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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:41

poisson crise

 Les menaces qui pèsent sur les océans sont plus graves qu'on ne le pensait jusqu'à présent, du fait d'un cocktail meurtrier formé par le réchauffement climatique, la diminution de la concentration d'oxygène et l'acidification des eaux, lit-on dans un rapport international rendu public jeudi.


Les océans du globe continuent de se réchauffer, ce qui pousse certaines espèces à migrer vers les pôles et menace d'extinction certaines d'entre elles, note le Programme international sur l'Etat des océans (Ipso), organisation non gouvernementale constituée de scientifiques de renom.


"Les risques pour les océans et les écosystèmes qu'ils hébergent ont été nettement sous-estimés", dit l'IPSO.

"L'ampleur et le rythme des perturbations actuelles liées au dioxyde de carbone et l'acidification des océans qui en résulte, sont sans précédent dans l'histoire de la Terre", lit-on dans le rapport, élaboré de concert avec l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).


"Le 'trio délétère' acidification-réchauffement-désoxygénation affecte sérieusement les capacités de production des océans", écrivent les auteurs de l'étude.


Les menaces pesant sur les océans se combinent les unes aux autres, déclare à Reuters Alex Rogers, directeur scientifique de l'Ipso. "Nous en observons les retombées dans le monde entier".


Les conditions régnant dans les océans sont comparables à celles d'il y a 55 millions d'années, appelées maximum thermique Paléocène-Eocène, qui avaient entraîné la disparition de nombre d'espèces. De plus, le rythme des changements en cours est bien plus rapide, note Alex Rogers. Le 03/10/2013 à 17h47

 

http://www.boursier.com/actualites/reuters/trois-graves-menaces-environnementales-pesent-sur-les-oceans-143747.html

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 12:03

Kipper-Williams-12-April--005

 

Forte tension en Arctique entre la Russie et l'organisation écologiste Greenpeace, dont un des bateaux a été pris d'assut hier par les gardes-frontières et que l'Etat menace de poursuivre pour piraterie après l'abordage d'une plateforme pétrolière.

La Russie a annoncé vendredi envisager des poursuites pour "piraterie" contre les militants de Greenpeace, dont le navire a été pris d'assaut par les gardes-frontières russes après une action contre une plateforme pétrolière en Arctique.


Passible de 15 ans de prison
"Le Comité d'enquête russe a reçu du service des gardes-frontières du FSB (Service fédéral de sécurité) des éléments sur l'incident du 18 septembre, et la tentative d'abordage sur la plateforme Prirazlomnaïa d'un groupe d'individus apparemment liés à l'organisation écologique Greenpeace", a indiqué dans un communiqué cet organe chargé des enquêtes criminelles en Russie. "Le service des gardes-frontières du FSB a considéré qu'il y avait dans cet incident des indices de crime relevant de l'article 227 du code pénal (piraterie)", a ajoute le Comité d'enquête. Le crime de piraterie est passible en Russie de 15 ans de prison.


Coups de semonce et coups de couteau
Greenpeace a dépêché le navire Arctic Sunrise, battant pavillon néerlandais (et qui avait fait escale cet été à Saint-Malo), dans la mer de Petchora, dans l'Arctique russe, pour protester contre des projets d'exploitation pétrolière du géant russe Gazprom dans cette région. Mercredi, deux militants de Greenpeace, originaires de Suisse et de Finlande, ont été interpellés lors d'une intervention musclée des gardes-frontières, alors qu'ils avaient escaladé la plateforme pétrolière Prirazlomnaïa.

 

Greenpeace a dénoncé un assaut mené manu militari par des forces spéciales qui ont tiré des coups de semonce et lacéré leurs canots pneumatiques à coups de couteau. Les deux militants ont été relâchés après avoir passé quelques heures à bord d'un navire des gardes-côtes et ont pu rejoindre l'équipe de l'Arctic Sunrise. Mais jeudi soir, les gardes-frontières ont lancé, selon Greenpeace, un assaut armé pour prendre le contrôle du brise-glace. Des commandos armés de fusils d'assaut sont descendus d'un hélicoptère à bord de l'Arctic Sunrise et ont enfermé les 29 militants dans le mess, selon l'ONG. Le navire est actuellement remorqué vers le port russe de Mourmansk (nord), a indiqué vendredi matin Greenpeace sur son compte Twitter.


"Terrorisme"
Le FSB a indiqué avoir pris cette décision pour effectuer "des procédures juridiques", dans un communiqué cité par l'agence Ria Novosti. Le trajet de l'Arctic Sunrise jusqu'au port devrait prendre au moins trois jours. Avant même que ne soit avancée la qualification de piraterie, un responsable de Greenpeace Russie, Roman Dolgov, avait estimé que les écologistes pouvaient se voir présenter des accusations allant jusqu'au "terrorisme", selon Ria Novosti.


Le chef du FSB de la région de Mourmansk, Mikhaïl Karpenko, n'a évoqué que des accusations de recherches scientifiques illégales, à l'antenne de la chaîne Rossia 24. "Nous avons trouvé d'importantes quantités d'équipements électroniques", a-t déclaré, ajoutant que cela pouvait constituer des preuves de "recherches scientifiques illégales".

Mikhaïl Kreindline, un responsable de Greenpeace Russie, a déclaré que la présence d'équipements à bord n'indiquait en rien qu'ils étaient utilisés "de manière illégale".

 

Gazprom prévoit de lancer la production sur la plateforme Prirazlomnaïa au premier trimestre 2014, et les écologistes dénoncent le risque de pollution dans une zone proche de trois réserves naturelles protégées par la loi russe. La Russie a fait une priorité stratégique du développement de l'Arctique, une immense zone regorgeant de ressources en hydrocarbures qui n'a pour l'instant pas encore été exploitée. 20 septembre 2013 à 18h08

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/monde/arctique-coup-de-chaud-entre-la-russie-et-greenpeace-20-09-2013-2240978.php

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 13:35

arctique

La perte de la calotte glaciaire du Groenland est problème connu des spécialistes chargés de créer les modèles climatiques à venir. Elle s’élève à environ 227 gigatonnes de glace par an et contribue pour 0,7 mm à la variation du niveau de la mer. Mais selon les résultats du projet IceGeoHeat, elle pourrait être sous-estimée.

Le Groenland fond aussi à cause de la chaleur du noyau terrestre

Un article publié dans la revue Nature Geoscience, indique qu’il existe une interaction complexe entre le glacier et la chaleur issue du manteau terrestre. En cause une lithosphère exceptionnellement mince à ce niveau. La lithosphère partie qui comprend la croute et l’étage supérieur du manteau ne mesure que 70 à 80 kilomètres d’épaisseur sous certaines zones du Groenland contre près de 200 Km sous les continents.  


INTERACTION

 

Les chercheurs estiment qu’il faut prendre en compte la quantité d’eau perdue sous l’eau à cause de la chaleur émanant du manteau pour affiner les modélisations climatiques. « La température à la base de la glace, et donc la dynamique actuelle de la calotte glaciaire du Groenland est le résultat de l'interaction entre le flux de chaleur de l'intérieur de la terre et les changements de température associés aux cycles glaciaires », explique Irina Rogozhina la spécialiste du climat qui a initié le projet IceGeoHeat. « Nous avons trouvé des zones où la glace fond à la base à côté d'autres domaines cette même base est extrêmement froide » ajoute-telle. Elle estime qu’il faut adapter les modèles climatiques qui ne prenaient jusqu’àlors en compte qu’un effet mécanique pour estimer la perte de glace sous-marine. Reste à savoir quels seront les résultats de ces nouvelles modélisations.


Joël Ignasse, Sciences et Avenir, 13/08/2013

 

Sur le même sujet

Créé le 13-08-2013 à 16h21 - Mis à jour le 16-08-2013 à 10h13 Par  Sciences et Avenir
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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 13:23

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Les deux propositions de création d'aires marines protégées ont été rejetées par la Russie et l'Ukraine

Les membres de la convention sur la conservation de la faune et de la flore marine de l'Antarctique (CCAMLR) étaient réunis du 14 au 16 juillet 2013 en Allemagne pour discuter de deux propositions pour la protection des eaux de l'Antarc-tique. Finalement, sur les deux projets d'aires marines protégées qui étaient sur la table, aucun n'a été retenu.


OCCASION PERDUE. La Russie, avec le soutien de l'Ukraine, a empêché l'adoption de ces propositions par consensus en soulevant des questions juridiques sur le fait de savoir si la CCAMLR avait le droit d'instaurer ces aires. L'Alliance pour l'océan antarctique (AOA), une coalition d'une trentaine d'ONG, a commenté la nouvelle en y voyant "une extraordinaire occasion perdue" pour protéger la région. "Après deux années de préparation, nous repartons avec rien", a regretté le directeur de la coalition Steve Campbell, estimant que "tous les membres, à l'exception de la Russie, sont venus à cette réunion pour négocier dans un esprit de confiance".

L'aboutissement du projet encore une fois différé

En octobre 2012, lors de la réunion annuelle de la CCAMLR à Hobart (Australie), la Russie, la Chine et l'Ukraine s'étaient déjà opposées aux projets d'aires marines par crainte de voir les possibilités de pêche trop fortement réduites. La réunion exceptionnelle en Allemagne avait alors été programmée pour lever ce blocage, sans aucun résultat.


"IMPÉRATIF". Andrea Kavanagh, responsable des projets antarctiques de l'ONG américaine Pew Environnement, estime désormais "'impératif" que "les gouvernements renvoient leurs représentants à la table des négociations fin 2013 pour trouver un consensus pour protéger la vie marine en Antarctique".

Laura Muraine avec AFP, Sciences et Avenir, 21/07/13


À LIRE AUSSI. La France, pour une protection renforcée de l'Antarctique 

 

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 10:50

arctique

 

Stephen Harper, Premier ministre du Canada, et un ours blanc.

 

Le Canada a pris, le 15 mai et pour deux ans, la présidence tournante du Conseil de l'Arctique. Durant cette période, il va chercher à promouvoir le développement industriel dans le Grand Nord, au grand dam des militants écologistes, qui demandent qu'une vaste région inhabitée autour du Pôle Nord devienne un sanctuaire, protégé contre le développement industriel.

Greenpeace demande également que le gouvernement canadien décrète un moratoire sur l'exploration gazière et pétrolière dans l'Arctique. "Nous ne laisserons pas le gouvernement du Premier ministre Stephen Harper utiliser les deux prochaines années pour faire avancer son ordre du jour de destruction industrielle au Conseil de l'Arctique", a déclaré un responsable de l'ONG.

Forum intergouvernemental rassemblant les riverains de l'Arctique (Canada, Danemark, Etats-Unis, Finlande, Islande, Norvège, Russie et Suède), le Conseil promeut la coopération en matière de protection de l'environnement, d'exploitation pétrolière et minière, de trafic maritime, de pêche et de tourisme.

Dessin de Côté paru dans Le Soleil

 

http://www.courrierinternational.com/dessin/2013/05/21/jours-peu-tranquilles-en-arctique

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 12:18

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Lors d’une conférence internationale, les scientifiques ont tiré lundi la sonnette d'alarme sur l'acidification "rapide" de l'océan Arctique due aux émissions de CO2, un phénomène lourd de menaces pour le fragile écosystème de la région.

 

CHIMIE. Les émissions de carbone engendrées par les activités humaines ne sont pas seulement responsables du réchauffement du globe, elles sont également en train de modifier profondément la chimie des océans. Explication : les océans sont des puits naturels de carbone, ils en absorbent quotidiennement 22 millions de tonnes. Ce CO2 est ensuite transformé dans l’eau en acide carbonique, directement responsable de la diminution du pH (potentiel hydrogène), des océans. L'acidité des eaux de la planète a ainsi augmenté de 30 % depuis le début de l'ère industrielle, atteignant un niveau inégalé depuis au moins 55 millions d'années, ont rappelé les intervenants d'une conférence internationale sur l'acidification des océans réunie à Bergen (sud-ouest de la Norvège).

L’océan Arctique particulièrement fragile

L'océan Arctique est plus que tout autre vulnérable, car les eaux froides absorbent davantage de CO2 et parce qu'il récolte l'eau douce venue des rivières et de la fonte des glaces, ce qui le rend moins apte à neutraliser chimiquement les effets acidifiants du dioxyde de carbone. De plus, la fonte accrue de la banquise l'été met à découvert des superficies marines toujours plus grandes, lesquelles contribuent au surcroît d'absorption. En mer d'Islande et en mer de Barents, le pH a ainsi diminué d'environ 0,02 par décennie depuis la fin des années 1960. Encore mal connue et d'ampleur inégale selon les endroits, l'acidification fragilise les écosystèmes arctiques où certaines espèces comme l'ophiure, un organisme marin proche de l'étoile de mer, sont directement menacées d'extinction.

Un problème mondial pour les coraux et autres animaux à squelette externe 

Mais le problème de l’acidification ne touche pas que l’océan Arctique. C’est un phénomène mondial qui menace toutes les espèces dotées d’un squelette externe, comme les coraux. Ces animaux, pour assurer le développement de leur squelette ont besoin de « briques », ce sont les carbonates et particulièrement l’aragonite. Malheureusement l’acidification des océans fait que ces minéraux se dissolvent plus facilement dans l’eau de mer privant les coraux (et les autres organismes marins à squelettes) de ressources leur permettant d’assurer leur croissance. 


IRRÉVERSIBLE.

 

Encore plus inquiétant, il semble bien que les mesures, insuffisantes, prises pour tenter de diminuer les rejets de carbone et la hausse des températures n’auront qu’un impact dérisoire sur la chimie des océans. Même en stoppant les émissions de CO2 aujourd'hui, des dizaines de milliers d'années s'écouleraient avant que les océans ne retrouvent leur niveau d'acidité d'avant l'ère industrielle il y a deux siècles, a conclu le chercheur norvégien Richard Bellerby.

Joël Ignasse, Sciences et Avenir, 07/05/2013

 

Sur le même sujet

 

À LIRE AUSSI : Le glas sonne pour les coraux

 

http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/nature-environnement/20130507.OBS8416/l-ocean-arctique-s-acidifie.html

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 10:51

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Environnement lundi 15 avril 2013
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Les glaces de l’Antarctique fondent dix fois plus vite qu’il y a 600 ans pendant l’été, la perte de banquise ayant été la plus rapide au cours des 50 dernières années, révèle une étude internationale à laquelle ont participé des laboratoires de Grenoble et Montpellier.

 

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Les chercheurs ont foré à 364 mètres de profondeur sur l’île de James Ross, dans le nord de la calotte antarctique, afin de mesurer les températures il y a plusieurs centaines d’années. Les couches successives dans les échantillons carottés révèlent le mouvement de fonte et de regel des glaces.

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La fonte s’intensifie


« Nous avons établi que les conditions les plus froides sur la péninsule antarctique et la plus petite quantité de glace fondue ont prévalu il y a 600 ans », a expliqué Nerilie Abram, de la British Antarctic Survey de Cambridge (Grande-Bretagne).


« À cette époque, les températures se situaient autour de 1,6 °C au-dessous des températures enregistrées à la fin du XXe siècle et la quantité de neige tombée chaque année ayant fondu puis regelé était de 0,5 %. Aujourd’hui, la quantité de neige tombée fondant chaque année est dix fois plus importante », selon elle. Les températures ont régulièrement augmenté depuis des centaines d’années mais la fonte ne s’est intensifiée que vers la moitié du XXe siècle, affirme cette étude parue dans la revue Nature Geoscience.


Deux laboratoires français


Cela signifie que le réchauffement dans l’Antarctique a atteint un tel niveau que même de légères augmentations de température peuvent causer une forte accélération de la fonte. Jack Triest, du Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement du CNRS de Grenoble (sud-est de la France) et Françoise Vimeux, de l’Institut de Recherche pour le Développement, Laboratoire HydroSciences Montpellier et Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environment de Gif-sur-Yvette (région parisienne) ont participé à cette étude.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Antarctique.-La-fonte-des-glaces-dix-fois-plus-importante-que-prevu_55257-2183633_actu.Htm

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 13:00

montee des eaux

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Environnement mercredi 28 novembre 2012
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Le niveau des mers s’élève, en raison du réchauffement du globe, 60 % plus vite que ne l’avait projeté en 2007 le groupe d’experts de l’Onu sur le climat, le Giec.
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Les mers montent en moyenne de 3,2 mm par an, selon l’étude réalisée par trois spécialistes du climat et publiée dans la revue britannique Environmental Research Letters. Or, la projection « la plus fiable » du Giec en 2007, basée sur des données de 2003, prévoyait une hausse de 2 mm par an d’ici 2010.


Dans son rapport de 2007, le Giec avait estimé que la hausse atteindrait de 18 à 59 cm d’ici à la fin du siècle, en raison notamment de la dilatation de l’eau, liée au réchauffement.


L’élévation pourrait atteindre, voire dépasser, un mètre, affirment désormais nombre d’études scientifiques. Un chiffre jugé crédible par l’un des auteurs de l’étude, dirigée par Stefan Rahmstorf de l’Institut de recherche sur l’impact du changement climatique de Potsdam (Allemagne), qui n’a néanmoins pas porté sur ce point.


À New York, comme pendant Sandy


« Cela signifie que les zones situées à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer, où il y a une grande concentration de population comme au Bangladesh, vont disparaître », a déclaré l’un des coauteurs Grant Foster de la société américaine Tempo Analytics.


« Il va y avoir des centaines de millions de réfugiés climatiques, ainsi que de possibles guerres et toutes sortes de conflits pour l’accès aux ressources. Pour les grandes villes côtières comme New York, les effets attendus sont probablement ce qu’on a vu pendant l’ouragan Sandy. »


Fonte des calottes glacières


L’estimation trop basse du Giec sur la hausse du niveau des mers peut s’expliquer par le fait que l’ampleur du phénomène de fonte des calottes glacières ou glaciers plus modestes était bien moins connue à l’époque.

Par ailleurs, le dernier rapport du Giec se base sur des informations obtenues entre 1993 et 2003. À l’époque, les mesures par satellite étaient encore relativement nouvelles, et les scientifiques manquaient de recul pour être sûrs de leur fiabilité.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Le-niveau-des-mers-augmente-beaucoup-plus-vite-que-prevu_39382-2137906_actu.Htm

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 11:09
Damian on sea levels rising on North East Cost of US : Hurricane Irene Crosses North Carolina Coast
stormy Atlantic ocean hits the coast of Buxton, North Carolina. Photographer: Ted Richardson/Bloomberg via Getty Images

Scientists warn US east coast over accelerated sea level rise

Sea level rise is accelerating three to four times faster along the densely populated east coast of the US than other US coasts, scientists have discovered. The zone, dubbed a "hotspot" by the researchers, means the ocean from Boston to New York to North Carolina is set to experience a rise up a third greater than that seen globally.

 

Asbury Sallenger, at the US geological survey at St Petersburg, Florida, who led the new study, said: "That makes storm surges that much higher and the reach of the waves that crash onto the coast that much higher. In terms of people and communities preparing for these things, there are extreme regional variations and we need to keep that in mind. We can't view sea level rise as uniform, like filling up a bath tub. Some places will rise quicker than others and the whole urban corridor of north-east US is one of these places."

 

The hotspot had been predicted by computer modelling, but Sallenger said: "Our paper is the first to focus on using real data to show [the acceleration] is happening now and that we can detect it now."

 

The rapid acceleration, not seen before on the Pacific of Gulf coasts of the US, may be the result of the slowing of the vast currents flowing in the Altantic, said Sallenger. These currents are driven by cold dense water sinking in the Arctic, but the warming of the oceans and the flood of less dense freshwater into the Arctic from Greenland's melting glaciers means the water sinks less quickly. That means a "slope" from the fastest-moving water in the mid-Atlantic down to the US east coast relaxes, pushing up sea level on the coast.

 

"Coastal communities have less time to adapt if sea levels rise faster," said Stefan Rahmstorf, at the Potsdam Institute Germany, who published a separate study in the same journal, Nature Climate Change, on Sunday. Rahmstorf's team showed that even relatively mild climate change, limited to 2C, would cause global sea level to rise between 1.5 and 4 metres by the year 2300. If nations acted to cutting carbon emissions so the temperature rise was only 1.5C, the sea level rise would be halved, the researchers found.

 

The impacts of the rising seas are potentially devastating, said the scientists. "As an example, 1 metre of sea level rise could raise the frequency of severe flooding for New York City from once per century to once every three years," said Rahmstorf, adding that low lying countries like Bangladesh are likely to be severely affected. His colleague Michiel Schaeffer, at Wageningen University in the Netherlands, said: "Sea level rise is a hard to quantify, yet a critical risk of climate change. Due to the long time it takes for the world's ice and water masses to react to global warming, our emissions today determine sea levels for centuries to come."

 

Sallenger's work on the hotspot off the US east coast showed that the extreme acceleration in sea level rise could add 20-30% to the rise seen globally. "If this turns out to be a metre by 2100, it would add 20 to 30cm." In May, North Carolina legislators drew ridicule from experts by proposing a law that would require estimates of sea level rise to be based solely on historical data and to rule out any acceleration in future rises.

 

Rahmstorf said: "Sallenger's paper shows that, far from being spared accelerating sea level rise, [the coast here] has been over the past decades a hotspot of accelerating sea level rise." But he added that the cause of the hotspot was not fully understood, meaning it was uncertain whether the acceleration would continue.

 

Sallenger said: "We came up with a very clear correlation between the acceleration of sea level rise and rising temperature in the hotspot area. That suggests to me that as long as temperature continues to rise the hotspot will continue to grow."

 

http://www.guardian.co.uk/environment/2012/jun/24/us-east-coast-sea-level-rise

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:53

montee-des-eaux.jpg

Par Elodie Touret (15 juin 2012)


Le Pacifique, ses récifs de coraux, ses atolls paradisiaques…

 

Et la montée des océans qui menace déjà quatre millions d’insulaires. Le président des Maldives a bien lancé l’alerte il y a déjà vingt ans. En vain. Alors que s’ouvre le 20 juin, à Rio, au Brésil, une nouvelle conférence des Nations unies pour le « développement durable » sur fond de dérèglement climatique, Basta ! a été recueillir les points de vue d’habitants, de chercheurs ou d’associations en Polynésie française, à l’occasion du Festival international du film documentaire océanien.

 

« Maria, tu peux raconter une histoire que nul autre que toi ne peut exprimer », lance le directeur d’une ONG australienne à sa collègue Maria Tiimon. Elle est originaire des Kiribati, un État constitué de trois archipels d’îles qui dépassent à peine du niveau de la mer, au beau milieu du Pacifique et de ce continent si difficile à se représenter pour un Occidental, l’Océanie.


Avec le changement climatique, la montée des eaux pourrait submerger les Kiribati, tout comme d’autres îles coralliennes océaniennes, d’ici à la fin du siècle. Pour Maria, il y a urgence. Elle sait que sur son île natale les digues de fortune sont peu à peu grignotées, inlassablement, et qu’il faut en construire de nouvelles, toujours plus proches des habitations. Elle le constate à chaque fois qu’elle revient y visiter sa famille.


Montée des océans


Maria Tiimon sait que cette situation est due au réchauffement climatique. Nous sommes en 2009. Nous la suivons durant plusieurs mois grâce au documentaire The Hungry Tide (littéralement : « la marée affamée ») réalisé par Tom Zubrycki. Maria Tiimon accepte la mission de se rendre à la Conférence des Nations unies sur le changement climatique pour expliquer ce que vit sa nation devant la communauté internationale. En vain. Rien de concret ne débouchera du sommet de Copenhague. Trois ans plus tard, c’est une nouvelle conférence pour le « développement durable » qui va débuter à Rio, ce 20 juin. Et l’urgence est toujours là.


Le film de Tom Zubrycki a été projeté en février dernier au Festival international du film documentaire océanien (Fifo) de Papeete et y a remporté un prix spécial du jury. Ici aussi, en Polynésie française, on s’interroge sur les conséquences du changement climatique ; la hausse du niveau de la mer est un sujet de préoccupation majeur des pays insulaires du Pacifique. « Les dernières données disponibles montrent que cette hausse, très variable d’une région à l’autre, s’est effectuée au rythme de 1,2 centimètre par an sur les vingt dernières années dans la région du Pacifique oriental. D’ici à 2100, elle pourrait être de 50 centimètres à un mètre », annoncent les actes d’un colloque sur la question, qui s’est tenu en décembre 2011 à Tahiti.


Quatre millions de personnes concernées


« Environ 4 millions de personnes vivent aujourd’hui dans une île corallienne de moins de 1 km2 et d’au mieux 3 mètres d’altitude », ajoute Alexandre Magnan, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), et coauteur de Ces îles qui pourraient disparaître [1]. Pourtant, nombre de Polynésiens, pris dans une routine quotidienne et préoccupés par les difficultés à trouver un emploi et à gagner de quoi remplir le frigo, semblent ne pas voir les modifications.


« Le changement climatique ? La montée des eaux ? Non, nous n’avons pas ça, ici. Je viens des Tuamotu [78 atolls qui font partie de la Polynésie française, des îles particulièrement basses, ndlr] et il n’y a pas de problème. Parfois, en fonction de la météo, quelques vagues peuvent être plus fortes et abîmer un peu les terres, mais pourquoi voulez-vous que les Tuamotu disparaissent ? », plaisante à moitié un Polynésien, chauffeur d’une des navettes du festival. « Le changement climatique, c’est chez vous, en Europe, que cela va être difficile, c’est vous qui avez les sécheresses, des tempêtes inhabituelles, des épisodes de neige jamais vus ! Et c’est bien normal, puisque c’est chez vous que c’est pollué. »


« Le changement climatique, ils ne le voient pas »


La montée des eaux n’est pas le seul problème concrètement posé par le dérèglement climatique. Les océans absorbent une grande part des émissions de CO2, ce qui bouleverse la chimie de l’eau et affecte les organismes qui y vivent, à commencer par les très sensibles coraux : les récifs blanchissent ou meurent. « Dans l’archipel des Tuamotu, un atoll, au lagon fermé, vit depuis quelques mois des épisodes d’intoxication à la ciguatera. Les 150 habitants ne peuvent plus consommer leur poisson », raconte Matahi Tutavae, président du collectif d’associations Fa’afaite, pour la défense de la culture océanienne, particulièrement impliqué dans les questions environnementales et la protection de l’océan.


La ciguatera est une intoxication alimentaire courante dans les zones tropicales, due à la consommation de poissons de lagon infectés par des micro-algues qui produisent de puissants neurotoxiques et se développent notamment dans les coraux morts. « C’est une conséquence directe de l’acidification des océans, mais même dans cet atoll où la population importe désormais des boîtes de conserve, si tu vas leur parler de changement climatique et de l’alerte des scientifiques, ils te diront que non, ils ne connaissent pas, ils ne le voient pas, insiste Matahi Tutavae. Le but de nos actions est de réconcilier ces deux mondes : les scientifiques, bien souvent occidentaux, et les populations locales, que les deux se comprennent. »


Réconcilier scientifiques et populations


Fa’afaite, ce sont des équipages qui se déplacent avec les pirogues ancestrales, ces mêmes embarcations qui ont permis aux Océaniens de voyager d’île en île il y a trois mille ans. « Lorsque nous arrivons sur une île, nous écoutons les populations, pour ne pas débarquer avec nos connaissances scientifiques et nos solutions éventuelles, il nous faut travailler à une prise de conscience profonde. Et ce n’est que lorsque les Océaniens comprendront les enjeux que l’on sera suffisamment forts pour parler devant la communauté internationale », détaille Yves Doudoute, lui aussi membre de Fa’afaite.


La Maria Tiimon de Tahiti, c’est Mareva Neti de Montluc, représentante de la Polynésie à l’Instance permanente sur les questions autochtones des Nations unies. « L’expression "changement climatique" me dérange : elle dilue notre responsabilité et notre relation à la nature. On devrait parler de destruction climatique », plaide-t-elle. Avec les instances internationales, elle tente de réfléchir au problème de la migration des peuples. Pour les îles qui pourraient être submergées, l’enjeu serait de trouver des territoires d’accueil. Tous les politiques agitent le chiffon rouge des déplacements de populations, cela leur permet d’être relayés dans les médias.


Alerte lancée il y a vingt ans


Pour appuyer leur propos et dans un objectif de négociation au plus haut niveau de la communauté internationale, ils insistent sur la responsabilité des pays les plus industrialisés. Le premier à avoir ainsi pointé le problème est Mamoon Abdul Gayoom, le président des Maldives. Devant les Nations unies en 1989, il affirme que les peuples insulaires sont menacés du fait du changement climatique généré par les pays riches. Dans l’ensemble, les Polynésiens se refusent à accuser. « Cela nous étonne en tant qu’Occidentaux, parce que nous nous disons que c’est de notre faute et qu’ils subissent nos systèmes. Mais peut-être est-ce simplement qu’ils ne se sentent pas si différents, qu’ils se sentent embarqués dans la même galère du réchauffement climatique global. Peut-être aussi par méconnaissance de l’ampleur de la responsabilité des pays riches », analyse Olivier Roth, scénariste pour des films documentaires qui vit à Moorea.


Virginie Duvat est professeur de géographie à l’université de La Rochelle et coauteur du livre Ces îles qui pourraient disparaître : « Le mécanisme morpho-géologique des îles coralliennes les rend par nature capables de compenser des phénomènes météorologiques extrêmes. Un cyclone peut tronçonner une île, mais une tempête peut aussi leur faire gagner quelques centimètres d’altitude ou quelques hectares en amenant des dépôts coralliens. Cependant, nous sommes désormais face à un phénomène climatique, plus global, plus constant. Plus inquiétant. »


Une culture de trois millénaires rayée de la carte ?


Alexandre Magnan poursuit : « Ce sont des terres de paradoxes : on se dit qu’ils sont tout petits, qu’ils ne peuvent rien faire, alors qu’ils sont justement capables de véritables révolutions territoriales, avec une plus grande conscience de la contrainte environnementale. Le gouvernement des Maldives regroupe par exemple depuis quelques années sa population sur quelques îles, et imagine des îles artificielles surélevées. » Et d’ajouter : « Attention, je ne dis pas qu’ils ne sont pas menacés, bien au contraire. Je dis que nous les condamnons peut-être un peu vite. Notre tort aujourd’hui est de dire qu’il faut vite déplacer des populations, avec le risque dramatique de rayer de la carte trois millénaires de cultures. Les solutions sont à trouver avec eux. »


Tebikenikoora est une île des Kiribati. Dans les pas de Maria Tiimon, le réalisateur Tom Zubrycki a suivi les familles de cette île. On les voit construire des digues en sacs de ciment et écoper l’intérieur de leurs maisons ; à chaque fois, la mer a tout de même grignoté une part supplémentaire, lentement, sans éclats. À la fin du documentaire, les enfants de Tebikenikoora jouent tranquillement dans la rue, de l’eau aux genoux. Un filet de badminton y est installé. Mais ils vont partir, c’est fini, ils vont s’installer dans une autre île des Kiribati. « Développement durable », disent-ils derrière les tribunes des Nations unies.


Élodie Touret

Notes

[1] Ces îles qui pourraient disparaître, par Alexandre Magnan et Virginie Duvat, éditions Le Pommier, 2012.

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