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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 10:57

 

Sarkozy vient de donner son accord à un vaste projet de construction de 600 éoliennes en mer pour un montant de 10 milliards d'euros.

Le vent étant gratuit, on pourrait s'attendre à ce que l'énergie électrique produite par des éoliennes soit bon marché, c'est exactement l'inverse. L'électricité des éoliennes revient beaucoup plus cher que celle en provenance des centrales hydrauliques, thermiques ou nucléaires. C'est encore plus vrai pour les éoliennes implantées en mer.

Les éoliennes ne peuvent exister qu'en étant subventionnées, à la fois pour leur construction et pour leur fonctionnement. En outre la France dispose pour le moment de suffisamment d'électricité (essentiellement d'origine nucléaire), et il n'y a qu'à certaines périodes, par grand froid, que la production est quelquefois limite et qu'il faut recourir à des importations. Mais en général, par grand froid, il n'y a pas de vent, les éoliennes sont le plus souvent arrêtées et ne servent à rien au moment où on aurait précisément besoin d'elles.

La grande question est donc : qui va payer la dépense ? Pour le moment ce sont les usagers d'EDF, car le coût de l'électricité éolienne se répercute sur leurs factures. Récemment, EDF a pris prétexte de cette dépense pour augmenter ses tarifs de 2 à 3 %.

Il y a donc là une grande menace d'« aspiration » dans les poches des consommateurs d'électricité, c'est-à-dire sur tout le monde.

André VICTOR

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2217&id=13

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 10:17


5 janvier 2011 - 

 

Après l'hydrolien à Paimpol-Bréhat, la Bretagne mise sur l'éolien flottant pour répondre aux objectifs du pacte électrique breton. Hier, un impressionnant aréopage d'élus, d'acteurs institutionnels et économiques ont affirmé, d'une même voix, leur volonté de voir s'ancrer à Lorient une filière industrielle nationale.

 

Au cours d'une démonstration de force inédite à l'échelle régionale, Jean-Yves Le Drian a annoncé leur soutien sans faille au projet d'implantation d'un site d'essai d'éoliennes flottantes au large de Groix. Cette déclaration de «candidature officielle» a été faite dans les locaux de la société lorientaise Nass&Wind, récemment dotée de 14 M€ au titre des investissements d'avenir (ex-Grand emprunt) pour son projet d'éolienne flottante Winflo. L'ambition n'est pas mince. La zone d'essai, à 6 milles au sud de Groix, serait ouverte à tous les prototypes des industriels français. Ce qui serait une première mondiale. Sept projets sont en cours d'étude dont celui de Winflo, soutenu par un corsortium de cinq partenaires parmi lesquels DCNS. La mise à l'eau du démonstrateur (un mastodonte de 100 m de haut et de 1.500t), d'un coût de 40M€, pourrait intervenir dès 2013 pour une expérimentation de 18 à 24 mois.

«Jouer collectif»

«Nous sommes les meilleurs car nous jouons collectif», a plaidé Jean-Yves Drian, allusion au partenariat avec les comités locaux de pêche. Trois sites sont en concurrence en France, dont Groix, «l'un des rares à pouvoir accueillir de telles machines». L'arbitrage de l'Etat est attendu dans les prochains mois. En jeu : un marché à l'international et un gisement d'emplois pour la Bretagne.

  • Régis Nescop

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/eoliennes-flottantes-la-bretagne-mise-sur-le-site-de-groix-05-01-2011-1165568.php

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 13:43

16 décembre 2010 - 

 

Le projet d'installation solaire au pied des éoliennes de Goulien retoqué? Le préfet pourrait émettre un avis défavorable au permis de construire d'une centrale solaire au nom de la loi Littoral.

 

Au pied de ses éoliennes, sur une trentaine d'hectares gelés pour la protection d'un captage d'eau, la commune de Goulien espère toujours sa centrale solaire. «C'est mal engagé mais pas tout à fait perdu», commentait, hier, le maire, Henri Goardon. Le projet est né à Goulien à la suite d'un appel d'offres pour l'installation d'une centrale solaire dans chacune des régions de France, lancé après le Grenelle de l'Environnement en 2008. Fin décembre2009, la demande de permis pour un projet porté par EDF Énergies Nouvelles était déposée. Depuis rien. Le conseil municipal de Goulien savait que la loi Littoral posait problème. Le 24septembre, il décidait de présenter des arguments au préfet. Les élus expliquaient que les panneaux pouvaient être considérés comme une installation car démontable et que la centrale ne portait pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels.

La réponse de Borloo

Le 9novembre dernier, lors d'une séance de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, la députée AnnickLe Loch avait demandé des explications à Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Écologie, de l'Énergie et du Développement durable. Rappelant que la Bretagne est une région dont le déficit en énergie est connu, la députée socialiste indiquait: «Le maire de Goulien a appris, hier, que la préfecture du Finistère émettrait un avis défavorable au nom de la loi Littoral. La préfecture prendrait également pour motif la non-continuité avec une zone urbanisée, s'appuyant sur une jurisprudence des mois de juin et de juillet derniers interdisant l'implantation d'éoliennes dans une commune de montagne pour la même raison». «Toute dérogation concernant une centrale supposerait, de fait, un changement de cette loi Littoral, auquel je ne suis pas favorable», avait répondu le ministre. Des instructions auraient donc été données aux préfectures pour refuser tout permis tombant sous cette loi.

D'autres incertitudes

D'autres écueils ont plombé le projet. L'appel d'offres pour les 27 centrales régionales a été déclaré récemment infructueux par l'État. Le gouvernement a, en effet, décidé de crever la bulle spéculative autour du solaire photovoltaïque en baissant les tarifs de rachat d'électricité. Selon Henri Goardon, EDF Énergies Nouvelles maintient malgré tout son projet à Goulien. Mais l'opérateur pourrait être tenté de revoir (à la baisse?) son projet. Enfin, il reste une autre hypothèque. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments doit se prononcer sur la compatibilité entre une centrale solaire et un périmètre de protection de l'eau. Dans l'immédiat, la préfecture n'a toujours pas répondu à la demande de permis. Quoi qu'il en soit, la motivation de sa décision fera jurisprudence. De nombreux projets sont concernés par la loi Littoral ou les périmètres de protection de l'eau. Seul espoir d'Henri Goardon, le ministre de l'Écologie a changé...

  • Ronan Larvor
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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 11:28


14 décembre 2010 - 

 

Si elle mise sur l'innovation, la France ne manque pas d'atouts pour devenir un acteur important de l'éolien offshore. Un problème: l'appel d'offre des pouvoirs publics ne vient toujours pas. Il y a urgence...


Le secteur européen de l'éolien offshore devrait croître de 20% chaque année d'ici 2035, estiment les experts du cabinet PricewaterCoopers (PwC) qui ont rendu publique hier une étude sur le secteur. Selon eux, en 2035, la puissance éolienne offshore cumulée en Europe dépassera celle de l'éolien onshore, l'éolien à terre. Le salut passe donc par la mer. Mieux, c'est un secteur créateur d'emplois.

La France en retard

Le constat: la France est en retard par rapport à des pays d'Europe du Nord. Pourtant, «la France possède beaucoup d'atouts pour capter la croissance de ce marché», estime Philippe Degonzague, qui pilote PwC Strategy. Il cite les conditions géographiques favorables, 3.500 kilomètres de côtes, un savoir-faire industriel «fortet prêt, dit-il à être mobilisé», ainsi qu'une première structuration de la filière au travers notamment des pôles de compétitivité. Ainsi, la Bretagne est bien placée avec Bretagne pôle naval qui regroupe 60entreprises. La région n'a pas l'intention de rater le coche de l'éolien offshore. A l'Ouest, les ports de Brest, Lorient ont «un positionnement stratégique entre l'Atlantique et la Manche». Mais pour que la France s'en sorte il faut déjà que les industriels réussissent sur le marché intérieur. Après, ils pourront partir à la conquête du marché européen, à partir de 2015-2020, explique PwC. Le problème: les industriels sont toujours dans l'attente de l'appel d'offres des pouvoirs publics. Annoncé pour le printemps, Jean-Louis Borloo l'avait promis pour septembre. On parle maintenant de la fin de l'année... Le remaniement ministériel n'a rien arrangé. En attendant, rien ne bouge! L'appel à candidatures portait sur la construction de 600 éoliennes offshore le long des côtes françaises. Il y a urgence: le lancement de l'appel d'offres doit se faire au plus vite car c'est lui qui permettra aux acteurs français de se structurer.

Soutenir l'innovation

Selon PwC, «Plus on attend, moins ça deviendra attractif». Les opérateurs étrangers se feraient une joie de débarquer en France... PwC estime que plusieurs secteurs comme la construction navale, le secteur aéronautique, la métallurgie, le génie électrique pourraient se positionner dans la filière. La France a pour objectif de développer 6.000 mégawatts d'ici 2020. Selon PwC, la seule solution pour que la France rattrape son retard, et revienne dans la course de l'éolien offshore, c'est l'innovation. «Des sauts technologiques devraient intervenir d'ici 2015», souligne PwC. Un exemple: les éoliennes flottantes (sur laquelle travaille notamment DCNS), une technologie très intéressante car sur les côtes françaises, le fond tombe très vite.

  • Catherine Magueur

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/eolien-offshore-la-filiere-s-impatiente-14-12-2010-1146792.php

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 10:52

 

 

Énergies mercredi 08 décembre 2010

L’éolienne flottante Winflo portée par le bureau d’études Nass & Wind en partenariat notamment avec DCNS et l’IFREMER se trouve parmi les projets retenus et subventionnés dans le cadre du programme d’investissements d’avenir. Une bonne nouvelle pour la société lorientaise. Son directeur de communication a indiqué ce mercredi matin :

 

« Cette annonce ne nous a pas encore été notifiée officiellement. Le montant de la subvention ne nous a pas non plus été communiqué. D’où notre posture prudente. Si elle est confirmée, nos partenaires et nous-mêmes pouvons d’ores et déjà faire part de notre très grande fierté de voir le projet Winflo bénéficier de ce soutien. »


Le projet d’éolienne flottante Winflo est porté par Nass & Wind Industrie (bureau d’études lorientais, filiale du groupe français Nass & Wind spécialisé dans le développement de projets de production d’électricité verte à partir de ressources renouvelables) en partenariat avec DCNS, SAIPEM, In Vivo Environnement, l’IFREMER et l’ENSIETA. Il s’agit d’une machine éolienne flottante d’une puissance de l’ordre de 4 MW reposant sur une plateforme semi-submersible baptisée Free Floating Platform (FFP). Budget pour la phase démonstrateur : autour de 40 millions d’euros.

L’objectif est de construire et de le mettre à l’eau 2012 pour lui faire subir toute une batterie de tests en 2012-2013. Un des sites les mieux adaptés pour ces essais pourrait se trouver au large de l’île de Groix.

 

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Le-projet-lorientais-d%E2%80%99eolienne-flottante-retenu-par-le-gouvernement_40811-1615376_actu.Htm

 

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 10:45


8 décembre 2010 -Le Télégramme

 

Sabella à Ouessant, Winflo piloté à Lorient, Orca à Paimpol. Trois des cinq projets d'énergies renouvelables marines retenus par le gouvernement dans le cadre des Investissements d'avenir (ex-grand emprunt) sont bretons.

 

«C'est une bonne nouvelle, un signe de l'Etat qui manquait un peu ces derniers mois», commentait hier Patrick Poupon, directeur du pôle de compétitivité mer Bretagne, qui a labellisé les deux dossiers aidés par l'Etat, sans que le montant ne soit encore notifié. «C'est un sacré pas pour développer une filière française», juge pour sa part Xavier Ferrey, directeur de la communication de la société lorientaise Nass & Wind, qui pilote le projet d'éolienne flottante Winflo, avec pour partenaires DCNS, Saipem, Ifremer, Ensta Bretagne et In Vivo. Le démonstrateur, dont les études d'optimisation ont commencé, représente environ 40M€. C'est une plate-forme semi-submersible avec une nacelle à axe horizontal, à 80m au-dessus de l'eau, avec un rotor de 110m de diamètre, et une puissance de l'ordre de 4MW. Le consortium souhaite l'expérimenter en 2012-2013 au large de l'île de Groix (56).

1.000 emplois directs

L'idée est de livrer une première machine en 2015 pour arriver à une centaine en 2020. L'hypothèse, en rythme de croisière, est de 1.000 emplois directs et 4.000 induits. On ne sait encore où se fera le démonstrateur et les séries ensuite. Brest aimerait que ce soit dans le port du Ponant. A noter quand même: DCNS a répondu à l'appel à manifestation d'intérêt lancé pour occuper un polder brestois. Du côté du projet d'hydrolienne Sabella (*), «on attend toujours l'écrit et les modalités précises», réagissait hier Jean-François Daviau, président de Sabella. Egalement retenu Dans le grand emprunt pour les Investissements d'avenir, ce projet prévoit l'immersion dans le Fromveur, pour l'Ile d'Ouessant, d'une hydrolienne (Sabella D10), dotée d'un rotor de 10m de diamètre ancré au fond et d'une puissance de 350kw.

Reconnaissance publique

Sabella, qui s'était associée pour ce projet à Ifremer, Veolia environnement, le bureau Véritas, disposera ainsi d'une avance remboursable de 3,1millions d'euros et 400.000euros de subvention. Une aide donc mais aussi une reconnaissance publique qui devrait faciliter une levée de fonds de 6,5M€ auprès d'investisseurs privés, estime Sabella qui avait concouru en 2009 à l'appel à projets de l'Ademe dans le cadre du fonds démonstrateur du Grenelle. ««Trois fonds d'investissement attendaient cette décision», a précisé Jean-François Daviau. Sabella D10 pourrait donc être immergée dans le Fromveur dès la fin 2011, une deuxième phase étant la création d'une ferme de quatre D10 avec l'énergéticien Direct énergie. Quant au projet Orca, plus récent, qui consiste en une ferme expérimentale à Paimpol, il est actuellement en cours d'instruction auprès du Pôle de compétitivité mer.

(*) Sabella compte les sociétés HydroHélix, Sofesid Engineering, In Vivo Environnement, Dourmap. L'aventure avait commencé il y a 11 ans à Quimper. En 2008, un prototype de 3m de diamètre avait été testé à Bénodet.

  • Vincent Durupt et Jacky Hamard

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/energies-marines-trois-projets-bretons-epaules-par-l-etat-08-12-2010-1140457.php

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 11:06


6 octobre 2010 à 08h08 -Le Télégramme 

 

Est-ce une conséquence du soutien apporté par plusieurs élus locaux aux pêcheurs de la baie de Saint-Brieuc opposés à l'implantation d'un parc éolien offshore au nord-est du Grand Léjon? En tout cas, hier, dans un communiqué, Nass & Wind Offshore a annoncé qu'elle allait lancer des études complémentaires de faisabilité du projet sur l'intégralité de la zone, et non plus une partie, proposée par l'État, en baie de Saint-Brieuc.


Horizon 2015

La société basée à Lorient rappelle que c'est au terme de «plus de deux années d'études et de concertation» qu'elle avait été amenée «à privilégier l'implantation d'un parc éolien offshore au nord-est du Grand Léjon, dans la partie sud de la zone proposée à l'État par le préfet de la région Bretagne, à l'issue de la Conférence mer et littoral du 13septembre».

 

Pour Nass & Wind Offshore, «les caractéristiques de ce secteur (vent, bathymétrie, nature des fonds marins) permettent d'envisager une construction et une mise en exploitation rapide, à l'horizon 2015». Mais, compte tenu «de la décision de la préfecture de région d'élargir vers le nord la zone propice à l'installation d'un parc éolien offshore pour une puissance totale de 500MW», l'opérateur va lancer des études complémentaires, pour un coût «estimé à plus de 500.000euros», pour permettre à l'État «de disposer de différents scénarios d'implantation offrant le meilleur compromis en termes de faisabilité technique, de coût de réalisation, de délai de mise en exploitation et d'acceptabilité globale du projet».

 

L'appel d'offres, qui sera prochainement lancé, doit «sélectionner le meilleur projet sur la base du prix d'achat de l'électricité proposé et du délai de mise en service des installations». Enfin, l'entreprise lorientaise indique qu'elle entend «poursuivre ses discussions avec les pêcheurs professionnels et leur formuler de nouvelles propositions sur la base du document publié en août2010 par le comité régional des pêches de Bretagne», document qualifié de «bonne base de travail».

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 14:16

 

Bretagne


Par Raphaël Baldos (16 février 2010)


Les énergies marines – éoliennes flottantes ou hydroliennes – commencent tout juste à se développer en France. Quatre sites expérimentaux ont été sélectionnés au large de la Bretagne. Une première après quarante ans d’apathie. D’autres pays européens, comme le Portugal ou le Royaume-Uni, bénéficient déjà d’électricité produite en mer.


 


Après avoir longtemps regardé le Royaume-Uni, l’Irlande et même le Portugal surfer sur la vague des énergies marines, la Bretagne se jette enfin à l’eau.


Le 26 janvier, quatre zones pressenties pour l’installation d’éoliennes offshore ont été dévoilées par le préfet de région et le président du Conseil régional : elles se situent au large de Lorient, de Lannion, de Saint-Brieuc et de Saint-Malo. Objectif : installer une partie des 6000 MW prévus par le Grenelle de la mer pour 2020, avec près de 500 machines sur 320km². Cette « planification stratégique », une fois déposée sur le bureau de Jean-Louis Borloo fin février, servira de base à un premier appel à projet national pour 2000 MW d’ici la fin 2010. A titre de comparaison, les deux réacteurs nucléaires (EPR) en construction à Flamanville, produiront 2600 MW pour un coût d’au moins 4 milliards d’euros.


Reste que cet objectif chiffré fait doucement rigoler les acteurs du secteur comparé à l’état des réalisations : le projet le plus avancé, celui d’Enertrag à Veulettes-sur-Mer, au large des côtes normandes, n’offrira qu’une capacité de 105 MW avec 21 turbines offshore, d’ici 2012. La préfecture et le conseil régional ont d’ailleurs pris soin de préciser, lors de leur conférence de presse, que « cette planification n’a pas pour objectif de définir des zones où des projets se feront, mais bien des zones où des projets pourront raisonnablement être étudiés. En ce sens, cette planification est le début d’un processus, non son aboutissement. »


Des éoliennes flottantes…


Cela n’a pas empêché le Premier ministre François Fillon d’annoncer, le 2 décembre, l’ouverture prochaine, à Brest, d’ « une grande plate-forme technologique sur les énergies marines, associant tous les acteurs du secteur public et du secteur privé », sous la houlette de l’Ifremer. DCNS (résultat de la fusion entre la Direction des constructions navales et une filiale de Thales) y a déjà ouvert, fin janvier, un incubateur, avec 20 salariés.

 

« Nous pensons que ces énergies offrent le même potentiel que les éoliennes terrestres il y a dix ans. Notre ambition, à moyen terme, est de capter du chiffre d’affaires dans ce secteur », explique son porte-parole, Emmanuel Gaudez. DCNS est d’ailleurs partenaire de plusieurs projets bretons. A commencer par celui du consortium Winflo, visant à installer au large des éoliennes flottantes d’ici 2011. Un projet moins mature que celui de l’équipementier néerlandais Blue H, qui va tester dès cette année un prototype de 2,4 MW dans l’Adriatique, en vue de mettre à l’eau un démonstrateur industriel de 3,5 MW en Bretagne d’ici 2011. « Avec des vents de haute mer plus forts et plus réguliers, notre machine offrir un rendement de 40%, contre 25% pour une éolienne terrestre », explique François Huber, directeur de Blue H France. Winflo et Blue H sauront en mars s’ils sont retenus par l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé par l’Ademe pour financer les premières machines industrielles via le fonds « Démonstrateurs Energies Renouvelables ».


… Aux hydroliennes sous-marines


Les hydroliennes MegaWatForce (Guinard Energies) et Sabella (Veolia Environnement), des machines sous-marines à hélices fonctionnant grâce à l’énergie des courants, espèrent aussi être sélectionnés par l’AMI. Sabella est de loin la plus aboutie. Un pilote a déjà été testé, pendant un an, au large de Bénodet (29). « La simplicité de notre technologie réduit le coût d’installation du premier MW à 7 millions d’euros, contre 10 à 14 millions pour certains concurrents », assure Jean-François Daviau, PDG de Sabella.

 

EDF, qui n’a rien fait depuis la mise en service de l’usine marémotrice de la Rance en 1966, a annoncé l’installation au large de Paimpol de quatre hydroliennes Open Hydro de 2 MW. L’électricien dit avoir obtenu la quasi totalité des autorisations de l’Etat pour les immerger. Première mise à l’eau ? Début 2011. EDF souhaite faire de ce site un centre d’essai national : d’autres technologies pourraient profiter du câble sous-marin raccordé au réseau pour distribuer leur propre électricité.


L’intérêt pour les énergies marines se traduit aussi par la création du premier Mastère « énergies marines renouvelables » à la rentrée scolaire 2010. Ce diplôme, créée par l’ENSIETA (École nationale supérieure d’ingénieurs) de Brest, a été labellisé par le Pôle mer Bretagne et attend l’accréditation de la conférence des Grandes écoles. Il vise à former, en 12 mois, des spécialistes du secteur. A condition qu’ils n’aient pas le mal de mer.

Raphaël Baldos

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