Jean Mathieu Kolb, de la Compagnie du vent, groupe GDF-Suez, nuance cette extrapolation :

« Il est très difficile d'avoir un rendu visuel des éoliennes en utilisant des photos : une éolienne, c'est haut et très fin. Pour bien les voir à distance et en images, il faut un tirage sur format de page A3. Mais la relation est la suivante : une éolienne de 150 mètres de haut située à 15 kilomètres des côtes [comme cela est prévu sur le projet éolien des deux côtes situé dans la zone du Tréport, ndlr], cela se voit comme un objet de 1 cm de haut situé à 1 mètre de l'œil. »

Au Danemark, à 14 km des côtes, ça donne ça

La meilleure façon de projeter les parcs éoliens, c'est d'aller voir ceux qui existent. Au Danemark, par exemple. C'est ce qu'a fait la Commission particulière du débat public (CNDP) au sujet du projet de parc éolien des deux côtes.

Pêcheurs, élus, acteurs économiques et associations ont pu se rendre sur le
parc de Horns Rev
, dont les caractéristiques sont les plus proches du projet porté par la Compagnie du vent. De la côte, voilà ce que l'on voit. (Voir la vidéo)


La vidéo suivante présente un aperçu de près du parc éolien. (Voir la vidéo)


Des simulations pour le littoral français sont déjà disponibles, mais quelle confiance leur accorder ? Comme le rappellent les météorologues cités dans le débat public, 30% du temps, la visibilité est inférieure à 8 km. Les anti-éoliens n'en démordent pas : pour Xavier Nardin, « un parc éolien se verra quotidiennement s'il est situé à 50 km des côtes ».

Carte et photos : implantation des parcs éoliens en France ; tract anti-éolien concernant le projet des Grunes ; simulation visuelle du projet de parc éolien des grunes (Eole Res) ; éoliennes du Bernard, vues de La Tranche-sur-Mer (Alain Barbier).

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 08:47

 


lundi 31 janvier 2011
 

Billet

L'annonce de Nicolas Sarkozy est grisante. 3 000 mégawatts d'éoliennes en mer en 2015. Le double en 2020. Une nouvelle filière se dessine. Les machines auront besoin de marins et techniciens. De nouveaux emplois autour de la mer, ce n'est pas tous les jours.


Hélas en mer, tout est plus compliqué : études, travaux maritimes, décisions. Surtout en France, où l'État s'est longtemps reposé sur la Royale et où les pêcheurs se croient seuls gardiens du temple. Cela suppose de reconsidérer la mer au niveau gouvernemental. Sans ministère dédié et sur un sujet que se partagent Eric Besson, ministre de l'Industrie et Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie, déjà en désaccord sur la puissance à installer, ce ne sera pas chose simple.


2015, personne n'y croit. Au Danemark, qui a 20 ans d'expérience, il faut trois ans pour ficeler un projet. Tout y est extrêmement planifié et assumé par l'État. En France, les promoteurs vont se coltiner les enquêtes publiques en pleine élection présidentielle, les recours en justice, les oppositions de députés UMP pourfendeurs d'éoliennes comme Patrick Ollier ou de l'encore influent Giscard d'Estaing. À Veulettes-sur-Mer (Seine-Maritime), le seul projet français instruit est bloqué depuis trois ans. Rien que pour les câbles et les bateaux de pose, il y a deux ans de file d'attente. Si un parc émerge en 2017, ce sera déjà bien.


3 000 mégawatts, c'est énorme pour un novice qui part de zéro. Surtout s'il n'y a que cinq sites retenus au lieu des dix annoncés par Borloo. Des régions comme le Poitou-Charentes n'ont pas joué le jeu. Chaque parc serait le plus grand du monde aujourd'hui ! Et encore, à condition de se doter des 600 machines les plus puissantes (5MW), très lourdes à manutentionner et peu installées.


Vraiment, la France n'a pas froid aux yeux. Méthode Coué ? « Green-washing » mettant en avant des industriels comme Alstom, DCNS ou Areva, qui continuent d'engranger de vrais contrats dans le nucléaire civil ? Ou diversion permettant de justifier le freinage des projets éoliens terrestres et le développement des centrales au gaz ?

L'espoir fait vivre. Mais il ne faut pas prendre les marins pour des lapins de trois semaines.


 

Sébastien PANOU

 

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-eoliennes-offshore-le-mirage-de-2015-_40843-1675130------29019-aud_actu.Htm

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 10:50

Hydroliennes : le choix de DCNS déçoit Sabella

Hier, l'industriel DCNS a fait connaître son intention d'entrer au capital du fabricant irlandais d'hydroliennes OpenHydro. DCNS va débourser 14 millions d'euros pour acquérir 8 % des parts de la société. Les turbines d'OpenHydro utilisent les courants marins pour produire de l'électricité. Elles ont la particularité d'être ouvertes en leur centre.

linkLa nouvelle intéresse Brest où DCNS a choisi d'implanter son « incubateur » dédié aux énergies marines renouvelables. Elle concerne aussi Quimper, où se situe le siège de Sabella, l'un des pionniers français de l'hydrolien. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Jean-François Daviau, le président de Sabella, l'a un peu mauvaise.

 

Et le patriotisme industriel ?


« Je suis clairement déçu, reconnaît-il. Alors que les technologies françaises essaient de décoller, les grandes entreprises font leur marché à l'étranger ! On peut difficilement parler de patriotisme industriel... »

Du côté de Sabella, la déception est d'autant plus vive que DCNS a été prestataire de services pour l'expérimentation d'un prototype d'hydrolienne à Bénodet en 2008. De quoi envisager d'autres collaborations.

 

Aujourd'hui, il apparaît difficile de continuer à travailler avec un industriel qui s'allie à la concurrence. « Lors de nos prochains appels d'offres, nous réfléchirons au positionnement de DCNS », admet Jean-François Daviau.

Hier, les téléphones ont beaucoup sonné chez les partenaires du consortium Sabella. « Nous nous interrogeons beaucoup sur le maintien de Sabella au sein de France Energies Marines », affirme Jean-François Daviau.

Porté par Ifremer, le projet France Energies Marines vise à créer à Brest un Institut d'excellence en matière d'énergies décarbonées. Il serait soutenu financièrement par l'Etat dans le cadre du Grand Emprunt.

 

 

Olivier MÉLENNEC

 

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Hydroliennes-le-choix-de-DCNS-decoit-Sabella-_40734-1671562------29232-aud_actu.Htm

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 07:49

 DCNS entre au capital de la société irlandaise OpenHydro


Environnement jeudi 27 janvier 2011

L’industriel naval militaire DCNS a pris une participation de 8 %, soit 14 millions d’euros, au capital d’OpenHydro, société irlandaise spécialisée dans les énergies marines renouvelables. OpenHydro conçoit et fabrique des turbines sous-marines destinées à produire de l’électricité en captant l’énergie des courants. Son objectif est de développer des fermes d’hydroliennes dans tous les océans du monde. De son côté, DCNS ambitionne de devenir un acteur majeur sur le marché mondial des énergies marines renouvelables.

En 2010, les deux sociétés ont déjà noué un partenariat ayant pour objectif de soutenir OpenHydro dans son projet pour Électricité de France (EDF). Ce projet consiste à fournir et installer quatre hydroliennes de grande taille au large de Paimpol-Bréhat, sur les côtes bretonnes, afin de créer le premier parc mondial connecté au réseau.

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-energies-marines-renouvelables-DCNS-entre-au-capital-de-la-societe-irlandaise-OpenHydro_-1670803_dossiers.Htm

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