Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 07:33


24 novembre 2010 - Le Télégramme

 

26 professionnels de la pêche venus des Pays-Bas sont à Lorient depuis lundi, pour échanger avec leurs homologues français. Malgré leurs différences, les deux filières ont de quoi s'apporter l'une l'autre.



À Lorient et au Guilvinec.

Pêcheurs, mareyeurs et autres professionnels de la pêche: une délégation de 26 Néerlandais est à Lorient, depuis lundi jusqu'à demain. Elle fera une escale au Guilvinec aujourd'hui. But de la visite: «rencontrer des pêcheurs français pour échanger sur un savoir-faire et un potentiel commun», explique Kees Taal, le chef de la délégation. Tout ce petit monde était à 2h sur le port de Kéroman, hier matin, pour assister aux débarquements puis visiter la criée.

Des groupes d'études aux Pays-Bas.

Kees Taal est économiste à l'Université de Wageningen. Il y a deux ans, le ministère de la Pêche néerlandais lui a confié la création de groupes d'étude pour «réveiller les filières de la pêche, les moderniser et les rendre autonomes». Treize ont vu le jour, axées sur un thème ou un type de pêche. Et selon M.Taal, les résultats sont déjà l
à: baisse organisée de la consommation de gazole, meilleure gestion de la ressource... De quoi contribuer à obtenir l'éco-label MSC.


Et en France?

Grâce à ces groupes d'études, «les pêcheurs, dont le métier est assez individualiste par essence, sont plus conscients du fonctionnement du marché, de ce que devient leur poisson, des problèmes de la filière. Ils se remettent en cause en fonction de ça», explique Kees Taal. Cette évolution, la directrice de Normapêche, Isabelle Letellier, tente de la favoriser en France. «Mais on n'a pas leurs groupes d'étude, ni d'organisme interprofessionnel comme pour la filière bovine par exemple. Le manque de structuration est un problème de base de la pêche française».

Des choses à échanger.

Si les pêches françaises et néerlandaises débarquent à peu près le même tonnage de poisson, les filières sont bien différentes: celle des Pays-Bas, très industrialisée, exporte 90% de sa production, contre 10% pour la française, plus artisanale. Des différences donc, mais des problèmes communs: le prix du gazole, la pérennité de la ressource.

Une plate-forme en vue?

Passé également à Seattle (États-Unis), en Irlande et en Grande-Bretagne, Kees Ta
al compte bien inviter à son tour tous ceux qui l'ont reçu. «Il n'y a pas d'instances internationales économiquesde la pêche: mon but est de créer une plate-forme pour échanger dans les deux ans».

  • Gwen Catheline

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/peche-neerlandais-et-bretons-confrontent-leur-methode-24-11-2010-1125384.php

Repost 0
Published by lautregrenelledelamer.over-blog.com - dans l'autre grenelle de la mer
commenter cet article
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 10:27

 

ER2010_LLP.jpg

 

A l’issue de « l’Autre Grenelle de la Mer », on peut déjà tirer un premier bilan.

 

Le public réuni, lors de cette journée a pu constater la qualité et la richesse des interventions. Certaines d’entre elles nous ont bousculé dans notre approche des problématiques posées, d’autres ont conforté nos engagements et nos combats.

Deux certitudes, que l’on a retrouvées dans beaucoup de débats :

  • L’urgence écologique, l’urgence économique et l’urgence sociale ne peuvent être dissociées et doivent être traitées ensemble.

  • Les solutions ne peuvent passer par un traitement libéral de cette triple urgence.

 

Triple urgence à laquelle les capitalistes n’apportent que leurs solutions ultra libérales, quitte à même faire des profits avec les déchets que produit le système.

 

Il est évident que nous n’avons rien à attendre d’eux qui poursuivent leur entreprise de destruction de l’environnement, du tissu économique et social, mais pas de destruction de leurs profits toujours plus indécents.

 

Nous avons constaté ensemble que des solutions existent pour arrêter cette fuite effrénée en avant, elles couvrent les domaines abordés : filière de déconstruction navale ; énergies renouvelables ; industrie agro-alimentaires relocalisées ; coopératives ouvrières ; industrie du tourisme repensé ; priorité donnée à la pêche artisanale ; association, sous contrôle citoyen, de toutes les compétences sans exclusives pour une nouvelle approche environnementale et humaine des problèmes posés…

 

Les propositions, les revendications existent. Elles sont partagées par beaucoup de partis anti-libéraux et anticapitalistes, par des syndicats, des associations.

 

A nous, NPA, initiateurs de « l’Autre Grenelle de la Mer », de savoir transformer cette réussite politique et fédérer toutes ces volontés dans la deuxième étape qui se présente : la rédaction commune des « Actes de Penmarc’h », synthèse de nos travaux, de nos revendications et revendications communes.

 

Louis Le Pape,

Porte parole du NPA 29

Repost 0
Published by lautregrenelledelamer.over-blog.com - dans l'autre grenelle de la mer
commenter cet article
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 10:17

 

Alain Le Sann

 

L’avenir de la pêche pose question et le secteur est dans une période de crise, de mutations et de bouleversements considérables. Ce n’est cependant qu’un aspect des mutations globales de notre société, de sa culture, ses modes de consommation, ses rapports à la nature…

 

Une crise aux aspects multiples mais ce n’est pas toujours la catastrophe.


Si l’on regarde les divers aspects de la crise, réelle et évidente, il faut de se méfier des prédictions catastrophistes, du genre «  plus de poison en 2048 ». Elles alertent certes l’opinion mais ouvrent aussi la voie à des politiques qui ont un point commun, celui de considérer les pêcheurs incapables de gérer les ressources. Il existe bien une crise globale des ressources, mais il est faux de généraliser le constat à l’ensemble des stocks et des zones. La notion de surexploitation est sujette à diverses interprétations.

 

Un stock surexploité n’est pas nécessairement menacé de disparition, il peut être en voie de rétablissement. Certaines restaurations comme celle de la morue prennent beaucoup de temps, et des mesures strictes pour le thon rouge permettent de percevoir rapidement des signes d’amélioration. Derrière les discours catastrophistes, il faut donc décrypter la diversité des situations, sous peine d’entretenir inutilement le désespoir.

 

La crise de la ressource est liée à un surinvestissement qui a atteint son apogée au moment où tous les pays ont pris le contrôle de leur Zone Economique Exclusive (ZEE) et ont cru qu’ils pouvaient ainsi développer leur flotte de pêche. Ce pic est aujourd’hui passé, même s’il reste à assainir certains secteurs comme celui du thon rouge. L’essor des technologies permet de développer l’efficacité de la pêche. Il faut en maîtriser des conséquences.


Mais il y a aussi une crise des modes de gestion et des approches scientifiques de cette gestion. Beaucoup de scientifiques défendent une gestion par les Quotas Inter Transférables (QIT). Pourtant d’autres doutent de cette gestion, même pour des stocks apparemment simples comme la morue, parce qu’ils ne permettent pas d’intégrer la variabilité naturelle ni les interactions entre espèces. Même l’idée de gérer par la protection de juvéniles est contestée.


La crise est aussi liée à la transformation de l’environnement littoral par la pollution et les divers aménagements. Le cas de la baie de Seine et celui du Mor Bras, au large de l’estuaire de la Vilaine, sont connus. Au débouché des fleuves et dans de nombreuses zones côtières, les zones d’anoxie ou d’hypoxie (déficit d’oxygène) sont généralisées (30% de la Baltique). Peut-on le reprocher aux pêcheurs ? Sont-ils indemnisés pour ces pertes ? Ces questions sont aujourd’hui vitales pour les pêcheurs car la mer est la nouvelle frontière à exploiter pour les énergies, les matériaux, les métaux. Les pêcheurs ont peu de poids face à ces multiples menaces sur leurs ressources.


La crise n’est pas seulement celle de la ressource, elle touche aussi le modèle de commercialisation, dominé par les grandes surfaces et des industries de transformation qui ne souffrent guère de la crise. Les réponses passent aussi par une remise en cause de leurs pratiques quand le merlu part à la farine et le hoki à la cantine…

 

Les réponses dominantes


Elles sont basées sur la restauration des écosystèmes et des stocks, la réduction de l’effort de pêche. Tout cela est nécessaire mais encore faut-il savoir jusqu’où et comment. En Europe, on entend qu’il faut diviser encore par deux ou trois l’effort de pêche, alors que la puissance a été réduite de plus de 30% et le nombre de bateaux de 50%. Il faudrait donc réduire la flotte à 20 ou 25% de son niveau initial ! Deux moyens principaux sont proposés pour y arriver. Les QIT et les Aires Maritimes Protégées (AMP).


Les QIT, c’est la solution miracle pour la Commission et la majorité des scientifiques. Les droits de pêche sont privatisés et le secteur finance lui-même sa restructuration. On voit où cela mène. Les industriels espagnols frétillent déjà à l’idée d’accaparer ces droits et la rente qui devrait les financer. Mais on sait aussi que la pression sur la ressource et la pression sur les revenus des marins serviront à rembourser l’achat des QIT. Ce choix correspond aux aspirations libérales de la Commission.


La seconde méthode consiste à développer des AMP, censées répondre au souci de préservation de la biodiversité et de contribuer à la restauration des stocks. Les ONG environnementalistes pèsent en ce sens : mettre sous cloche 40% des océans. Ce choix correspond aussi à une mise sous tutelle de la pêche.

 

Désormais, c’est la Convention sur la biodiversité qui pilote la politique des pêches, à Nagoya et ailleurs. Mais où sont les représentants des pêcheurs dans ces instances qui établissent un droit qui s’impose à tous ? Là encore, si des réserves intégrales se justifient du point de vue de la biodiversité, rien ne garantit que leur généralisation favorisera les ressources. Les AMP engendredront des déplacements de population et la pression sera plus forte sur les zones non protégées, on constate déjà ces phénomènes.


La pression environnementaliste, justifiée par l’urgence, mène à des phénomènes de sous-pêche dans les pays qui généralisent ces politiques, comme l’Australie, fière de ses réserves et de ses QIT. Ce pays pêche moins de 200 000 T et réduit encore sa pêche, ce qui entraîne des importations croissantes des pêcheries asiatiques surexploitées. Un droit environnemental est en train de s’imposer dans la pêche alors même que les pêcheurs ne disposent pas des garanties sur leurs droits au travail et aux ressources.


Quelles réponses alternatives ?


Les alternatives aux approches libérales de la gestion des pêches existent et les pêcheurs bretons ont déjà montré qu’elles fonctionnent et qu’elles peuvent évoluer pour répondre aux nouvelles exigences de la société.


En 2009, Elinor Ostrom, une économiste américaine a reçu le prix Nobel d’économie pour ses recherches sur la gestion des biens communs. Elle montre qu’il est possible de mettre en place une gestion commune des biens communs, en s’appuyant en particulier sur l’analyse de plusieurs pêcheries. Elle détaille les conditions qui permettent de réussir et de durer.

 

Les responsabilités et les devoirs des pêcheurs pour la gestion de biens communs comme les ressources de poissons s’appuient sur des droits collectifs sur un territoire ou une pêcherie donnée. Cette approche est aujourd’hui mise en œuvre au Chili avec les pêcheurs artisans. La gestion fine, adaptative des ressources se fait en lien étroit avec des scientifiques. Au Sénégal, des pêcheurs réclament la mise en place d’AMP communautaires parce que les AMP mises en place par les ONG sont inefficaces.

 

C’est aussi sur cette base que les pêcheurs brésiliens ont créé des réserves extractives où ils assurent la préservation de la biodiversité et la gestion de la pêche. Les pêcheurs montrent qu’ils sont capables d’assurer à la fois la gestion des ressources et la préservation de la biodiversité alors que les politiques d’exclusion des réserves les condamnent à la misère et donc à la violation des réserves.


Cependant, la gestion des pêches ne peut se contenter d’une cogestion Pêcheurs-Etat-Scientifiques. C’est l’ensemble de la société qui est concerné et il faut donc de la transparence, si on ne veut pas subir la manipulation des slogans et des images. C’est pour cette raison qu’il faut associer les ONG, à la condition qu’elles n’arrivent pas avec leurs diktats et leurs fausses certitudes mais s’intègrent à des démarches collectives.

 

Les consommateurs ont aussi besoin de prendre conscience de la nécessité de privilégier le poisson de leurs ports. Il n’est pas normal de voir nos étals envahis de produits d’élevage alors que nous disposons sur place de ressources de qualité qui ont parfois du mal à trouver preneur. Il faut reconstruire des liens entre pêcheurs et consommateurs.

 

Aux Etats-Unis, plusieurs ports ont retrouvé du dynamisme et de meilleurs prix en s’appuyant, pour une part de leurs ventes, sur des réseaux de restaurants et de consommateurs. Des ONG les appuient et ont oublié leurs principes « antichalut » en travaillant auprès de pêcheurs qui recherchent la sélectivité. Ces collaborations ont permis de redonner espoir aux pêcheurs, de relancer des infrastructures.

 

Les pêcheurs ont demandé à prendre leur destin en main par la gestion des ressources et une meilleure maîtrise des marchés ; ils ont ainsi réussi à sortir de 20 ans de resserrement continuel des contraintes au nom d’un futur radieux qui ne cesse de s’éloigner. Ils peuvent gagner leur vie en montrant qu’ils sont capables de gérer. Tous les pêcheurs savent qu’il faut aujourd’hui mieux gérer les ressources, il reste à apprendre aux consommateurs à mieux maîtriser leurs choix car il ne sert à rien de bien gérer la coquille St Jacques si le marché est encombré par des pétoncles d’importation.


L’avenir de la pêche se construit collectivement sur les territoires et en rupture avec les approches libérales que l’Europe veut aujourd’hui imposer partout.

 

Alain Le Sann

Secrétaire du Collectif Pêche et Développement.

Repost 0
Published by lautregrenelledelamer.over-blog.com - dans l'autre grenelle de la mer
commenter cet article
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 10:13

Henri-Guillou.JPG

 

La production nationale est en chute constante.


    Cette chute de production n’est pas seulement due à la surpêche, mais également aux pollutions agricoles et urbaines, aux déversements chimiques, et au réchauffement climatique qui redessine les cartes des espèces halieutiques disponibles. Sans oublier une compétition féroce entre pays pour le partage des Totaux Acceptables de Captures (TAC) et quotas.

 

Un marché mondialisé « libre et non faussé » avec des importations en hausse constante. 


65% des produits consommés viennent des pays hors UE. C’est le marché libre et la concurrence non faussée empêchant toute régulation contraire aux règles internationales (OMC). Pourtant il faudrait prendre des mesures pour lutter contre les importations à bas prix, de qualité souvent douteuse.

 

Les produits d'élevage sont de plus en plus nombreux.


    L'aquaculture est en passe, en 2010, de fournir plus de poisson que ne le fait la pêche traditionnelle. Cette inversion des courbes va s'amplifier encore dans les années à venir.  L'aquaculture est prédatrice des ressources marines : anchois, merlan bleu, sardine, maquereau, hareng, chinchard,... autant de « poissons-fourrage » qui nourrissent les volailles hors sol, et poissons en cage.


Aujourd'hui, entrent également dans l’alimentation des produits d’élevage, des protéines végétales (avec ou sans OGM) voire même par des farines d'hémoglobine à nouveau autorisées en pisciculture.


Puiser dans ces stocks de poissons pour la farine, menace équilibre de la faune marine et provoque également la disparition de colonies d'oiseaux de mer. Sans oublier les pollutions de l'eau et de l'air engendrées par les rejets directs des usines de production, aux conséquences sur la santé des populations locales.

 

L'avenir de la pêche n'est pas dans le libéralisme,

 

tant en mer dans l'appropriation privée des ressources que sur terre dans un marché ouvert à la concurrence « libre et non faussée ». Les pêcheurs artisans doivent innover dans leurs formes d'organisation professionnelle et syndicale, dans leur système de rémunération à la part.


Une mer vivante, des ressources maritimes durables et rémunératrices, des produits de qualité dans les assiettes des consommateurs, tel est le défi qui est posé aujourd'hui aux pêcheurs.

 

Henri Guillou

Ancien syndicaliste chargé de la pêche

Ancien animateur et secrétaire générale de l'association Radio Animation Pêche

Ancien directeur fondateur de la revue EcoPêche

Ancien directeur fondateur de la coopérative des poissonniers SCAPP

Repost 0
Published by lautregrenelledelamer.over-blog.com - dans l'autre grenelle de la mer
commenter cet article
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 10:10

 

Guy Jourden

 

La question des énergies marines a trouvé son origine dans les engagements européens et nationaux dit des "3x20" imposant un recours accru aux énergies renouvelables dans la lutte contre le changement climatique.


Un rapport du Conseil Economique et Social de Bretagne de mars 2009 intitulé " Des énergies Marines en Bretagne: à nous de jouer !" interpelle tous les acteurs bretons pour aller au delà de la simple production d'énergie en mer.
Il propose la création d'une nouvelle filière industrielle créatrice de centaines d'emplois de qualité pour la fabrication et la maintenance des éoliennes offshore posées puis flottantes et des hydroliennes ainsi que pour la création d'un groupement de recherche et d’expertise.


Une plateforme énergies marines va être créée à l'IFREMER de Brest.
6,5 millions d'euros vont être investis pour la stabilisation du Polder de Brest qui pourrait ainsi accueillir des entreprises de fabrication d'éoliennes et d'hydroliennes.


Un centre d'essai hydrolien verra le jour à Paimpol-Bréhat en 2011 avec le soutien du Comité Local des pêches.


Un secteur qui bouge donc et un nouvel entrant dans l'exploitation des ressources de la mer, ce qui nécessite une réelle concertation et des débats pour aller vers une appropriation collective de la question des énergies marines.

 

Si l’on ajoute à ces projets, celui d’usine hydroélectrique sur le lac de Guerlédan, nul besoin d’une centrale à gaz et encore moins d’une centrale nucléaire en Bretagne pour la rendre énergétiquement autonome.

 

Guy Jourden

CGT France Télécom,

Membre du Conseil Economique et Social de Bretagne

Spécialiste des énergies renouvelables

Repost 0
Published by lautregrenelledelamer.over-blog.com - dans l'autre grenelle de la mer
commenter cet article
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 10:04

 

 

carrasco-892794-1.jpg

 

Les algues vertes ou les algues bleues (cyanobactéries) ne sont que les symptômes visibles d'une pollution des cours d'eau par les nitrates et les phosphates. Une pollution massive et diffuse au final peu visible, sauf quand elle envahit les plages, et génère une dégradation du milieu aquatique, liée à un apport excessif de substances nutritives. Elle a un impact fort sur le traitement et le coût de l'eau distribuée, le tourisme, l'écologie aquatique, la biodiversité.

 

Pourtant, la mainmise de l’industrie porcine sur l’agriculture et la production alimentaire s’accentue et montre à quel point le Grenelle de Borloo est un leurre destiné à donner un vernis écologiste à une politique vouée aux intérêts du capital et au productivisme de l’agrobusiness.


l’Assemblée Nationale a cédé devant l’offensive des « lobbys du cochon ». À la demande de députés bretons, un amendement relève désormais le seuil d’autorisation, pour les porcheries, de 450 à 2000 places, et pour les poulaillers, de 30 000 à 40 000 places.


À l’heure où les marées vertes envahissent nos plages, où les algues bleues prolifèrent dans nos rivières, cette loi est une trahison des engagements pris par le gouvernement pour lutter contre ces pollutions, et une capitulation devant les pollueurs.

 

C’est en fait la mise en œuvre d’une stratégie pensée : détruire l’agriculture paysanne, faire payer aux contribuables la facture de la pollution, sans s’attaquer aux causes : le productivisme et le capitalisme empoisonneur.

 

La solution passe par la réhabilitation d'une agriculture paysanne non productiviste, débarrassée des pesticides et autres engrais, une agriculture qui respecte l'environnement et les hommes!

 

 

Janine Carrasco

Repost 0
Published by lautregrenelledelamer.over-blog.com - dans l'autre grenelle de la mer
commenter cet article
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 09:57

 

Bernard-Fichaut.JPG

 

Bien sûr, l’avidité capitaliste des grandes compagnies maritimes et pétrolières, la recherche effrénée de profits combinée à la baisse systématique des coûts de production, de transports, de sécurité a entraîné les catastrophes comme les marées noires.

 

Bien sûr, celles-ci tuent nombre d'animaux de toutes sortes, parfois même réduisent à néant toute forme de vie sur des kilomètres, privent d’emplois des professionnels exerçant sur le littoral. Loin de vouloir nier les conséquences de tels drames, il est important de rétablir un certain nombre de vérités.

 

Les médias avides de catastrophisme, certaines associations  environnementalistes, surdimensionnent l'impact du pétrole sur la faune et la flore des marées noires.

 

La catastrophe principale tient dans le nettoyage fait n'importe comment par des intervenants trop pressés,  non formés, méconnaissant totalement le fonctionnement de la nature littorale et  qui entre autres choses ont retiré et mis en décharge près de 170 000 tonnes de sable et de galets des plages polluées par l'Erika. Ce type  d'action a abouti entre autres à générer et aggraver l'érosion des côtes.

Alors que l’on sur médiatise ces marées noires, on passe volontairement sous silence des problèmes plus graves : la destruction accélérée des littoraux par l'urbanisation et le bétonnage touristique de nos côtes. Depuis les années 70, les littoraux sont rongés par une urbanisation qui se fait les pieds  dans l'eau. Souvent les habitations ont été construites  dans des secteurs en érosion, il a donc fallu construire des enrochements, des épis, et racler les algues et « laisses de mer » sur les plages... pour protéger et satisfaire ces quelques privilégiés.

 

Hormis, la pollution visuelle et la destruction d’écosystèmes littoraux, la construction d’ensembles immobiliers, de résidences en bord de côte, parfois au mépris de la loi littoral, a fragilisé et accéléré de façon irrémédiable l’érosion du trait de côte. Mais de tout cela, point d’informations ! Silence, on dérange !

 

D’après l’intervention de Bernard Fichaut, , maître de conférences en géographie à l'UBO, menant des  recherches sur les bilans sédimentaires du littoral (érosion, etc...)  ce qui l'a conduit depuis l'Amoco Cadiz a intervenir sur nombre de  marées noires en tant qu'expert en techniques de nettoyage.

Repost 0
Published by lautregrenelledelamer.over-blog.com - dans l'autre grenelle de la mer
commenter cet article
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 09:55

 

Olivier-Le-Pichon.JPG

 

L’affaire de l’ex-Clémenceau a attiré l’attention sur la problématique de démantèlement des navires en fin de vie.

 

Elle a montré que des réglementations internationales existaient mais non appliquées. Elle a mis en lumière le fait que le système actuel en vigueur au niveau mondial, associant coût de déconstruction et valorisation des déchets est pervers et inadapté. Depuis cette affaire et après le Grenelle de la Mer organisé par un pouvoir en chasse électorale vers les écologistes, rien n’a été fait sauf quelques déclarations sans suite.


L’enjeu est pourtant de taille. Aujourd’hui 90% de ce qui est produit et consommé est transporté par mer. Près de 50 000 navires sillonnent les mers au quotidien. Plus de 11 000 navires de cette flotte mondiale transportent des produits polluants ou dangereux dont le trafic a augmenté de 40% en dix ans.

 

Depuis 2008 sous l’effet de l’interdiction des pétroliers à simple coque, près de 1500 navires sont détruits dans le monde, principalement en Asie, dans des conditions effroyables pour les travailleurs. La marine nationale française détient 70 coques hors service. 80 navires de plus de 150 tonnes seront retirés du service actif d’ici 2017 et la plupart contiennent de l’amiante.

 

Il y a 700 000 bateaux de plaisance en France. 20 000 d’entre eux arrivent en fin de vie chaque année. Ils contiennent des produits dangereux et des matériaux difficilement recyclables et sont souvent abandonnés, échoués, brûlés ou sabordés. Plusieurs milliers de navires rouillent dans les ports ou échoués au large. Pour la déconstruction, ce qui domine est l’essaimage et l’absence de normes.


Il faut donc un système incitant à un comportement écologiquement et socialement responsable.


Dans le domaine, c’est l’Etat qui doit faire preuve de volonté politique et favoriser le développement d’une filière de démantèlement de navires en fin de vie. Financièrement cette filière pourrait être basée sur un fonds d’origine national, voire mondial, alimenté par tous les acteurs de la filière. Pour l’alimenter, il faut une taxe sur les mouvements maritimes et instaurer de systèmes de contrôle démocratique. Il s’agit donc d’abord d’une question politique qui nécessite l’intervention des travailleurs.

 

Olivier Le Pichon

Secrétaire UL CGT BRest

Repost 0
Published by lautregrenelledelamer.over-blog.com - dans l'autre grenelle de la mer
commenter cet article
29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 15:47

 



 

Le samedi 30 octobre, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) organise à la salle Cap Caval de Penmarc'h  "L'autre Grenelle de la Mer". Le NPA bigouden, animé par Louis Le Pape, est à l'origine de cette journée qui a reçu le soutien des instances nationales Ce grenelle sera bâti sur les réalités de l'urgence économique, sociale et écologique précise l'animateur bigouden.

Trois grandes thématiques


seront abordées lors de cette journée :
1/- La mer et l'industrie - à 10 heures
2/- La mer, biodiversité fragile - à 13 h
3/- La pêche : quel avenir pour le métier ? - à 16 h

Chaque débat fera l’objet de prises de notes et de relevés de conclusions avec expression de revendications et de propositions explique encore Louis Le Pape.  A l'issue de cette journée, un document appelé "Les actes de Penmarc'h" sera ainsi rédigé.


Un document que Louis Le Pape espère élaborer "de façon unitaire avec les organisations politiques de gauche, les syndicats, les associations, les citoyennes et citoyens intéressés par ces problématiques. Le tout dans le but de constituer une force capable de porter ces revendications et propositions au niveau des institutions européennes, nationales et régionales".

Cette journée se poursuivra par un concert à 21heures :
- Marie Aline Lagadic et Klervi Rivière : Le chant des sardinières.
- HK et les Saltimbanks : On lâche rien !

 


Repost 0
Published by lautregrenelledelamer.over-blog.com - dans l'autre grenelle de la mer
commenter cet article
24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:14

Affiche Grenelle A5 WEB

 

Le 30 octobre 2010, le Nouveau Parti Anticapitaliste organise une journée de discussions et de débats entièrement dédiés au thème de la mer

 Voici plus d'un an que le gouvernement avait, en grande pompe, après des simulacres de concertations, édité le document du "Grenelle de la mer". Nous attendons toujours les mesures qui devaient voir le jour à l'issue de  cette parution.  

                                                                                                                                              
Le 30 octobre, à partir de 10 heures, les comités NPA Ouest Bretagne, organisent à Penmarc'h "L'autre grenelle de la mer" pour débattre et construire ensemble à partir des réalités  et des urgences économique, sociale et écologique.
 
Trois grandes thématiques seront abordées autour de personnalités politiques, syndicales ou associatives reconnues pour leurs compétences, leurs engagements et leurs combats qui éclaireront et animeront les débats.

De 10 heures à 18 heures, trois débats :


- la mer et l’industrie,
- la mer et la biodiversité,
- quel avenir pour les métiers de la pêche ?
Toute la journée un Forum des associations qui auront des tables de presse,... les partis de gauche ont été invités.


A 18h30, meeting avec Myriam Martin du comité exécutif du NPA.


Repas de la mer sur place.


A 21 heures, Chansons avec Marie-Aline Lagadic puis concert avec HK et les Saltimbanks.


RV salle Cap Caval à PENMARC'H (Finistère sud) La salle Cap Caval sera fléchée à partir de Penmarc’h.

 

(entrée libre toute la journée et 6 euros pour la partie concert)

 


 

--------------------


Saltimbank

 

 

Fils d'immigrés algériens établis dans un quartier populaire de Roubaix, ( Nord de la France), Kaddour Haddadi, dit « Hk », se définit avant tout comme un « citoyen du monde ». Un saltimbanque sans frontières, qui souhaite contaminer le monde de ses révoltes, de ses rêves, et de sa folie. Car, comme disait grand Jacques, « le monde sommeille par manque d'imprudence ». Ces dernières années, on a pu retrouver Hk au sein du groupe M.A.P : Ministère des Affaires Populaires

Avec deux albums sortis chez Pias : « Debout là-Ddans » (2006), et « Les Bronzés font du cht'i (2009) ; avec aussi plus de 400 concerts en France et dans le monde (Printemps de Bourges, Francofolies de la Rochelle, Vieilles Charrues, Solidays, Sziget festival – Budapest, Berlin, Alger, Palestine…).


Tout en restant fidèle à ses engagements de toujours, HK, avide de rencontres, de bonnes « vibes » et de musique partagée, se lance aujourd'hui dans une nouvelle aventure humaine et musicale :



HK

HK
 

 

 

Le voilà donc accompagné sur scène et sur disque par une bande de « Saltimbanks » aussi talentueux que déjantés.

 

On retrouve là Jeoffrey Arnone, qui officiait déjà à l'accordéon au sein du M.A.P. Mais aussi : « Cheb Medhy » à la mandole, Manuel Paris à la Guitare, Big cat à la batterie, Eric Johnson à la basse, et Saïd-Toufik, comédien de son état.

A l'heure où les crises mondiales de toutes sortes se multiplient et se font concurrence, « Hk et Les Saltimbanks » nous proposent tout simplement d'en finir une bonne fois pour toute en « niquant la planète » !

Ils allient le geste à la parole en travaillant d' arrache-pied au réchauffement climatique planétaire des salles de concerts et autres festivals de plein air. Du CO2, ils en ont à revendre : ils chantent, ils crient, ils s'époumonent... et tout ça pour la bonne cause !

Un brin provoc' les saltimbanks ? Ne nous y trompons pas, si les textes sont souvent teintés d'humour, et d'auto-dérision, ils ne sont jamais dénués d'engagement.

La musique est celle de citoyens du monde reniant toute idée de frontières, qu'elles soient physiques ou musicales. « HK & Les Saltimbanks » nous livrent donc un répertoire se situant quelque part, entre chanson et World. Une musique aux influences venues d'Afrique, d'Europe, d'Amérique… teintée , de Blues, de Chaâbi, de Hip-Hop, de reggae … Une musique par définition inclassable, parce que « en mouvement » : nomade.

 

Plus d'infos : http://www.myspace.com/hksaltimbank#ixzz13GYnf0nT

Repost 0
Published by lautregrenelledelamer.over-blog.com - dans l'autre grenelle de la mer
commenter cet article

 

 

Blog

du NPA 29

Lien

consacré

aux questions maritimes

et sur Facebook

 

 

Brest

02 98 49 27 76

 

  Quimper

06 59 71 42 21


Retour page
poisson_crise.JPG

d'accueil

*

  douarn-copie-1.jpg

 

Lien

 

 

 

AntiK212 la Une.preview

 

 

941226_532359860143182_121203937_n.jpg

affiche_cochonne-w.jpg

*

 

mer-copie-1.jpg

 

Prestige: crime impuni

Recherche

3303355033293chxsoutien02c138a.jpg

 

ports.jpg

crozon_02-53c59-99adf.jpg 

 

u3359340149922

426585830_ML.jpg

 

breve-generale-copie-1.jpg

 

 

AL-FARABI-INDEX-copie-1.jpg

 

arton3820.jpg