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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 09:30

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Les bénévoles de l'association Solidarité pêche organisent une vente de crabes hebdomadaire en vue de financer le carburant nécessaire au prochain voyage.

 

En cours de transformation pour devenir un dispensaire, l'ancien fileyeur Rêve de Mousse doit mettre le cap sur Haïti en début d'année prochaine. Il s'agit du cinquième bateau remis en état par l'association concarnoise à qui les AVF remettront les bénéfices de leur prochain fest-deiz, le 1er décembre. La vente de crabes a lieu de 9 h 30 à 13 h devant le bateau, quai d'Aiguillon.

 

Contact : tél. 06.85.26.65.23 ou courriel. asso@solidarite- peche.org.  17 octobre 2013 à 09h14 

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimperle-concarneau/concarneau/solidarite-peche-vente-de-crabe-chaque-vendredi-pour-financer-le-prochain-voyage-17-10-2013-2271510.php

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 14:40

Lampedusa: Qui sont les coupables ? dans Antiracisme 42282_couronne-fleurs-migrants-lampedusa_440x260

 

 

On en est toujours à compter les morts de l’immense tragédie de Lampedusa. Ils sont probablement plus de 300. Et sans doute 500 disparus. Il s’agit d’un gigantesque massacre annoncé. Tout au long des confins de l’Europe, la Méditerranée s’est en effet littéralement transformée en cimetière.


Ils sont des milliers à s’être noyés dans ces eaux. Ils n’ont souvent pas de nom. Ce sont des femmes, des hommes, des enfants qui fuient la misère d’un continent africain dans lequel le capitalisme, hier sous sa forme colonialiste, aujourd’hui sous sa forme néolibérale et post-coloniale, se manifeste dans toute sa barbarie, en produisant continuellement des guerres, en pillant et en détruisant des territoires entiers. En ce moment, il convient de rappeler la responsabilité de l’Italie dans les affrontements de Somalie et d’Erythrée, les deux pays d’où provenaient la majeure partie des naufragés.


Par contre, nous connaissons les noms des coupables. Ceux-ci se trouvent au cœur des institutions de cette Europe. Ce sont ceux qui ont élaboré et construit la « Forteresse Europe » ; eux qui financent les coûteux projets sécuritaires comme Frontex, eux qui financent les polices de l’autre rive qui tentent de réprimer les révolutions en cours.


Les coupables occupent aussi les principales institutions italiennes. Ceux là mêmes qui versent en ce moment les larmes de crocodiles habituelles. Comme le président Napolitano qui, à l’ époque Ministre de l’Intérieur, a introduit en 1997 en Italie la détention administrative des étrangers soupçonnés du « délit » d’immigration clandestine. Mesure inscrite ensuite dans la Loi Bossi-Fini toujours en vigueur et qui considère même comme criminel ceux qui prêtent assistance en mer au bateaux de réfugiés en perdition.


Les coupables sont ceux qui ont propagé le racisme le plus vulgaire dans le but de diviser les travailleuses et les travailleurs. Les coupables sont ceux qui secondent et gèrent un système qui, au nom du profit, admet la libre circulation des marchandises, des services et des entreprises, mais qui empêche par la force la libre circulation des personnes et offre ainsi au patronat une main d’œuvre bon marché qu’on peut facilement soumettre au chantage.


En outre, il y a aussi le droit pénal car, comme le disait Marx en son temps, « le criminel ne produit pas seulement le délit, mais aussi le droit pénal ». Et en ce moment, tandis que la droite la plus raciste spécule sur l’énorme tragédie, les membres du gouvernement se disent prêts à abroger la Loi Bossi-Fini, considérée comme inadéquate par les institutions européennes. Pour faire quoi ? Pour préserver la défense du coupable.


Ainsi s’est exprimée à chaud la Commissaire de l’Intérieur de l’Union Européenne, Cecilia Malmstroem : « Il faut redoubler les efforts destinés combattre les trafiquants qui profitent du désespoir humain ». Et c’est dans le même sens qu’abondent les principaux représentants du centre-gauche et de la droite du gouvernement en parlant d’augmenter les moyens pour obtenir les « instruments les plus adéquats ». Bien entendu, il s’agit de moyens policiers.


Ils savent pourtant tous parfaitement bien que c’est grâce aux politiques répressives que des milliers de personnes courent le risque de mourir chaque jours afin d’échapper à la faim et à la guerre. Toute autre voie est rendue impossible pour eux.

La réponse à cette immense tragédie qui frappe la Méditerranée ne peut pas être un contrôle sans cesse plus renforcé des frontières internes et externes de l’UE. Une gauche digne de ce nom doit se rebeller contre ces lois injustes et criminelles ; elle doit se consacrer à reconstruire un vaste mouvement pour la libre circulation à travers les frontières et pour un droit d’asile plus large, tout en pointant les véritables coupables.


Une gauche digne de ce nom ne peut être qu’internationaliste et ne reconnaître qu’une seule frontière : celle qui sépare les exploités et les exploiteurs.

 

Gippò Mukendi Ngandu


Source : http://anticapitalista.org/2013/10/04/lampedusa-chi-sono-i-colpevoli/ Traduction française pour Avanti4.b


http://www.avanti4.be/actualite/article/lampedusa-qui-sont-les-coupables

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 14:27

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Les morts de Lampedusa, comme ceux d’hier et de demain, sont les victimes d’une Europe enfermée jusqu’à l’aveuglement dans une logique sécuritaire, qui a renoncé aux valeurs qu’elle prétend défendre. Une Europe assassine...


Le nouveau naufrage dans lequel ont péri ou disparu, tout près de l’île de Lampedusa, au moins 300 personnes parmi les 500 passagers d’un bateau en provenance de Libye, n’est pas dû à la fatalité.


En 2010, au même endroit, deux naufrages simultanés avaient provoqué près de 400 victimes. En 2009, 200 personnes se sont noyées au large de la Sicile. Pour les seuls six premiers mois de l’année 2011, le HCR estimait à 1 500 le nombre de boat people ayant trouvé la mort en tentant d’atteindre les rives de l’île de Malte ou de l’Italie. Depuis le milieu des années 90, la guerre menée par l’Europe contre les migrants a tué au moins 20 000 personnes en Méditerranée.


La guerre ? Comment nommer autrement la mise en place délibérée de dispositifs de contrôles frontaliers destinés, au nom de la lutte contre l’immigration irrégulière, à repousser celles et ceux que chassent de chez eux la misère et les persécutions ?


Ces dispositifs ont pour nom Frontex, l’agence européenne des frontières, qui déploie depuis 2005 ses navires, ses hélicoptères, ses avions, ses radars, ses caméras thermiques et bientôt ses drones depuis le détroit de Gibraltar jusqu’aux îles grecques pour protéger l’Europe des « indésirables ». Ou encore Eurosur, un système coordonné de surveillance qui, depuis 2011, fait appel aux technologies de pointe pour militariser les frontières extérieures de l’Union européenne afin de limiter le nombre d’immigrants irréguliers qui y pénètrent. Comment nommer autrement la collaboration imposée par l’Europe aux pays de transit des migrants – Libye, Algérie, Tunisie, Maroc – afin qu’ils jouent le rôle de garde-chiourmes et les dissuadent de prendre la route du nord, au prix de rafles, arrestations, mauvais traitements, séquestrations ?


Plus spectaculaire que d’habitude par son ampleur, le nouveau naufrage de Lampedusa n’a pas manqué de susciter les larmes de crocodile rituellement versées par ceux-là même qui en sont responsables. A la journée de deuil national décrétée par l’Italie – pays dont les gouvernants, de droite comme de gauche, n’ont jamais renoncé à passer des accords migratoires avec leurs voisins proches – y compris lorsqu’il s’agissait des dictatures de Kadhafi et de Ben Ali – pour pouvoir y renvoyer les exilés, font écho les déclarations de la commissaire européenne aux affaires intérieures, qui appelle à accélérer la mise en place d’Eurosur, destiné selon elle à mieux surveiller en mer les bateaux de réfugiés. Où s’arrêtera l’hypocrisie ? Peu d’espaces maritimes sont, autant que la Méditerranée, dotés d’un maillage d’observation et de surveillance aussi étroit. Si le sauvetage était une priorité – comme le droit de la mer l’exige – déplorerait-on autant de naufrages entre la Libye et Lampedusa ?


Déjà sont désignés comme principaux responsables les passeurs, mafias et trafiquants d’êtres humains, comme si le sinistre négoce de ceux qui tirent profit du besoin impérieux qu’ont certains migrants de franchir à tout prix les frontières n’était pas rendu possible et encouragé par les politiques qui organisent leur verrouillage. Faut-il rappeler que si des Syriens en fuite tentent, au risque de leur vie, la traversée de la Méditerranée, c’est parce que les pays membres de l’UE refusent de leur délivrer les visas qui leur permettraient de venir légalement demander asile en Europe ?


On parle de pêcheurs qui, ayant vu le navire en perdition, auraient continué leur route sans porter secours à ses passagers, et des voix s’élèvent pour exiger qu’ils soient poursuivis et punis pour non assistance à personne en danger. A-t-on oublié qu’en 2007, sept pêcheurs tunisiens accusés d’avoir « favorisé l’entrée irrégulière d’étrangers sur le sol italien » ont été poursuivis par la justice italienne, mis en prison et ont vu leur bateau placé sous séquestre parce qu’ils avaient porté secours à des migrants dont l’embarcation étaient en train de sombrer, les avaient pris à leur bord et convoyés jusqu’à Lampedusa ?


Non, le drame de Lampedusa n’est pas le fruit de la fatalité. Il n’est dû ni aux passeurs voraces, ni aux pêcheurs indifférents. Les morts de Lampedusa, comme ceux d’hier et de demain, sont les victimes d’une Europe enfermée jusqu’à l’aveuglement dans une logique sécuritaire, qui a renoncé aux valeurs qu’elle prétend défendre. Une Europe assassine.

Signataires

Olivier Clochard (Président, Migreurop), Stéphane Maugendre (Président, Gisti, France), Abderhamane Hedhili (Président, FTDES, Tunisie), Filippo Miraglia (responsable immigration, droit d’asile et lutte contre le racisme Arci, Italie), Mehdi Alioua (Président, Gadem, Maroc), Karim Lahidji (Président, FIDH) - membres de la coalition Boats4People - et Michel Tubiana (Président REMDH), Alexis Deswaef (Président, Ligue des droits de l’Homme, Belgique)


Source : http://www.liguedh.be/2012/1839-carte-blanche-lampedusa-leurope-assassine

 

http://www.avanti4.be/actualite/article/lampedusa-l-europe-assassine

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 13:25
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« Honte » et « horreur », voilà les deux termes retenus, depuis trois jours, par l’essentiel des médias italiens suite au naufrage, le 3 octobre 2013 à l’aube, du navire qui « transportait » 518 enfants, femmes et hommes. Il était parti depuis la ville libyenne de Misrata. Cinq cent dix-huit êtres humains qui cherchaient un refuge pour se protéger de la guerre, de la faim, de la maladie, de tortures, de semi-esclavage. Or, à 800 mètres des côtes de l’île de Lampedusa, dans le détroit de Sicile, 252 d’entre eux furent condamnés à mort.


Les termes de honte et d’horreur, prononcés respectivement par le nouveau pape François et le président de la République italienne depuis 2006, Giorgio Napolitano, devraient s’appliquer à la politique « de contrôle des flux migratoires » des gouvernements italiens qui ont fait de ce détroit un terrifiant cimetière pour des milliers de migrant·e·s.

La « gauche » criminalise les réfugiés

Un bref rappel est nécessaire pour ensevelir l’hypocrisie dans laquelle s’ébattent les membres des partis gouvernementaux.

En effet, en mars 1998, une loi est adoptée en vue de « régler organiquement toute la question de l’immigration ». Elle est connue sous le nom de loi Turco-Napolitano. Elle introduit et officialise la notion d’immigration clandestine qui implique une procédure de criminalisation du réfugié, du demandeur d’asile, sa concentration dans des « centres de rétention temporaires » (art. 12) pour tous ceux et toutes celles qui seront soumis à un jugement d’expulsion de l’Italie.

• Livia Turco était membre jusqu’en 1991 du Parti communiste italien (PCI), puis du Parti démocratique de la gauche (PDS) jusqu’en 1998, puis des Démocrates de gauche (DS) jusqu’en 2007, puis du Parti démocratique (PD) du gouvernement actuel d’Enrico Letta. Ces partis aux différents noms ne sont rien d’autre que des filiations sans cesse plus dégénérées du PCI. De ce Parti communiste italien qui, en 1943-44, passait un accord avec le maréchal Pietro Badoglio, ancien chef militaire de la guerre fasciste d’Ethiopie. Un militaire qui ne recula pas devant l’utilisation d’armes chimiques, avant d’entrer à Addis-Abeba le 5 mai 1936. Or, la quasi-totalité des exilé·e·s défunts et de ceux qui survivent, avec de profondes et irrémédiables blessures, vient de ces terres, anciennes colonies de l’Italie fasciste : la Somalie, l’Erythrée, l’Ethiopie. Honte et horreur s’appliquent à cette histoire et à la politique des partis auxquels a adhéré Livia Turco qui verse aujourd’hui des larmes de crocodile dans L’Unita des 4 et 6 octobre 2013.

• Giorgio Napolitano, ce sage sanctifié par la bourgeoisie italienne, a un parcours politique identique si ce n’est que ses responsabilités dans le PCI étaient d’un autre ordre. Il fut un des animateurs de la transition du PCI vers le PDS. Il sera ministre de l’Intérieur sous le gouvernement Prodi, c’est-à-dire le premier ministre de l’Intérieur issu des rangs « communistes ». Ses mérites seront reconnus par l’ancien gouverneur de la Banque d’Italie Carlo Azeglio Ciampi (de 1973 à 1993) qui nomma Giorgio Napolitano sénateur à vie une fois qu’il avait acquis (1999) le statut de président de la République.

En résumé, deux ex-communistes (Turco-Napolitano) ont pavé la voie juridique à la « chasse aux clandestins », autrement dit aux demandeurs d’asile, cela sous les auspices du gouvernement considéré comme progressiste de Romano Prodi.

Condamner le mort clandestin : la honte

C’est dans cette foulée qu’a été instaurée la loi dite Bossi-Fini adoptée par le parlement en juillet 2002, sous le deuxième gouvernement de Berlusconi (2001-2005).

Cette loi porte le nom du xénophobe dirigeant de la Lega Nord, Umberto Bossi, et du dirigeant de l’Alleanza Nazionale, Gianfranco Fini, réformateur-modernisateur du parti fasciste Mouvement social italien (MSI) de Giorgio Almirante au milieu des années 1990. Après une période de succès, Fini est aujourd’hui un naufragé sur la scène politique.

La loi Bossi-Fini prévoit le renvoi immédiat des migrant·e·s dits « clandestins » par les forces de police après avoir été conduits dans un centre de rétention temporaire tel qu’instauré par la loi Turco-Napolitano. Dans ce centre, ils sont censés être identifiés. Pour avoir un permis de séjour il faut disposer d’un permis de travail et pour avoir un permis de travail il faut disposer d’un permis de séjour. Comme le dit Ignazio Fonzo, le procureur adjoint de la ville d’Agrigente (en Sicile), un des deux procureurs chargés de l’enquête du naufrage du 3 octobre : « Pour la loi italienne, à peine les migrants mettent le pied sur le sol italien, ils commettent le délit d’immigration clandestine. » Puis, le procureur adjoint souligne que « même s’il leur était concédé finalement un statut de réfugié politique, la procédure pour délit se poursuivrait, y compris en se concluant par un non-lieu ». (L’Unita, 6 octobre 2013) Ce qui pour ce juriste révèle la nature strictement criminalisante de la législation Bossi-Fini. Ce d’autant plus qu’a été introduite une peine de 5000 euros (art. 10bis de la loi Bossi-Fini) pour délit de clandestinité… qui sera imposée à « un clandestin » qui est censé être expulsé immédiatement d’Italie.

L’autre horreur de la loi Bossi-Fini réside dans la condamnation pour complicité de délit de clandestinité des personnes qui aideraient un a priori supposé clandestin à mettre le pied « sur la terre d’Italie ». Ainsi, les pêcheurs de Lampedusa qui aident une personne en train de se noyer peuvent se voir confisquer leur bateau, leur instrument de travail, et être condamnés. Ce qui va complètement à l’encontre de la Convention des Nations unies sur les réfugiés et du droit international de la navigation. Ainsi, Giorgio Bisagna, expert du droit de l’immigration, avocat à Palerme, affirme : « Dans le cas du naufrage de Lampedusa, le délit pourrait être commis par ceux qui ne sont pas intervenus pour porter secours à des réfugiés se trouvant en mer. »

Frontex organise les naufrages

Un débat, suite à cette tragédie, s’effectue sur « l’efficacité » de la loi Bossi-Fini pour « la régulation des flux migratoires ». Autrement dit, la prétendue gauche, du PD à d’autres forces, fait silence sur la vaste opération d’externalisation mise en place dans le cadre de Frontex, cette agence européenne de « surveillance des frontières extérieures des Etats de l’UE », dès 2004-2005. Symboliquement, le siège de Frontex se trouve à Varsovie.

Dans le cadre de Frontex et avant Frontex, le gouvernement italien a passé des accords avec la dictature de Kadhafi en Libye pour arrêter aux frontières libyennes les personnes cherchant à échapper aux pires persécutions et misères dans divers pays subsahéliens ou dans la corne de l’Afrique, entre autres. Le 29 décembre 2007, le gouvernement Prodi a signé un premier accord complet. Puis, le gouvernement Berlusconi, le 4 février 2009, a complété cet accord, entre autres sur le système de contrôle militaire des frontières maritimes et terrestres.

Cet accord a été renouvelé, le 4 juillet 2013, lors d’une rencontre entre Giorgio Alfano, ministre de l’Intérieur, et Mohamed Emhemmed, Abdelaziz, ministre des Affaires étrangères de Libye.

Les refoulements brutaux par la police libyenne sont monnaie courante depuis longtemps, les incarcérations et les brutalités (viols, tortures, etc.), les extorsions d’argent. Tout cela a fait l’objet de plusieurs rapports d’ONG. L’aide financière et technique du gouvernement italien (corvettes, radars, communications satellitaires) doit permettre un travail conjoint aux deux « polices des frontières ».


En fait, depuis des années, un mur policier a été élevé dans le détroit maritime de Sicile. Les gouvernements d’Europe et l’Union européenne, à chaque « tragédie », cette fois encore, soulignent la nécessité « d’améliorer le fonctionnement de Frontex », de renforcer son budget, comme le proposent aussi bien le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius que le président du Conseil italien Enrico Letta.

Or, c’est précisément parce que Frontex fonctionne que des migrants arrivés en Libye – autrement dit celles et ceux qui ont échappé à la mort ou au refoulement – sont contraints à prendre tous les risques et à s’embarquer à plus de 500 sur un rafiot, dans l’espoir d’atteindre les côtes de l’île de Lampedusa. Et cela bien qu’au cours de la dernière décennie 5000 migrant·e·s aient été condamnés à une mort par noyade. Le profond désespoir nourrit l’espoir – car rien d’autre ne semble possible – de franchir ce mur. Il faut être confiné dans des enclos administratifs pour ne pas le comprendre ou refuser de le comprendre.


Dès lors, une cible est à portée de main : les organisations semi-mafieuses qui « organisent » le transport des migrant·e·s désespérés contre des sommes qui conduisent leurs familles à un endettement, souvent sans fin, et menant plus d’une fois à un esclavage pour dette dans le pays de départ et aussi dans le pays d’arrivée (travail clandestin, prostitution, etc.).

On peut poser une question simple pour tout historien : est-ce la prohibition aux Etats-Unis entre 1920 et 1933 qui a facilité le développement de la mafia ou est-ce la mafia qui est la cause de la prohibition ? Ou encore : pour être certain d’arriver à bon port, combien de touristes européens paient les services d’un tour-opérateur, dont les réseaux et les tarifs voisinent souvent avec l’escroquerie ? Dès lors, dans une situation de départ marquée par l’insécurité totale, une réfugiée somalienne ou érythréenne n’a d’autre choix que de « se confier » à un réseau de « transport », dont les traits mafieux rejoignent plus d’une fois ceux qui n’hésitent devant aucune escroquerie alimentaire, sanitaire, etc.

Aussi répugnants soient-ils, ces réseaux mafieux de transport sont nourris indirectement par des lois telles que celle dite Bossi-Fini ou par des institutions comme Frontex.


De plus, au-delà des mythologies sur les flux migratoires (ceux du Sud-Sud sont massivement plus importants que ceux du Sud-Nord), les réactions gouvernementales servent tout d’abord à camoufler la mise au travail « au noir » et contrainte des clandestins dans les dits pays d’accueil. Ensuite, les gouvernements et classes dominantes impérialistes, en jonction avec diverses « lumpen bourgeoisie » junior partners, peuvent travestir l’ensemble des mécanismes économiques, sociaux et militaires à l’origine des migrations. Un exemple : l’extraction minière massive est aujourd’hui un facteur de militarisation et de guerres dans de nombreuses régions et pays.

En outre, une étrange amnésie frappe les partis institutionnels d’Italie. Le 28 mars 1997, une corvette de la marine militaire, intervenant dans le canal d’Otrante (reliant la mer Adriatique à la mer Ionienne) pour « protéger les frontières sacrées de l’Italie », avait embouti une petite embarcation et provoqué le décès de 81 personnes. Après une très longue enquête, bien qu’un appel ait été interjeté en cassation et ne soit pas encore tranché, la responsabilité unilatérale de la marine militaire a été largement documentée. Les conversations entre les diverses instances de commandement militaires fournissent à ce sujet des éléments de preuve plus que sérieux. Tout cela n’a pas empêché que cette première grande tragédie soit passée par pertes et profits. Or, Frontex n’est qu’une version plus sophistiquée de ce blocus naval qui commença sous le gouvernement de l’Ulivo – coalition dite de centre gauche formée en 1995 et dirigée par Romano Prodi – conjointement à une campagne médiatique instaurant une phobie face à une prétendue invasion de l’Italie par des migrants venant de différentes régions de l’Afrique. Cela bien que toutes les statistiques, jusqu’à maintenant, indiquent que le nombre de migrants en Italie par rapport à la population est « au bas de l’échelle » des pays de l’UE.

L’honneur anonyme contre l’hypocrisie institutionnelle

La « honte » a gagné en splendeur lors de la visite à Lampedusa, le 4 octobre, d’Angelino Alfano, l’homme de Berlusconi qui occupe toujours, suite à la crise gouvernementale, la place de vice-premier ministre et de ministre de l’Intérieur. Il a osé proposer que « Lampedusa reçoive le Prix Nobel ». Cela lui a valu une réponse cinglante des habitants de Lampedusa.

Le « jour de deuil national » a été appelé par une grande partie de la population « jour de grève » (Il Manifesto, 5 octobre 2013). La maire de Lampedusa, Giusi Nicolini, déclara : « Ce sont ces lois, ces politiques qui sont à l’origine de telles tragédies. » Elle a ajouté : « L’Italie a des lois inhumaines : trois pêcheurs se sont éloignés du lieu du drame parce que notre pays a intenté des procès à des pêcheurs, qui pourtant ont sauvé des vies humaines, pour délit d’encouragement à l’immigration clandestine. » Le curé de la paroisse Stefano Nastasi a utilisé les paroles les plus dures contre l’hypocrisie et le mensonge qui règnent, et la macabre comptabilité des morts alors que les causes réelles « de cette guerre » ne sont pas abordées.

Des termes plus réalistes et plus nobles que les déclarations de la présidente de la Chambre des députés, Laura Boldrini (SEL-Gauche, écologie et liberté), qui a certes dénoncé la loi Bossi-Fini, mais qui était depuis longtemps au fait de la situation puisqu’elle avait le poste de commissaire de l’ONU pour les réfugiés.

Deux pêcheurs amateurs ont sauvé 12 réfugiés. Huit amis sur une barque en ont sauvé 47 – 46 hommes et une femme – aux alentours de 3 heures du matin. Ils ont demandé l’aide d’autres embarcations et comme ils le disent : « Une véritable chaîne humaine d’aide s’est mise en place pour sauver ces jeunes gens entre 16 et 24 ans ; désespérés, nus, pleurant et nous disant : “Sauvez les enfants, ils ne doivent pas mourir.” » (Il Fatto Quotidiano, 4 octobre 2013)

A elles seules, ces deux initiatives suffisent à dénoncer la politique officielle des gouvernements. Encore plus lorsqu’on lit les déclarations de responsables des garde-côtes qui, devant l’aide demandée par les deux pêcheurs cités, leur ont répondu : « Nous ne pouvons rien faire, nous devons attendre la confirmation du protocole à suivre. » Quant à d’autres responsables de la marine militaire, ils ont insisté sur leur manque de moyens en termes de télécommunications et autres technologies de pointe.

La gauche radicale se doit de définir, fort concrètement, une politique qui valorise l’interculturalité et l’unité de classe pour la défense des droits démocratiques et sociaux qui sont un enjeu important de la guerre sociale en cours, une guerre dont les migrant·e·s constituent une légion de « soldats inconnus » pour les dominants et dont le visage, l’histoire, les douleurs et les luttes doivent devenir les familiers d’une voie commune de classe à construire.

 

TURIGLIATTO Franco, UDRY Charles-André

* Publié par A l’encontre le 6 octobre 2013 : http://alencontre.org/

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29957

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 13:09

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À l’heure où ces lignes sont écrites, le bilan le plus récent du naufrage, face à Lampedusa, de 500 migrants Erythréens et Somaliens entassés sur un bateau de pêche parti de Libye se monte désormais à plus de 200 morts. Mais comme seuls 155 naufragés ont pu être ramenés à terre, on peut estimer que le nombre de victimes dépassera, les 350.


Les médias, les politiques européens de tous bords parlent à qui mieux mieux de « drame » ou de « tragédie ». Ils veulent ainsi se dédouaner de toute responsabilité en évoquant quelque chose qui serait de l’ordre de la catastrophe naturelle, genre tsunami, dont on aurait pu limiter les conséquences… en élevant des digues un peu plus hautes !
Alors qu’il ne fait aucun doute que c’est en cherchant à se barricader toujours davantage, au nom de ce qu’ils appellent communément la « maîtrise des flux migratoires », que l’Europe capitaliste tue et pas seulement à Lampedusa...


Derrière les larmes de crocodile
Cette nouvelle « tragédie » n’est que le dernier épisode d’une longue série dont le cadre n’est pas seulement le canal de Sicile, mais aussi l’Adriatique ; l’Atlantique au large des Canaries ou dans le détroit de Gibraltar ; l’céan Indien où d’autres embarcations de fortune tentent de rallier le département de Mayotte dont le camp de rétention qui accueille les rescapés jouit, à juste titre, d’une réputation des plus sinistres ; le Sahara bien sûr ; tandis que, sur le « front » oriental, la Turquie, aux termes d’un accord de réadmission signé avec l’UE, prend en charge avec un zèle croissant la traque des migrants.

 

En septembre dernier, 61 réfugiéEs, Syriens et Irakiens et Palestiniens, dont la moitié étaient des enfants, se sont encore noyés non loin des côtes grecques. Au total, près de 20 000 morts au bas mot depuis 25 ans !
Et, en dépit des larmes de crocodile et des proclamations des (ir)responsables européens, cela continuera ou plutôt s’aggravera. Cela durera tant que, sur fond de xénophobie montante soigneusement entretenue par des variations infinies sur le thème de cette « misère du monde » que nous ne saurions accueillir, ou par des déchaînements haineux contre des étrangers désignés comme délinquants ou non respectueux de nos « valeurs », l’Europe poursuivra dans la même voie.


Un continent fait de barbelés
Une voie qui consiste à entretenir des dispositifs de surveillance d’un coût faramineux, suffisamment efficaces pour tuer en obligeant les migrants à emprunter des routes de plus en plus dangereuses mais pas assez pour sauver les naufragés ni priver les capitalistes de nouveaux arrivages de sans-papiers. Ajoutons, pour faire bonne mesure, que le voyage se fait le plus souvent sur les frêles barques de pêcheurs que la raréfaction des ressources halieutiques (développement de la pêche industrielle oblige !) conduit à émigrer ou… à se reconvertir en passeurs : décidément tout se tient !


Ainsi en est-il de l’Agence Frontex, créée pour gérer la coopération aux frontières extérieures de l’Union européenne, dont le budget par temps de crise est passé de 6, 3 millions d’euros en 2005 à plus de 118 millions en 2011 et qui disposait en février 2010 d’une flottille de 113 navires, 25 hélicoptères et 22 avions ! Il est vrai que lorsqu’un ministre espagnol se félicitait naguère des performances de cette Agence en constatant une chute du nombre de migrants débarquant sur les côtes espagnoles, il omettait de signaler que, dans le même temps, le nombre de cadavres échoués avait augmenté de 50 %.


Et la mort continue à frapper les rescapés désormais en « situation irrégulière » : au-delà de la surexploitation dont ils sont désormais l’objet, ils se voient exposés, plus que quiconque, aux accidents de travail parfois mortels, au risque d’être carbonisés dans des logements insalubres, au développement de maladies que les entraves à l’accès au système de santé ne leur permettent même pas de traiter…
Il est vraiment temps que les peuples se dressent pour dire non à un système capitaliste qui engendre ces frontières meurtrières.


François Brun Publié dans : Hebdo L'Anticapitaliste - 212 (10/10/2013)

 

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 12:40

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Connaissez-vous le Puntland ?

 

C’est une région de l’ex Somalie à l’extrémité de la corne de l’Afrique, indépendante de fait après l’éclatement de l’État post-colonial somalien en 1991. Exclus du « concert des nations » les habitants du Puntland sont, au fil de leurs vicissitudes, rarement mentionnés dans les médias occidentaux... A tel point que, lorsque le tsunami de décembre 2004, ravagea les côtes de la région et déposa sur ses plages des centaines de fûts de déchets toxiques, ladite « communauté internationale » ignora complètement la détresse de la population côtière. Il a fallut l’apparition, l’année suivante, d’une piraterie locale très active, pour que la presse occidentale s’intéresse à cette terre.


Or ces nouveaux flibustiers sont, à l’origine, des pêcheurs spoliés de leur gagne-pain, car l’éclatement de l’État somalien a attiré d’autres prédateurs, autrement redoutables : flottes de pêche usant de méthodes industrielles illicites, mafias sous-traitant le « stockage » des déchets toxiques de l’Occident en les immergeant dans l’océan, dégazages, etc...


Ainsi ceux que l’Occident aime à qualifier de « pirates », justifiant par ce vocable l’envoi toujours plus massif de flottes de guerre dans cette région où transite 90% du commerce maritime mondial, sont considérés par la population locale comme des gardes-côtes. La mer est « vide », la population souffre de maladies « mystérieuses », de déformations congénitales, personne d’autre ne peut les défendre contre ceux qui pillent et empoisonnent leurs ressources.

Du 14 au 18 octobre, se déroulera au parlement de Bretagne, à Rennes, le procès en assises de trois somaliens capturés par l’armée française lors du raid lancé contre la prise d’otage du voilier le Tanit en 2009, ils sont poursuivis pour « détournement de navire, séquestration et détention arbitraire en bande organisée ». Rappelons que lors de cette opération l’armée française a tué deux somaliens ainsi que le skipper lorientais Florent Lemaçon.

 

Chloé Lemaçon, a du batailler longtemps pour que l’armée reconnaisse sa responsabilité dans la mort de son mari.

Aujourd’hui il est possible de déporter des somaliens à mille lieues de chez eux, de les faire croupir en geôle des années, avant de les traduire en justice. Par contre les procédures entamées à l’encontre des responsables du trafic illégal de déchets toxiques et radioactifs vers les côtes désolées du Tiers-monde ont toujours été interrompues malgré des dossiers à charge très bien fournis. Que ce soit ici ou là-bas qui sont véritablement les « pirates » ?


Au Papier Timbré jeudi 10 octobre 2013 à 20h30 (39 rue d’Echange)

 

http://www.rennes-info.org/Projection-du-reportage-Toxic

 

 

 

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 15:15

 traqués par toutes les puissances du monde

 

Connaissez­ vous le Puntland ? C’est une région de l’ex Somalie à l’extrémité de la corne de l’Afrique, indépendante de fait après l’éclatement de l’état postcolonial somalien en 1991. Exclus du « concert des nations » les habitants du Puntland sont, au fil de leurs vicissitudes, rarement mentionnés dans les médiats occidentaux...

 

A tel point que, lorsque les cotes de la région furent dévastées par le terrible tsunami de décembre 2004, ladite « communauté internationale » ignora complètement la détresse de la population côtière. Il a fallut l’apparition, l’année suivante, d’une piraterie locale très active, pour la presse s’intéresse à cette terre sans véritable état et sans l’ombre d’un touriste ; et ce fut pour l’accabler de malédictions !


Or ces nouveaux flibustiers sont, à l’origine, des pêcheurs spoliés de leur gagne-pain, car l’éclatement de l’État somalien a attiré d’autres prédateurs, autrement redoutables, sans que la « communauté internationale » s’en émeuve : flottes de pêche usant de méthodes industrielles illicites, mafias sous-traitant le « stockage » des déchets toxiques de l’Occident en les immergeant dans l’océan... Ainsi les rapines des pirates relèvent en fait de la légitime défense.


Procès du Tanit du 14 au 18 octobre à Rennes

Du 14 au 18 octobre, se déroulera au parlement de Bretagne, à Rennes, le procès en assises de 3 « pirates » somalien interpellés par l’armée française lors du raide lancé contre la prise d’otage du voilier le Tanit en 2009, ils sont poursuivis pour "détournement de navire, séquestration et détention arbitraire en bande organisée".
dimanche 29 septembre 2013


Le samedi 5 octobre à 18h30 au bar-librairie le Papier Timbré 39 rue d’échange


http://www.rennes-info.org/Reunion-d-information-en-defense

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 11:15
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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 09:55

bateau estelle pour gaza

Faits de société mardi 21 août 2012  
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Une centaine de personnes ont manifesté dans les rues de Douarnenez, du port jusqu’à la place de la poste.

Ce matin, une centaine de manifestants partis du port du Rosmeur où est amarré Estelle ont rejoint la place de la poste en appelant à la levée du blocus de la bande de Gaza. L’Estelle, un trois-mâts cargo, faisait parti de la flottille de la liberté qui, en 2011, avait tenté de débarquer des marchandises dans la bande de Gaza.


Parti cette année de Suède, le navire fait de nouveau route vers la Palestine.

 

Son escale douarneniste, à l’invitation du festival de cinéma, s’achèvera aujourd’hui. Le navire fera ensuite escale au Pays basque. La manifestation organisée par l’association France Palestine solidarité appelait notamment au libre passage du navire et à l’abolition des contrôles stricts aux frontières de l’enclave palestinienne de Gaza.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Douarnenez.-Des-militants-pro-palestinien-dans-les-rues_40792-2105854------29046-aud_actu.Htm

Palestine. Un cargo en route pour Gaza fait escale à Douarnenez

21 août 2012 à 13h35 

 

L'Estelle, un trois mâts cargo finlandais parti de Suède à destination de la bande de Gaza, est en escale à Douarnenez, à l'invitation du festival de cinéma. Un festival militant qui, chaque année, s'intéresse à l'identité d'un peuple de la planète.

 

L'Estelle est accompagné dans son périple, depuis la côte, par les militants de la Flottille de la Liberté, un mouvement mondial qui tente de briser le blocus de la bande de Gaza.


A chaque escale, des événements sont organisés afin de sensibiliser l'opinion publique sur la situation à Gaza. A Douarnenez, ce sont les militants de l'Association France-Palestine du Pays de Cornouaille qui ont accueilli l'équipage et les passagers de l'Estelle et organisé un rassemblement, ce mardi matin, sur le port, afin de sensibiliser les passants.


Les participants à ce rassemblement ont ensuite rejoint le lieu du festival, en centre-ville, où une tribune leur a été donnée. Ils ont pu y retrouver des membres du comité de jumelage Douarnenez-Rashidiyé (camp palestinien).


L'Estelle, qui mouille en baie faute de place dans le port, reprendra sa route ce soir. Elle fera étape à Donostia, San Sebastian et Bermeo, trois ports du Pays Basque, qui est l'une des trois communautés autonomes espagnoles invitées du festival cette année. Raison pour laquelle on pouvait voir flotter des drapeaux basques dans le rassemblement sur le port ce matin.


L'Estelle devrait arriver en Palestine courant octobre. Rappelons qu'en 2010, le Mavi Marmara, un navire qui faisait partie de la "Flottille de la Liberté" a été pris d'assaut par l'armée israélienne à son arrivée à Gaza. Neuf militants avaient trouvé la mort dans cet assaut. En 2011, une flottille de plusieurs navires avait tenté d'approcher Gaza. Elle en avait été empêchée, par les autorités grecques cette fois.


"Après les deux flottilles, nous avons bien sûr décidé que nous devions continuer parce que le siège est toujours là, et que nous allons le dire, le répéter encore et encore, aussi longtemps que le siège existera, nous reviendrons encore et encore jusqu’à ce que le siège soit levé intégralement et définitivement," a expliqué l'un des porte-parole de cette 3è flottille, Dror Feiler, musicien israélien d'origine suédoise.

  • Marie-Line Quéau

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/douarnenez/palestine-un-cargo-en-route-pour-gaza-fait-escale-a-douarnenez-21-08-2012-1813477.php

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 11:49

bateau estelle pour gaza

 

AFPS-Cornouaille communique:

 

Il y aura finalement une tribune/conférence de presse , le mardi 21 août, à 12 h, sous le chapiteau sur la place (Place de Stalingrad), derrière la poste de Douarnenez, où se tient le Festival de Cinéma.


Auparavant il y aura un rassemblement au port de Douarnenez, à partir de 10 h 45, pour accueillir les amis qui sont à bord de l’Estelle et pour les accompagner en cortège jusqu’au Festival de Cinéma  où ils prendront la parole.


Par ailleurs, une carte postale sera éditée, destinée à être adressée au Président de la République pour lui demander d’intervenir en faveur de la levée du blocus de Gaza et du libre accès de l’”Estelle” au port de Gaza (ou de ce qu’il en reste !).

 

Organisations membres de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine: Comité de jumelage Douarnenez-Rashidiyeh-AJPF, CCFD-Terre solidaire, GREF, LDH, Mouvement de la Paix, Pax Christi, Secours Catholique-Caritas France, ACAT, Amnesty International, RITIMO.

Organisations membres du collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens: ANECR, ATTAC, ARAC, CGT, EELV, FSU, les Alternatifs, NPA, PCF, PG, Solidaires & CNT & Peuples solidaires.

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