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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 11:07

sem71-Z18-Marins-russes-Vladivostok

Une soixantaine de personnes ont manifesté dimanche à Saint-Nazaire contre la vente à la Russie de navires de guerre et contre l'arrivée, lundi, de 400 marins russes.

« Hollande, non à la formation des 400 tueurs de Poutine », « Non au contrat Mistral » et « Hollande, l'honneur de la France vaut plus que des Mistral », pouvait-on lire sur des banderoles brandies non loin du Vladivostok, le premier des deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) construits pour la Russie par les chantiers STX de Saint-Nazaire.


La manifestation était émaillée de nombreux drapeaux ukrainiens, français et européens.


« Nous exhortons le gouvernement français (...) à ne pas remettre de hautes technologies militaires entre les mains de l'agresseur le plus puissant d'Europe », a déclaré Nathalie Pasternak, présidente du Comité représentatif de la communauté des Ukrainiens de France, qui appelait à ce rassemblement avec le Collectif Euromaidan France.

Le navire-école russe Smolny est attendu lundi matin à Saint-Nazaire, où 400 marins russes doivent se former au maniement des Mistral jusqu'à l'automne.

 

Saint-Nazaire - 29 Juin  

 

http://www.ouest-france.fr/saint-nazaire-manifestation-contre-larrivee-des-marins-russes-2662248

 

Commentaire: Dans ce conflit, le NPA défend l'autodétermination de l'Ukraine. Par ailleurs les oligarques sont les mêmes: ceux d'Ukraine étaient de l'autre côté il y a peu!  L'UE pousse comme ici à "privatiser" usines et services publics.  Tout cela ne vise qu'à faire s'entretuer la classe ouvrière des deux pays pour maintenir un système d'enrichissement des élites...


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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 09:04
premieres
(et tant mieux !)

Il y a un an, le 5 mai 2013, le "joyau" des armes nucléaires françaises, le missile M51, explosait en plein test au large du Finistère. Ce programme aussi nuisible que ruineux se poursuit néanmoins car en France un programme nucléaire doit toujours se poursuivre... surtout s'il échoue.

Un nouveau test serait donc en préparation : il faudrait quand même que la France soit prête pour la prochaine guerre nucléaire, ce serait ballot d'avoir dépensé autant de milliards et de ne pas être en mesure de participer au feu d'artifice final !

Il va d'ailleurs probablement falloir se passer de la tant attendue nouvelle génération de têtes nucléaires car sa mise au point, qui doit passer par la simulation atomique, va de mal en pis : le gigantesque Laser Mégajoule, en chantier depuis 15 ans au Barp (Gironde), se porte aussi mal que le missile M51.

Des rumeurs laissent même entendre que ce programme pourrait être abandonné mais, comme expliqué ci-dessus, c'est hélas très improbable. Vous avez donc de bonnes raisons de participer au Camp de la Paix prévu les 27 et 28 septembre prochain au Barp...

Missile M51 : « Secret défense » ou publicité !
Fédération anti-nucléaire Bretagne, 19 mai 2014 :
http://bit.ly/1nbeNX6  

Missiles M51 : un premier navire à l'Ile-Longue
Ouest-France, 17 mai 2014 :
http://bit.ly/RRdTR0  

M51 : Un nouveau tir de missile en vue
Ouest-France, 12 mai 2014 :
http://bit.ly/1hZRdVc  

Le Mégajoule visé par la crise ?
Sud-Ouest, 19 mai 2014 :
http://bit.ly/1lJdedm  

Mégastop au Mégajoule : Camp de la paix les 27/28 septembre 2014 en Gironde
Appel, 17 mai 2014 :
http://gironde.demosphere.eu/rv/3590
 

Observatoire du nucléaire - http://www.observatoire-du-nucleaire.org
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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 11:58
06-05-18-chirac-clemenceau 
  

*

Le porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle a participé à la désopilante aventure du nucléaire français : par exemple, ce n'est qu'une fois mis à l'eau en 1999 que nos « spécialistes » se sont aperçu qu'il fallait rallonger son pont. Un an plus tard, une hélice se brise et c'est par miracle que les hélices du vieux Foch ont pu être utilisées "provisoirement"... pendant 8 ans !

Par ailleurs, les porte-avions vont théoriquement par deux afin que l'un supplée l'autre pendant les longues périodes de maintenance. Heureusement, le jumeau du Charles-de-Gaulle n'a jamais vu le jour. Mais les autorités françaises ont essayé de le construire en coopération avec les Britanniques, opérations foireuses qui a juste servi à gaspiller des centaines de millions d'euros.

Des millions d'euros, il va peut-être en falloir énormément si la France dédommage un jour les innombrables victimes des essais nucléaires chers à Charles de Gaulle (le général, pas le bateau). On apprend d'ailleurs ces jours-ci que la radioactivité produite par la fameuse explosion aérienne Gerboise bleue, du 13 février 1960, n'a pas seulement contaminé l'Algérie, mais aussi une partie de l'Europe (sans parler des particules émises dans l'atmosphère et qui se sont diffusées tout autour de la planète).

Le journal Le Monde se demande pour sa part pourquoi la commission de la défense de l'Assemblée nationale a décidé d'auditionner des aumôniers religieux sur la dissuasion nucléaire. En réalité, on se demande bien pourquoi auditionner qui que ce soit puisque, de toute façon, ce sont les mêmes zozos (élus et militaires) qui décideront entre eux comment continuer leurs activités criminelles...

On se détendra en lisant la nouvelle « Radioactivité sans gravité », écrite par un jeune écervelé absolument incapable de comprendre la grandeur de l'arme atomique. Bravo à lui !
La Cour des comptes épingle le projet de deuxième porte-avions français
Le Monde, 11 février 2014 :
http://bit.ly/1llJyq1  
Pourquoi auditionner des aumôniers religieux sur la dissuasion nucléaire ?
Le Monde, 13 février 2014 :
http://bit.ly/1mHuswF  
Exclusif. Le document choc sur la bombe A en Algérie
Le Parisien, 14 février 2014 :
http://bit.ly/1cIqsSF  
Radioactivité sans gravité
Nouvelle de Tibal :
http://bit.ly/1bOrotM
 
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 10:41

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Le roi du Maroc vient d'acheter à la DCNS, la Direction de construction des navires et systèmes, une grosse Frégate FREMM.

 

Livrée récemment à Brest au prince Moulay pour être basée à Ksar Sghir, dans le détroit de Gibraltar, elle a coûté 6 milliards de dirhams... ou plutôt 470 millions d'euros. Elle pourra embarquer jusqu'à seize missiles surface-air Aster 15 et huit missiles Exocet MM40, en supplément bien sûr.


La DCNS appartient à l'État français mais aussi à Thales pour 35 %. Or au sein de Thales, Dassault-Aviation possède 26 %, ce qui permet à l'avionneur d'empocher des dividendes multiples, sur les navires de guerre mais aussi sur tous leurs équipements.

 

En l'occurrence, la vente de la Frégate baptisée Mohammed VI ravit les patrons de la DCNS, de Thales, de Dassault-Aviation et les actionnaires. Le monarque marocain est en effet le premier acheteur « export » de FREMM. À sa suite, les patrons de l'armement espèrent en caser d'autres au Canada, au Brésil et à l'Arabie saoudite, la marine française en ayant commandé moins que prévu.

 

Ceux qui ont beaucoup moins de raisons de se réjouir, ce sont les travailleurs et les pauvres du Maroc auxquels le pouvoir impose toujours plus d'économies au nom d'une concurrence en équipement militaire avec le pays voisin, l'Algérie. Tandis que les achats d'armement de cette dernière croissaient de 277 % entre 2008 et 2012, ils augmentaient de 1 460 % au Maroc.

 

Huit millions de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté au Maroc mais les capitalistes de l'armement, en France et aux États-Unis, réussissent à s'enrichir de leur sueur. Viviane LAFONT

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2378&id=43

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 12:17

 

  Une équipe d'intervention pendant la récupération des armes chimiques au Danemark.

 

mardi 25 février à 20h50 

Cachées depuis des décennies, les décharges d'armes chimiques sous-marines livrent un peu de leur secret grâce à cette enquête : un scandale militaire hérité de deux guerres mondiales et une véritable menace pour l'homme et pour l'environnement.
*

De véritables bombes à retardement dorment au fond des mers et des océans de toute la planète. Plus d’un million de tonnes d’armes chimiques héritées des deux guerres mondiales nous menacent encore aujourd’hui. De 1917 à 1970, pour se débarrasser des stocks explosifs et hautement toxiques, les armées des grandes puissances mondiales les ont déversés dans les océans. Le contenu de ces armes, des poisons mortels encore actifs, s’échappe peu à peu dans la mer, menaçant les pêcheurs, les baigneurs, les poissons et tout l’écosystème.

*

 

Cette enquête captivante, nourrie d’interviews et d’images d’archives passe en revue les zones à risque et montre que des solutions sont possibles pour nettoyer ces décharges. À condition que les États acceptent d’y mettre le prix.

*

Entretien avec Nicolas Koutsikas

Comment vous êtes-vous intéressé au sujet des armes chimiques au fond des océans ?


Nicolas Koutsikas : J’avais connaissance depuis une quinzaine d’années de la présence d’armes chimiques en mer Baltique. Mais mon travail a réellement commencé avec la découverte, en 2009, du livre Poisons d’État du journaliste  talien Gianluca Di Feo. Cette enquête sur les armes chimiques expérimentées et mises au point sous Mussolini montre qu’une course effrénée à l’armement chimique a eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale. La paix revenue, les Alliés, ne sachant que faire de cet arsenal, ont décidé de le jeter à la mer, notamment dans l’Adriatique et en Méditerranée. Nous avons étendu nos recherches à d’autres pays : États-Unis,  Allemagne, Japon, etc.

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Avez-vous rencontré des obstacles lors de vos investigations ?

La France est le seul pays où je me suis trouvé face à un mur. Parmi les États concernés, c’est aussi l’un des seuls qui soit absent de ce documentaire. Un silence qui se remarque ! Personne n’a voulu répondre à mes questions ni m’aider. Les médecins ont par exemple refusé de me donner des explications sur les effets des armes chimiques sur l’homme. Pourtant, il existe une décharge au large de Saint-Tropez dans une fosse sous-marine. Mais cent ans après la Première Guerre mondiale et l’utilisation du gaz moutarde, personne n’est en mesure d’expliquer ce que la France a fait de son arsenal chimique. Il n’existe aucune trace.

 

Quelles peuvent être les conséquences de ces dépôts d’armes chimiques et quelles sont les solutions envisagées ?

Les conséquences sur l’environnement et sur l’homme sont difficiles à déterminer car le secret défense et la guerre froide ont empêché les recherches. Mais des chercheurs indépendants ont par exemple constaté des modifications dans l’ADN des poissons dans l’Adriatique et en mer Baltique. Pour l’heure, l’Union européenne ignore ce sujet. La priorité serait de dresser une cartographie des décharges, y compris sur terre et dans les lacs, d’évaluer les zones dangereuses pour la pêche et le tourisme, et de nettoyer certains dépôts où les bombes corrodées commencent à libérer leur poison.

 

Propos recueillis par Laure Naimsk

 

Documentaire de Nicolas Koutsikas, Eric Nadler et Bob Cohen (France 2013, 1h28mn) : mardi 25 février à 20h50

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Ce film est disponible en VOD

http://future.arte.tv/fr/armes-chimiques-sous-la-mer

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 12:05

navy

 

Vendredi, vers 20 h, un grave accident est survenu sur le pont du sous-marin Le Triomphant, alors en chantier à la base de l’Île Longue, dans le Finistère. Une pièce lourde et conséquente, levée à l’aide d’un pont-roulant par des salariés de l’entreprise SPRD Manutention, s’est bloquée, puis, débloquée violemment, venant percuter l’un des ouvriers.


Pronostic vital engagé
La victime, un Brestois âgé de 50 ans, a immédiatement été prise en charge par les marins-pompiers et transportée par hélicoptère à l’hôpital de la Cavale-Blanche, à Brest. Plongée dans le coma, son pronostic vital est engagé.

Le chantier du sous-marin a été suspendu, ce lundi, pour l’enquête, mais devait reprendre ce mardi. 15 juillet 2013 à 20h37

 

http://www.letelegramme.fr/fil_region/fil_bretagne/ile-longue-grave-accident-sur-le-pont-d-un-sous-marin-15-07-2013-2173057.php

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 09:55

navy

Le journal Le Télégramme (qui est bien moins téméraire d’habitude avec la marine !), nous livre une enquête sur les failles sécuritaires de la base des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de l’île Longue, là où réside notre “assurance-vie” !


Les failles : Selon le journaliste, Hervé Chambonnière, les failles sont extrêmement nombreuses : des badges falsifiables, des défaillances des clôtures électriques, les bâtiments maritimes qui assurent la liaison entre Brest et la base seraient une cible idéale, les contrôles insuffisants pour les camions réalisant des travaux sur le site…. J’avoue que je remets tout de même en cause ce que ce journaliste indique concernant le sous-équipement des fusiliers ma- rins, comme des gendarmes disposant non pas de 1 mais au minimum de 2 bateaux pneumatiques de forte puis- sance, les ayant vu aborder un voilier avec force ce dimanche…


Sécurité sélective : Et oui sans aucun doute, si les contrôles sont rares en semaine sur la route d’accès principale (selon le journaliste), les forces de gendarmerie étaient présentes en grand nombre sur terre et sur mer lors du récent festival Debout tout le monde, qui était au Fret à une centaine de mètres de la base. Festival où il y avait des confé-rences portant sur le désarmement nucléaire et les conséquences humanitaires de l’impact d’une arme nucléaire. Il est vrai que les 500 personnes de tout âge devaient représenter un réel danger pour la sécurité de cette base ! Le plus étonnant dans tout cela, c’est que cela fait plus de 20 ans que  de nombreuses organisations (AE2DUniversité européenne de la paix – UEP, …) brestoises indiquent leurs inquiétudes et leurs craintes sur l’insécurité que repré- sente cette base nucléaire. Dommage une nouvelle fois que les dirigeants politiques n’aient jamais pris le temps de les écouter !


Histoire : Le coût initial de cette base sous-marine a été estimé à plus d’un milliard d’euros. Puis une multitude de travaux d’aménagement pour les sous-marins actuellement mis en œuvre ont été réalisés pour plusieurs centaines d’autres millions d’euros.

 

Le choix de l’île Longue comme base opérationnelle des SNLE est arrêté en 1966, et les premiers travaux d’aménagements commencent dès octobre 1967. Implantée au sud de la rade de Brest, cette île est reliée à la presqu’île de Crozon. Cette base s‘étale sur plus de deux kilomètres du nord au sud et à peine 500 mètres de large.


L’île Longue se subdivise en trois zones et une annexe : une zone bassin réservée à l’entretien courant des sous-marins ; une zone pyrotechnique où sont assemblées les têtes de missiles nucléaires et une zone de vie. A cela se rajoute l’annexe de Guenvénez (pyrotechnie) qui est l’autre lieu sensible de cette presqu’ile. Guenvénez est distante de quatre kilomètres de l’île Longue. Ce site qui abrite les missiles M51 a fait l’objet aussi de réhabilitation (par exemple agrandissements des ateliers de montage) pour un montant de 456 millions d’euros.


Pastille d’iode : la sécurité est assurée, c’est le langage tenu depuis des dizaines d’années par les autorités civiles et militaires de la ville de Brest aux 150 000 habitants qui ont donc la “chance” d’avoir à quelques kilomètres du centre ville plus ou moins 250 ogives nucléaires (puissance unitaire étant de 100 Kilotonnes). Mais heureusement, vendredi dernier des pastilles d’iode ont été distribuées aux habitants… mais uniquement « pour les habitants de la rive droite dans un périmètre de 500 m de la base navale. »


Il est vrai que  en cas d’explosion nucléaire cela ne servirait à rien ;  et qu’en cas de fuite radioactives - c’est bien connu - ce seront uniquement ces habitants qui seront confrontés à cette pollution…

 

Cet article a été posté le Mardi 11 juin 2013 dans la catégorie Dissuasion nucléaire France.

 

http://alternatives-economiques.fr/blogs/collin/2013/06/11/ile-longue-des-failles-securitaires/

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 10:26

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11 juin 2013 à 06h53 

 

Vous connaissez le commandant du SNLE Le Triomphant ?

Il s'appelle Sébastien M. Dans une vidéo que l'on trouve aisément sur Internet, son nom apparaît en toutes lettres. Comme son visage. Quelques mois ou années plus tôt, vous auriez pu voir s'afficher celles d'autres commandants : Bruno R, Laurent H, François-Xavier B... Les commandants des SNLE étaient même tous réunis et visibles sur les vidéos qui ont immortalisé la visite du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en juillet dernier.  Grâce à Google Earth (lire plus bas), on distingue très nettement leurs résidences, et celle du commandant de la base, sur l'Ile Longue. Sur place, on constate qu'une dérisoire clôture les "protège", et que le chemin qui les longe ferait "un lieu d'embuscade idéal", nous confie un spécialiste des diagnostics de sécurité des sites sensibles que nous avons sollicité (et qui souhaite rester anonyme). De ces résidences, l'accès à la base est direct.

 

Christian X., chef sécurité, domicilié au 80 r. de...
Vous auriez également pu découvrir, un an auparavant, le visage et le nom d'Emmanuel L., responsable d'opération à Astrium (filiale d'EADS), société qui gère l'assemblage des missiles sur le site voisin de l'Ile Longue, à Guenvénez, ou celle de Francis L, adjoint au chef de centre du même site, ou encore celles de commandants de la base de l'Ile Longue, Philippe G, Stéphane de S, Bernard J., etc. 
Facile, également, de trouver les identités et coordonnées d'autres personnels clés du site. Quelques minutes suffisent pour débusquer Anne X., l'un des responsables du site de Guenvénez, domiciliée à un lieu-dit, à P., ou encore Christian X., l'un des responsables sécurité de l'Ile Longue, domicilié au N° 80 d'une rue de X. Qui peut empêcher de les approcher, de faire pression sur eux, et/ou d'accéder à leur précieux laissez-passer ?


Le diagnostic d'un spécialiste
Certaines photos et vidéos, a priori anodines, livrent pourtant de précieux renseignements. Nous les avons montrées au spécialiste de la sécurité que nous avons sollicité. Extrait de son diagnostic : "Ces éléments révèlent quels sont la protection et l'équipement individuels des gendarmes et fusiliers marins. Je connais la puissance de leur embarcation, son positionnement. Ces informations vont m'aider à choisir les munitions qui vont les coucher, à ajuster ma distance de tir pour rester hors de leur portée, à choisir plusieurs embarcations, plus puissantes que la leur, que je pourrai utiliser par mer formée (...)"


Chiens de combat et résidences des commandants
Pourquoi l'installation la plus névralgique de France est parfaitement visible, dans ses moindres recoins, sur Google Earth ? Aucun floutage. Même si le cliché date de juin 2009 (avant le début des très lourds travaux d'aménagement liés au nouveau missile M51), le détail est si précis qu'on peut voir les silos abritant les missiles. On y repère également les endroits où des parachutistes pourraient aisément se poser. Un site vient même en aide à ceux qui ignorent tout de l'interprétation des photos aériennes ou satellites. Le chenil des chiens de combat est désigné, comme le local des pompiers, le restaurant ou encore l'emplacement exact du lieu de résidence des commandants des SNLE de la base !

 

Pas de gros pixels
A quelques centaines de mètres de l'Ile Longue, un site sensible de la Marine (le GESMA, Groupe d'études sous-marines de l'Atlantique, expert en guerre des mines, en lutte sous-marine par petits fonds, ainsi qu'en discrétion acoustique et électromagnétique sous-marine) a eu plus de chance. De gros pixels empêchent d'en distinguer les installations. Il y a quelques semaines, la DCRI, notre service de renseignement intérieur, exigeait et obtenait (très maladroitement et temporairement) la suppression, sur Wikipédia, d'informations (bien peu) sensibles sur la station hertzienne militaire de Pierre-sur-Haute, l'un des maillons de la chaîne de transmission du feu nucléaire. L'Ile Longue et ses missiles nucléaires, eux, attendront...


Lire également

 
 
Ile Longue. Des failles dans la sécurité
 
Sécurité de l'Ile Longue. De nombreuses mesures en quelques mois
 
Le droit de savoir
 
Pour aller plus loin

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/ile-longue-la-base-ses-recoins-ses-personnages-cles-12-06-2013-2130828.php

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 10:12

sem71-Z18-Marins-russes-Vladivostok

Dans le Finistère, la très secrète Île Longue, coeur de la dissuasion nucléaire française, va renforcer ses mesures de sécurité. Il faut dire que d'incroyables failles rendent ce site ultrasensible vulnérable, comme le révèle notre enquête.

La Presqu'île de Crozon, dans le Finistère : ses plages de sable fin, ses criques sauvages aux eaux cristallines, ses sentiers de randonnée perchés sur des falaises abruptes, ses vues du «bout du monde» à couper le souffle et... ses sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE). C'est ici, en effet, dans cette impasse naturelle, niché dans la rade de Brest, que bat depuis 1970 le coeur de la dissuasion nucléaire française. Qui tient en quelques chiffres : quatre SNLE équipés chacun de 16 missiles capables de frapper presqu'en tout point du globe, sur ordre du président de la République, n'importe quel État menaçant les intérêts vitaux de la France.

960 Hiroshima

Dans le ventre de chaque sous-marin sommeillent jusqu'à 960 Hiroshima... Alors, pour veiller sur cet arsenal apocalyptique, pour éviter qu'un grain de sable ne vienne enrayer le dispositif et entamer «la crédibilité de la France», des moyens hors normes ont été mis en place. Une quarantaine de vigiles, près de 115 gendarmes maritimes, et quelque 230 fusiliers marins assurent la sécurité des deux sites de Guenvénez (stockage des fusées) et de l'Île Longue (entreposage des têtes nucléaires et maintenance des sous-marins). Ces terrains d'une superficie égale à celle de l'Île de Bréhat (ou 461 terrains de football) sont également bardés de caméras, hérissés de clôtures électriques et de barbelés et truffés de capteurs électroniques et de moyens anti-intrusion. Bref, sur le papier, le coeur de la Défense nationale est une forteresse imprenable. Après plusieurs mois d'enquête, nous avons pourtant relevé de nombreuses failles de sécurité. Comment entrer sur la base de l'Île Longue, où aucun piéton ne peut se déplacer en zone sensible sans être immédiatement détecté et neutralisé ? Toute la sécurité du site repose sur le contrôle et l'identification des personnels autorisés à y entrer. Le dispositif actuel est l'une des principales faiblesses du site.


Badges peu fiables

Sur la base, pas de système de contrôle biométrique, qui offre pourtant une incomparable garantie d'authentification grâce à la reconnaissance digitale et/ou de l'iris de l'oeil. L'identification s'effectue au moyen de badges nominatifs équipés d'une simple bande magnétique (très facilement copiable) et d'une photo (contrôle visuel réalisé par des vigiles et gendarmes, très limité en fonction de l'affluence aux postes de contrôle et de l'état et de la fidélité de la photo). Ces badges ne permettent pas non plus de tracer leurs porteurs, et notamment de savoir s'ils ont bien quitté la base en fin de journée. La diffusion des cartes d'accès ne semble, par ailleurs, pas contrôlée. Pourquoi des personnes quittant leur emploi peuvent-elles partir sans restituer leur badge, comme nous avons pu le constater ? Pourquoi peut-on obtenir aussi facilement la réactivation de la bande magnétique de son badge, même après plusieurs mois d'absence, comme cela nous a été rapporté à plusieurs reprises ? Le sésame pour l'accès des véhicules, quant à lui, est un vulgaire morceau de feuille de papier blanc, où figurent quelques informations basiques. Un enfant de 12 ans pourrait le reproduire.


Document non classifiés

Le document qui recense et détaille tous les badges d'accès n'est pas classé «confidentiel ou secret défense», mais seulement «diffusion restreinte». Nous avons pu en consulter un. Grâce à ce document, nous avons pu réaliser un badge qui aurait pu nous permettre d'accéder au premier cercle de l'Île Longue. Aucune badgeuse (lecture des bandes magnétiques) ne filtre en effet l'accès aux parkings et à la zone vie de la base, ou encore aux transrades, ces bateaux qui effectuent la navette entre Brest et l'Île Longue et qui transportent chaque jour près de la moitié des effectifs travaillant sur la base (risques d'attentat suicide ou de prise d'otages). Seul un simple et succinct contrôle visuel des badges y est réalisé.

Contrôles insuffisants

Alors que le site est en travaux depuis 2006 (aménagements liés au nouveau missile M51), pourquoi les nombreux camions-bennes et toupies qui y pénètrent, et qui peuvent cacher de grandes quantités d'explosifs ou de nombreuses personnes, ne sont-ils pas systématiquement inspectés, comme nous l'avons constaté à plusieurs reprises à l'entrée de la base, et comme cela nous a été rapporté pour les sas d'accès aux autres zones du site ? Dans cette base ultrasensible, aucun scanner pour véhicule ! Chacune des zones d'accès n'est contrôlée (sauf le principal accès piétons aux zones sensibles, appelé «cathédrale») que par un ou deux gendarmes ! Selon plusieurs témoignages, les contrôles d'accès par la route sont d'ailleurs «très sommaires». Trop de monde afflue aux heures de pointe (3.000 entrées-sorties quotidiennes).

Une incroyable mine d'informations sur internet

Tout ce qui relève de la dissuasion nucléaire est protégé par le «secret défense». Sur internet, nous avons pourtant trouvé une foule d'informations sensibles, accessibles à tous : vues très détaillées du site, identités et coordonnées complètes de personnels clés, etc.

Reportage à l'Ile Longue

Les autres points faibles à la loupe

L'Ile Longue dispose-t-elle de tous les moyens pour faire face à une menace terroriste qui s'accentue ? Voici quelques-unes des autres failles que pointe notre enquête.


Failles électriques. La ligne électrique qui dessert l'Île Longue est parfaitement accessible. Si les zones-clés du site sont censées être autonomes, quel serait l'impact sur le fonctionnement du site si un ou plusieurs pylônes étaient détruits ? Selon nos informations, en raison d'un approvisionnement sous-dimensionné, les coupures sont «très fréquentes». Certaines peuvent même s'éterniser plus d'une heure. Même si elles n'affectent pas la «zone rouge», elles déclenchent automatiquement l'ouverture de certains sas ou badgeuses (contrôle manuel avec relevé d'identité) qui peuvent permettre d'accéder ensuite, plus ou moins aisément, en zone rouge.

Transrades cibles faciles. C'est dans le port militaire de Brest qu'embarquent tous les matins, sur trois transrades, près de la moitié des effectifs (environ 1.200 personnes) travaillant sur l'Île Longue. Quelles conséquences sur le fonctionnement de la dissuasion si ces bateaux, et les personnels qu'ils transportent, étaient touchés ou détruits par des tirs de roquettes depuis la terre (pont de Recouvrance, Tour Tanguy, etc.), ou percutés ou abordés (attentat suicide, prise d'otages) dans la rade ?

Matériel manquant, obsolète ou à bout de souffle. Les badgeuses permettant de lire les bandes magnétiques des cartes d'accès aux zones sensibles sont si anciennes qu'au moins l'une d'entre elles a été en partie démontée pour servir de pièces détachées aux autres. Selon plusieurs témoignages concordants, les clôtures enserrant la base sont également en «mauvais état» et régulièrement «rapiécées avec les moyens du bord». C'est aussi le cas des portails des sas d'accès des véhicules, parfois fermés avec une simple chaîne. À noter, également, l'absence de chicane devant l'entrée de la base et dans la base. Impossible d'empêcher un camion-suicide de parvenir jusqu'à la «cathédrale», principal sas d'accès au coeur du site, où plusieurs centaines de personnes se pressent aux heures de pointe. De jour, de simples barrières (souvent levées) «interdisent» l'accès au premier cercle du site.


Pas assez spécialisés, sous-équipés. Si la détection des intrusions semble très bonne, encore faut-il pouvoir répondre à une attaque massive réalisée par des hommes aguerris et ultra-motivés. Une bonne partie des 115 gendarmes maritimes sont gendarmes adjoints volontaires (GAV), donc débutants, très jeunes, peu formés (trois mois de formation initiale, contre douze mois pour un gendarme de carrière), et peu payés. Le commandant qui dirige ces unités n'est jamais un spécialiste de la sécurité de sites sensibles. Il est domicilié hors de la base (à 10 kilomètres). L'Île Longue est la première affectation d'une bonne partie des fusiliers marins présents sur le site. Anecdote : en août 2012, la protection du site principal était en partie assurée par des réservistes (formation de quinze jours).

Par ailleurs, un seul canot pneumatique, sous-motorisé, avec trois à six personnels à bord, est disponible pour intercepter sur le champ toute intrusion maritime. Les armes sont rarement approvisionnées en patrouille et pas adaptées à la configuration des lieux (fusils à pompe, par exemple). Les véhicules de patrouille sont sans protection. Il y a peu ou pas de moyen de transmission individuel. De plus, les gilets pare-balles sont obsolètes et la grande majorité des agents de sécurité privée, non armés, n'a reçu aucune formation spécifique. Enfin, la coopération et l'entente entre gendarmes et fusiliers marins serait «minimaliste». «Pour un site aussi sensible que celui-ci, qui fournit "l'assurance-vie" de la France et assure sa crédibilité internationale, il faudrait un personnel peut-être moins nombreux, mais vraiment spécialisé, bien équipé et payé, et capable de répondre à des situations et à des engagements non conventionnels. Ce n'est pas du tout le cas», tranche le spécialiste de la sécurité de sites sensibles que nous avons consulté (et qui souhaite rester anonyme).


Procédures d'alerte ignorées. En cas d'intrusion ou de danger, les consignes et procédures d'alerte sont inconnues des vigiles (par ailleurs, on note l'absence d'alarme ou de système de communication spécifique et rapide). Certaines procédures de sécurité sont ignorées. Exemple avec les alarmes radiologiques : régulièrement, notamment au passage de camions transportant des déchets, celles-ci se déclenchent. À juste titre ? Personne ne le sait. L'alarme est coupée au bout de quelques minutes, «pour ne pas bloquer le flot de camions qui sortent et entrent».

Crash d'aéronef ou de bateau. Ces scénarios auraient été pris en compte. Pourquoi alors aucune batterie de missiles sol-air n'a été mise en place ? Comment empêcher le crash d'un avion qui se jetterait sur le site (assez protégé pour résister à un impact d'avion de ligne ?) ? L'installation d'une batterie mobile de missiles de type Crotale serait bien envisagée, mais celle-ci ne serait que «provisoire» (sic), comme cela avait été le cas après les attentats du 11 septembre 2001. Aucun système ne semble être en revanche capable de stopper un bateau lancé à pleine vitesse sur le site. Dans tous les cas de figure, même si une menace directe sur les munitions nucléaires de l'Île Longue semble très improbable, une action terroriste pourrait en revanche avoir un très fort impact sur le fonctionnement de la dissuasion, décrédibiliser la France, et générer une onde de choc sans précédent dans l'opinion publique (et une hostilité accrue pour le nucléaire).

  • H. C.

Intrusions, sous-marin piégé et surréalistes appels d'offres

Les failles qui affectent l'Île Longue ne sont secrètes que pour le grand public. Sur le site, « tout le monde en est conscient », assure l'un de nos interlocuteurs. Selon nos informations, plusieurs alertes seraient même remontées «à un haut niveau». Ont-elles déclenché les incroyables appels d'offres publics passés peu de temps après le début de cette enquête, il y a plusieurs mois ? Leur lecture est très instructive. On y apprend que l'Île Longue nécessite la «construction d'un nouveau poste d'accès et la modernisation des moyens de filtrage» (selon nos sources, un système d'identification biométrique des personnels est, par ailleurs, en phase de test depuis plusieurs semaines), «le renforcement de l'alimentation électrique», «l'approvisionnement et la maintenance d'un groupe électrogène de secours» (l'alimentation électrique est une autre faille). Comment ne pas comprendre que la sécurité du site n'est plus à son niveau maximum ? Personne n'échappe aux règles de passation des marchés publics ! Pas même l'installation la plus secrète de France ?

Badge noir et camion-poubelle

Autres preuves de la vulnérabilité de l'Île Longue ? Selon nos informations, la sécurité du site a été prise en défaut à plusieurs reprises. En juin 2012, deux individus présentant un «badge noir» - sésame délivré à une dizaine de personnes dispensées de contrôle (commandant de la base, etc.) - sont entrés dans la base et sont parvenus jusqu'à un sous-marin, sur lequel ils ont matérialisé un engin explosif. Les mêmes individus ont réussi à ressortir de la base sans être inquiétés. Il s'agissait, heureusement, d'un test de sécurité, probablement mené par des commandos Marine de Lorient. Quand ils n'ont pas de badge, les commandos parviennent aussi à entrer, au petit matin... dans un camion poubelle (il y a quelques années) ou encore par la mer et dans des caisses en bois sans fond ! Cette dernière opération, baptisée «Barracuda», révélée par le livre d'un ancien nageur de combat du service action de la Direction générale de la sécurité extérieure, avait mis «out», en septembre 1973, un sous-marin et toute la chaîne de transmission nucléaire ! Même si ces tests sont réalisés en situation réelle (les services de sécurité ne sont pas avertis), leurs scénarios sont «forcément très limités», relève un expert en sécurité de sites sensibles que nous avons sollicité. Impossible, en effet, d'envisager une attaque massive ou des techniques qu'utiliseraient réellement des fanatiques...

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 11:55

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Jusqu’en 1996, les radiations autour des têtes nucléaires à l’Ile-Longue (Finistère) n’étaient pas prises en compte. Des techniciens demandent la reconnaissance de maladies professionnelles.


Pas de périmètre, pas de mesures de rayonnements, pas de formation. Le constat est alarmant. De 1971 à 1996, les techniciens travaillant autour des têtes nucléaires de l’Ile-Longue, en rade de Brest, le faisaient sans aucune pro- tection. Cette base héberge les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), garants de la dissuasion française. Les ogives nucléaires qui arment les missiles y sont livrées en pièces détachées, puis assemblées sur place. Elles ont une puissance de plusieurs dizaines de fois la bombe d’Hiroshima.


«Jamais de mesures»


Ces têtes contiennent plusieurs kilos de plutonium à l’état solide et du tritium à l’état gazeux. Selon les témoins, ces matières radioactives ne sont pas entourées d’une enceinte de protection (en plomb par exemple), mais seulement couvertes d’une coque en matériau composite, laissant passer rayons gamma et rayonnements neutroniques.

« Pendant 25 ans, j’ai fait des manipulations sur les têtes nucléaires, sans qu’il n’y ait jamais de mesures », raconte Jean-Luc Caoren, appareilleur à la pyrotechnie de l’Ile-Longue (entreprise DCN, aujourd’hui DCNS). « Quand le missile embarquait à bord du sous-marin, on travaillait plusieurs heures à environ 1,5 m de la tête, pour fixer une membrane ».


Trois maladies reconnues


Il souffre aujourd’hui d’un lymphome qu’il tente de faire reconnaître comme maladie professionnelle. Un parcours du combattant. Car le lymphome ne fait pas partie des trois seules maladies officiellement reconnues comme liés à la radioactivité : leucémie, cancer des os et cancer broncho-pulmonaire. «Ce tableau des maladies professionnelles reconnues n'a pas été réactualisé depuis 30 ans», plaide son avocate Cécile Labrunie. «Il n'y a jamais réellement eu de recherches globales depuis celles sur les survivants d'Hiroshima». Certes, le cancer n'a jamais de signature évidente. Mais 18 maladies sont reconnues comme «radio-induites» dans le cas des victimes d'essais nucléaires. Hier, le dossier de Jean-Luc Caoren était défendu devant le Tribunal des affaires de sécurité sociale à Brest, pour qu’un nouveau collège de médecins examine son cas.


« Comme des demeurés »


Le plus surprenant, c’est que dans le même temps, à l’Ile-Longue, les personnels travaillant autour des chaufferies nucléaires (pour la propulsion) étaient formés, suivis médicalement et portaient des dosimètres. Le gendarme qui surveillait l’embarquement des missiles portait aussi un appareil de mesures. Mais pour les techniciens de la bombe, rien. « La chefferie nous a toujours dit « il n’y a rien qui crache » », raconte Pierre Guéguen, contrôleur de 1971 à 1997. Jean-Luc Caoren est amer : « Au début, on était content d’avoir du travail. Mais en fait, on était là comme des demeurés ».


Les premiers suivis spécifiques sont arrivés en 1997. Avant, selon Francis Talec, « environ 100 personnes ont été exposées dans l’ignorance des risques et sans protection ». L’association Henri Pézerat, qui défend les victimes, a recensé 10 malades, souffrant de leucémie pour la plupart. En 2004, la faute inexcusable de DCN a été démontrée après un décès. Depuis, l’État a reconnu quatre malades. Par ailleurs, 19 personnes vont tenter de faire reconnaître leur préjudice d’anxiété.

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Sébastien PANOU Nucléaire samedi 08 juin 2013

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http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Armes-atomiques-des-techniciens-longtemps-sans-protection_40779-2200507_actu.Htm

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